26 juin 2017

Le réchauffement climatique n'existe pas?

Le Youtubeur potholer54 est l'un des meilleurs pour donner la réplique aux climatosceptiques. J'en ai déjà partagé un bon exemple avec vous ici.

Dans celui-ci, il anéantit complètement les pseudo-arguments d'un certain Bill Whittle:





21 juin 2017

PUNISHER: THE END de Ennis et Corben



J'adore Richard Corben. Pour moi, Richard Corben est... Dieu. Enfin, bon, je prends mes pilules et je me calme.

Je l'ai découvert pour la première fois au travers du film « Heavy Metal » de Gerald Potterton qui présentait une adaptation fort réussie des aventures de « Den », un jeune nerd qui se retrouve propulsé dans l'univers fabuleux de « Neverwhere ».

« Neverwhere » est une série (malheureusement, à ce jour, inachevée) qui se déroule dans un univers peuplé de toutes sortes de créatures fabuleuses : dragons, sorciers, monstres divers et surtout des femmes fabuleusement belles. A l'origine de cette fabuleuse saga se trouve un court-métrage en dessin-animé intitulé « Neverwhere ». Le comic-book en est la suite. Inspiré des œuvres de Edgard Rice Burroughs (« Barsoom »), Robert Erwin Howard (« Conan ») et H. P. Lovecraft, l'histoire tourne autour d'un jeune homme du nom de David Ellis Norman qui se retrouve propulsé dans un univers parallèle après avoir construit une machine à partir de notes laissées par son oncle qui l'a probablement précédé mais que l'on ne rencontrera jamais, à moins que Dan et Den ne soient la même personne, sachant que le second semble avoir partiellement perdu la mémoire au cours de son voyage.

En dehors de cela, Richard Corben est l'auteur d'innombrables récits dont « Bloodstar » d'après Howard, « Rip in time », « The Arabian nights » (en fait une suite aux aventures de Sinbad le marin, qui n'est pas un personnage des « 1001 nuits » contrairement à la croyance populaire),  « Vic and Blood » avec Harlan Ellison (qui est à la fois l'adaptation et la conclusion du film « A boy and his dog » sorti en 1975 avec un jeune Don Johnson dans le rôle de Vic), « The Bodissey » (qui est une sorte de parodie de « Den »), ainsi que d'un grand nombre de récits « underground ».

Il a également réalisé pour Marvel, en outre « Punisher : The end », « Marvel Max's Cage », « Ghost Rider : Johnny Blaze, de vie à trépas » « Starr the slayer » et « The Hulk : Banner ».

Richard Corben a en outre illustré plusieurs pochettes d'albums : « Bat out of Hell » de Meat Loaf, « Bad for good » pour Jim Steinman et « Livin' in Hysteria » pour « Heaven's Gate ». Il a également réalisé l'affiche du film de Brian de Palma : « Phantom of the paradise », en plus de co-réaliser le long-métrage : « The Dark Planet » avec Christopher Wheate.

Et je n'ai fait là qu'égratigner la surface.

Cela fait des années que je tente de mettre la main sur tout ce qu'il a fait et je suis encore très loin du but.

Mais revenons à « The end ». Cette mini-série écrite par Garth Ennis, parue en 2004, fait partie d'une collection Marvel qui s'attache à montrer les derniers jours de différents super-héros de l'univers Marvel : « Fantastic Four », « Hulk », « Iron Man », « Spider Girl », « Wolverine », « X-Men » et « Marvel » qui met en scène la fin de l'univers sous les yeux de Thanos.

Mais que peut être la fin pour le Punisher, cette arme vivante, serviteur de la mort, peut-être presque amoureux de celle-ci comme Thanos ? Que peut représenter la fin pour un homme dont la fonction unique est de tuer tous les criminels, tous les « coupables » qu'il croise, alors que cette population se renouvelle sans cesse ?

Castle est tel Sisyphe, poussant éternellement son rocher au sommet d'une colline, dans le Tartare. « On perçoit l'absurdité du personnage tant dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable. »
(Source : Wikipedia)

Mais il est aussi Thanatos, « ennemi implacable du genre humain. » (Source : Wikipedia)

Son cas semble correspondre également à celui des névrosés de guerre tels que décrits par Freud : «Freud, dans Au-delà du principe de plaisir, parvient à la conclusion paradoxale que principe de plaisir et pulsion de mort ne s'opposent pas, ne sont pas contraires : dans la mesure en effet où le plus bas niveau de tension (niveau que le principe de plaisir veut atteindre) correspond en définitive à l'état de repos du non-vivant, le principe de plaisir est au service de la pulsion de mort. »
(Source Wikipedia)

Pour résumer, le Punisher ne peut atteindre le repos tant que l'humanité perdurera. « La fin » est donc non seulement la sienne, mais celle du monde.

L'histoire débute « D'ici peu ». La troisième guerre mondiale s'apprête à prendre un tour dramatique. Après avoir commencé en Irak, au Pakistan et en Corée du Nord, elle s'est étendue à la Chine et à la Birmanie. Des pourparlers de paix à Dublin ont échoué. Ce sera la guerre nucléaire sous huit jours maximum, les missiles sont peut-être déjà en route.

Au pénitencier de Sing-Sing, le directeur prend son téléphone sous les yeux de son adjoint et donne l'ordre de distribuer les armes à tous les gardes. L'ordre émane d'Albany, la situation est bel et bien irréversible et il est exclu de relâcher des criminels dans un monde irradié : « Ça ferait désordre. » Le ciel est traversé de nuages sombres, le soleil se couche sur l'humanité.

Dans les couloirs de la prison, aux cellules désormais pleines de cadavres sanglants, cinq gardes errent encore. Les autres se sont enfuis, mais il n'est pas dans l'intention du capitaine qui dirige cette tuerie de masse de les suivre. Comme il en informe ses derniers adjoints, il existe dans le sous-sol du pénitencier un abri antinucléaire parfaitement approvisionné.

En attendant, il leur reste un dernier boulot à effectuer. Ils doivent s'occuper du bâtiment D, celui qui abrite les pires raclures de l'établissement, et parmi eux « un fils de pute qui aurait tué tous nos détenus s'ils l'avaient pas bouclé ici. ». 

Cet homme, vous l'aurez deviné, c'est Frank Castle, dit « le Punisher ».

Pendant « trente ou quarante ans il a sévi, tuant à tour de bras... » 

On peut donc estimer son âge actuel à une soixantaine d'année. C'est pour cela qu'il a fini par être arrêté et envoyé ici. Mais pour lui ce fut « un vrai cadeau de Noël. (...) D'un seul coup, il avait un public captif. »

Résultat : « Trente-six trous du cul à la morgue un mois après son arrivée. »

« Un an après, un juge a dit qu'expédier un homme à Sing-Sing, c'était comme de filer de la barbaque à un tigre. »

Les hommes arrivent devant la cellule du Punisher, prêts à le mettre une bonne foi hors d'état de nuire. C'est à ce moment que l'attaque survient, précédée d'une pulsion électromagnétique qui a pour effet de griller toutes les installations électriques des environs. Y compris de neutraliser les portes des cellules. Dans l'obscurité, les cinq gardes sont livrés à leur pire cauchemar.

Dix hommes se sont réfugiés dans le bunker lorsque les missiles ont atteint leurs cibles. Près d'un an plus tard, deux hommes émergent d'un tunnel : Frank Castle et un petit escroc du nom de Paris Peters. Ils vont marcher dans les ruines d'un monde mort. « Il ne reste même pas un rat ou une mouche. » Les scènes que Richard Corben dessine là sont absolument époustouflantes. Les nuages sont en feu, le paysage qui se révèle à eux dans ce clair-obscur est terrifiant. Je doute qu'un autre dessinateur eut été capable de rendre l'horreur de celui-ci avec une telle maestria. Il est impossible de déterminer avec certitude si c'est le jour ou la nuit.

Ces hommes sont déjà morts et ils le savent : « Il faut mille ans pour que la radioactivité retombe à un niveau négligeable. » En conséquence, ils n'ont que soixante-douze heures à vivre.

L'un des survivants du bunker, William Teacher, a révélé un secret à Castle avant de mourir. Un secret qui l'a emmené croupir à Sing-Sing. Castle a donc un but, le Punisher a encore des gens à tuer. Peters, lui, se contente de le suivre pour ne pas mourir seul : « C'est la fin du monde. Et j'ai rien de mieux à faire. »

Les deux hommes se dirigent vers New York, environ quarante miles à pied dans un désert irradié, peuplé de fantômes, des squelettes abandonnés dans des voitures bloquées dans des kilomètres de bouchons, aussi loin que le regard porte dans cette nuit éternelle.

Lorsqu'ils atteignent New York, c'est pour découvrir une cité totalement dévastée. « Brooklyn a été frappé de plein fouet. » La « mégalopolis » n'a jamais autant mérité son surnom. C'est ce que nous découvrons sur une superbe et irréelle double-page.

L'état des deux hommes se dégrade rapidement. Du liquide leur coule des yeux et du coin de la bouche. Ils souffrent de desquamation. Mais Castle est au bout de son voyage : là où se trouvait les tours jumelles, un bunker à quatre-vingt-dix étages de profondeur, soit près de trois-cent mètres. Tout au fond, un ascenseur avec un digicode. Castle possède le code, offert par Teach. Il sait aussi ce qui les attend lorsque les portes se refermeront.

Réveil dans une chambre d'hôpital aseptisée dans des cases à dominante verte. Une docteure en combinaison antiradiations le soigne. A l'extérieur, deux gardes dans le même accoutrement attendent, l'arme au poing. « On a eu des suicides. Mais aussi quelques meurtres. » lui dit-elle. D'autres bunkers existent ou existaient. Ils sont sans nouvelles de Washington, Dallas, Los Angeles.

Elle lui fait une piqûre d'adrénaline pour tenir le coup. Erreur fatale. Castle est prêt à accomplir la tâche qui l'a mené jusque-là. Il lui donne l'ordre de réveiller Paris.

Et c'est parti. « Il était une fois une bande d'enculés. (…) Ils pouvaient vendre n'importe quoi à n'importe qui. (...) Et un jour... inévitablement... Ils sont allés trop loin avec la planète. » Sur une pleine page, Castle, vêtu de noir, le visage grimaçant, les yeux rouges sang décharge ses fusils d'assaut. En arrière-plan, on peut voir la Terre, dans l'obscurité de l'espace. Les deux Amériques piquetées de points rouges, manifestations des impacts nucléaires.

Et puis Castle et Peters atteignent leur but, tenant à peine debout, perdant leurs cheveux, du sang dégoulinant par tous leurs orifices et pris de tremblements incontrôlables : le Saint Graal, le COVEN. « C'est l'heure. » La vengeance de « Teach » a sonné.

Un homme tente de négocier : ils ont perdu tout contact avec Washington depuis cinq mois, ceux de Los Angeles se sont entretués, d'autres, à travers le monde se sont tus au bout de trois mois. Ils sont les derniers, les seuls qui puissent encore perpétuer la race humaine à l'aide d'embryons congelés. Ils doivent donc vivre. Les cases qui montrent la salle de communication sont teintées de bleu-vert, mais tandis que l'homme parle, Corben nous présente le visage du Punisher en gros plan sur fond rouge sang, à demi obscurci et les yeux rougeoyants comme ceux du Terminator.

« Des vendeurs hors pair. 
Capables de vendre n'importe quoi à n'importe qui. 
Sauf moi. »

Quand tout est fini, Castle quitte le bunker. Des flammes s'en échappent, semblant se propager partout, mettant le feu aux immeubles en ruine et aux monceaux d'ossements.

« On est en 1976. »

Castle s'en va rejoindre sa famille. Il espère arriver à temps pour les sauver.



Les Québécois sont-ils des immigrants?

Dans ce billet, je dénonçais les propos d'Obama qui a déclaré à Montréal que nous sommes "un pays d'immigrants".

Voici quelques autres articles qui s'attaquent à cette notion ridicule.

D'abord, le maître, Mathieu Bock-Côté:

Une fraude historique

Le 375e anniversaire de Montréal nous rappelle à quel point l’histoire est l’objet d’immenses manipulations idéologiques. L’une d’entre elles cherche à nous faire croire que nous serions tous des immigrants, mis à part les Amérindiens, seuls vrais fondateurs de la ville et du pays. Les Français? Ils n’auraient été qu’une vague migratoire parmi bien d’autres dans l’histoire de Montréal. Ensuite seraient venues d’autres vagues, les Anglais, les Écossais, les Irlandais, les Italiens, les Grecs et tant d’autres.

Il faut dire que ce n’est pas vraiment nouveau. Même au ministère de l’Éducation, on tient aussi ce discours à propos du Québec. On déclasse symboliquement la Nouvelle-France d’un trait de plume. On fait disparaître la France et son effort de colonisation. On réécrit l’histoire. On en invente une nouvelle, mensongère, mais conforme aux canons de la rectitude politique. C’est une histoire multiculturaliste. Une histoire fabulée.

On comprend l’enjeu politique de cette réécriture. Il s’agit de nier aujourd’hui que la majorité historique francophone soit le cœur de la nation. On veut en faire une communauté parmi d’autres, ayant le même statut que n’importe quelle communauté immigrée­­.

Cette thèse a des conséquences identitaires. On justifie historiquement un nouveau droit fondamental, celui de ne pas s’intégrer à la nation d’accueil. On veut transformer les Québécois­­ francophones en étrangers­­ chez eux.

Prétendre que nous sommes tous des immigrants, c’est insulter l’histoire de ceux qui ont fondé, défriché et inventé ce pays. C’est humilier la mémoire de la Nouvelle-France. C’est mépriser sa grandeur mystique et conquérante. C’est nier nos racines françaises. C’est nier notre identité et ridicu­liser nos combats pour la préserver.

Redisons-le: nous ne sommes pas tous des immigrants. Nous voulons bien accueillir dans des proportions raisonnables ceux qui veulent s’ajouter à nous pour peu qu’ils s’intègrent. Nous ne voulons­­ pas pour autant nous effacer­­ et disparaître.

Denise Bombardier:

Immigrants, nous?

Rien ne nous sera épargné­­. Montréal est en fête et cette commémoration de la fondation de Ville-Marie par nos ancêtres français permet au maire Denis Coderre de conclure que «nous sommes tous des immigrants». Tous, mais d’abord et avant tout les Canadiens français de souche. On a bien compris­­ le message.

Le maire n’en est pas à un raccourci près lorsqu’il veut nous faire part de la réflexion qui inspire ses initiatives. Pour comprendre sa vision orthodoxe du multiculturalisme, ne l’oublions pas, puisque Denis Coderre­­ a été dans une vie antérieure ministre libéral à Ottawa. Le multiculturalisme s’est développé et s’est épanoui, si l’on peut dire, pour en arriver à cette création surprenante qu’est le Canada post national tant vanté et incarné par Justin Trudeau. Dans ses voyages à l’étranger, il commande l’admiration­­ de nombre de gens qui ignorent par ailleurs ce qu’est le Canada­­ en dehors des clichés. Et c’est à l’initiative de Pierre-Elliot Trudeau, père de la Charte des droits que le multiculturalisme, cette réponse au nationalisme québécois, s’est imposé. Que Denis Coderre prenne ses aises avec l’histoire et nos ancêtres français ne devrait donc pas nous surprendre.

(...) Le procès du colonialisme de ces grands empires a déjà été fait. Avec raison, d’ailleurs. Mais on ne peut pas réécrire l’histoire selon les critères moraux d’aujourd’hui. Les idéologues qui plaquent notre réa­lité actuelle à la lecture de celle du passé en arrivent, eux, à conclure que nous, les Blancs, sommes criminels de tous les malheurs du monde. En prenant possession de la Nouvelle­­-France, nous serions devenus­­ les initiateurs du génocide des autochtones et à ce jour, nous en demeurons les coupables.

Cette petite phrase prononcée par le maire Coderre pour bien montrer son ouverture aux communautés culturelles du Québec d’aujourd’hui est une façon de dénoncer insidieusement les Québécois qui se revendiquent de leur histoire, de leur culture propre et de leurs ancêtres, qui ont bâti ce pays. C’est une invitation à un déracinement collectif de la majorité francophone. Quel paradoxe tout de même de lancer le message aux immigrants de conserver leur culture d’origine et d’exiger des Québécois de souche qu’ils se fondent, eux, dans cette diversité culturelle canadienne en marche.

Le très honorable Governor of Canada a poussé cet argument idiot à son ultime extrême et ça lui a pété au visage:

Le gouverneur général David Johnston s'est excusé publiquement lundi pour avoir qualifié les membres des Premières Nations d'immigrants lors d'une récente entrevue.

(...) Dans une entrevue radio diffusée samedi à CBC, le gouverneur général mentionnait que l'immigration canadienne puisait ses racines si loin qu'elle incluait également les Autochtones.

Ces commentaires ont fait jaillir une pluie de critiques sur les médias sociaux, de nombreux Canadiens déplorant la mentalité coloniale inhérente à ce type d'interprétation de l'histoire.

Alors consolons-nous chers amis! Dans 13 000 ans, nos descendants pourront enfin être considérés comme n'étant pas des immigrants eux non plus!



"Le Québec n’est ni raciste ni islamophobe"

C'est ce qu'affirme Nadia El-Mabrouk dans ce texte:

En tant que néo-Québécoise d’origine tunisienne, je trouve profondément injuste que le Québec qui m’a accueillie à bras ouverts soit devenu la cible d’accusations de racisme et d’islamophobie. L’intégration à une nouvelle société est évidemment un défi pour tout immigrant, et les chances d’y parvenir ne sont pas les mêmes pour tous. Mais parler de l’islamophobie comme d’un mal qui rongerait le Québec est parfaitement injustifié.

L’islamophobie et le racisme ont tellement envahi le discours qu’ils font même avorter des projets de convergence politique. Ils sont utilisés comme des mots-matraques pour calomnier son adversaire.

(...) Les musulmans seraient-ils particulièrement touchés par les crimes haineux au Canada ? Selon des données de 2013 de Statistique Canada, les juifs seraient trois fois plus touchés que les musulmans, avec 181 crimes contre les juifs, 65 contre les musulmans et 29 contre les catholiques. En dehors de l’horrible attentat de la mosquée de Québec qui soulève encore de nombreuses questions, les chiffres ne révèlent pas une flambée de violence envers les musulmans. D’ailleurs, l’élan de solidarité qui s’est manifesté à la suite de cet attentat représente bien le Québec généreux que je connais.

Il est cependant évident que les innombrables actes de terreur commis presque quotidiennement partout sur la planète au nom de l’islam suscitent des propos haineux, de l’aversion et des réactions de rejet envers l’islam. La seule façon d’arrêter cette barbarie et de redorer le blason de l’islam est de s’attaquer à l’islam politique. C’est ce qu’explique l’islamologue Noomane Raboudi dans un article paru en mai et intitulé « S’engager contre l’islamisme ne peut que servir les musulmans au Québec et ailleurs ».

Mais au lieu de s’en prendre à l’islamisme, la volonté politique est plutôt d’endiguer tout discours critique envers l’islam et l’islamisme. À ce chapitre, les initiatives ne manquent pas. En témoigne la motion contre l’islamophobie adoptée à l’Assemblée nationale du Québec en 2015, la motion 103 adoptée en mars 2017 visant à endiguer l’islamophobie au Canada, le projet de loi 59 qui s’apparentait à une loi contre le délit de blasphème et, plus récemment, la création au Québec d’un comité-conseil en vue d’une commission sur le racisme et la discrimination systémique. L’éducation à l’autocensure est également présente dans le cours Éthique et culture religieuse, où les enseignants sont appelés à sensibiliser les élèves aux discours islamophobes, mais sans jamais les mettre en garde contre les dérives intégristes des religions.

Faire de l’islamophobie le problème à combattre a pour effet de faire porter la faute au citoyen, qui serait coupable, par ses propos, de provoquer la radicalisation. Ainsi, ce concept est bien souvent utilisé pour justifier la censure, et même camoufler des actes et discours répréhensibles.

On se souviendra de la sociologue Valérie Amiraux qui, agissant comme témoin expert en mai 2016 dans le procès de deux jeunes accusés d’avoir planifié un attentat terroriste à Montréal, recommandait qu’une partie de la preuve soit cachée au public pour ne pas attiser « l’islamophobie » !

Au chapitre de la censure, l’annulation à Québec de la pièce Djihad du réalisateur Ismaël Saidi est particulièrement choquante. Considérée en Europe comme un outil pédagogique unique de sensibilisation à la radicalisation, elle est ici censurée de peur de stigmatiser l’islam. N’y aurait-il que les islamistes à être autorisés à parler de l’islam au Québec ?

Par ailleurs, il est navrant de constater que les concepts d’islamophobie et de racisme sont utilisés à des fins politiques pour manipuler un électorat sensible à un discours de victimisation. En témoigne l’épisode du congrès de QS où certains membres influents ont violemment dénoncé le projet de laïcité du PQ. Pourtant, affirmer une laïcité de fait et d’apparence est en continuité avec la marche du Québec, amorcée depuis la Révolution tranquille, vers une neutralité complète de l’État à l’égard des religions. La défense de la liberté de conscience contre tout prosélytisme, principalement à l’école, est une condition essentielle permettant de freiner la montée des intégrismes religieux et de favoriser l’intégration de tous.

Finalement, ce concept d’islamophobie conduit à camper les musulmans dans une posture de victimes qui ne fait que ralentir le combat contre l’islamisme et favoriser la radicalisation. De plus, il offre une vision erronée du Québec et ne contribue pas à faire naître un débat d’idées sain entre les citoyens. Le Québec ne se divise pas entre musulmans et non-musulmans, mais plutôt entre partisans d’un communautarisme prônant un retour à des valeurs patriarcales conservatrices et un « nous » rassembleur de citoyens, de toutes les origines, soucieux de préserver des valeurs progressistes d’égalité, de liberté et de laïcité.



La radioactivité et la vie extra-terrestre?

Voici une nouvelle théorie fort intrigante:

A new study published in the Astrophysical Journal Letters examines whether radioactive decay could support life on ocean worlds like Jupiter’s moon Europa.

In the icy planetary bodies around the Solar System, radiation emitted by long-lived radionuclides contained in rocky cores could break up water molecules and support hydrogen-eating microorganisms.

To address this possibility, the study’s authors modeled a natural water-cracking process called radiolysis, and applied the model to several known or suspected ocean worlds: Enceladus, Ceres, Europa, Titania, Oberon, Pluto, and Charon.

(...) Ocean water permeating the porous rock of the core could be exposed to ionizing radiation and undergo radiolysis, producing molecular hydrogen and reactive oxygen compounds.

“Microbial communities sustained by H2 have been found in extreme environments on Earth,” Bouquet said.

“These include a groundwater sample found nearly 2 miles (3.2 km) deep in a South African gold mine and at hydrothermal vents on the ocean floor.”

(...) While hydrothermal activity can produce considerable quantities of hydrogen, in porous rocks often found under seafloors, radiolysis could produce copious amounts as well.

Radiolysis may also contribute to the potential habitability of ocean worlds in another way.

In addition to molecular hydrogen, it produces oxygen compounds that can react with certain minerals in the core to create sulfates, a food source for some kinds of microorganisms.

“Radiolysis in an ocean world’s outer core could be fundamental in supporting life,” Bouquet said.

“Because mixtures of water and rock are everywhere in the outer solar system, this insight increases the odds of abundant habitable real estate out there.”



Magnifique trilobite d'Anticosti

Le réchauffement climatique s'est-il arrêté en 1998?

Après avoir récemment répliqué à ce zigoto, voici que Thunderf00t s'y remet pour notre plus grand plaisir:





Dale Chihuly