3 mars 2009

Ayaan Hirsi Ali dénonce le multiculturalisme


Extraits de l'article de Laura-Julie Perreault:


C'est une tragédie, survenue aux Pays-Bas, qui l'a fait connaître du monde entier. En novembre 2004, un Néerlandais d'origine marocaine assassine le cinéaste Théo Van Gogh. Ce dernier venait tout juste de réaliser le court métrage Soumission, un film dans lequel une femme au visage voilé, mais au corps nu, raconte à Allah les sévices qu'elle a subis au nom de la religion: violence, viol, mariage forcé. Sur sa peau, on peut lire des sourates du Coran. En tuant le cinéaste, le meurtrier a laissé dans son dos, sous un poignard, une liste de personnes à éliminer. Le nom d'Ayaan Hirsi Ali, la scénariste du film, y figurait tout en haut.


Depuis, la jeune femme d'origine somalienne vit sous haute sécurité. Elle ne va nulle part sans des gardes armés. Avant de la rencontrer, à Montréal, les représentants de La Presse ont dû répondre à un interrogatoire de son garde du corps. La menace qui plane sur elle n'a cependant jamais réduit Ayaan Hirsi Ali au silence. Auteure de deux livres, dont Infidèle, des mémoires dans lesquels elle raconte son enfance en Somalie dans une famille musulmane dévote, ainsi que son exil aux Pays-Bas pour éviter un mariage forcé, la jeune femme a été au coeur de plus d'une controverse.


(...) Ses opinions sur le multiculturalisme, la politique adoptée par le Canada en 1982, mais boudée par le Québec qui y a préféré l'interculturalisme, sont tranchantes. «Le multiculturalisme trahit les femmes et les enfants», dit-elle en entrevue dans un hôtel de Montréal. Elle note du coup que tous les éléments du multiculturalisme ne lui répugnent pas: «Un multiculturalisme descriptif dans lequel chacun mange ce qu'il veut, se marie avec qui il veut, décore sa maison comme il veut est bénin. Là où il y a un problème, c'est avec le multiculturalisme dans lequel des minorités sont exemptées des obligations que tous les autres ont. Quand ils ont des droits spéciaux que personne d'autre n'a», précise-t-elle.


(...) Interrogée sur le contrat d'intégration que doivent signer depuis janvier les nouveaux arrivants au Québec et dans lequel ils reconnaissent la laïcité du Québec ainsi que le principe d'égalité homme femme, Ayaan Hirsi Ali ébauche un large sourire. «C'est une manière honnête de faire les choses. Un immigrant qui a signé ce papier ne peut feindre de ne pas en connaître le contenu. S'il veut battre sa femme ensuite, il le fait en connaissant les conséquences», ajoute-t-elle.


2 commentaires:

Guy a dit…

J'avais aussi trouvé cette article.
Je crois que pour toutes les femmes et jeunes filles de la planète et qui immigre ou rêve d'immigrer en occident nous avons le devoir de nous prononcer contre le multiculturalisme.
Lorsqu'une personne traverse la planète pour échapper à des coutumes ceux qui l'accueille ont le devoir de la protéger.

Prof Solitaire a dit…

Ma femme écoutait CTV News, les nouvelles anglos de Montréal, et ils ont diffusé des extraits d'entrevue avec cette dame. Des extraits dans lesquels elle critique l'Islam et le Coran.

Et sur le multiculturalisme? PAS UN MOT! Ils ont tout coupé! Pas croyable...

Au Canada anglais, la liberté d'expression s'arrête quand on critique le multiculturalisme. Ce n'est plus une politique, c'est une doctrine, merde!