10 mai 2009

Faire comme l'Europe...


Ça me fait toujours rire quand un fédéraliste me lance un truc du genre: "Pourquoi on se séparerait alors que l'Europe, elle, s'unit?"


Ce genre d'arguments fallacieux sort habituellement de la bouche d'un ignorant qui croit vraiment qu'on puisse comparer la situation des pays souverains d'Europe à celle de la simple province de Québec... ou encore d'experts manipulateurs qui qui exploitent allègrement l'ignorance de la population pour vendre leur salade. Mon exemple préféré est ici.


La réalité est que l'Europe est composée d'états souverains qui acceptent de partager certaines choses, mais bien moins que ce que le Québec est forcé de partager avec le gouvernement fédéral canadien.


Et la réalité, c'est aussi que les pays d'Europe n'ont aucune intention d'abandonner leurs souverainetés à un gouvernement central européen.




À quatre semaines des élections européennes, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont tenu dimanche un meeting commun à Berlin, l'une pour rappeler son opposition à une adhésion de la Turquie à l'Union, l'autre pour dénoncer l'idée d'une «Europe sans frontières».


(...) Le président français, qui est un opposant de longue date à une adhésion d'Ankara, a lui aussi dénoncé l'idée d'un élargissement indéfini de l'UE, sans toutefois citer la Turquie. «Quand Angela Merkel dit: l'Europe doit avoir des frontières, elle a raison, parce qu'une Europe sans frontières sera une Europe sans volonté, sans identité, sans valeurs. Et, si l'Europe ne défend pas ses valeurs, qui le fera a la place de l'Europe?», a lancé Nicolas Sarkozy aux jeunes de la CDU.


En plus d'illustrer mon propos, le petit Sarko démontre une fois de plus que dans le dossier du Québec, c'est deux poids, deux mesures.


1 commentaire:

Guy a dit…

Parfaitement raison j'habite en France depuis 2 ans