11 février 2010

Courchesne: à quatre pattes devant les fanas

J'ai écrit, il y a deux jours, à propos du dernier projet de loi de la ministre Courchesne... projet de loi que je trouvais complètement inutile et déconnecté de la réalité.

Ben toute cette histoire est encore pire que ce que je le croyais. Après avoir tenté de nous cacher la réalité en prétendant que "les changements proposés visent d'abord la formation professionnelle et l'éducation aux adultes, afin d'offrir davantage de cours le soir et la fin de semaine à une clientèle qui travaille souvent du lundi au vendredi" et gna-gna-gna, la véritable raison pour ces changements saugrenus est enfin sortie au grand jour:

La grogne s'amplifiait, jeudi, dans les rangs de l'opposition et des centrales syndicales, contre le projet de règlement de la ministre de l'Éducation, qui vise, officiellement, à assouplir le calendrier scolaire, ouvrant la porte à des activités pédagogiques durant le week-end. Dans les faits, et la ministre l'a finalement reconnu, il aura aussi pour effet de régulariser la situation des écoles juives orthodoxes, où l'enseignement de la religion prime, au détriment des matières de base.

Madame la ministre modifie les lois qui régissent le système d'Éducation québécois pour accomoder une minorité religieuse fanatique, tellement obsédée par ses textes sacrés qu'elle balance tout le reste par la fenêtre! Pas croyable. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est que l'opposition au projet a été rapide et musclée:
 
En Chambre, la chef de l'opposition, Pauline Marois, a accueilli avec consternation les changements proposés et dénoncé le climat de confusion entretenu par Mme Courchesne dans ce dossier. Selon elle, la ministre de l'Éducation a «induit sciemment en erreur cette Chambre sur les raisons véritables qui motivent son changement au calendrier». Le porte-parole péquiste en éducation, Pierre Curzi, a renchéri pour considérer que le nouveau règlement rendra possible l'expression des extrémismes religieux de tout acabit dans les écoles.


Quant à lui, le président de la CSQ, Réjean Parent, trouve scandaleux le geste de la ministre. Il dit avoir eu des pressions de la part de ses membres pour exiger la démission de Mme Courchesne, qui n'inspirerait plus confiance. «Le chat a sorti du sac», selon M. Parent, qui estime que Québec vient ainsi «d'ouvrir la porte à la reconfessionnalisation du système scolaire par la porte du privé». Or, un geste d'une telle portée ne doit pas se «faire à la sauvette» par des «ententes secrètes», a déploré le leader syndical, en point de presse.

Maudits libéraux à marde... plus malhonnêtes, cachottiers et crosseurs qu'eux, tu meurs...
 
Abreuvez-vous ci-dessous aux autres bêtises de notre merveilleuse ministre de l'Éducâtion, des loésirs et des spows:
 
Le plan "révolutionnaire" de Courchesne
Si c'est un banquier qui le dit...
Les aventures de Courchesne

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