9 février 2010

Grosses priorités éducatives

Ce ne sont pas les problèmes et les défis qui manquent dans le système éducatif québécois... mais au lieu de s'y attaquer sérieusement, le merveilleux ministère de l'Éducation s'amuse à sortir de son chapeau des changements de calendriers scolaires qui ne riment à rien:

Le ministère de l'Éducation a déposé mercredi un projet de règlement qui vise à calculer l'année scolaire en nombre d'heures plutôt qu'en nombre de journées. Au lieu de se rendre à l'école 180 jours par année, les enfants du primaire et du secondaire recevraient de 900 à 1000 heures d'enseignement réparties sur 180 à 200 jours. Les «jours de congé» des élèves seraient abolis, ce qui ouvrirait la porte à la tenue «d'activités éducatives» la fin de semaine. Ces nouvelles dispositions s'appliqueraient au privé et au public dès la prochaine année scolaire.


(...) La secrétaire générale de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes, qui représente une part des enseignants du secteur privé, craint que la mesure soit trop compliquée à implanter. «C'est tout un changement de culture! a souligné Caroline Senneville. C'est déjà assez compliqué de concilier le travail, les familles reconstituées, le service de garde et les activités parascolaires. Si les enfants font une activité obligatoire durant huit heures le samedi, il faudra qu'ils prennent congé huit heures ailleurs dans la semaine. Qui va prendre soin des enfants ces jours-là? Qui va s'occuper des autobus scolaires? Des installations? Déjà que c'est la folie lors des journées pédagogiques.»

Bienvenue dans l'ère du N'IM-POR-TE-QUOI...

3 commentaires:

Jean-Philippe a dit…

Malheureusement,pour être témoin de choses pas forcément similaires mais tout aussi stupides,je crois que c'est dans le monde entier que l'éducation finit par devenir une non priorité,avec tout un tas de crétins comme nos ministres respectifs qui s'amusent à faire n'importe quoi,en tout cas, tout sauf ce qu'il faut.

Prof Solitaire a dit…

N'est-il pas fascinant de voir à quel point le politiciens et les bureaucrates sont déconnectés de la réalité de nos écoles? C'est une vraie farce...

Jean-Philippe a dit…

Je suis entièrement d'accord avec toi.Et ce qui est encore plus inquiétant,c'est que le monde entier est aux mains d'une minorité qui ignore tout ce qui se passe autour d'elle.