6 février 2010

Les souverainistes sortent-ils enfin de leur longue léthargie?

On peut toujours l'espérer en lisant cette nouvelle:

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a prononcé un discours à forte saveur souverainiste, hier, à l'Université d'Ottawa. (...) Le chef du Bloc a repris le thème adopté le matin même par son porte-parole en matière de Finances, Daniel Paillé, dans une lettre ouverte publiée dans les pages Forum de La Presse : l'orientation «pro-pétrole» du gouvernement fédéral nuit au développement économique du Québec.


«Vingt ans après Meech, le Québec est de plus en plus mal servi aux niveaux économique, environnemental, en matière d'éducation, de recherche, de culture, de langue et de citoyenneté», a dit Gilles Duceppe devant des étudiants réunis dans un amphithéâtre de l'établissement, qui se décrit comme «l'université canadienne». «Quand les Québécois réaliseront que l'espoir d'une réforme du fédéralisme est illusoire et que la seule voie d'avenir pour le Québec, c'est la liberté politique, à ce moment-là, nous serons prêts à mettre en oeuvre un projet de souveraineté clair et emballant.»


(...) «On veut voir: qu'est-ce qui s'est passé depuis 20 ans? Est-ce qu'il y a des chances que le Québec trouve sa place au sein du Canada?» a-t-il demandé.

«Moi, mon analyse, c'est qu'il y a à peu près 40% de souverainistes très convaincus au Québec et 40% de fédéralistes, dont une bonne partie croit que le Canada est réformable. Il faut faire la preuve qu'il ne l'est pas», a-t-il ajouté.


«On n'arrête pas de nous dire que le fruit n'est pas mûr. Moi, je dis que ce n'est pas le fruit. L'arbre est pourri.»

Aucun commentaire: