27 février 2010

Un parlement, quossa donne?

Voici quelques extraits de cet excellent article de Louise Leduc:

«Je n'ai pas beaucoup de respect pour les usages parlementaires qui ne sont ni de notre temps ni de notre milieu, et s'il n'en tenait qu'à moi, tous ces rites poussiéreux qui encombrent et retardent nos procédures disparaîtraient au cours de la session qui commence.» Ainsi s'exprimait Daniel Johnson père en 1966, dont l'exaspération était tout aussi sentie quand il déclara, quelques mois plus tard: «Je suis assez fatigué de regarder le premier ministre!»



Le Parlement, c'est n'importe quoi, a aussi écrit Ian Hunter, professeur de droit émérite de l'Université Western, en Ontario, dans un texte sur la prorogation paru le 10 février dans The Globe and Mail: «Depuis l'avènement de la charte des droits, le Canada n'est pas une démocratie parlementaire, c'est une autocratie judiciaire. Les décisions importantes -qu'il s'agisse d'avortement ou d'euthanasie (...)- sont prises par des non-élus, dans des tribunaux. Suspendez les travaux à la Cour suprême du Canada et vous vous retrouvez avec une crise constitutionnelle. Suspendez le Parlement et vous vous retrouvez avec un interlude hivernal.»


(...) Sheila Copps serait particulièrement bien placée pour médire sur le Parlement, elle qui s'est déjà fait traiter de putain (slut) en pleine Chambre des communes. Oui, dit-elle, la période des questions, c'est du théâtre. Mais comment pourrait-il en être autrement? Les députés de l'opposition ont 35 secondes par question, les ministres, 35 secondes pour répondre. Et bien sûr, c'est à qui sera le plus percutant «puisque chacun veut avoir son petit bout à la télévision».

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