28 septembre 2010

Iron Man et moi


Avec la sortie du film Iron Man 2 aujourd'hui, j'ai décidé de me payer la traite et de bloguer un peu à propos de ce personnage qui a pris une place si importante dans ma vie au cours des ans. Je sais que tout l'monde s'en fout mais ce n'est pas grave, j'ai envie d'écrire là-dessus quand même... ça va être thérapeutique.


Le premier contact s'est fait alors que je devais avoir environ 8 ou 9 ans. J'étais déjà un avide amateur de BD, mais ma mère m'a offert pour la première fois des recueils de comics de super-héros. Il s'agissait de traductions québécoises en noir et blanc de comics de Marvel. J'ai été fasciné de découvrir un univers qui m'était complètement inconnu et qui différait tant des BD européennes auxquelles j'étais habitué. Je me souviens que dans le lot, il y avait Captain America, les Fantastic Four, Conan, Spider-Man, Hulk, les Avengers et plusieurs autres, mais celui qui m'a complètement subjugué était Iron Man.

Je me suis longtemps demandé ce qui pouvait expliquer ma fascination immédiate pour le personnage. Après mûre réflexion, je crois qu'il y a trois aspects qui m'ont rejoint.

Premièrement, il y a l'apparence du personnage. Déjà tout jeune, j'appréciais le souci du détail dont faisaient preuve mes bédéistes préférés et j'appréciais particulièrement les lignes claires, bien définies et l'esthétisme des dessins. Je me souviens que la couverture d'un des recueils était celle de Iron Man #110. Elle montrait le héros, l'armure rutilante, qui fonçait vers le lecteur à travers un barrage de projectiles. J'étais hypnotisé. Cette image est brûlée dans mon esprit à jamais. À l'intérieur des recueils, j'ai lu et relu avidement les numéros 118 et 119 de la série. Ces numéros étaient dessinés par l'extraordinaire équipe de John Romita Jr et Bob Layton, sans contredit l'une des plus talentueuse équipe d'artistes à donner vie au personnage. L'armure était tout simplement magnifique et malgré l'absence de couleur (et peut-être même grâce à celle-ci), elle semblait briller de mille feux. Bref, l'apparence du super-héros et le talent de ses créateurs furent définitivement l'une des raisons majeures de ma fascination pour ce personnage. Si j'étais tombé sur des numéros plus anciens de la période pré-Layton, je doute que mon intérêt aurait été aussi grand ou instantané.

Deuxièmement, j'ai ressenti un attrait marqué à l'idée de posséder une armure de métal qui confère invicibilité et anonymat. Pour le pretit garçon un peu chétif, maladroit et hyper-sensible que j'étais, il s'agissait là d'un concept à faire rêver. En effet, j'étais souvent l'object de la cruauté des autres enfants à l'école, en partie à cause de ma maladresse dans les sports d'équipe. Les quolibets et les méchancetés des autres enfants avaient sur moi et sur mon estime de moi-même un effet dévastateur. Ajoutez à cela une famille au mieux indifférente et au pire très critique, et vous obtenez un enfant plutôt fragile qui avait une image plutôt négative de lui-même. J'étais donc complètement emballé par l'idée d'être Iron Man, quelqu'un que rien ne peut blesser et qui cache son vrai visage derrière un masque de fer.

Finalement, le personnage m'a tout de suite semblé plus probable et réaliste que les autres super-héros. Après tout, personne ne serait jamais Superman, Spider-Man ou Thor... mais Iron Man? Pourquoi pas? La technologie me semblait être tout à fait plausible, bien que futuriste. J'aimais l'idée que n'importe qui pouvait enfiler cette armure et ainsi devenir Iron Man.
 
Ces précieuses BD d'Iron Man devinrent pour moi des refuges. Mais comme j'en avais peu et que ma mère ne semblait pas intéressée à m'en procurer d'autres, je m'en suis un peu désintéressé avec le temps... sans jamais toutefois les oublier.
 
Puis, à 14 ans, bénéficiant d'une plus grande liberté ainsi que de petites sommes d'argent que je pouvais dépenser à ma guise, je me suis retrouvé dans ma première boutique de comics. J'ai immédiatement cherché Iron Man sur les tablettes. Lorsque j'ai trouvé le numéro de ce mois-là, j'ai été estomaqué de découvrir que la série était encore dessinée par Bob Layton (je ne savais pas encore qu'il avait effectué un retour après des années d'absence). Je tenais dans mes mains Iron Man #222. La superbe couverture montrait un Iron Man dans une nouvelle armure rouge et argentée que je n'avais jamais vue, rutilante à souhaits, et il tenait un camion en flammes à bouts de bras. J'étais à nouveau accro. Impossible de ne pas l'acheter.
 
C'est à ce moment-là que j'ai commencé à lire Iron Man en anglais et la visite au magasin de comics devint un rite mensuel. J'avais trois bons potes à l'époque et j'ai réussi à les intéresser aux comics. Chacun d'eux suivait une série différente (X-Men, Spider-Man et Hulk) et me prêtait ses comics, ce qui me permit de redécouvrir avec bonheur l'univers Marvel. Je me suis également lancé dans une chasse agressive aux anciens numéros pour boucher les trous de ma collection et découvrir ce que j'avais manqué.
 
Et je lis Iron Man depuis. Bof, j'ai arrêté à quelques reprises, la série a connu des années de misère. Je suppose qu'en plus de 20 ans, c'était inévitable. Mais je suis toujours éventuellement revenu pour lire la suite. Et lorsqu'on suit un personnage pendant si longtemps, on s'y attache comme s'il était vrai. L'univers d'Iron Man a toujours été pour moi un refuge dans les moments difficiles, un jardin secret où je pouvais oublier mes tourments. Je crois bien que je suis un mordu à vie.
 
Lorsque le premier film est sorti, j'avais des sentiments mitigés. J'étais excité de voir le héros de mon enfance en chair et en os sur l'écran géant et je n'ai pas pu m'empêcher de sourire d'une oreille à l'autre en le voyant enfiler son armure pour la première fois... mais en même temps, j'ai trouvé le Tony Stark cinématographique moins attachant, moins intense et moins dramatique que celui des comics. C'est vrai qu'il est impossible pour un film de deux heures d'avoir le même impact que 30 ans de comic-books mensuels. Je l'ai revu depuis et c'est un film le fun, mais sans plus. J'ai été plus ému par le Spider-Man de Sam Raimi.
 
Le deuxième film d'Iron Man était encore moins bon, malheureusement. On dirait qu'ils ne savent déjà plus trop quoi faire avec Tony Stark, qu'ils ne savent plus dans quelle direction aller. J'ai trouvé que le scénario prenait plein de détours étranges et inutiles... et encore une fois, je n'ai été ni ému, ni touché par ce que je voyais. Un autre bon p'tit film d'action à regarder en grignotant du pop corn.
 
Et c'est ce qui me déçoit le plus, je crois. Parce que la série de comics, dans ses meilleurs moments, a su me faire passer par toute la gamme des émotions, de l'excitation à la colère, de la surprise à la tristesse et de l'incrédulité au soulagement... une vraie montagne russe. Les films, en comparaison, sont très beaux et léchés, mais manquent cruellement de substance. Surtout le deuxième.
 
Mais bon, ça aurait pu être bien pire. On aurait pu se retrouver avec une merde de bas calibre comme Fantastic Four ou Elektra... quand on se compare, on se console! Ce qui est étrange aussi, c'est de voir tous ces enfants à l'école qui connaissent et aiment Iron Man, qui portent des vêtements ou des sacs à dos à l'effigie du personnage. De héros plutôt obscur que j'étais un des rares à connaître, il est devenu connu de tous. Je ne m'y suis pas encore habitué.
 
OK, je m'arrête tout de suite parce que je pourrais monologuer à propos d'Iron Man jusqu'à demain matin. Si, par hasard, quelqu'un a réussi à lire ce billet jusqu'au bout sans s'endormir (ce dont je doute fort) et qu'il désire en savoir plus, je vous invite à cliquer ici pour un survol de l'histoire du personnage, ou encore ici pour un aperçu de quelques-unes de ses armures les plus mémorables.

26 septembre 2010

Ton foetus est en danger, mais pas à cause du bruit...

demotivational posters - THE SOUND OF JACKHAMMERS
see more Very Demotivational

J'ai amené mon p'tit gars à une foire, hier. C'était vraiment agréable, à part l'odeur de cigarette omniprésent qui levait le coeur, malgré le fait qu'on était à l'extérieur. Ça m'a complètement coupé l'appétit, je n'ai pas soupé. J'ai même vu une femme enceinte, la cigarette à la gueule... connasse. C'est incroyable de voir la quantité de gens qui fument encore au Québec, malgré tout ce qu'on sait maintenant de cette habitude répugnante. Et ce sont des jeunes, en plus. La bêtise humaine m'étonnera toujours...

Crise d'Oka: 20 ans plus tard


Je me souviens de cette crise comme si c'était hier. J'avais 17 ans et j'habitais la Rive Sud, à 5 minutes de Châteauguay. Mon père était policier de la SQ et il a été aux premières loges de toute l'affaire. Il est même revenu à la maison avec un oeil au beurre noir. Disons qu'on ne portait pas les Mohawks dans notre coeur cet été-là. Ne craignez rien, je ne faisais pas partie des lanceurs de roches.

Difficile de croire que ça fait déjà 20 ans... et pourtant...

Plusieurs articles intéressants ont été écrits pour commémorer l'événement. Ian Bussières nous offre ici un papier à propos de Shaney Komulainen, la photographe qui a pris la photo la plus mémorable de l'événement (qui figure au haut de ce billet):

«J'ai vu ce jeune soldat [Cloutier] et l'autochtone qui lui faisait face et que tout le monde appelait Freddy Krueger [Larocque]. L'autochtone parlait très calmement, mais essayait de lui faire peur en lui demandant s'il savait ce que faisait une balle lorsqu'elle lui traversait le corps. Ce qui m'a attirée, c'est le visage juvénile du soldat et le fait qu'il ne bronchait pas», explique-t-elle.

Jessica Murphy a interviewé  John Ciaccia, l'ancien ministre délégué aux Affaires autochtones du Québec, qui explique ici que la responsabilité de cette crise revient à l'inaction du gouvernement canadien (souvenez-vous que c'est un fédéraliste qui parle):

Il y a 10 ans, il a ouvertement affirmé que le blâme pour la crise devrait être porté par les gouvernements fédéral et provincial de l'époque. «C'était une erreur de mettre les autochtones dans cette position», a fait valoir l'ancien ministre de Robert Bourassa. «La crise aurait pu être évitée avec du bon sens et du respect pour la communauté autochtone.» Même au sommet de la crise, ajoute-t-il, Ottawa a refusé de céder un seul centimètre pendant qu'il essayait, lui, d'en arriver à un compromis entre les dirigeants mohawks et le gouvernement. M. Ciaccia affirme qu'Ottawa s'est traîné les pieds à l'époque et qu'il se les traîne toujours aujourd'hui.

Ciacca raconte ici qu'il avait effectivement réussi à négocier une entente extraordinaire avec les Mohawks, mais que le gouvernement canadien a refusé de la signer:

Selon lui, la crise d'Oka, qui s'est étirée sur 78 jours, aurait toutefois duré plusieurs semaines de moins si le gouvernement fédéral avait fait preuve d'une plus grande ouverture, dans une situation presque désespérée, alors que des vies humaines pouvaient être en jeu.



L'entente de Dorval prévoyait le démantèlement pacifique des barricades érigées depuis le 11 juillet par les Mohawks, à Oka et à Châteauguay, ainsi que la destruction «de toutes les armes, y compris leurs composantes, les munitions et les explosifs actuellement en la possession» des Mohawks de Kanesatake et de Kahnawake. La proposition était claire: aucune amnistie ne serait accordée aux Mohawks relativement aux incidents de l'été 1990, mais le Québec devait s'engager à ce que les personnes arrêtées aient un accès immédiat, et en tout temps, à un avocat. (...) Pour sa part, le gouvernement du Canada devait s'engager à acquérir les 97 acres de terrains qui sont à l'origine du conflit, dans la pinède d'Oka, «pour le bénéfice et l'usage de la population mohawk de Kanesatake».

«Il n'y avait rien, là-dedans, que le gouvernement du Québec n'aurait pas pu accepter. Mais le fédéral a dit non», raconte avec amertume l'ex-ministre, en acceptant de revenir avec La Presse sur les événements d'il y a 20 ans, qui l'ont marqué à vie. (...) «Je ne comprends pas pourquoi le fédéral a refusé de saisir la perche qui nous était tendue, s'étonne encore l'ancien ministre. Cela nous aurait donné des interlocuteurs crédibles, chez les Mohawks, contre les Warriors.»

Malgré le fait que le blâme revienne clairement au gouvernement fédéral, Martineau nous rappelle ici que les médias anglo-canadiens ont profité de l'occasion pour se lancer dans une campagne haineuse anti-Québec:

(...) le Canada anglais a profité de la crise d’Oka pour traîner le Québec dans la boue et nous traiter de racistes.



Si vous ne vous souvenez pas des textes hallucinants qu’on pouvait lire dans les journaux anglophones de l’époque, achetez Oka : Dernier alibi du Canada anglais, l’essai-choc de Robin Philpot qui vient d’être réédité aux Intouchables. Ça va vous rafraîchir la mémoire.


«Le Québec ressemble à un État du sud des Etats-Unis dans les années 60», écrivait Don MacPherson dans The Gazette.


«Il y aura une suite au film Mississippi Burning, et ça s’appellera Le Québec brûle», lançait son confrère Jack Todd.


«C’est comme en Alabama dans les années 60», clamait Peter O’Neill dans l’Ottawa Citizen et le Vancouver Sun.


C’est bien simple, on avait l’impression que les Québécois brûlaient des croix devant les réserves et lynchaient les autochtones dans la rue! Effectivement, certains Québécois excédés par cette crise provoquée de toutes pièces par un groupe de bandits (les Warriors) ont tenu des propos racistes et haineux. Mais de là à dire que le Québec au grand complet ressemblait au Mississippi des années 60, il y a une marge! C’est comme faire un parallèle entre Israël et l’Allemagne nazie, ou la bande de Gaza et le ghetto de Varsovie! (...) Mais quand vient le temps de cracher leur mépris sur les Québécois, les columnists canadiens anglais oublient soudainement leurs grands principes, et n’hésitent pas lancer les pires insultes et à brandir le spectre du KKK.

Il nous rappelle également que, pendant que les fédéraliste ne foutent toujours rien, les souverainistes, eux, on posé des gestes concrets pour améliorer les relations avec les Premières Nations (ce qui démontre bien, à mon avis, qu'un Québec souverain saurait mieux traiter ses autochtones que le Canada):

Ça fait 20 ans que la crise d’Oka est terminée. Qu’ont fait les Canadiens pour les pauvres autochtones, depuis? Rien. Un gros zéro. Ils les ont montrés à la cérémonie d’ouverture des J.O. de Vancouver, puis ils les ont renvoyés dans leurs réserves. Pendant ce temps-là, au Québec, Bernard Landry, un «méchant séparatiste», a signé la Paix des Braves. Et vous avez eu le culot de nous traiter de racistes? Honte à vous.

25 septembre 2010

Il avait un p'tit creux...


Reçu par courriel.

God save Michaëlle Jean

Je blague, bien sûr. J'peux pas la sentir... mais bon, elle quitte enfin son poste anachronique, insultant, pompeux et ridicule.

Pour célébrer son départ et celui de son idiot de mari, voici quelques citations intéressantes.

Tout d'abord, avant qu'elle devienne représentante de la reine d'Angleterre au Canada:

Très vite on avait montré un documentaire réalisé par Jean-Daniel Lafond (qui allait devenir son époux) dans lequel on voit Michaëlle Jean porter un toast à l'indépendance au cours d'une rencontre à laquelle participait l'ex-felquiste Pierre Vallières. (...) Michaëlle Jean écrivait que «l'indépendance, ça ne se donne pas, ça se prend», tandis que Lafond, lui, déclarait: «Alors, un Québec souverain? Un Québec indépendant? Oui, et j'applaudis des deux mains et je promets d'être de tous les défilés de toutes les Saint-Jean.»

Et après sa prestigieuse nomination, elle et Lafond sautent la clôture, évidemment (j'en ai déjà parlé ici):

Jean-Daniel Lafond, le mari de Michaëlle Jean, accordait en France une entrevue au magazine L'Express qui n'a pas manqué de faire des vagues de ce côté de l'Atlantique. Le séparatisme, disait-il, était une «aberration géopolitique», ajoutant: «Je n'ai jamais été fasciné par le nationalisme, mais j'ai compris que je ne pouvais pas ne pas vivre avec. C'est autre chose. Je ne me suis jamais senti à l'aise avec ce nationalisme.» De toute façon, disait-il plus loin, «les vrais premiers Québécois, ici, ce sont des néo-Québécois: ma femme est née en Haïti, moi en France. C'est une image accomplie de l'immigrant.»

Comme quoi on peut faire dire n'importe quoi à quelqu'un et on peut lui faire renier ses propres paroles et ses allégeances en échange d'un poste prestigieux, beaucoup de cash et une limousine...
 
Maintenant, redressez la colonne, mettez-vous au garde-à-vous et préparez-vous à l'arrivée du prochain guignol qui occupera ce poste honteusement colonialiste...

Gettysburg



Je me suis tapé ce film extraordinaire cette semaine. Quelle oeuvre magistrale. Je pleure à chaque fois. Les acteurs, la musique, le souci du détail... tout est là. Super bon. Si seulement quelqu'un avait les moyens de faire quelque chose d'équivalent sur la bataille des Plaines ou sur les combats des Patriotes...

24 septembre 2010

The most corrupt province...


Ma première réaction, en entendant parler de la dernière couverture du magazine Maclean's (ce torchon canadien-anglais qui tombe trop souvent dans le sensationnalisme) a été la même que tout le monde: "Bon, v'là les Anglais qui, une fois de plus, cassent du sucre sur le dos des Québécois."

Après tout, y'a rien de nouveau là-dedans. Le seul racisme qui est encore socialement acceptable au Canada anglais, c'est celui à l'égard des Québécois. Les preuves abondent. Je suis assez d'accord avec Bernard Drainville du PQ lorsqu'il déclare: «Une manchette comme celle-là qui laisse entendre que l'on est génétiquement corrompus, c'est de l'intolérance très certainement. En plus, ça frise la francophobie ou la Québec-phobie, appelez ça comme vous voulez.» Sylvie Roy, de l'Action démocratique, ajoute: «Si on écrivait que les juifs sont corrompus, on dirait que c'est du racisme. Si on écrivait que les femmes sont corrompues, il y aurait un lobby pour s'élever contre ça. Mais la facilité avec laquelle le Canada anglais s'attaque au Québec est déconcertante.» Encore une fois, assez d'accord.

Mais après ça, je suis allé les lire, les maudits articles. Du moins, les parties qui sont disponibles sur le net. Celui de Martin Patriquin est ici, celui de Andrew Coyne est ici.

C'est certain que j'ai d'abord été frappé par cette animosité incroyable, surtout en voyant les journalistes remonter dans le temps (jusqu'à la confédération, calvaire!) pour tenter de démontrer que le Québec serait un véritable nid de corruption depuis toujours. On est clairement en présence d'auteurs qui sont hostiles au Québec en partant et qui tentent de créer des liens imaginaires entre des incidents qui ont parfois eu lieu à des décennies d'intervalle. Et ils ne citent que des exemples qui font avancer leur thèse biaisée. Bref, ce n'est pas du journalisme impartial.

Mais regardez de plus près les exemples les plus récents de corruption que relèvent les auteurs...

Le scandale de nomination des juges du gouvernement de Jean Charest.

Le scandale des commandites de Jean Chrétien.

Brian Mulroney et l'affaire Airbus.

Les journalistes appellent ça des scandales québécois. Moi, j'appelle ça des scandales fédéralistes! Il n'y a pas un seul souverainiste dans leur liste. Les gouvernements souverainistes ont d'ailleurs été irréprochables au chapitre de l'intégrité. Lévesque était un vrai intouchable et il a fait voter des lois pour démocratiser le financement occulte des partis politiques. Landry n'a pas perdu le pouvoir dans un contexte de scandale, mais plutôt à cause de l'apathie générale.

Ça revient à ce que j'ai toujours dit: les souverainistes sont en politique pour défendre un idéal et réformer la société. Les fédéralistes sont en politique pour se remplir les poches.

Mais évidemment, une manchette qui clame haut et fort que c'est le Québec qui est corrompu, ça va faire vendre de la copie en masse au Canada anglais. Si la couverture criait plutôt la vérité, que les FÉDÉRALISTES québécois sont des crottés, ça ferait moins sourire les Anglos...

Ben oui, messieurs les Anglos. Les politiciens québécois qui défendent vos intérêts sont des trous d'cul. Et plus souvent qu'autrement, c'est vous qui les avez élus, pas nous. À mon avis, cela en dit plus long sur vous que sur nous...

21 septembre 2010

L'argent des commissions scolaires

Un autre bel exemple de l'argent des commissions scolaires qui ne se rend jamais jusqu'aux élèves, ceux-là même pour qui elles sont supposées exister:

Au lieu de financer des services aux élèves, les contribuables ont payé plus de 360 000 $, depuis 2007, pour organiser des élections scolaires partielles auxquelles très peu de citoyens ont voté. Une commission scolaire a même flambé 35 000 $ pour un scrutin qui n'a jamais eu lieu.



(...) Parmi toutes les élections partielles tenues depuis novembre 2007, c'est un scrutin organisé par la CS des Samares, dans Lanaudière, qui est le plus troublant. Dans une lettre envoyée au Journal, l'organisme reconnaît avoir dépensé 35 497 $, en février 2009, pour une élection qui n'a jamais eu lieu. «Mme Céline Lachapelle ayant été élue par acclamation, il n'y a pas de taux de participation, évidemment», écrit le secrétaire général, Claude Coderre.


(...) La CS des Premières-Seigneuries, à Québec, a consacré 43 525 $ pour une élection à laquelle... 178 personnes ont voté, en avril 2010. Chaque vote a donc coûté 245 $.



(...) Le président de la CS du Chemin-du-Roy, Yvon Lemire, est lui aussi déçu du taux de participation de 4,68 % enregistré lors d'une élection partielle tenue en avril 2009. Ce scrutin a coûté 39513 $ aux contribuables.

19 septembre 2010

L'omertà conservateur

Bienvenue au Canada conservateur, pays dans lequel les scientifiques du gouvernement (dont les études sont financées à même les fonds publics) n'ont pas le droit... de nous PARLER. Il faut que ça passe d'abord par le gouvernement qui, lui, nous laissera bien savoir ce qui fait son affaire, bien sûr!

Extraits de la nouvelle:

Le milieu scientifique canadien est en émoi à cause de nouvelles règles qui empêchent encore plus les chercheurs du gouvernement de parler de leurs travaux aux médias. (...) Des documents récemment obtenus par PostMedia News permettent d'apprendre que toutes les demandes faites par les médias au sujet des travaux des scientifiques à l'emploi du ministère fédéral des Ressources naturelles doivent désormais passer par des «experts en la matière» et le directeur des communications du ministère, «sans exception».

Wikipédia nous offre cette définition du mot démocratie: La démocratie est le régime politique ou, plus largement, un corpus de principes philosophiques et politiques dans lequel le peuple est souverain et détient le pouvoir collectivement.

Suis-je le seul qui voit la contradiction?

Image trouvée ici.

Découvrez les villages du Québec


On a de magnifiques perles au Québec... ce site est une belle façon d'apprendre à en connaître quelques-unes. Très intéressant et très bien fait.

Une initiative de TV5.

Australopithèque



J'ai fait ces p'tits dessins pour illustrer un projet sur la préhistoire que je présente à chaque année à mes élèves.

Je me fais toujours un devoir de leur parler de l'évolution, même si ce n'est pas au programme. C'est ma façon de combattre le fanatisme et la propagande religieuse.

Certains élèves sont renversés et choqués de ce qu'ils entendent, en particulier les p'tits musulmans. Mais je n'ai jamais eu de plainte de parents. Et même si ça arrivait, je les attendrais de pied ferme! J'aimerais bien voir quelqu'un essayer de m'empêcher d'enseigner la science dans ma classe!

Monsieur Char


J'ai gribouillé ceci pendant une réunion au début de l'année. C'est une caricature d'un gars que je connais... d'habitude, je ne suis pas très bon pour faire des caricatures, mais celle-là est vraiment incroyable. Ça lui ressemble tellement! Ma femme n'en croyait pas ses yeux et mon fils l'a reconnu immédiatement.

Il habite pas loin de chez nous et puisque nos femmes sont amies et qu'on a des enfants du même âge, on se voit de temps à autres. C'est un super bon gars, serviable, généreux, bon sens de l'humour. Mais des fois, j'vous jure...

T'sais, j'veux pas être pédant et arrogant, mais maudit que c'est difficile de trouver du monde avec qui avoir des conversations intelligentes. Avec lui, si tu ne connais rien aux chars (ce qui est mon cas), t'es dans l'trouble. À peu près rien d'autre ne l'intéresse et il ne se gêne pas pour te le faire savoir.

Mais bon... nos familles s'entendent bien, alors j'endure et je fais semblant d'être intéressé par ses histoires de chars. Si seulement il faisait preuve de la même courtoisie quand j'essaie de parler d'autre chose...

Welcome to Florida!

Tu penses que tu passes une mauvaise journée?


Y'en a toujours des pires...

18 septembre 2010

Ma religion est meilleure que la tienne...

Chewie et Han


À la manière Calvin and Hobbes!

Trouvé ici.

Pubs bannies au Royaume-Uni





Franchement, je ne vois pas vraiment ce que ces pubs de crème glacée ont de si choquantes... mais peut-être que dans le contexte du Royaume-Uni, pays dans lequel les cathos sont une minorité religieuse historiquement persécutée, c'est différent? En tous cas, pour le Québécois que je suis, elles sont amusantes... faut dire que je suis toujours en faveur d'un bon pied d'nez à l'Église! ;-)

La nouvelle est ici. Les pubs proviennent d'ici, d'ici et de .

Nikita Veprikov



Galerie de l'artiste ici.

Sheng Yuan


Galerie de l'artiste ici.

Idiots and Angels



Trouvé ici.

17 septembre 2010

Pelagornis chilensis


Un oiseau géant, l'un des plus gros connus, qui avait des ailes d'une envergure de 5 mètres... et un bec dentelé! L'histoire de la vie sur notre planète ne cesse d'étonner.

La nouvelle est ici.

Le sursis

Le Sursis, c'est l'histoire de Julien, un jeune Français qui vit sous l'occupation. Contraint d'aller travailler en Allemagne, il a préféré sauter du train en marche plutôt que de se retrouver dans les usines des Boches. Il se croit donc recherché par les autorités, jusqu'à ce qu'il apprenne que le fameux train a été bombardé une heure après son évasion et que tous le croient désormais mort. Caché dans une maison désertée de son village natal, il assiste donc à ses propres funérailles. Le jour, il épie les villageois, en particulier la belle Cécile qui, à son grand désespoir, est courtisée par un jeune médecin. La nuit, il gambade et est témoin des activités illicites de la résistance. Bien qu'il ne souhaite rien d'autre qu'une existence paisible dans sa cachette jusqu'à la fin de la guerre, les événements vont conspirer contre lui et il se retrouvera, bien malgré lui, mêlé à cette guerre qui, décidément, n'épargne personne. On n'échappe pas à son destin...

On pourrait croire que le récit d'un type caché dans une maison et qui passe son temps à ne rien faire à part épier ses voisins serait plutôt ennuyeux. Et on se tromperait. Cet album a maintenu mon intérêt sans relâche, de case en case et de page en page. J'ai adoré chaque instant. Les rebondissements sont nombreux et les personnages, parfaitement crédibles, sont très attachants. Les événements qui ponctuent et parfois bouleversent leurs vies nous touchent, nous attendrissent, nous bouleversent. Les dessins absolument magnifiques de Gibrat font de cette BD une véritable oeuvre d'art. C'est maintenant officiel, je suis un fan fini de ce bédéiste exceptionnel.

Merci à Filouz qui m'a mis sur la piste de cette BD...

La guerre du professeur Bertenev

Nous sommes en 1855, en pleine guerre de Crimée. Léon Bertenev est un professeur moscovite qui a eu le malheur de développer des idées réformatrices. Le régime tsariste n'étant pas particulièrement ouvert à la critique, le prof et ses complices sont immédiatement arrêtés. Le pauvre Bertenev est alors placé devant un choix pénible: la prison ou l'armée. Il choisit la seconde option et se retrouve au front. Lors d'une bataille particulièrement inégale, les Russes sont carrément mis en pièces par les Britanniques. Notre prof, terrorisé, tente d'échapper au massacre mais est capturé par un militaire britannique.


Détesté par ses compatriotes qui le voient comme un traître et un lâche pour avoir tenté de déserter, Bertenev est protégé par le capitaine Townsend qui devient peu à peu son ami. Il commence donc à collaborer avec les troupes britanniques. C'en est trop pour ses anciens camarades russes qui tenteront de le faire assassiner à tout prix.

Bref, c'est la formidable histoire d'un homme pacifique et intellectuel, plongé contre son gré dans la folie meurtrière de la guerre. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire cet album et je me suis beaucoup reconnu dans le personnage principal. J'ai bien aimé les dessins de Zapico. Vraiment, cette BD est une belle surprise et une très agréable lecture.

14 septembre 2010

Attention au jambon!


Parallel Parking from Yum Yum London on Vimeo.

Moi et mon p'tit bonhomme avons eu un fun noir à regarder ça tout à l'heure. Comme je l'ai vu plusieurs fois (Encore, papa! Encore, papa!), j'ai eu le loisir d'observer l'attention du détail dont ont fait preuve les créateurs de cette petite animation. Il se passe plein de trucs amusants autour de l'animation centrale... et quel punch final!

Trouvé ici.

Le corps du Christ...


Trop drôle... trouvé ici.

12 septembre 2010

The Solo Adventures



Version 3D disponible ici.

Le Canada et ses vétérans

«Il y a deux classes de vétérans, au Canada: ceux qui ont pris part à la Seconde Guerre mondiale et à la guerre de Corée, et tous les autres (...) L'Afghanistan est une bombe à retardement. Les Américains ont appris des leçons du Vietnam; depuis, ils soutiennent beaucoup mieux leurs vétérans. Je crains que l'Afghanistan ne devienne notre Vietnam. Que le gouvernement ne fasse rien pour arranger les choses et que, dans 20 ans, nous ayons plein de vétérans dans la rue, brisés par la guerre.»

--Pat Stogran, l'ombudsman des anciens combattants. Trouvé ici.

Le vrai trou

Avoir un fils de 4 ans n'est pas toujours facile, mais les bons moments sont beaucoup plus nombreux que les difficultés. Par exemple, il n'est pas rare que les trucs qui sortent de sa bouche provoquent l'hilarité générale... à son grand étonnement.

L'autre jour, nous étion tous les quatre en auto et ma femme me parlait en anglais. Je ne me souviens plus de ce qu'elle m'a demandé, mais j'ai répondu: "True."
Fiston: "Papa, il est où le trou?"
Moi: "Hahaha, je n'ai pas dit TROU, mon lapin. J'ai dit TRUE, ça veut dire VRAI en anglais!"
Fiston (après quelques instants de profonde réflexion): "Papa, il est où le VRAI trou?"

Hilarité générale.

Hier, encore dans l'auto, la toune Don't call me baby anymore de Kreesha Turner jouait à la radio.

Fiston: "Papa, pourquoi la fille veut pas que le bébé touche au téléphone?"

Hilarité générale.

Évidemment, après avoir sécher mes larme, je m'assure qu'il comprend qu'on ne rit pas DE LUI, mais que c'est sa question qui est très drôle... je ne voudrais pas l'humilier par inadvertance. Mais fiston ne semble pas du tout blessé... il nous regarde nous tordre de rire, un peu perplexe, avec des yeux qui semblent dire: "Mais qu'est-ce qu'ils ont à rire ces deux zigotos?" ;-)

Ce qui est bien avec les enfants, c'est que pas une journée ne passe sans qu'on rit, qu'on chante, qu'on danse ou qu'on joue... tout cela va me manquer terriblement un jour, mais d'ici là, j'en profite à plein.

Le vol du corbeau

Ce qui m'a d'abord attiré vers cette série, ce sont les images. En effet, les dessins sont vraiment magnifiques et les superbes couleurs font penser à des aquarelles. Les expressions faciales des personnages sont phénoménales et les vues de Paris sont à couper le souffle. Bref, je commence à manquer d'adjectifs, alors je dirai simplement que chaque case mériterait d'être exposée sur le mur d'un musée.

Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le scénario est également très prenant. L'histoire se passe à Paris, pendant l'occupation. L'héroïne, Jeanne, communiste et membre de la résistance, se retrouve emprisonnée aux côtés de François, un cambrioleur qui l'aidera à s'évader. L'évolution de leur relation complexe et fascinante ne constitue qu'un aspect de ce véritable tableau historique. La recherche de la soeur disparue de Jeanne, le couple d'amis de François qui cache les deux fugitifs sur leur péniche, les Allemands qui réquisisionnent la péniche pour transporter du matériel militaire à l'insu des alliés, et j'en passe et des meilleures.

Vraiment une belle série qui ne compte, malheureusement, que deux numéros. J'ai hâte de mettre la main sur la prochaine oeuvre de Jean-Pierre Gibrat!

THE BULLETPROOF COFFIN



La maison d'éditions Image a fait beaucoup de chemin depuis sa fondation. À ses débuts, lorsqu'elle fut fondée par les artistes les plus hot de l'heure, elle offrait des séries qui étaient superbes à regarder, mais dont les scénarios étaient totalement vides. Ses séries de super-héros étaient totalement sans originalité et tentaient de copier les gros canons de Marvel et DC.

Mais de nos jours, Image n'hésite pas à sortir des sentiers battus et à prendre des risques. Elle publie des séries vraiment intrigantes, originales et off-beat. La série Bulletproof Coffin, par exemple, semble vraiment bien foutue. Les dessins me font penser à une espèce de mélange Kirby-Moebius et le concept est vraiment intéressant. Le personnage principal, Steve Neumann, existe apparement dans deux mondes à la fois. Dans l'un, il mène une vie médiocre et son boulot constitue à nettoyer les sanglantes scènes de crimes. Dans l'autre, il est le super-héros Coffin Fly... mais lequel de ces deux mondes est réel et lequel est un rêve?

Les premières pages de chaque numéro sont disponibles sur le net, question de nous mettre l'eau à la bouche. Premier numéro (entièrement disponible ici), deuxième, troisième et quatrième. Deux autres sont à paraître. Ma curiosité est piquée.

Le pape derrière les barreaux?

C'est l'idée la plus géniale du siècle! Extrait de la nouvelle:

RICHARD DAWKINS, the atheist campaigner, is planning a legal ambush to have the Pope arrested during his state visit to Britain “for crimes against humanity”. Dawkins and Christopher Hitchens, the atheist author, have asked human rights lawyers to produce a case for charging Pope Benedict XVI over his alleged cover-up of sexual abuse in the Catholic church. The pair believe they can exploit the same legal principle used to arrest Augusto Pinochet, the late Chilean dictator, when he visited Britain in 1998.


The Pope was embroiled in new controversy this weekend over a letter he signed arguing that the “good of the universal church” should be considered against the defrocking of an American priest who committed sex offences against two boys. It was dated 1985, when he was in charge of the Congregation for the Doctrine of the Faith, which deals with sex abuse cases.


(...) Dawkins and Hitchens believe the Pope would be unable to claim diplomatic immunity from arrest because, although his tour is categorised as a state visit, he is not the head of a state recognised by the United Nations.


They have commissioned the barrister Geoffrey Robertson and Mark Stephens, a solicitor, to present a justification for legal action. The lawyers believe they can ask the Crown Prosecution Service to initiate criminal proceedings against the Pope, launch their own civil action against him or refer his case to the International Criminal Court.


Dawkins, author of The God Delusion, said: “This is a man whose first instinct when his priests are caught with their pants down is to cover up the scandal and damn the young victims to silence.”


Hitchens, author of God Is Not Great, said: “This man is not above or outside the law. The institutionalised concealment of child rape is a crime under any law and demands not private ceremonies of repentance or church-funded payoffs, but justice and punishment."

(...) “There is every possibility of legal action against the Pope occurring,” said Stephens. “Geoffrey and I have both come to the view that the Vatican is not actually a state in international law. It is not recognised by the UN, it does not have borders that are policed and its relations are not of a full diplomatic nature.”

Ti-Ben XVI devant un tribunal... ce serait extraordinaire... épique...
 
La caricature, trouvée ici, est l'oeuvre de Court Jones.

10 septembre 2010

Yodagraphe


Trouvé ici.

Les leaders du monde musulman sont des crétins


Suite à cette histoire de fous dont je parlais plus tôt ce matin, les leaders des pays musulmans ont réagi.

Combien d'entre eux ont eu l'honnêteté intellectuelle d'expliquer à leurs gens qu'il ne faut pas juger tout l'Occident aux agissements d'un hurluberlu floridien et à sa p'tite gang d'illuminés? Combien d'entre eux ont fait remarquer à leur monde qu'après tout, il ne faut pas grimper dans les rideaux pour si peu et que ce geste est sans importance et sans conséquence? Combien d'entre eux ont encouragé les croyants à se calmer le ponpon et à respirer par le nez, en soulignant que des tatas pouvaient bien brûler ce qu'ils veulent, qu'en bout de ligne, ça ne changeait absolument rien à rien? Combien ont tenté de calmer le jeu en faisant remarquer qu'en bout de ligne, brûler un livre ne faisait pas vraiment de mal à personne?

Pas un câlisse.

Au contraire, ils considèrent plutôt que la provocation est si grande qu'elle justifie la haine et la violence.

Extraits de la nouvelle:

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est insurgé contre ce «complot sioniste». Ce type d'action «va accélérer la chute et l'anéantissement des sionistes et leurs protecteurs», a-t-il affirmé.



L'imam de La Mecque, Saleh Ben Humaid, a qualifié le projet du pasteur d'«incitation au terrorisme». Et le plus haut dignitaire chiite irakien, l'ayatollah Ali Sistani, a mis en garde contre les «conséquences terribles» qu'aurait sa mise en oeuvre.


(...) «Nous avons su qu'aux États-Unis, un pasteur a décidé d'insulter le Coran (...) nous leur disons qu'ils ne devraient même pas y penser», a déclaré le président afghan Hamid Karzaï au cours du rassemblement du gouvernement organisé pour l'Aïd-El Fitr, qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan. La veille, des milliers d'Afghans avaient déjà scandé des slogans antiaméricains et antichrétiens dans la petite ville de Mahmud Raqi, au nord de Kaboul, près d'une base aérienne américaine.


Le président de l'Indonésie, pays le plus peuplé du monde musulman, Susilo Bambang Yudhoyono, s'est à nouveau exprimé sur ce projet qui «menace la paix et la sécurité internationale». En Malaisie, autre pays musulman, le premier ministre Najib Razak a averti que si le projet de Terry Jones était mis à exécution, cela «enflammerait les sentiments des musulmans à travers le monde»

Tout ça parce qu'un illuminé veut brûler un livre de fiction. Du pur délire à l'échelle mondiale.

Les derniers jours d'un immortel

Je suis un mordu de science-fiction... j'adore les possibilités infinies que cela ouvre aux auteurs du genre. En fait, la seule limite qui s'impose à eux est la limite de leur imagination.


Le problème, c'est que plus souvent qu'autrement, cette imagination est plutôt limitée. Par exemple, les extra-terrestres que nous présentent la SF sont, la plupart du temps, beaucoup trop humains pour être crédibles. Ils ressemblent presque toujours à des humanoïdes ou sont calqués sur les animaux et les insectes que nous connaissons. Ils sont souvent bipèdes, ont deux yeux, parlent avec une bouche située sous leur nez et, le plus hallucinant, ont des expressions faciales, des valeurs et des cultures pas très éloignées de celles des humains. Prenez les extra-terrestre qu'on retrouve dans Star Trek, la plupart de ceux qu'on retrouve dans Star Wars et même ceux de l'univers Marvel. Ils nous ressemblent trop.

Que ce soit par manque d'imagination ou plutôt parce que les auteurs se disent que leurs lecteurs seraient incapables de comprendre des êtres imaginaires qui sont complètement étrangers à tout ce que nous connaissons, le résultat est le même. On se retrouve presque toujours avec des extra-terrestres trop humains pour être véritablement crédibles.

Il est question, après tout, d'êtres qui sont supposés avoir évolué dans un environnement complètement étranger à la Terre! Si notre petite planète a été capable de donner naissance à des êtres aussi diversifiés que des chats, des bactéries et des étoiles de mer, alors l'apparence des créatures extra-terrestres devrait dépasser l'entendement. Rien n'indique que tout processus d'évolution mène inévitablement au modèle humanoïde, bipède, possédant deux bras, un visage et deux yeux, avec des mâles et des femelles et une civilisation semblable à la nôtre!

Bref, cette frustration est souvent présente, chez moi, lorsque je lis ou que je visionne une oeuvre de SF. Il est très fréquent que le manque d'imagination et d'originalité du créateur me désespère. Il est très rare que je sois agréablement surpris.

Mais cette BD de Bonneval et Vehlmann a fait plus que me surprendre. Elle m'a carrément jeté en bas de ma chaise, m'a complètement émerveillé. En fait, l'imagination débordante de Vehlmann m'a ébloui. Il m'a servi un monde qui dépasse complètement mon imagination la plus folle. Pour une fois, je n'ai pas bâillé devant la médiocrité des extra-terrestres, j'ai plutôt été estomaqué par leur complexité et les vastes possibilités qu'explore l'auteur. Il apporte des concepts et des idées neuves. J'ai adoré ça.

L'histoire se déroule dans un monde futuriste et met en scène Elijah, un haut gradé de la police philosophique et médiateur en résolution de conflits entre espèces intelligentes. L'avenir tel qu'imaginé par Vehlmann est complètement fascinant, tant par les moeurs des humains du futur que par les multiples races d'aliens qui le peuplent. Un homme de l'antiquité qui visiterait notre époque serait complètement dérouté par notre mode de vie et nos habitudes. La technologie que nous utilisons lui semblerait être de la magie. C'est exactement ce que l'on ressent en pénétrant l'univers futuriste de Vehlmann. On est dérouté, choqué et émerveillé en même temps. C'est une expérience extraordinaire.
 
Si plusieurs de ses extra-terrestres sont assez similaires aux humains ou aux animaux terrestres, du moins en apparence, d'autres sont très différents et très originaux. Les difficultés de communication entre races et le choc des différentes cultures est fascinant et réfléchi. Les humains, eux, grâce aux progrès de la science, sont devenus immortels. Mais cette vie éternelle comporte des effets secondaires très fâcheux. Le prix à payer... est une perte progressive de la mémoire à long terme. Le prix en vaut-il la peine?
 
L'histoire est captivante du début à la fin. Dès les premières cases, j'étais accroché. Les deux premières phrases du livre sont:
 
"Je ne sais pas trop. Je dirais qu'il a dû me tuer vers 19h."
 
Comment ne pas être immédiatement accro?
 
Bref, je m'éternise, mais c'est simplement parce que je suis complètement emballé. Le seul bémol que je mettrais est au niveau des dessins. Au début, je les trouvais vraiment désagrébles et malhabiles. C'est vrai qu'à la longue, je m'y suis habitué petit à petit et qu'à certain moment, je les ai même aimés... mais la plupart du temps, j'étais peu enthousiaste. Cela étant dit, la richesse du scénario compense amplement la simplicité des dessins... mais je ne peux pas m'empêcher de rêver à ce qu'aurait pu être le résultat final avec un autre dessinateur!
 
Un incontournable que je recommande fortement.

Glen Beck et les nazis...



J'ai tellement ri en voyant ça, tellement ri... j'en pleurais... ;-D

Trouvé ici.

It is wrong...

demotivational posters - SLEEPING WITH YOUR SISTER
see more Very Demotivational

Monde de détraqués...

Voici un autre bel exemple de la débilité des religions. D'un côté, une espèce de gros pasteur moron et sa bande de taches xénophobes qui veulent brûler des exemplaires du Coran à la mémoire des victimes du 11 septembre. De l'autre, des millions de fanatiques enragés et ignorants qui feront porter la responsabilité de ce geste à tout l'Occident et qui sont prêts à tuer du monde pour venger l'honneur de quelques feuilles de papier.

Et le monde entier, même le président des États-Unis, coincé dans le milieu de tous ces débiles, retient son souffle pendant que ce crétin de pasteur redneck change d'idée comme une girouette, attend un "sign from God" et tente d'intimider les musulmans de New York pour les empêcher de construire leur  mosquée à proximité de Ground Zero... et pendant que des millers de débiles se préparent à tout casser dans les pays musulmans et que les organisations terroristes se frottent les mains. Et en bout de ligne, des gens vont souffrir et crever... pour rien.

C'est complètement dément...

Les religions sont le cancer de l'humanité.

On devrait construire des arènes dans lesquelles les fanatiques religieux pourraient s'affronter et s'entre-tuer à leur guise... après ça, on serait peut-être tranquilles.

La nouvelle est ici et ici. Le commentaire fort pertinent de PZ Myers est ici.

9 septembre 2010

Le hockey et vous...


Trouvé ici.

Un esti d'amphithéâtre sportif à nos frais...

Voilà ce que le gouvernement du Québec veut faire avec notre argent: construire un amphithéâtre sportif à Québec. Les écoles et les hôpitaux tombent en ruines et manquent de ressources et de personnel, les viaducs s'effondrent sur les automobilistes, les routes sont dignes du Tiers monde, les universités manquent de financement, les profs et les infirmières reçoivent des salaires pourris, pendant que le gouvernement accumule des déficits et des dettes faramineuses... et ils vont dépenser les fonds publics pour construire un méga-colisée à Québec.

Évidemment, dès qu'il est question de hockey, toute apparence d'objectivité des médias québécois disparaît complètement. Les commentaires que j'ai entendus sortir de la bouche des différents animateurs de radio hier se résumaient à: "Yé! Les Nordiques vont revenir à Québec!"

Personne ne semble réaliser que le gouvernement Charest ferait n'importe quoi pour faire diversion à propos de ses nombreux scandales? Personne ne voit que les conservateurs feraient n'importe quoi pour faire élire un ou deux bozos de plus dans la région de Québec? Personne ne se souvient que ces millions qu'ils s'apprêtent à crisser par les fenêtres, c'est NOTRE argent?

Et dans ce grand désert d'idiots, je cherchais UNE voix discordante qui était encore capable de faire preuve de sens critique. Je l'ai finalement trouvée. Extraits de la chronique d'Yves Boisvert:

Cette histoire, racontée dans le New York Times de mardi, n'est qu'un des exemples du délire de fonds publics engloutis dans le sport professionnel depuis 40 ans, partout en Amérique du Nord. Soit à la suite de menaces de déménagement d'équipes, soit parce que les politiciens croyaient rallier les fans au nom de la fierté et des «retombées économiques». Ah, les retombées!

La même stratégie se répète à Québec, avec les mêmes arguments. Voyez-vous, mesdames et messieurs, les experts de Ernst & Young le disent: un amphithéâtre multifonctionnel de 400 millions à Québec serait rentable! C'est curieux. Si c'est rentable, pourquoi n'y a-t-il personne pour le construire à ses frais? Ah! Vous voulez dire: c'est rentable... une fois que le public l'a financé.



(...) Il y a une certaine logique, également, à ce que les gouvernements épaulent un projet de ce genre. Mais 175 millions du gouvernement du Québec, autant d'Ottawa et 50 millions de la Ville de Québec? Cet argent viendra ou bien de taxes et d'impôts nouveaux, ou bien d'un emprunt gouvernemental. On n'en sort pas. C'est exorbitant et injustifié.


(...) Mais les comparaisons nord-américaines sont minces et peu convaincantes. Sans compter un certain enthousiasme quant au «marché» de Québec. L'étude estime par exemple le bassin de clients d'un nouveau Colisée à... 9,1 millions de personnes. Car aux gens de Québec (un demi-million), il faut ajouter les touristes et les visiteurs...



J'ai été intéressé de découvrir que Charlottetown (Î.-P.-É.), à 945 km de Québec, est une «agglomération avoisinante», tout comme le Cap-Breton et Moncton...

On nous prend vraiment pour des cons... et à voir les réactions niaises des médias et des gens que je connais, je crois que dans ce cas-ci, ils ont bien raison.

La photo provient d'ici.

6 septembre 2010

Le glas sonne...



Quel est le dernier rempart qui ralentit la disparition du peuple francophone du Québec?

À part notre obstination collective?

La Loi 101. Ou si vous préférez, la Charte de la langue française.

Depuis 1977, c'est elle qui force les commerces à s'afficher et à nous servir en français. C'est elle qui force les francophones et les immigrants à fréquenter les écoles françaises. C'est elle qui nous maintient artificiellement en vie. Le peuple sans pays que nous sommes n'a pas d'autre façon de ralentir sa disparition et de freiner son assimilation.

Le gouvernement élu par ce peuple ne devrait-il pas avoir comme première priorité la survie du peuple en question? Les élus ne sont-ils pas là pour défendre les intérêts supérieurs de la nation?

Le gouvernement libéral dit non. Pire, la ministre qui est elle-même responsable de la défense de la Charte de la langue française vient nous dire que "l'image du Québec à l'étranger" est plus importante que la survie même du peuple québécois.

Extraits de l'ahurissante nouvelle:

Pour «la protection de l'image du Québec à l'étranger,» la ministre Christine St-Pierre va défendre bec et ongles cette semaine le droit des francophones d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise. La ministre responsable de la Charte de la langue française se retrouvera sous les feux de la rampe à compter de mercredi alors que se tiendront les auditions publiques sur le controversé projet de loi 103. Ce projet de loi accorde aux écoliers francophones et allophones le droit d'intégrer le réseau scolaire public anglophone pour autant qu'ils aient fréquenté un établissement privé anglophone non subventionné pendant au moins trois ans.

(...) Mais pour le Parti québécois, le Bloc, le mouvement nationaliste et les grandes centrales syndicales, la ministre St-Pierre abandonne la défense du français au profit d'un système d'enseignement «à deux vitesses» permettant aux parents fortunés «d'acheter» pour leur progéniture le droit constitutionnel de fréquenter l'école anglaise. La coalition d'organismes et le Parti québécois pressent donc le gouvernement Charest d'interdire purement et simplement l'accès des francophones et des immigrants au réseau anglophone en appliquant la loi 101 aux établissements privés non subventionnés. Pour se prémunir contre d'éventuelles constestations judiciaires, le PQ exhorte le gouvernement de recourir à la clause dérogatoire prévue à la Constitution.


(...) «Ils nous demandent de faire ce qu'ils n'ont pas voulu faire quand ils étaient au pouvoir, conscients de l'impact sur la scène internationale. Quand tu prétends vouloir faire un pays, tu ne vas pas te promener en disant que tu vas brimer, dans certains cas, les libertés fondamentales. Tout le débat est là. C'est la protection de l'image du Québec à l'étranger», a-t-elle poursuivi.

Ok... premièrement, pauvre tarte, la seule raison pour laquelle on est obligés de "brimer les libertés" scolaires des citoyens, C'EST JUSTEMENT PARCE QU'ON N'EST PAS UN PAYS, MERDE! J'aimerais bien, moi aussi, avoir le luxe de me passer de cette loi! J'aimerais ça faire partie d'un peuple qui n'est pas maintenu en vie artificiellement et qui s'épanouit normalement. J'aimerais ça que les immigrants qui choisissent de venir vivre ici le fassent dans le but de devenir des Québécois francophones, pas des English-speaking Canadians! J'aimerais ça qu'on soit un peuple comme les autres! Mais pour ça, il faut avoir un pays, connasse! Tu t'opposes à notre souveraineté et après ça, tu t'opposes aux lois palliatives qui nous maintiennent en vie! Et souvenez-vous qu'on ne parle pas de n'importe qui, là, on parle de la MINISTRE RESPONSABLE DE LA CHARTE DE LA LANGUE FRANÇAISE!!!! C'est sa crisse de job de défendre cette loi et elle veut la castrer complètement! C'est pas croyable...

Et puis deuxièmement, mettons quelque chose au clair, la plupart des gens "à l'étranger" ne savent même pas c'est quoi le Québec! J'ai vécu un an en Nouvelle-Zélande, un an passé à tenter d'expliquer aux gens que je venais du Canada mais que je ne me considérais pas Canadien, que je parlais français mais que je n'étais pas un Français... ils n'y comprenaient rien. C'est ça qui se passe quand t'as pas de pays: tu n'existes pas dans l'esprit des gens! Ils ne savent pas t'es qui! Alors fichez-moi la paix avec "l'image du Québec à l'étranger"... à part la France, la Belgique et peut-être Haïti, y'a personne qui sait avec trop de certitude ce qu'on est exactement, alors comment voulez-vous qu'ils aient une opinion, bonne ou mauvaise?

Troisièmement, même si la ministre avait raison et que cette loi causait du tort à l'image du Québec, on s'en câlisse-t-y!!!! On va se mettre un revolver sur la tempe, tirer la gachette et tous s'assimiler comme les bons petits colonisés que nous sommes au nom de la Défense de l'Image du Québec? Non mais quelle sombre idiote!

Je suis complètement renversé...

J'ai dû recommencer à écrire ce billet cinq fois... je ne trouve pas les mots justes pour exprimer correctement mon indignation et mon dégoût de ce gouvernement de merde. C'est complètement fou...

J'essaie de m'accrocher au mince espoir que ceci va enfin réveiller les gens, que c'est l'électro-choc nécessaire pour brasser le mouvement souverainiste, que les gens vont enfin voir que la survie au sein du Canada n'est qu'une illusion temporaire, que la seule vraie façon d'assurer notre pérennité, c'est d'avoir notre propre pays...

Si les gens contineut de dormir au gaz et capitulent... alors la première note du glas vient de sonner...

Si les affiches de films disaient la vérité...








Trouvées ici.

Pub de chips


Trouvée ici.