30 avril 2011

Moi, je vote BLOC

Unilinguisme à la NPD


Tu veux te lancer en politique mais tu ne parles pas français? Pas de problème! Rejoins les rangs du NPD!

Extrait de la nouvelle:

La candidate NPD dans Berthier-Maskinongé, Ruth-Ellen Brosseau, qui se prélasse actuellement à Las Vegas au lieu de faire campagne, serait quasi unilingue anglaise, au point de ne pas avoir pu accorder une entrevue en français à la radio communautaire de Maskinongé, un des rares médias à avoir réussi à lui parler personnellement.


Et elle n'est pas la seule:
 
Ce n'est pas la première candidate du NPD au Québec à être critiquée pour son français. La candidate dans Mégantic-L'Érable, Cheryl Voisine, animait un compte Twitter presque exclusivement en anglais. Ce compte a été effacé (...) Sur sa fiche biographique, elle dit habiter Ottawa, soit à plus de 300 kilomètres du comté. Mme Brosseau travaille quant à elle dans un pub de la région d'Ottawa, soit à près de 400 kilomètres de Maskinongé.



Pas croyable...

Quand la fiction crée une vraie controverse...


Dans les pages de Action Comics #900, Superman renonce à la citoyenneté américaine.

Ça n'en prenait pas plus. Les commentateurs de droite grimpent dans les rideaux: "Besides being riddled with a blatant lack of patriotism, and respect for our country, Superman's current creators are belittling the United States as a whole. By denouncing his citizenship, Superman becomes an eerie metaphor for the current economic and power status the country holds worldwide."

Heu... quelqu'un pourrait leur rappeler que Superman est un personnage fictif? Merci.

Le saint Évangile du lapin



Je suis un peu en retard, mais vaut mieux tard que jamais!

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Si tu possédais ton propre sabre laser...


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24 avril 2011

Magasin Général - tome 6


Je ne sais pas pourquoi j'aime à ce point cette série. Ceux qui me connaissent savent que je suis davantage du genre "Star Wars" que du genre "Filles de Caleb".

J'ai du mal à analyser et à décortiquer les raisons de mon amour de cette série. Tout ce que je sais, c'est que j'adore. Oui, oui, je l'adore. C'est comme un coup de foudre, c'est de la magie. Je ne me l'explique pas complètement et ce n'est pas nécessaire parce que je suis trop occupé à triper.

Les personnages sont si vibrants, si attachants, si multidimensionnels, si crédibles! Certains me rappellent de vieux oncles ou de vieilles tantes. Certains me font penser à moi. Je crois que cette série est, pour moi, une sorte de Paradis Perdu. C'est une visite dans ce Québec profond, cette terre ancestrale que nous, Québécois modernes, regardons souvent avec mépris. Cette période que nous voyons comme une grande noirceur. Mais au-delà des hommes politiques importants et des personnages historiques influents de l'époque se cache l'histoire du p'tit monde, du vrai monde, de nos aïeux. Et cette série leur redonne vie, avec tous leurs défauts, toutes leurs qualités, dans toutes leurs contradictions, avec toutes leurs forces et leurs faiblesses. Ils vivent à nouveau, sous nos yeux, ces gens d'un autre âge, à la fois si différents et si proches de nous. Ils rient, ils pleurent, ils doutent, ils souffrent et on y croit totalement. C'est de la pure magie.

Les dessins sont tout simplement formidables. Les deux artistes (oui, oui, DEUX artistes qui fondent leurs styles respectifs en un seul, une vraie symbiose) nous offrent des planches vibrantes de vie et de véracité. Les cases débordent de détails, on en redécouvre toujours à la deuxième et même à la troisième lecture. Et ce qui est bien, c'est que même si les créateurs de cette série sont Français, jamais ils ne tombent dans les stéréotypes idiots ou les caricatures. Les personnages s'expriment d'ailleurs dans un français québécois parfaitement authentique et crédible, un autre ingrédient qui ajoute à la magie.

Bon, il faut bien dire que la série compte déjà six tomes et qu'ils ne sont pas tous égaux. J'ai craint à quelques reprises qu'elle ne s'épuise. Mais le sixième est vraiment l'un des meilleurs. Me voilà rassuré.

Pale Blue Dot: version animée

Quelqu'un a créé une jolie animation pour accompagner le célèbre plaidoyer de Carl Sagan.


Pale Blue Dot - Animation from Ehdubya on Vimeo.

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Le Canada à la rescousse de la religion!

Merci au Grand Flanc Mou qui a attiré mon attention sur cette nouvelle ahurissante:

Le chef conservateur Stephen Harper a profité de la fin de semaine de Pâques pour revenir sur l'idée de créer un nouveau «Bureau sur la liberté de religion». M. Harper a précisé samedi matin qu'il fera de la défense de la liberté de religion partout au monde une «priorité» de la politique étrangère canadienne.


Doté d'un budget annuel de 5 millions $, ce Bureau relèvera du ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, a indiqué M. Harper. Cette mesure avait déjà été annoncée dans le programme conservateur.

Utiliser les fonds publics pour financer un Bureau sur la liberté de religion. Incroyable. Est-il nécessaire de rappeler l'attitude répréhensible de ce même gouvernement à l'égard des sciences? Si oui, référez-vous à cette liste de Valérie Borde:

Décisions contraires au consensus scientifique et à l’avis de ses experts (à propos des changements climatiques, entre autres), l’abolition du questionnaire long obligatoire du recensement, la réouverture du réacteur nucléaire de Chalk River contre l’avis des experts de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, la suppression arbitraire de subventions à l’Observatoire du Mont Mégantic et à d’autres centres de recherches, l’autorisation prématurée du vaccin contre le virus du papillome humain, le muselage systématique des scientifiques à l’emploi du gouvernement, la nomination d’un ministre de la science ouvertement créationniste (sans compter les députés fous de Dieu qui soignent les réactions allergiques par la prière), l’absence remarquée d’un Scientifique en chef qui aurait peut-être évité bien des décisions malheureuses, l’ingérence politique dans les organismes de subventions des promesses de subventions records dans le dernier budget qui comme par hasard ciblent deux institutions situées dans des régions où les conservateurs espèrent remporter des sièges.
 
Bref, on vomit sur la science... mais on défend la religion!
 
Non mais, quelle bande de débiles finis...
 
Image trouvée ici.

23 avril 2011

Cours de speed dating 101


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Ce que nos enfants entendent dans les pubs...

L'auteur de ce blogue a réuni les termes qu'il a entendus dans les pubs de jouets destinées aux p'tits gars et dans celles de jouets pour filles. Plus le mot revient souvent, plus il est gros dans le graphique. Voici le résultat pour les petites filles:


Et le résultat pour les petits gars:


Choquant, n'est-ce pas?

Merci à Yves, mon fidèle Antropopithèque Anticommutatif! ;-)

J'ai mal au coeur...

Mon dégoût pour la monarchie n'est un secret pour personne. Et les reportages à porpos du mariage royal me donnent la nausée. Généralement, ma stratégie de survie est la même que celle que j'utilise pour les séries éliminatoires: je change le poste ou je tourne la tête.

Mais le titre de cet article ayant piqué ma curiosité, je suis allé jeter un coup d'oeil. J'aurais pas dû.

On y parle d'un guide de 22 pages listant les règles de bienséance à respecter qui a été distribué aux convives et au personnel. Pour la majorité, il s'agit de règles pédantes et antiques qui n'ont rien de particulièrement surprenantes.

Puis, je suis tombé là-dessus:

Les erreurs fatales n’étant pas réservées aux invités, une liste de recommandations a aussi été distribuée au personnel. Il est ainsi rappelé aux serveurs, majordomes et autres employés qu’il est strictement interdit de regarder dans les yeux Kate, la reine ou n’importe quel membre de la famille royale : «Ils devront garder la tête baissée et rester aussi discrets que possible.»

Calvaire...

Ces gens-là peuvent bien tous devenir fous! Ils sont entourés de types qui les traitent comme des dieux vivants!

Mon dieu imaginaire d'abord, ta démocratie après!

Extrait de la nouvelle:

Les dates fixées par Élections Canada pour la tenue du vote par anticipation aux élections fédérales du 2 mai indisposent la Conférence des évêques catholiques du Canada. Les dates retenues, celles du Vendredi Saint de même que des 23 et 25 avril, coïncident avec les fêtes pascales, des moments religieux importants pour les chrétiens. (...) Cependant, le directeur général des élections, Marc Mayrand, rappelle qu'il ne détermine pas lui-même les dates du vote par anticipation. Selon la Loi électorale du Canada, ce vote doit se tenir les 10e, 9e et 7e jours avant le jour du scrutin.


Je ne sais même pas par où commencer pour la commenter, celle-là. Je suis à la fois fasciné et horrifié. On est en 2011 et l'Église catholique fait pression sur le gouvernement pour faire changer la Loi électorale? Pour des motifs religieux? C'est quand même ahurissant, non?
Je n'en reviens pas...

En tous cas, ça prouve qu'il faut vraiment veiller au grain! La religion persiste et continue d'essayer de venir se mettre le nez dans le fonctionnement de la société civile, même en ces temps modernes.

22 avril 2011

Le plan Legault II


François Legault révèle petit à petit ses intentions pour réformer le système d'éducation québécois depuis un certain temps déjà. J'en ai déjà parlé ici et ici.

Maintenant que le chat est finalement sorti du sac, regardons de plus près. Les extraits d'infos proviennent d'ici.

L'éducation est la «priorité absolue» de la Coalition, qui veut faire passer le taux de diplomation des jeunes de moins de 20 ans de 72% actuellement à 80% en 2020.

L'éducation comme priorité absolue... ça fait plaisir de lire ça, c'est certain. Il est également évident que de grands changements s'imposent. Mais lesquels?

Pour y arriver, le cofondateur de la Coalition, François Legault, souhaite revaloriser la profession enseignante en donnant plus d'autonomie aux enseignants et en augmentant leurs salaires de 20%, voir plus pour ceux oeuvrant dans des milieux défavorisés. En échange de cette hausse de salaire, M. Legault veut évaluer deux fois par année la performance des enseignants, en se basant notamment sur la réussite des élèves.


J'ai un peu de mal à suivre le raisonnement de François Legault. La dernière fois, il parlait de plus de responsabilités et maintenant, il veut qu'on ait plus de liberté? Parce que confier plus de responsabilités à quelqu'un est supposé le libérer? Pas clair.

La hausse de salaire, je l'ai déjà dit, c'est une excellente idée. Si on veut des gens de qualité, si on veut des gens qui n'ont pas juste le goût de tout crisser là après quelques années en voyant l'énormité de la tâche comparativement au chèque de paye, si on dit que les enseignants sont des gens importants dans notre société, ben faut agir en conséquence!

Pour ce qui est de l'évaluation des enseignants, je ne vois pas vraiment où il veut aller avec ça. Premièrement, les enseignants sont déjà évalués puisque tout ce qu'ils font est observé par les directions d'école, les parents et les étudiants. On ne travaille pas en vase clos! T'sais, si tu ne fais pas ta job, ça se sait et ce n'est pas long. Deuxièmement, il faudrait se questionner sur la pertinence de la démarche. Y a-t-il des enseignants incompétents? Bien sûr, comme dans n'importe quel autre métier. Y en a-t-il un nombre suffisamment élevé pour justifier des mesures aussi drastiques? J'pense sincèrement pas. Troisièmement, je l'ai déjà écrit ici, tu ne peux pas évaluer un prof en regardant les résultats de ses élèves, ça ne marche pas de même. Si quelqu'un voyait les notes de mes élèves cette année (56% de moyenne en maths à la deuxième étape, crisse!) et se basait là-dessus pour m'évaluer, ce serait une grave injustice. Parce que j'ai une classe épouvantable et que je travaille comme dix. Et qu'il y a un paquet de facteurs qui expliquent qu'un élève passe ou coule et ceux-ci n'ont souvent rien à voir avec la qualité d'enseignement du prof. Quatrièmement, qui va évaluer les profs? Les directions d'école? Parce que vous pensez qu'elles ont toutes la capacité de le faire objectivement? Jamais dans cent ans! Et cinquièmement, on va se dire les vraies affaires, s'il y a une prime en argent pour faire passer les élèves, vous croyez vraiment que personne ne va booster les notes (comme ça se fait présentement au privé)? Même moi qui ai toujours été irréprochable là-dessus par le passé, je serai tenté! Non mais c'est vrai! Si je suis honnête et que je leur donne la mauvaise note qu'ils méritent, ils vont couper mon salaire? Si je leur ajoute quelques points pour les faire passer, je reçois un bonus? Et vous voulez que je dise que la tentation ne serait pas là de tout simplement niveler par le bas et de faire passer tout le monde? Ben voyons... j'suis intègre, mais j'suis pas con! Je le dis honnêtement, je serais tenté en maudit. Qui ne le serait pas?
 
Il assure que les attentes ne seront pas les même envers ceux travaillant en milieux défavorisés et que la réalité des classes sera considérée. «Mais il n'y a rien de plus important qu'un enseignant motivé et compétent, dit M. Legault. Un enseignant qui n'atteindrait pas les résultats attendus se ferait proposer des stages de mentorat. Et si rien ne change, il serait congédié.» Selon la Coalition, environ 5% des enseignants auraient besoin de formations d'appoint.


Je ne sais pas trop d'où il sort son 5%, mais suppososn que c'est basé sur quelque chose de scientifique (ce dont je doute). Je le répète, tu ne peux pas évaluer un enseignant en regardant les résultats de ses élèves. Ça ne marche tout simplement pas d'même. T'sais, moi je suis essentiellement le même gars qui enseigne de la même manière, qui utilise la même approche et qui a le même niveau de motivation que j'ai toujours eu. J'ai eu des classes dans ma carrière avec lesquelles j'ai fait des miracles. Certaines années, j'ai mis sur pied des projets incroyables, les élèves ont réalisé des trucs extraordinaires. J'ai jadis eu une équipe de Génies en herbes qui plantait les collèges privés! J'ai eu des classes qui gagnaient des concours, qui construisaient des blogues, qui publiaient un journal de classe pratiquement à chaque semaine, qui créaient des BD semi-professionnelles, qui inventaient des jeux de société meilleurs que bien des trucs qu'on retrouve en magasin, qui se mobilisaient pour financer des grosses sorties... et j'en passe!

Pis cette année, j'ai une gang de morons qui ne travaille pas, qui n'étudie pas, qui ne participe pas, qui ne veut rien savoir. La semaine dernière, aux leçons hebdomadaires (qui n'ont pourtant rien de bien sorcier), seul un élève a obtenu 5/5. La moitié de la classe a coulé. Quatre élèves ont eu ZÉRO. Pourtant, dans le passé, pour des leçons à peu près identiques, je n'ai jamais eu plus qu'un ou deux échecs par semaine. Je suis exactement le même gars qu'avant qui enseigne de la même façon qu'avant. Mais là, je suis devant une gang de jeunes ignorants, sous-stimulés, irresponsables, immatures et dont leurs parents se câlissent complètement.

Tu ne peux pas évaluer un prof en regardant les résultats de ses élèves, c'est aussi simple que ça.

Comment l'évaluer, alors? Selon ses méthodes? Il y a une quasi-infinité de façons d'enseigner. Ce qui marche pour un prof ne marche pas nécessairement pour l'autre. Moi, par exemple, j'utilise une approche qui est très différente de celle de ma collègue de 6e. Elle est très strucurée, très organisée, son enseignement du français est plus axé sur la grammaire et la syntaxe que moi. Je suis plus souple, moins formel et mon enseignement du français passe par la lecture et l'écriture active. Pourtant, nous sommes tous les deux de très bons enseignants qui faisons de notre mieux selon nos convictions et nos personnalités respectives. Y'a des années que ça marche mieux que d'autres, tant pour elle que pour moi. Mais tu ne peux pas nous évaluer là-dessus, ce serait biaisé et ça ne refléterait que les préférences personnelles de l'évaluateur.

Tout ça pour dire que l'évaluation des profs, ça a peut-être l'air bien beau, mais c'est n'importe quoi...

M. Legault souhaite aussi rendre les écoles plus autonomes en abolissant les 69 commissions scolaires pour les remplacer par 39 agences régionales, semblables à celles existant dans le réseau de la santé. De cette façon, les directeurs d'écoles engageraient leurs professeurs et signeraient avec eux des contrats de trois à cinq ans, ce qui améliorerait la stabilité du personnel.


Personne ne souhaiterait voir disparaître les C.S. plus que moi. Mais ce n'est pas en changeant le nom que tu règles le problème.

Toutefois, l'idée des directions qui embauchent, j'aime bien. L'une de mes frustrations actuelles est d'être incapable de venir travailler plus près de chez moi parce que j'habite sur le territoire d'une C.S. différente de celle qui m'emploie. La saloperie de bureaucratie me traite quasiment comme un travailleur étranger, comme si je ne travaillais pas déjà pour le même crisse de gouvernement! Legault parle de stabilité de personnel, moi j'y vois plutôt une opportunité pour quitter la région où j'enseigne et me rapprocher de chez moi! Mais bon, c'est vrai qu'une fois le transfert accompli, je serais stable après ça pour un bon bout de temps.

Toutes ces mesures, qui sont évaluées à 950 millions, seraient adoptées sans augmenter les taxes et impôts. M. Legault croit entre autres pouvoir aller chercher 600 millions en diminuant les frais d'exploitation chez Hydro-Québec, 280 millions en diminuant la taille des commissions scolaires et 60 millions en gelant les subventions aux écoles privées pendant quatre ans. «Les écoles privées sont subventionnées jusqu'à 60%, mais elles n'accueillent presque pas d'élèves en difficultés. Ça crée une pression sur le réseau public», note M. Legault.


Rien à redire là-dessus, 100% d'accord!

Bref, Legault avance quelques idées intéressantes, fait fausse route sur plusieurs points et devrait préciser sa pensée sur plusieurs autres, mais je dois dire que c'est agréable de voir arriver des idées neuves. Tout débat à propos de l'éducation québécoise ne peut qu'être favorable, à mon avis. C'est mieux que le bla-bla stupide et l'indifférence actuelle des libéraux, ça c'est certain!

Hum...


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CHANGE?


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21 avril 2011

10 romans de SF qui devraient devenir des films


Le site Furious Fanboys a dressé la liste de 10 romans de SF qui devraient être adaptés en films.

Le seul de la liste que j'ai lu étant Fondation d'Asimov, mon opinion est limitée. C'est un roman que j'ai absolument adoré, mais je ne suis pas trop sûr de voir le potentiel cinématographique.

Qu'en pensez-vous?

"Faites votre prière"


Extrait de l'étonnante nouvelle:

Voici le message de l'Église catholique de Montréal aux automobilistes qui s'engagent sur le pont Champlain : «Faites votre prière».


J'arrive pas à me décider... est-ce que cette pub est horriblement de mauvais goût... ou est-ce que je devrais juste trouver ça amusant?

Disney Wars


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Jésus Raptor

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Crap


Le t-shirt le plus cool de la campagne!

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17 avril 2011

Footloose refait... par 54 cinéastes amateurs!


Our Footloose Remake (Full Movie) from DaveAOK on Vimeo.

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Pour la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2


Texte de la pétition:


Considérant que la centrale nucléaire Gentilly-2 arrive à la fin de sa vie utile et qu’Hydro-Québec a décidé de procéder à la réfection complète de cette centrale à des coûts avoisinant les 2 milliards de dollars;


Considérant que l’exploitation de l’énergie nucléaire constitue un danger permanent pour la santé humaine et l’environnement comme nous le rappelle la récente catastrophe de Fukushima au Japon;


Considérant enfin que le Québec se trouve actuellement en surplus de production d'électricité et que les besoins énergétiques du futur pourraient être comblés autrement que par le nucléaire;


Nous, Québécoises et Québécois, demandons au gouvernement du Québec qu’il renonce au projet de réfection de Gentilly-2 et qu’il procède immédiatement à la fermeture définitive et à l’élimination des déchets radioactifs de cette centrale nucléaire.


Cliquez ici pour signer.
 
Dessin trouvé ici.

Saeed Jalabi


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La libido du kakapo

J'ai toujours été fasciné par le kakapo, cet extraordinaire et corpulent perroquet néo-zélandais qui, privé de prédateurs pendant des milliers d'années, a perdu la capacité de voler et est devenu un animal terrestre qui vit dans des terriers.

Mais je ne savais pas que ce sympathique animal avait une libido aussi active! ;-)



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Des séparatisses et des terrorisses!

De toutes les accusations qui ont été lancées contre le Bloc, celle-ci est de loin la plus farfelue et la plus divertissante:

Hier, de passage à Québec, M. Paradis s'est élevé contre une vidéo, accessible sur YouTube, où apparaît un député bloquiste de Sherbrooke, Serge Cardin, aux côtés de membres du Réseau de résistance du Québécois (RRQ).



«Je somme Gilles Duceppe de rappeler son député à l'ordre», a déclaré M. Paradis au Soleil. «Franchement, un député qui endosse des sympathisants terroristes, ça dépasse l'entendement.»

(...) Vendredi, le conservateur Steven Blaney a aussi dénoncé la participation d'un responsable du financement du RRQ, Julien Gaudreau, à la campagne du Bloc à Québec. Celui-ci s'est défendu en disant n'avoir jamais commis de geste illégal et être favorable au «débat politique pacifiste».

Le RRQ? Un mouvement terroriste? Ben voyons donc, crisse...

S'il est vrai que le RRQ souhaite la réhabilitation historique des membres du FLQ qu'il perçoit davantage comme des patriotes héroïques que des terroristes, jamais (à ma connaissance) ce mouvement a-t-il fait appel ou a eu recours à la violence. Ce n'est pas parce que quelqu'un exprime une opinion controversée sur un événement historique vieux de 40 ans que ça fait de lui un terroriste. Franchement...

Mais toutes les raisons sont bonnes pour attaquer et discréditer les maudits séparatisses...

Et le plus drôle là-dedans, c'est que lorsque Duceppe rétorque en faisant allusion aux débiles religieux très influents au sein du parti conservateur, ce même sympathique Christian Paradis s'indigne et crie à la «campagne de peur».

Faut le faire!

16 avril 2011

NEW BYZANCE tome 1


La joie d'ouvrir une nouvelle BD, c'est que tu ne sais jamais ce qui t'attend à l'intérieur. Parfois c'est un truc qui ne t'inspire pas trop au premier coup d'oeil, mais tu décides quand même de l'essayer... et tu es renversé.

D'autres fois, tu penses que tu as une perle entre les mains et en fin de compte, c'est plutôt décevant.

Malheureusement, cet album tombe dans la seconde catégorie.

Tout d'abord, un peu de contexte. Nous sommes dans la ville de New Byzance, une cité que l'on devine être une version divergente de New York dans un univers parallèle (oui, c'est une uchronie, d'où mon intérêt initial). Le gouvernement de la ville, qualifié d'Utopie fondamentaliste, a banni la démocratie, le capitalisme et même la liberté de pensée. Zack, l'un des personnages principaux, est un "prescient" qui utilise ses talents psychiques pour réformer les citoyens délinquants tentés par des idées impures de liberté. Mais lorsqu'il voit ses pouvoirs commencer à faiblir, Zack est forcé à devenir fugitif d'une justice qui souhaite l'éliminer.

L'idée de base a l'air excellente, n'est-ce pas?

Et pourtant. J'ai été tellement déçu par cette lecture que j'ai été tenté d'abandonner avant la fin. En toute honnêteté, je dois dire que je suis content d'avoir tenu le coup parce que les dernières pages de l'album m'ont profondément intrigué et ont piqué ma curiosité au vif. Mais les pages parcourues pour arriver là m'ont paru interminables. Les personnages ne m'ont pas du tout plu et on ne m'a donné aucune raison de m'attacher à eux ou même de m'intéresser à leur sort.

Pour ce qui est du contexte plus large, je suis resté sur ma faim. Le monde de New Byzance est très opaque, unidimensionnel et assez peu crédible. On apprend très peu de choses à propos des origines et du fonctionnement de cette étrange civilisation à travers le récit. Tout ce qu'on sait, c'est que les habitants de cette cité, pourtant ultra-moderne, se comportent comme les plus sombres paysans ignorants du fin fond du Pakistan rural, notamment envers les femmes. Nos découvertes s'arrêtent à peu près là. Bref, le concept est intéressant mais très peu approfondi.

Côté dessins, si certaines planches sont très réussies, particulièrement celles qui offrent des vues d'ensemble de la ville, la majorité d'entre elles n'ont rien de bien extraordinaire et notre regard ne fait que passer sans trop s'attarder.

Franchement, je suis plutôt déçu. Quelle belle opportunité ratée...

Une chronique réfléchie et nuancée... NOT!

"In plain language, the Bloc is guilty of treason."


--John Snobelen, chroniqueur du Calgary Sun et du Toronto Sun.

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It's always Québec's fault...

«Je suis désolée, il n'y a pas de façon gentille de le dire, mais c'est depuis qu'Ottawa se demande comment satisfaire le Québec que le gouvernement fédéral est devenu aussi centralisateur. Ottawa n'a pas le choix de donner aux autres provinces ce qu'il donne au Québec»

--Danielle Smith, leader du Parti Wildrose Alliance, une formation politique libertarienne d'Alberta. Mme Smith ne fait pas que réinventer l'histoire, elle nie également l'existence du réchauffement climatique.

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Savoureuse diatribe de Carlin



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La guerre de sécession a 150 ans


Extrait de ce billet publié sur le blogue de Hétu:

Il y a 150 ans (...) retentissaient les premiers coups de canon de la guerre de Sécession dans la baie de Charleston en Caroline-du-Sud (...)



Un sondage CNN/Opinion Research publié aujourd’hui démontre que les citoyens des États-Unis sont encore divisés sur cette guerre civile qui a fait 600 000 morts de 1861 à 1865. Selon ce baromètre, environ 25% des Américains sympathisent aujourd’hui davantage avec la cause des États confédérés (ou sudistes) qu’avec celle des États de l’Union, un pourcentage qui frôle les 40% dans les États du Sud.


La cause même de la guerre de Sécession suscite toujours la controverse. Selon le sondage CNN/Opinion Research, 52% des Américains estiment que l’esclavage était à l’origine de ce conflit, alors que 42% pensent que la question des «droits des États» l’a précipité.


Les différences d’opinions sur le sujet ne tiennent pas seulement à la région ou à la race des répondants, mais également à leur appartenance politique. La plupart des démocrates sont d’avis que les États confédérés ont déclaré leur sécession à cause de l’esclavage, alors que la plupart des républicains pensent que la sécession a eu lieu à cause de la fameuse question des «droits des États».

La bouleversante photo provient d'ici. Prise en 1863, elle montre les effroyables cicatrices sur le dos d'un ex-esclave qui a fui le Sud pour se joindre à l'armée de l'Union.

La faillite de l'histoire au primaire

Il y a déjà un bon bout de temps, j'avais écrit un p'tit billet à propos du ridicule programme d'histoire et de géo (jadis le cours de sciences humaines, maintenant appelé "univers social") afin d'inviter mes lecteurs à signer une pétition qui exige que ce cours soit revu en profondeur.

J'ai quelques anecdotes récents à raconter à propos de ce cours.

Comme je l'écrivais dans le billet susmentionné, je suis un rebelle qui choisis de ne pas suivre le programme. J'y ai substitué un cours de mon cru qui inclus la période qu'on doit étudier en 6e année (le XXe siècle), mais qui repasse également en revue toute l'histoire du Québec, de la préhistoire à nos jours.

Non, je ne suis pas supposé faire ça. Je suis plutôt supposé être un bon soldat obéissant qui enseigne ce qu'on lui dit et qui ne remets pas en question la sagesse de ses supérieurs. Mais je préfère désobéir. Je le fais pour mes élèves et par conviction personnelle. Je refuse de perpétuer l'ignorance. L'histoire me tient trop à coeur pour ça. J'ai monté un cours dynamique, tripant, avec vidéos, musique, costumes, la grosse affaire.

Résultat: mes élèves qui détestaient les cours d'histoire avant d'arriver dans ma classe, l'adorent. Ça n'arrive pas du jour au lendemain. Il y a beaucoup de pots cassés et de dommages à réparer. La première fois que je dis qu'on a un cours d'histoire, la réaction est toujours anonyme: ils soupirent, roulent les yeux, protestent. Il arrivent dans ma classe complètement ignorants, ils ne savent même pas qui sont Cartier, Champlain, Papineau ou Mercier. Ils n'ont jamais entendu parler des Patriotes. Ils ne manifestent aucune compréhension à propos de la société qui les entoure. Ils sont incapables, par exemple, de me dire pourquoi on parle français au Québec et quel groupe linguistique est arrivé le premier. Trou noir total. C'est complètement dément de voir ça.

Vers octobre ou novembre, ça devient un de leurs cours préférés. Ils posent des questions, leurs yeux s'allument à mesure que la compréhension s'installe, ils sont fous de joie de découvrir les significations des noms de rues, de lacs, de villes qui les entourent, ils découvrent également qui ils sont eux-mêmes, ce que cela signifie d'être un Québécois. La plupart de mes élèves étant issus de familles arrivées assez récemment ici, je suis toujours touché de voir un bon nombre d'entre eux mieux apprécier et même adopter cette identité québécoise qu'ils considéraient d'abord complètement étrangère à eux.

Je discutais avec ma collègue de 6e cette semaine, une enseignante très compétente, qui adore l'histoire autant que moi, mais qui suit le programme comme elle est supposée de le faire.

Je lui ai demandé comment elle faisait pour enseigner le XXe siècle dans des conditions pareilles, sur quoi elle construisait puisque les élèves arrivent en 6e sans la moindre connaissance de ce qui est arrivé avant. Elle m'a répondu qu'elle vivait la même chose que moi et qu'elle avait effectivement l'impression de construire sur rien.

Comment peut-on comprendre le XXe siècle si on ignore tout des siècles précédents? Comment apprécier l'ampleur des innovations, des révolutions, des grands changements si on ne sait pas quelle était la situation auparavant? Comment donner envie à ces jeunes immigrants de se sentir québécois et d'éprouver une appartenance et une fierté à ce coin de pays s'ils en ignorent tout? Elle est là, la faillite de ce programme.

Et ne me parlez pas de géographie. La plupart des élèves qui arrivent en septembre sont incapables de situer le Québec sur une carte, ignorent si l'Ontario est une ville ou une province et n'ont jamais entendu parler de Trois-Rivières ou même de Laval.

Un collègue de 4e année est venu me consulter cette semaine. Le programme exige qu'il parle de l'empire inca à ses élèves et il ne savait pas trop sous quel angle introduire le sujet. "Le pire, m'a-t-il dit, c'est qu'ils veulent que je leur parle des Incas, une ancienne civilisation issue de l'autre bout du continent, alors qu'ils ne connaissent même pas la ville voisine."

Ridicule, en effet. C'est exactement ce saupoudrage de connaissances impertinentes, décousues et sans contexte qui ne s'appuient sur rien qui est à la base du problème.

Bref, je suis très fier de mon cours d'histoire, même si je dois le donner en secret, comme un criminel, pour ne pas me faire "pogner". Mais je viens d'apprendre une triste nouvelle qui m'a complètement scié les jambes. Dès l'an prochain, le ministère imposera un nouvel examen de fin de primaire en plus de celui de français et de maths. Vous l'avez deviné, ce sera un examen d'univers social. Je n'aurai donc plus le choix. Je devrai saborder mon cours et rentrer dans le rang.

Je deviendrai un engrenage de plus dans la machine à fabriquer des ignorants à la chaîne.

Comme si ma motivation n'était pas encore assez dans la cave de même...

11 avril 2011

Une question «sociologique»

Voilà un son de cloche intéressant:

L'idée d’offrir des bourses aux hommes souhaitant devenir enseignants n'augmentera pas la présence masculine dans nos écoles, croit un étudiant au doctorat qui se penche sur la question depuis un an. À son avis, il faut plutôt lutter contre les stéréotypes sexuels qui apparaissent chez les enfants... dès la fin du primaire.



«Déjà, à 11 ou 12 ans, les enfants ont une perception très négative du métier d’enseignant et énormément de stéréotypes. C’est comme s’ils avaient déjà enregistré ce qu’est un métier de gars et un métier de fille», a expliqué au Journal Simon Lamarre, qui est doctorant en fondements de l’éducation à l’Université de Montréal.


«Des enfants de 11 ou 12 ans disent régulièrement et sans se questionner que les femmes ont plus de patience que les hommes, qu’elles sont moins sévères, qu’elles sont meilleures que les hommes pour s’occuper des enfants, qu’il en a toujours été ainsi et donc que c’est à elle que revient cette tâche», relate-t-il.


À l’heure actuelle, à peine 8 % des enseignants québécois titulaires de classe, au primaire, sont des hommes.


Au moment où cette faible présence masculine inquiète plusieurs observateurs, Simon Lamarre a entrepris un doctorat visant à comprendre ce phénomène. Il vient de compléter une centaine « d’entretiens exploratoires » avec des élèves de la fin du primaire, afin de connaître leur perception du travail de prof. À son avis, les campagnes publicitaires visant à attirer un plus grand nombre d’hommes en enseignement ne sont pas suffisantes pour renverser la vapeur. Pas plus que la « discrimination positive » qu’a proposée récemment le professeur Égide Royer, de l’Université Laval. Le chercheur suggérait notamment d’accorder des bourses aux candidats masculins qui étudient en enseignement, en plus de favoriser leur accès rapide à des postes permanents.


Selon Simon Lamarre, le manque d’enseignants masculins est davantage une question «sociologique.» «Il faut regarder dans la société ce qui est perçu comme un métier d’homme et ce qui et perçu comme un métier de femme», dit-il. Pour attirer plus d’hommes en enseignement, Simon Lamarre propose d’effectuer des conférences dans les écoles, à l’intention des élèves de la fin du primaire et de la 3e secondaire. Ces discussions viseraient à «déconstruire» les stéréotypes ancrés dans la tête des enfants.


«C’est là qu’il y a le plus gros ménage à faire, juge le doctorant. Ce n’est pas parce que tu es né homme que tu dois être mécanicien ou joueur de hockey», souligne-t-il.

Vautours chrétiens

À la suite de ce billet, Eric Belisle publie ce commentaire qui, à mon avis, mérite son propre billet:

Ça me fait penser à quelque chose, son commentaire présomptueux sur 'they should be like us'. J'habite à Tokyo depuis 2 ans et j'ai vue quelques fois des étrangers - des blancs comme moi - faire du recrutement religieux en public. Une fois, c'était 2 filles qui offraient des cours d'anglais 'gratuits'. L'attrape était que pour 60 minutes d'anglais, tu devais ensuite étudier la bible 30 minutes. There is no such thing as a free lunch.



Et aujourd'hui, dans un café, j'écoutais un gars qui parlait en anglais à une Japonaise en lui montrant des pamphlets de son église.


Ça fait vraiment penser à un virus qui essaie de percer la raison des gens. Et j'ai pariculièrement peur du prosélytisme dans les circonstances actuelles du Japon, où des milliers de personnes ont tout perdu, sont vulnérables, et la plupart de la population est traumatisée.

Quelle bande de vautours!
 
Je me souviens que, lorsque j'habitais en Nouvelle-Zélande, j'avais été totalement surpris de voir la horde de jeunes mormons qui arpentaient les rues des banlieues en cognant aux portes pour répandre la "bonne nouvelle". Un vraie plaie! Nous avons de la chance d'être francophones, ça nous épargne la visite de ces p'tits missionnaires brainwashés de l'Utah...
 
T-shirt trouvé ici.

Fabiano Busdraghi




Trouvé ici, chez le Zèbre.

9 avril 2011

STORM animé



Je l'attendais depuis longtemps! La version animée de ce fameux monologue de Minchin est enfin terminée. J'adore. À voir absolument.

Trouvé ici.

Le christianisme pour les insectes...


Merci à l'Acolyte Anonyme, Yves, pour cette trouvaille.

Bob Gratton se prononce!

L'autre jour, j'applaudissait l'exploit de Layton qui a réussi à convaincre Roméo Saganash de se présenter pour son parti.

Mais en revanche, Harper peut se vanter d'avoir obtenu l'appui de Bob Gratton.


We pray for our Sovereign, Queen Elizabeth

Suite à la publication de ce billet dans lequel j'exprimais ma surprise en apprenant qu'une prière précède le début des travaux à la Chambre des communes, mon fidèle lecteur et sidekick officiel, Yves, en a découvert le contenu exact:

Au début de chaque séance de la Chambre, avant que les portes ne soient ouvertes au public et que la Chambre n’entame ses travaux, le Président prend place au fauteuil et lit la prière. Pendant la prière, le Président, les députés et les greffiers au Bureau se tiennent debout.



La prière dit ce qui suit :


Dieu tout-puissant, nous te remercions des nombreuses grâces que tu as accordées au Canada et à ses citoyens, dont la liberté, les possibilités d’épanouissement et la paix. Nous te prions pour notre Souveraine, la Reine Elizabeth, et le Gouverneur général. Guide-nous dans nos délibérations à titre de députés et aide-nous à bien prendre conscience de nos devoirs et responsabilités. Accorde-nous la sagesse, les connaissances et la compréhension qui nous permettront de préserver les faveurs dont jouit notre pays afin que tous puissent en profiter, ainsi que de faire de bonnes lois et prendre de sages décisions. Amen.


La prière est suivie d’un moment de silence propice au recueillement et à la méditation.


Je capote. On dirait qu'à chaque jour, je découvre une nouvelle raison d'avoir le Canada en horreur.

Bienvenue à Calgary West

L'autre jour, je vous parlais des fanatiques religieux qui peuplent les rangs du parti conservateur. Mais puisque nous sommes en période d'élection, je me sens obligé de revenir sur l'extraordinaire Rob Anders.

Ses déclarations hallucinantes ne sont pas nouvelles (j'en ai déjà parlé ici), mais comme il se présente à nouveau comme député de Calgary West, ça me semble être toujours d'actualité. Pendant un repas officiel dans sa circonscription, ce cher Rob s'est engagé dans une discussion à propos des interventions humanitaires à l'étranger. Il a alors déclaré que ces interventions devaient viser à influencer les étrangers à devenir "comme nous" (like us). Lorsqu'on lui a demandé d'élaborer, il a expliqué:

"When pushed to explore the merits of constructive engagement, Rob Anders advised that if constructive engagement internationally could enable Canadians to influence 'others' (non-Canadians) to be 'more like us,' then he is supportive of such constructive engagement," Kennedy-Glans said in a signed statement.



"When pressed for details, Rob Anders indicated that 'more like us' had three components: One, ethnicity or race. Two, language, and three, faith. Rob said we couldn't change peoples' race, but we could change outsiders' language to English and faith to Christianity."

Vous avez bien lu. Pour Rob, un monde idéal serait anglophone et chrétien... et s'il pouvait changer la race, alors blanc également.

En 2001, Rob s'est également opposé à ce que le gouvernement canadien fasse de Nelson Mandela un citoyen honoraire du Canada, car, selon lui, Mandela était "un communiste et un terroriste." 

Ce cher Rob est revenu à la charge plus récemment, lorsqu'il a signé une carte géante qui devait être envoyée aux troupes canadiennes en mission à l'étranger. Il y a inscrit ce petit mot rempli d'humanité, de compassion et de sagesse: "En cas de doute, appuyez sur la gachette."

Certains vous diront que Harper est sans aucun doute embarrassé par cet étrange candidat et ses propos répréhensibles. Il n'en est rien. Il a même empêché le parti de trouver un autre candidat pour cette circonscription.

Rob Anders est député de Calgary West depuis 1997.
 

8 avril 2011

Plumes de t-rex?


Plusieurs dinosaures étaient couverts de plumes, cela ne fait plus aucun doute. Mais était-ce le cas du t-rex? Le débat demeure ouvert. Toutefois cela n'a pas empêché l'artiste animalier Sammy Hall d'imaginer à quoi aurait pu ressembler un t-rex couvert de plumes!

Trouvé ici.

7 avril 2011

When Harry met Sally 2: la suite d'un classique



Trouvé ici.

Fantino est-il fin stratège ou juste épais?

C'est la question que je me pose après avoir lu cette nouvelle. Soit le gars est un parfait imbécile qui ne comprend pas ce que cela signifie d'être un souverainiste, soit il se sert du Bloc pour marquer des points auprès de ses électeurs.

L'ancien chef de police ontarien Julian Fantino dénonce le fait que le Bloc québécois ne chante pas l'hymne national canadien avec les autres députés à la Chambre des communes le mercredi. M. Fantino, un nouveau venu dans l'arène politique, a dit trouver «étrange» cette réticence des députés souverainistes à «se joindre à nous et louer tout ce que nous avons dans ce pays».


«De manière évidente, ils ont leurs propres raisons, a-t-il dit. Je ne crois pas que ça ait quoi que ce soit à voir avec le Québec. Je crois que c'est la manière dont le Bloc voit son rôle dans la démocratie canadienne.»

Relisez cette dernière déclaration. Moi, ça fait cinq fois que je la lis et je ne la comprends toujours pas. Le gars dit vraiment n'importe quoi.

Mais cet autre extrait de la même nouvelle m'a fait dresser les poils sur les bras:

La tradition de chanter l'hymne national canadien à la Chambre des communes le mercredi remonte à 1995. C'était une initiative de Deborah Grey, la première députée de l'histoire du Parti réformiste du Canada, l'ancêtre de l'actuel Parti conservateur. L'hymne suit la prière et précède les débats quotidiens.

L'hymne suit LA PRIÈRE? À la Chambre des communes? Vous saviez ça, vous? Pas moi. Quelle horreur...

Des fanas chez les conservateurs


Extraits de cette nouvelle renversante:

Ottawa — Taïwan, janvier 2011. Christine Smith (nom fictif) est à bord d'un avion quand soudainement elle se sent mal. La députée libérale fédérale est allergique aux fruits de mer et elle a mangé plus tôt dans un restaurant où flottait une forte odeur de fumet de poisson. Pourtant, ce n'est pas tant le choc anaphylactique de leur collègue qui ébranle les autres députés présents que la réaction des trois élus conservateurs. Non, Mark Warawa, Jeffrey Watson et Blaine Calkins n'ont pas prodigué des soins médicaux. Ils se sont plutôt approchés de la malade, se sont agenouillés, ont apposé leurs mains sur sa tête et ont... entamé des incantations et des prières.

Maurice Vellacott


(...) Autre exemple: avant le déclenchement de la campagne électorale, le Comité permanent des ressources humaines menait une étude sur le soutien offert par Ottawa aux parents adoptifs. Le 17 février, quatre jeunes adultes adoptés comparaissent pour raconter leur expérience. Le député Maurice Vellacott prend alors la parole pour révéler qu'il a lui aussi été adopté. «J'ai aussi une famille biologique affectueuse avec laquelle j'ai vécu toute ma vie. Quand je dis que j'ai été adopté, je veux dire que je l'ai été par un père céleste. Ainsi, même quand je suis loin de mes parents terrestres, dans d'autres régions du monde ou du pays, ma famille indéfectible veille toujours sur moi.»


M. Vellacott a ensuite évoqué le «lien de la foi». «Il est beaucoup question de l'adoption dans la Bible, un ouvrage que vous aurez peut-être l'occasion de consulter un jour. C'est pour cette raison que je suis très favorable à l'adoption et que je l'appuie entièrement. Dieu le père adopte les humains depuis des milliers d'années, bien avant... Qu'est-ce qui vient en premier, l'oeuf ou la poule, l'humain ou l'adoption divine? Je crois que c'est cette dernière qui précède tout. Pour cette raison, je crois que les membres du comité devraient favoriser l'adoption pour les principes fondamentaux sur lesquels elle repose.»

Nicole Charbonneau Barron

(...) Alors que l'élection fédérale bat son plein, la question se pose toujours. Par exemple, Nicole Charbonneau Barron, une ancienne porte-parole du mouvement catholique ultraradical Opus Dei, est encore une fois candidate pour le Parti conservateur dans Saint-Hubert-Saint-Bruno.

Gary Goodyear

La Twittosphère s'est enflammée la semaine dernière lorsque des usagers ont retrouvé un article de 2009 du Globe and Mail racontant que le ministre des Sciences et de la Technologie, Gary Goodyear, refuse de dire s'il adhère ou non à la théorie de l'évolution parce que cela relève de sa «religion». (J'ai déjà blogué là-dessus).

Sandrine Gressard Bélanger

La candidate conservatrice dans Compton-Stanstead, Sandrine Gressard Bélanger, fait parler d'elle sur la blogosphère à cause de sa façon d'invoquer «l'univers» pour régler ses problèmes d'argent. «On fait une demande à l'univers, on essaye d'être le plus précis possible dans notre demande et on dit merci à l'univers comme si c'était réglé.»

Faytene Kryskow

Récemment, l'émission Enquête de Radio-Canada a révélé que la militante religieuse Faytene Kryskow a obtenu du député conservateur Rob Bruinooge un laissez-passer de la Chambre des communes lui permettant de circuler librement dans l'édifice du parlement. Seulement 25 laissez-passer du genre sont en circulation. Mme Kryskow dirige 4MyCanada, un organisme prônant le retour aux valeurs traditionnelles au Canada, mais le tout enrobé dans une sauce mystique. Elle organise des prêches publics au cours desquels elle parle en «langues», une succession de sons insensés par lesquels l'Esprit Saint est censé se manifester. L'imposition des mains est fréquente. Mme Kryskow était présente au parlement le 13 mai 2010 pour filmer la conférence de presse de M. Bruinooge lançant la grande manifestation annuelle pro-vie.

Jason Kenney

D'autres faits émergent à propos de l'actuel ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney. À titre de président du tribunal étudiant de l'University of San Francisco, il a été en 1989-1990 au coeur d'une controverse si grande qu'elle a eu des échos dans la presse régionale. Au nom de ses principes catholiques, l'université avait tenté d'empêcher un groupe d'étudiantes en droit de distribuer des dépliants parlant d'avortement. Quand les jeunes femmes ont menacé d'intenter une poursuite judiciaire, l'université a reculé et adopté un code clarifiant les paramètres de la liberté d'expression sur le campus. Jason Kenney attaque sans relâche cette décision parce qu'elle mine les principes catholiques censés animer l'université. Dans un des textes d'opinion qu'il signe dans le journal de l'université, le Foghorn, le futur ministre explique sa position.


«On doit demander à ces valeureux défenseurs de la "liberté d'expression" s'ils seraient si actifs si c'était le Klu Klux Klan à qui l'université refusait l'accès. Si USF devait accepter ou appuyer les activités d'un groupe dont l'objectif est de légaliser le meurtre prénatal, sur quelle base pourrait-elle refuser une aide similaire à des groupes faisant la promotion du racisme? Sur quelle base refuserait-elle l'implantation d'une cellule Man-Boy Love Association qui demande la légalisation de la pédophilie? Sur quelle base pourrait-elle refuser l'accès à un club fasciste ou une cellule de l'Église de Satan? Seul un relativisme radical qui accorde plus d'importance aux règles qu'à la vérité pourrait justifier d'accepter de telles causes. Une telle approche n'a pas sa place dans une université catholique.»


Jason Kenney avait lancé une pétition demandant à l'Église de retirer son statut catholique à l'université. Au San Francisco Chronicle qui l'interrogeait sur ses motifs, M. Kenney avait répondu: «Si l'université n'est pas prête à offrir un environnement éducatif cohérent avec la foi catholique, elle devrait cesser de s'appeler "catholique".» Au réseau CNN, M. Kenney avait dit que le groupe «détruit la mission de l'université». L'année précédente, M. Kenney avait tenté d'imposer la prière catholique au début de chaque rencontre du Sénat étudiant, mais l'initiative avait été défaite.


Au sein même de la direction de l'université, les activités du jeune Kenney et consorts étaient critiquées. Le San Francisco Bay Guardian avait publié en avril 1990 un article détaillant «le siège de la droite à USF». Un ancien professeur, Joseph Soehee, décrivait cette jeunesse illuminée ainsi: «Ils veulent le retour des années 50. Et par années 50, je ne veux pas dire les années 1950, je veux dire les années 1550: obédience, obédience, obédience.»

Oui, ce sont ces débiles qui dirigent maintenant le Canada. Imaginez s'ils arrivent à obtenir une majorité en chambre...

5 avril 2011

Le festival de la bullshit se poursuit...


Dans mon long marathon de formations insipides, je me suis retrouvé dans une session d'information sur les "nouveaux cadres d'apprentissages en français". Ne vous en faites pas trop, moi non plus je ne savais pas ce que ça voulait dire. Dans des termes moins opaques, il est question du nouveau bulletin unique, et plus spécifiquement de l'évaluation du français.

Comme la dernière modification apportée aux bulletins était une farce monumentale (ils avaient tout simplement transformé les lettres en chiffres, de la poudre aux yeux des parents), j'étais plutôt sceptique... mais tout de même curieux de découvrir ce qui m'attendait dans le détour.

La CP (conseillère péfagogique) débute en nous expliquant que l'objectif de ce changement est de rendre le bulletin plus facile à comprendre, plus clair et plus simple. Gardez cela en tête en lisant la suite.

Elle nous passe ensuite de la paperasse à lire, dont un texte de présentation qui ne veut à peu près rien dire, à part pour la première phrase du deuxième paragraphe, que voici: "Les connaissances sont au coeur des apprentissages des élèves car elles sont à la base même des disciplines enseignées à l'école."

Même si je savais que c'était au coeur de la démarche, j'ai fait le saut en lisant ça. Il faut savoir qu'avec la réforme, le mot "connaissance" était devenu un terme sale, presque tabou. Le simple fait de le mentionner était devenu un sacrilège et condamnait le pauvre type qui le prononçait au statut d'arriéré qui ne comprend rien (j'exagère, mais à peine). Alors, le fait de lire la phrase ci-dessus dans un texte officiel du MELS, après toutes ces années d'inquisition, ça surprend.

Mais bon, jusqu'à date, ça semble clair, n'est-ce pas? Les connaissances sont maintenant le coeur de l'affaire et c'est ce qu'on doit à nouveau évaluer.

Or, le premier problème avec ça, c'est que le programme n'a pas changé, c'est-à-dire qu'il est toujours entièrement construit autour des compétences. Alors on se retrouve devant un programme axé sur les compétences et un bulletin qui évalue les connaissances. Je me suis empressé de demander à la CP comment on était supposé démêler ça. Sa réponse (que je ne peux pas vous répéter mot pour mot parce que ça ne voulait rien dire) se résume à dire que, essentiellement, ça revient au même.

Je n'en croyais pas mes oreilles.

Elle nous a ensuite passé des feuilles sur lesquelles étaient énumérés les "nouveaux" critères d'évaluation en français, que nous avons comparé aux vieux critères d'évaluation des compétences du programme. Et c'est effectivement presque exactement la même chose. Parfois, ils changent un mot ou une virgule ici et là, c'est tout.

En d'autres termes, rien ne change, les critères d'évaluation sont les mêmes, tu peux garocher les connaissances que tu veux à tes élèves parce qu'au fond, ce sont encore des compétences que tu vas évaluer. Mais ça, les parents ne le verront plus et c'est tout ce qui compte.

De la poudre aux yeux, une fois de plus.

Le deuxième point qui m'intéressait, c'est la simplicité du bulletin. Celui que nous avons présentement est tout simplement débile mental. Dans deux mois, je devrai évaluer DIX-NEUF tabarnak de compétences (4 en français, 3 en maths, 3 en univers social, 3 en science et techno, 3 en arts et 3 en éthique et fucking religion). Et la plupart de ces soi-disant compétences sont de la pure connerie. Comme en arts, je dois évaluer séparément si l'élève "réalise des images personnelles" et "réalise des messages visuels". En univers social, je dois évaluer si l'élève "prend conscience de la diversité des sociétés". Juste à y penser, le coeur me lève. C'est clairement de la foutaise, les élèves n'y comprennent rien et les parents s'en contre-câlissent. Un perte de temps totale. Bref, une plus grande simplicité dans tout cet abominable fouillis est plus qu'urgent.

Or, si à première vue il y aura effectivement moins de notes dans le nouveau bulletin, quand on y regarde de plus près, cela ne représente pas moins de travail inutile pour les profs. Au contraire.

Par exemple, en français, je devrai mettre trois notes au lieu de quatre. Mais ils n'éliminent rien, voyez-vous, ils fusionnent les compétences "Lire" et "Donner son opinion sur des textes". Je devrai donc continuer à évaluer les quatre compétences/connaissances, mais seulement donner trois notes. C'est comme ça partout. En science, il y aura une seule note, mais les TROIS compétences y seront incluses! À chaque fois, je devrai donc évaluer si l'élève "résoud des problèmes", s'il "utilise des connaissances scientifiques et technologiques" et s'il "communique à l'aide du vocabulaire scientifique et technologique". Au moins, avant, je n'évaluais jamais ces trois idioties à la même étape (sauf à la dernière). Maintenant, je vais devoir me taper ça à chaque câlisse d'étape! C'est bien plus qu'avant, c'est au moins le double, sinon le triple de l'ouvrage!

Et ce n'est pas fini.

Voici comment la note finale de sixième année en français sera calculée, toujours dans ce merveilleux esprit de simplicité et de clarté: Note de l'étape 1 (20%) + Note de l'étape 2 (20%) + Note de l'étape 3 (60%) + Résultat au test du MELS (20%).

Je l'sais pas pour vous, mais moi ça me donne 120%...

La CP nous a alors expliqué que (attachez vos tuques avec de la broche) le total des trois étapes (qui donne une note sur 100) serait ramené sur 80 avant qu'on y additionne le résultat de l'examen du MELS.

Donc, les pourcentages qu'on nous présentent sont faux. Et pour ce qui est de la simplicité, on repassera.



Je me suis alors demandé ce qui pouvait bien motiver cette petite manoeuvre louche qui, à première vue, ne rime à rien. Présentement, les résultats des examens du MELS ne sont pas comptabilisés dans la note finale. Pourquoi ces manipulations de pourcentages et cette inclusion de l'examen ministériel dans la note finale?

Je ne peux pas en être certain, mais je pense que j'ai mis le doigt dessus.

Pensez-y. C'est quoi la papate chaude pour les politiciens dans le dossier de l'éducation, présentement? Réponse: le taux de réussite et le décrochage.

Or, le problème des politiciens et des bureaucrates du MELS, c'est qu'ils n'ont pas directement de contrôle sur les notes finales. C'est le prof qui décide. Pour l'instant.

Mais en nous forçant à inclure la note de leur examen dans la note finale (et ce, de façon significative, puisque la note de l'examen a plus de poids que les premières et deuxièmes étapes, après leur petit tour de passe-passe), ils s'immicient dans le processus et m'empêchent de décider seul de la note finale. Donc, s'ils veulent un meilleur taux de réussite en français, ils n'auront qu'à nous envoyer un test final ridiculement facile et toutes les notes finales des élèves à travers le Québec vont bondir de 10% à 20%, aussi simple que ça!

Ils pourront alors se péter les bretelles allègrement en montrant les nouveaux de réussite boostés artificiellement!

Je suis peut-être parano, mais c'est la seule explication que j'ai réussi à trouver qui expliquerait cette manoeuvre débile... et c'est parfaitement compatible avec les basses oeuvres habituelles du ministère ainsi qu'avec les motivations électoralistes et les tactiques manipulatrices du parti libéral du Québec.

En d'autres termes, on nous prend pour des cons. Encore une fois.

C'est là que j'ai décroché. J'ai sorti des corrections de mon sac et je me suis attelé à un travail concret qui sert à quelque chose.

Non mais c'est vrai... continuer à écouter des débilités et être ensuite pogné pour corriger chez nous, le soir? J'suis peut-être con, mais pas à ce point-là...

J'ai par la suite appris que la vice-présidente de l'Alliance avait qualifié ce bulletin unique de «supercherie». Ça me rassure, j'suis peut-être pas si parano en fin de compte.

Un p'tit bonus avec ça?

Tout d'abord, une petite définition, gracieuseté de Wikipédia:

Le parasitisme (du grec παρά / para, « à côté » et σῖτος sitos, « blé, pain ») est une relation biologique symbiotique dont un des protagonistes (le parasite) tire profit (en se nourrissant, en s'abritant ou en se reproduisant) aux dépens d'un ou plusieurs spécimens d'une espèce tiers.

Et maintenant que ce concept est frais dans votre esprit, voici la nouvelle que je souhaitais partager avec vous:

Pendant que le décrochage atteint des niveaux alarmants et que les contribuables se serrent la ceinture, les bonis versés aux dirigeants des commissions scolaires explosent. Selon ce qu'a appris le Journal, 110 hauts dirigeants des commissions scolaires se sont partagé pas moins de 961 450$ en bonis de toutes sortes l'an dernier. Il s'agit vraisemblablement d'un record.


(...) En 2009-2010, ces directeurs généraux de commission scolaire et leurs adjoints, qui peuvent gagner jusqu'à 159 000$ par an, ont reçu un boni moyen de 8 740$. Ces primes de rendement, qui peuvent représenter 6% de la rémunération annuelle, sont en hausse constante.


Jusqu'à l'an dernier, l'augmentation de ces bonis correspondait sensiblement à la croissance des salaires. Mais, en 2009-2010, la somme versée en primes salariales a fait un bond prodigieux de 16,6%.

Je clos avec cette citation:

(...) «Si ces bonis sont distribués sans être reliés à quelque chose de mesurable [comme le taux de décrochage], pourquoi ne les qualifie-t-on pas plutôt de cadeaux ? Parfois, on se demande quel est le travail de ces gestionnaires de commission scolaire. Peuvent-ils avoir un quelconque impact sur la performance des élèves ? En même temps, on en-tend de plus en plus parler de rémunération au mérite, mais cette fois, pour les enseignants. À leur niveau, ils peuvent avoir un impact réel sur la réussite des élèves. » - Peter Cowley, directeur, Études sur la performance des écoles, Institut Fraser

Si Dieu aime les abrutis arriérés...


... alors, on doit être sa planète préférée:

Cette fois-ci, les médias avaient largement ignoré le pasteur Terry Jones, qui les avait pourtant inondés d'invitations à assister à une parodie de procès du Coran dans son église de Gainesville, en Floride, le 20 mars.



(...) Le 21 mars, l'AFP a publié de son côté un article sur l'autodafé du Coran en Floride. Dans son compte rendu, le journaliste de l'agence indique que le livre sacré a «été mis à tremper pendant une heure dans du kérosène» et «placé dans une urne en métal disposée au centre de l'église», avant qu'un pasteur n'y mette le feu avec un briquet à barbecue.


Plusieurs observateurs se demandent aujourd'hui si cet autodafé ne serait pas passé inaperçu si le président afghan, Hamid Karzaï, n'avait pas décidé de condamner «fermement cet acte obscène et insultant», le 24 mars. Dans un communiqué, il a demandé «au gouvernement américain et aux Nations unies de traduire en justice les coupables de ce crime afin de répondre de façon convaincante à la colère de plus d'un milliard et demi d'humains».


Vendredi, encouragés par des mollahs enragés par l'acte de Terry Jones, des Afghans ont attaqué les bureaux de la mission politique de l'ONU dans la ville de Mazar-e-Charif, faisant au moins sept morts, dont deux par décapitation. Le lendemain, c'est dix personnes qui ont perdu la vie dans des manifestations à Kandahar contre l'autodafé d'un exemplaire du Coran en Floride.


Et la violence meurtrière s'est poursuivie dimanche, faisant deux autres morts à Kandahar.


Au moment d'écrire ces lignes, Terry Jones n'avait pas encore exprimé ses regrets pour son rôle dans ce dérapage religieux. «Nous ne nous sentons pas responsables», a déclaré à l'AFP vendredi le pasteur de 59 ans, accusant «l'élément radical de l'islam de chercher une excuse pour justifier sa violence».


(...) Le lendemain, il a confié au journal britannique The Sunday Telegraph qu'il envisageait la possibilité d'orchestrer une nouvelle parodie de procès pour juger, cette foi-ci, «la vie de Mahomet».

La religion est le cancer de l'humanité...

3 avril 2011

Pub du Jour de la Terre 2011

Il y a 13 000 ans...



Il s'est passé quelque chose en Amérique du nord, il y a environ 13 000 ans. Quelque chose de terrible. La nature exacte de la catastrophe demeure mystérieuse, mais ses conséquences sont connues.

Il y a environ 13 000 ans, la mégafaune nord-américaine disparaît subitement. Mammouths laineux, mastodontes, camelops (chameaux), glyptotheriums, smilodons, lions américains, castors géants, megalonyx (paresseux géants), bisons latifrons, arctodus simus (ours géants) disparaissent en ne laissant derrière eux que leurs os. Imaginez notre continent si ces créatures extraordinaires vivaient toujours.

À la même époque, la première civilisation d'Amérique du nord, la culture Clovis, dont on retrouve des traces un peu partout en Amérique du nord, disparaît également.
 
On sait également que cette période de la préhistoire, appelée Dryas récent, est caractérisée par une chute significative des températures. Celles-ci sont-elles la cause ou une autre conséquence dramatique d'un événement plus catastrophique encore?
 
Qu'est-ce qui a bien pu causer tant de bouleversements en Amérique du nord?
 
Certains indices semblent indiquer qu'une comète pourrait être en cause. En effet, un couche de sédiments noirs appelée matelas noir (black mat) est présente sur plus de 50 sites d'excavation de la culture Clovis. Cette couche noire contient des éléments inusités qui semblent indiquer qu'un corps céleste serait en cause.  On aurait même retrouvé des concentrations anormalement élevées de métaux et de sphérules magnétiques à l'intérieur des crânes de mammouths.
 
L'absence de cratère pourrait s'expliquer par l'explosion prématurée de la comète dans l'atmosphère, un peu comme ce fut le cas à Tunguska, en 1908.
 
La théorie demeure controversée, mais pour le moins intriguante (et terrifiante).