31 juillet 2011

La fin d'une belle amitié!



Trouvé ici.

L'incident de l'ascenseur

Je citais le biologiste Richard Dawkins l'autre jour et Yves m'a parlé de cet incident survenu il y a quelques semaines. J'ai décidé de bloguer là-dessus, pas autant parce que j'ai quelque chose d'intelligent à dire à ce propos, mais plutôt pous savoir ce que vous en pensez, vous, chers lecteurs et surtout, chères lectrices.

Tout débute lorsque la blogueuse Skepchick raconte sur son blogue un incident désagréable qui lui serait arrivé lors d'un voyage en Irlande. Dans l'ascenseur de l'hôtel, aux petites heures du matin, un inconnu l'aurait invitée à le rejoindre dans sa chambre pour discuter autour d'un café. Elle décrit cet événement comme très inconfortable et creepy.

OK. Bien que je ne sois pas totalement certain de comprendre ce qu'il y avait de si terrible là-dedans, je ne suis pas une fille et je n'étais pas là. Peut-être que c'est le regard du gars ou son ton de voix qui a causé cette réaction. Peut-être qu'il avait l'air menaçant. Ou peut-être que le gars pensait ne plus la revoir et qu'il a tout simplement et maladroitement sauté sur l'occasion pour l'inviter. Qui sait?

Si ça avait été un beau blond musclé au sourire éclatant et au teint bronzé, permettez-moi simplement de soupçonner qu'elle aurait probablement été davantage intéressée...

Mais bon, l'histoire se serait terminée là si Richard Dawkins (oui, oui, le vrai) n'avait pas décidé de laisser un commentaire en réaction à cet incident. Le voici:



Ma première réaction en lisant ça (après m'être demandé si c'était le vrai Dawkins) a été de trouver le ton très coupant et acerbe. Et je ne voyais pas vraiment le parallèle entre cette femme qui passe un moment inconfortable dans un ascenseur et le sort des femmes musulmanes du monde. Dawkins est-il en train de suggérer qu'on ne doit pas se plaindre d'une situation s'il y a pire ailleurs?

D'autres se sont posé la même question, Dawkins s'explique:



Alors voilà, en gros, le coeur de la controverse. On comprendra que si un parfait inconnu avait écrit la même chose, ça serait passé relativement inaperçu. Mais comme c'est une célébrité, c'est la grosse affaire, évidemment.

Quoi penser de tout cela?

La blogueuse est-elle une féministe enragée qui se sent menacée dès qu'un homme lui adresse la parole? Dawkins est-il un vieux sexiste qui ne comprend rien?

N'étant pas une jolie femme, je ne peux pas prétendre savoir ce que c'est que de se faire dévorer des yeux par des inconnus à longueur de journée. Je regarde les vêtements que portent plusieurs jeunes femmes et je me dis que ça ne doit pas être si désagréable que ça. Je me suis déjà fait traiter comme un steak par quelques femmes, mais ce n'est pas un truc qui m'arrive très souvent et, bien que je trouve ça généralement inconfortable, je ne me suis jamais vraiment senti physiquement menacé... ben, à part peut-être deux fois, mais même là, je savais que j'avais l'avantage de la force physique. Comme la majorité des femmes ne bénéficient pas de cet avantage, je pense que je peux comprendre qu'on puisse être inconfortable et craintive dans la situation décrite plus haut.

Je suis marié depuis 11 ans, en couple depuis 13 ans, alors je n'ai pas fait des avances à une femme depuis crissement longtemps. Mais clairement, l'approche du gars n'a vraiment jamais été la mienne. J'approchais les femmes intéressantes en essayant de les connaître plutôt que de les sauter, ce qui m'a valu beaucoup plus d'amies que de conquêtes. Alors je peux comprendre des hommes qui ne passent pas par quatre chemins pour manifester leur intérêt.

Pour ce qui est de la réaction de Dawkins... j'sais pas. Elle me semble démesurée. Presque agressive. Facile de mal interpréter le ton d'une intervention sur Internet, mais bon... ça me semble un peu fort. Comme je le disais plus haut, personne n'était là, avec elle, dans l'ascenseur, alors qui sait vraiment? Et la blogueuse d'en rajouter en jurant qu'elle ne lira plus ses livres, n'ira plus à ses conférences et qu'elle encourage tout le monde à faire comme elle.

Moi, j'aime bien Dawkins, même si je ne suis pas toujours d'accord avec lui. C'est un homme intelligent qui apporte habituellement des arguments réfléchis dans les débats auxquels il prend part. Ses livres sont captivants. Je n'ai aucune intention de le boycotter. Mais je pense que, franchement, cette fois-là, il aurait dû penser un petit peu avant d'écrire ça. Il me semble que, pour un homme qui parle toujours d'élever le niveau de conscience des gens, il a manqué une belle occasion d'élever la sienne un p'tit peu...

Et vous, chers lecteurs et lectrices?

30 juillet 2011

Le Prof Niagara



Je viens de me retaper ce film extraordinaire... et comme à chaque fois, j'ai braillé tout le long. Je ne parle même pas des yeux un peu humides, là! Pleurer à chaudes larmes! Elles me coulaient dans la face, j'en avais dans les plis du cou! Pas question de regarder ça sans la boîte de mouchoirs à côté de moi.

Il faut dire que je suis assez braillard comme cinéphile. J'ai même quelques larmes quand je regarde Aladdin de Disney! Mais pleurer comme une Madeleine comme aujourd'hui, c'est plus rare. Y'a quelques films comme ça qui viennent tout simplement trop me chercher, qui me tirent sur les cordes du coeur avec un doigté d'expert. Toute résistance est futile.

Les 5 films qui me font le plus brailler:

1- Dead Poet Society
2- 15 février 1839
3- Schindler's List
4- Mr. Holland's Opus
5- Saving Private Ryan

Y'en a d'autres, mais je crois que ceux-là obtiennent les larmes les plus abondantes.

Et vous, chers lecteurs? Quels films déclenchent vos sprinklers oculaires?

Un compromis: la "créatiolution"?


Hilarant... trouvé ici.

La religion est une forme de maltraitance

"Humphrey argues that, in the same way as Amnesty works tirelessly to free political prisoners the world over, we should work to free the children of the world from the religions which, with parental approval, damage minds too young to understand what is happening to them. He is right, and the same lesson should inform our discussions of the current pedophile brouhaha. Priestly groping of child bodies is disgusting. But it may be less harmful in the long run than priestly subversion of child minds."

--Richard Dawkins, à propos du livre de Nicholas Humphrey, 'What shall we tell the children?' Trouvé ici.

Quand on tolère l'intolérable


On me demande parfois pourquoi je suis si virulent dans mes critiques à l'égard de la religion. Il y a plusieurs raisons à cela, mais l'une d'elle est que la religion jouit d'un chèque en blanc dans nos sociétés occidentales. Au nom de la tolérance et de l'ouverture, on laisse des fidèles faire et dire à peu près n'importe quoi dès qu'ils se cachent derrière le bouclier de leur religion. Le reste du temps, on ne se gêne pas pour critiquer ou dénoncer toutes les activités humaines dans tous les domaines imaginables... mais lorsqu'il est question de religion, les règles du jeu changent. Là, il faut suspendre toute pensée critique et tout respecter en bloc.

En voici un bon exemple:

Chaque année pendant une journée, Val-Morin se transforme en capitale de l'hindouisme de l'Amérique du Nord. Âmes sensibles s'abstenir. «C'était ma première fois. Je n'ai pas souffert. Dieu m'a aidé.» Sourire aux lèvres, M. Tavakumar montre ses plaies sanglantes à la caméra. Sur son visage, aucun signe de douleur ou d'insolation. On le sent frais comme une rose. Il vient pourtant de passer cinq heures complètes suspendu dans les airs, avec des crochets dans le dos.


M. Tavakumar était l'un des participants de Kaavadi, le festival hindou qui avait lieu dimanche dernier à Val-Morin. Chaque année depuis près de 20 ans, la petite ville des Laurentides accueille des milliers de Tamouls d'origine sri-lankaise, venus d'aussi loin que Toronto et Ottawa pour rendre hommage au Dieu Muruga.

(...) Pour être bien sûr d'être entendus par Muruga, certains adeptes se roulent par terre. D'autres se percent la joue avec des tiges de métal ou le dos avec des hameçons. Reliés à des cordes, ils vont danser jusqu'à l'épuisement. Les plus illuminés vont jusqu'à se suspendre dans les airs, avec des crochets derrière les cuisses, les mollets et les omoplates. Ils vont rester accrochés pendant toute la procession dans les rues de Val-Morin.

Imaginez si des gens faisaient des choses semblables pour toute autre conviction... comme une cause ou un parti politique. On ne se gênerait pas, avec raison, pour remettre sérieusement en question leur santé mentale.

Mais là, c'est une tradition religieuse. Alors on regarde ça et on ne dit rien. On trouve ça pittoresque. Pire, on se trouve dooooonc tolérants et admirables de laisser des gestes semblables être posés dans nos rues.

Ça m'horripile. Ça m'écoeure. Parce que la religion ne mérite pas ce respect. Je dénonce cette idée stupide que lorsqu'il est question de religion, la raison doit être mise sur la glace au nom d'une supposée tolérance pour les croyances et superstitions de chacun. Je le dénonce et je m'y oppose. La raison doit toujours venir en premier. Toujours. Combattre l'ignorance et la superstition devrait être une mission nationale et un des rôles premiers de nos écoles. Et lorsqu'une personne agit de façon irraisonnée ou déraisonnable, on devrait avoir le droit de le dire haut et fort sans être taxé d'intolérant ou de raciste.

Certains me parleront de liberté individuelle ou d'adultes responsables qui font ce qu'ils veulent. Ah ouais? Et les enfants qui participent à ce festival? Ces enfants qui sont exposés dès leur plus bas âge à ce fanatisme? À ces doctrines démentes? À ces mensonges sur leur propre origine, sur celle de l'univers et sur la place qu'ils occupent dans celui-ci? Ces chaînes qu'on continue de passer aux chevilles des enfants d'une génération à l'autre? Sans jamais entendre une seule voix discordante! Sans jamais entendre quelqu'un qui suggère même timidement que ceci est, peut-être, un peu dément!

C'est acceptable, ça? C'est tolérable, ça?

J'avais une petite fille d'origine sri-lankaise dans ma classe cette année. Adorable enfant, très intelligente. Je suis à peu près certain qu'elle était présente à cette fête. Moi qui me suis démené pendant 10 mois pour encourager la pensée critique face à tout, y compris la religion... j'espère que certaines de mes leçons lui sont revenues en tête lorsqu'elle a vu le type pendu au bout de ses hameçons. Mais je crains que 12 ans d'endoctrinement aient été plus efficaces que 10 petits mois dans ma classe...

27 juillet 2011

John Baird préfère la reine à Alfred Pellan


Qu'est-ce qui représente mieux le Canada? Des tableaux d'un artiste québécois célèbre ou une photo de la reine d'Angleterre? Le ministre John Baird a trouvé la réponse à cette question:

Des fonctionnaires des Affaires étrangères et des amateurs d'art sont agacés par la nouvelle décoration choisie par le ministre John Baird pour le hall d'entrée de l'édifice du ministère à Ottawa. À la fin du mois dernier, deux tableaux du peintre québécois Alfred Pellan ont été retirés du mur où ils étaient accrochés depuis des décennies pour être remplacés par un portrait de la reine. Il s'agit d'un portrait qui date de 2002, alors que la reine était en visite au Canada pour son jubilé d'or.



(...) Un porte-parole de John Baird, Chris Day, a expliqué que le ministre aimait beaucoup l'art canadien, mais a ajouté que le mur où se trouvaient les tableaux d'Alfred Pellan avait une nouvelle vocation. «Le Mur de la souveraine est un hommage digne de notre chef d'État, la reine Elizabeth II, en reconnaissance à l'approche de son jubilé de diamant, en 2012, a écrit M. Day dans un courriel. Il a également été créé en reconnaissance pour la visite du duc et de la duchesse de Cambridge de l'édifice Lester-B.-Pearson, le 1er juillet.»


Le président national de la Ligue monarchiste du Canada, Robert Finch, s'est dit heureux de la décision, faisant valoir qu'il n'y avait pas suffisamment de portraits de la reine dans les édifices gouvernementaux canadiens, y compris à Rideau Hall, la résidence du gouverneur général. «Le portrait de la reine dans un édifice gouvernemental renforce (...) le fait que la reine est la chef d'État, le fait que la reine est réellement celle qui personnifie le gouvernement canadien», a expliqué M. Finch.



Bienvenue au pays des anachronismes ambulants...

Chroniques sauvages: Teshkan


C'est l'hiver en Nouvelle-France. Un jésuite, accompagné d'une Amérindienne et de deux soldats, vient de faire une bien morbide découverte: deux hommes ensanglantés, étendus dans la neige. Le blanc est mort. L'Amérindien est blessé, mais respire toujours. Que s'est-il passé? Comment ces deux personnages en sont-ils arrivés là?

Retour en arrière: un jeune Amérindien du nom de Teshkan est envoyé en émissaire par son village pour conclure une alliance avec les Français et se convertir au christianisme. Ils espèrent ainsi lever une malédiction qui pèse sur leur clan depuis les débuts du monde. Teshkan est le candidat parfait pour cette mission. Il est un guerrier et un chasseur hors pair et sa famille occupe une place importante au sein de la tribu. Un seul problème: s'il fallait que ses étranges hallucinations reviennent...

J'avais tellement aimé Sagah Nah (le premier tome, pas tellement le second) du même auteur que j'ai sauté sans aucune hésitation sur celui-ci. Lapierre nous offre un récit habilement encré dans l'histoire et la mythologie amérindienne, rempli de surprises et de rebondissements. Les dessins et les couleurs sont absolument magnifiques, je ne m'attendais à rien de moins de cet artiste si talentueux.

Une belle lecture. Je n'ai pas tripé autant qu'avec le premier Sagah Nah, celui-là demeure son chef-d'oeuvre, à mon avis. Mais c'est quand même très bien et ça vaut le détour!

Hommages

En octobre, Marvel publiera plusieurs couvertures en hommage aux classiques des cinquante dernières années. Ces deux-là sont mes préférées.




Prédiction inouïe!


Si celle-là vous avait étonné, attendez de voir celle-là! Un reportage de 1947 qui prédit nos technologies modernes. J'adore la scène "Et la rue présentera un singulier spectacle" Génial!

Cliquez ici pour voir le vidéo, grâce à Filouz!

23 juillet 2011

Harry Potter = Star Wars?


Très amusant! Trouvé ici.

Old Man Logan



Cette fausse bande-annonce a été créée par un fan du comic-book Old Man Logan (dont j'ai déjà parlé ici). C'est vraiment très réussi.

Trouvé ici.

Les meilleurEs et les pires



J'ai déjà parlé des acteurs qui sont capables de me vendre un film par leur seule présence, allons-y maintenant avec les actrices.

Voici celles que j'adore, qui m'émerveillent et que je ne me fatigue jamais de voir:

Meryl Streep
Naomi Watts
Julianne Moore
Diane Lane
Pascale Bussières

Celles que j'aime beaucoup et dont la présence attire toujours mon attention:

Elisabeth Shue (j'y peux rien, j'ai une espèce de crush sur elle depuis que j'suis p'tit gars!)
Uma Thurman
Laura Linney
Rachel Weisz
Minnie Driver
Natalie Portman
Jennifer Connelly

Celles qui provoquent chez moi une violente réaction allergique et qui me donnent envie de courir dans la direction opposée:

Geena Davis
Susan Sarandon
Angelina Jolie
Nicole Kidman
Julia Roberts

D'autres noms me viendront probablement... ça, c'est juste vite de même, sans trop réfléchir... et vous, chers lecteurs?

Véhicules célèbres "Pixar-isés"


Ils sont ici.

Étonnante prédiction!



Pour un truc des années 60, c'est vraiment étonnant de précision! Et les petits commentaires à propos de Madame qui achète et de Monsieur qui paye sont savoureux. Merci Yves pour ce lien!

Les Avengers approchent...


Trouvé ici.

La mort d'un athée


Merci à Yves qui a déniché cette très amusante BD.

Un «fondamentaliste chrétien»


Encore une atrocité qui trouve ses racines dans... la religion:

La police norvégienne interrogeait samedi un «fondamentaliste chrétien» suspecté d'être l'auteur du carnage, la veille, qui a fait au moins 92 morts à Oslo et dans ses environs, le pire massacre commis en Norvège depuis la Seconde Guerre mondiale.



Sur la foi des informations qu'il a postées sur l'internet, l'homme est un Norvégien «de souche» âgé de 32 ans et «fondamentaliste chrétien», a déclaré un responsable de la police Roger Andresen, précisant que ses opinions politiques penchaient «à droite».


(...) La police se refusait toutefois à dévoiler le nom du suspect, identifié par les médias norvégiens comme étant Anders Behring Breivik et décrit dans les médias comme proche des milieux d'extrême-droite.



(...) Le carnage, qualifié de «tragédie nationale» par le premier ministre Jens Stoltenberg, a commencé vendredi en milieu d'après-midi par un attentat à la bombe en plein coeur du quartier des ministères à Oslo qui a fait sept morts et neuf blessés graves. Peu après, le suspect a ouvert le feu sur les participants d'une université d'été de la jeunesse du Parti travailliste (au pouvoir) rassemblés sur l'île d'Utoeya, à une quarantaine de km de la capitale. (...) Selon un nouveau bilan de la police samedi, au moins 85 personnes ont été tuées lors de la fusillade sur l'île.

20 juillet 2011

Les meilleurs et les pires



Je regardais cette intrigante bande-annonce pour le film Tinker Tailor Soldier Spy et je me suis rendu compte que j'avais envie de voir ce film, mais pour une seule et unique raison: Gary Oldman.

Il n'y a pas beaucoup d'acteurs que j'apprécie à ce point, qui livrent des performances tellement puissantes qu'ils peuvent me vendre un film par leur simple présence. En y réfléchissant bien, j'en ai trouvé six:

Ralph Fiennes (parlant de lui, cliquez ici)
Ben Kingsley
Jude Law
Luc Picard
Gary Oldman
Ian Holm

Il y en a d'autres que j'aime aussi et dont la présence dans une distribution pourrait beaucoup m'influencer dans le choix de voir le film, sans nécessairement garantir que je le voie (ça prendrait également un scénario prometteur):
 
Samuel L. Jackson
Michel Côté
Kevin Spacey
Sean Penn
Richard Dreyfuss
Bruce Willis
Ian McKellen

À l'opposé, il y a des acteurs que je trouve tellement insupportables que leur présence constitue une garantie absolue que je ne verrai jamais le film:
 
Jack Black
Matt Damon
Colin Farrell
Will Ferrell
Vin Diesel
Jean-Claude Van Damme
Steven Seagal
Matthew McConaughey

Oui, je sais, aucune femme ne figure sur mes listes, c'est pas que je suis un gros sexiste, c'est voulu. Je garde les dames pour un prochain billet.

JAWaS


Hilarant! Trouvé ici.

Ultimate Avengers: Next Generation


L’univers Ultimate Marvel a connu le jour en l’an 2000. L’idée derrière cette initiative était de tenter d’accrocher des nouveaux lecteurs avec des héros bien connus, mais libérés de décennies de continuité. Les créateurs se sont donc employés à réinventer et à actualiser les super-héros de Marvel (Spider-Man, X-Men, Avengers) tout en les plongeant dans des contextes plus matures, plus sombres, plus gritty et, il faut bien le dire, plus violents.


Et en général, les comics qui ont été publiés sous cette enseigne ont été excellents, si bien que même les vieux lecteurs de comics traditionnels ont adopté avec enthousiasme ces nouvelles versions de leurs héros préférés.

À mon humble avis, ce qui est sorti de meilleur de l’univers Ultimate, c’est la version des Avengers de Mark Millar. Les deux premières mini-séries étaient tout simplement époustouflantes. J’avais donc très hâte de voir Millar se replonger dedans avec cette nouvelle série. Mes attentes étaient très élevées... et je n’ai pas été déçu! Si vous ne l'avez pas encore lu et que vous avez l'intention de le faire, arrêtez de lire maintenant avant que je ne vous gâche quelques surprises.

Le scénario est construit principalement autour de Captain America (ça tombe bien, cette version du personnage est beaucoup plus intéressante que la version originale). Cap est donc en mission avec Hawkeye lorsqu’il se retrouve face à face avec le Red Skull et qu’il découvre que ce dernier… est son fils! Ben oui, dans les années 40, Cap a décidé de sauter la clôture avec sa sweet heart de l’époque. Ce qu’il n’a jamais su (parce que suite à un accident, il a été congelé dans les glaces de l’Arctique pendant des décennies), c’est que la demoiselle en question est tombée enceinte et s’est laissée convaincre par des agents gouvernementaux de leur confier son bébé afin qu’il soit élevé dans un environnement optimal. Évidemment, ce que le gouvernement souhaitait, c’était un nouveau super-soldat. Résultat: l’enfant a grandi et bien qu’il soit effectivement devenu un super-soldat, il est également un dangereux psychopate dégénéré, le Red Skull. Il est maintenant à la recherche de l’arme ultime qui est capable de modifier la réalité elle-même: le Cosmic Cube.

Cap, outré qu’on lui ait caché l’existence de son propre fils, désobéit aux ordres et part à la recherche de celui-ci. Le gouvernement décide donc d’assembler une nouvelle équipe de Avengers dont l’objectif est d’intercepter et de maîtriser Cap. Il s’agit de la nouvelle Black Widow, Red Wasp, un clone de Hulk qui conserve l’intellect de Bruce Banner, Hawkeye et un gigantesque War Machine. En apercevant ce dernier dans les rues de Paris, Cap s’exclame d'ailleurs:  «Aw hell!» et «Son of a bitch!» Ouais, les dialogues ne subissent aucune censure dans l’univers Ultimate.

En bout de ligne, tous ces personnages se retrouveront unis contre un ennemi commun : le Red Skull armé du Cosmic Cube. La fin de l'histoire est à la fois choquante et bouleversante. Quelqu’un crève. Et on découvre que le Red Skull ne désirait pas utiliser le Cube pour les raisons qu’on croyait.

Une fois de plus, Millar ne déçoit pas. Il nous sert un scénario intense, rempli de rebondissements et de surprises, peuplé de personnages à la fois familiers, multidimensionnels et complètement imprévisibles, bref, un scénario intelligent qui se termine sur un climax inoubliable, lequel nous fait remettre en question qui sont les good guys et qui sont les bad guys dans tout ça.

Wow. Hautement recommandé.

15 juillet 2011

HELL-O!


Trouvé ici.

Harper et le bilinguisme

«Le bilinguisme officiel au Canada n'est pas seulement une politique. Il s'est élevé au rang d'une véritable religion. C'est un dogme que tous doivent accepter sans poser de questions.»



«Alors qu'il tente à répétition et sans succès de faire la promotion du français à l'extérieur du Québec, le gouvernement fédéral cède de plus en plus aux volontés des activistes de l'unilinguisme officiel au Québec. »


«La discrimination contre les anglophones et les institutions anglophones par les lois linguistiques du Québec est bien documentée.»


«Comme religion, le bilinguisme est un dieu déchu. Il a produit de l'iniquité, n'a pas stimulé l'unité canadienne et il a coûté des millions aux contribuables canadiens. C'est, j'imagine, ce qui se produit quand vous mêlez la religion et l'État.»

"Débarrassons-nous du Québec!"

Ah! Le Canada! Paradis du bilinguisme, du multiculturalisme et de la tolérance! Ne cesseras-tu jamais de nous charmer par ta grande et infinie vertu? Extrait de la nouvelle:

La condamnation d'Air Canada à verser 12 000$ en dommages et intérêts à un couple d'Ottawa qui n'a pu être servi en français a semé l'émoi et provoqué des tensions à travers tout le pays, hier. En remportant leur bataille judiciaire face au transporteur aérien, Michel Thibodeau et son épouse ont ravivé le débat sur la cohabitation du français et de l'anglais comme les deux langues officielles.


Dans le Canada anglais, plusieurs commentaires méprisants envers la cause du bilinguisme ont déferlé sur les sites Web d'information, les médias sociaux et les tribunes téléphoniques.

(...) Hier, on retrouvait des propos semblables partout sur la toile. Plusieurs n'ont pas hésité à aller plus loin et s'en prendre à l'ensemble des Québécois.


«Les idiots comme ce gars et sa femme sont des parasites. Ils sont la raison pourquoi le reste de la planète n'aime pas les Québécois», a écrit un lecteur, en anglais, sur le site du Ottawa Sun.


«En tant que Canadien francophone, je voudrais remercier monsieur Thibodeau [de] nous avoir embarrassés et d'avoir donné une mauvaise image des Canadiens francophones, une fois de plus», a lancé quelqu'un d'autre.


Dans la section des commentaires du site Web du quotidien The Globe and Mail, la teneur des propos était semblable.


«Écoutez tout le monde. Allons tous au Québec et poursuivons-les lorsqu'ils n'accepteront pas nos commandes en anglais au restaurant. Qui embarque avec moi?», a écrit un homme.


«Lorsque je me suis mariée, je me suis débarrassée de mon nom de famille en français pour une bonne raison. Ce cas est un exemple dégoûtant de gaspillage, d'arrogance et d'intolérance», a même témoigné une lectrice.


Certains propos incitaient même franchement à la haine.


«C'est dégoûtant. Débarrassons-nous du Québec. Mettons fins à ce fiasco», a-t-on aussi pu lire sur le site Web du Globe and Mail.


Pour se défendre, Michel Thibodeau a déclaré que sa poursuite contre Air Canada n'avait pas été menée dans le but de s'enrichir, mais bien qu'il s'agissait d'une question de principe. «Sur une base quotidienne, si je ne suis pas servi en français, je perds mon droit», a-t-il plaidé sur les ondes de Sun News.

M. Thibodeau, vous n'avez pas à vous expliquer, ni à vous justifier. Vous vous battez pour vos droits linguistiques fondamentaux, face à une majorité intolérante, raciste et agressive qui souhaite notre disparition tranquille. Je vous lève mon chapeau, monsieur.

14 juillet 2011

Odeur de couleuvre


J'étais tout excité aujourd'hui, j'ai attrapé une couleuvre rayée pour mes p'tits gars. C'était la première fois qu'ils en voyaient une. Moi, ça faisait au moins deux décennies que je n'avais pas attrapé une de ces petites bêtes. C'était formidable, les gars ont adoré... mais après coup, nos mains sentaient la charogne, c'était dégueulasse! Pourtant, j'en attrapais à la tonne de ces bestioles quand j'étais flo et je ne me rappelle pas d'avoir déjà senti cette odeur-là... faut bien dire que, ti-cul, l'odeur de mes doigts ne figurait probablement pas très haut dans la liste de mes préoccupations! ;-)

Il semblerait qu'il s'agisse d'un de ses moyens de défense. On en apprend à tous les jours...

Luke se décide à consulter...


Trouvé ici.

Un classique revu et corrigé...


Une légère retouche a été apportée à ce tableau de John Constable. J'adore.

Trouvé ici.

David Moratilla Amago



Le portfolio de l'artiste est ici.

13 juillet 2011

CHRONIQUES BIRMANES de Guy Delisle


Si vous êtes comme moi, ce qui vous intéresse à l’étranger, ce n’est pas tellement les sites touristiques, les façades et les apparences, c’est plutôt la réalité quotidienne des gens qui y vivent.


Et si c’est le cas, vous adorerez cette BD de Guy Delisle. Bon, OK, elle est peut-être un tantinet moins bonne que Pyong Yang, mais ça demeure tout de même une BD très solide et captivante qui ne m’a pas lâché pendant 263 pages. Ce n’est pas rien.

En gros, l’auteur nous raconte l’année qu’il a passé en Birmanie avec sa femme et son fils. À travers ses yeux, on découvre le quotidien de ces gens, leur mentalité, leur culture, leurs traditions. C’est vraiment fascinant. On y découvre également les réalités et contraintes de la vie sous une dictature militaire, ainsi que les conditions de vie des étrangers (surtout européens et australiens) qui y vivent.

Moi qui connaît très peu de choses à propos de l’Asie du sud-est, j’ai été gâté!

Si tous mes amis pouvaient être aussi fascinants que Delisle lorsqu’ils reviennent de voyage, ce serait merveilleux!

10 juillet 2011

Batwoman: Elegy


Saut dans le vide, sans filet. Un coup de tête. Je ne connaissais absolument rien de Batwoman, je n’avais lu aucune critique. Et ce n’est pas la couverture qui m’a accroché parce qu’elle est plutôt ordinaire. Mais quand j’ai ouvert le livre, les pages que j’ai vues m’ont envoûté, si bien qu’il n’est jamais retourné sur sa tablette.


Et côté dessins, je n’ai vraiment pas été déçu. Ce comic est un véritable festin pour les yeux. Vraiment. Les cases sont de formes diverses et elles débordent de dynamisme et de symbolisme. Je ne me souviens pas d’avoir vu un artiste utiliser à ce point la forme des cases pour ajouter au récit, à l’ambiance et au rythme de la lecture. J’étais à la fois étonné et enchanté. Et pour un vieux hibou comme moi qui en a lu des BD dans sa vie, c’est un fait rarissime.

Les couleurs sont également formidables. Autre fait rare, l’artiste emprunte des styles différents pour ses illustrations selon que l’héroïne est dans sa vie privée ou dans sa vie secrète. Ainsi, les illustrations sont classiques, encrées à la plume… bref, tout ce qu’il y a de plus traditionnel et ce, jusqu’à ce que Kathy Kane revête sa cape et son masque. Les images deviennent alors peintes, plus réalistes, plus tridimensionnelles et plus sombres. Le contraste est si frappant qu’au départ, j’ai cru qu’il s’agissait de deux artistes différents. Il n’en est rien.

Et les scènes d’action qui mettent en scène Batwoman… Wow! Il faut le voir pour le croire!

Malheureusement, mon opinion à propos du scénario est un peu plus mitigée. Il n’est pas mauvais et connais même plusieurs moments forts. En fait, tout ce qui touche la vie privée de Kane est très réussi : l’événement traumatique qui a changé sa vie, son congédiement de l’armée, ses amours tourmentés, sa relation avec son père et la seconde femme de celui-ci, tout ça est génial mais généralement vu en flashback. Le problème, c’est dans l’enquête que mène Batwoman dans le présent. Disons que c’est plutôt weird. Il y est question de créatures lycanthropes et d’une femme complètement timbrée qui se prend pour Alice au pays des merveilles, qui cite Carroll constamment et qui souhaite faire sauter la ville de Gotham pour des raisons obscures. Ce n’est pas totalement mauvais, juste très bizarre. Ça jure avec le reste de l'univers très réaliste et terre-à-terre de Kane. Je crois que j’aurais apprécié les citations davantage si j’avais lu l’œuvre de Carroll plus récemment. Or, j’ai lu ça il y a une éternité et en plus, c’était la traduction française.

Mais malgré cela, cette BD demeure une œuvre magistrale, bien que principalement pour l’aspect esthétique. Elle vaut le détour.

Prayer booth


J'ai d'abord pensé à une joke, à un trucage photoshop.

Ben non, crisse. C'est bien réel. *Mise à jour: Non, c'est une oeuvre d'art, merci PJ!*

Trouvé ici.

Bond l'Écochais...


Trouvé ici.

Insérer A dans B...


Trouvé ici.

Si c'est pas du lait...

Trouvé ici.

Le Prof contre Goliath



Comme le savent les lecteurs réguliers de ce blogue, c’est une année scolaire plutôt pénible qui s’est enfin terminée pour moi. Toutefois, malgré les nombreuses embûches, je dois vous avouer être particulièrement fier d’un accomplissement majeur: j’ai réussi à mettre ma commission scolaire à genoux. Ce n’est pas rien, croyez-moi.


Voici un petit récit chronologique des événements marquants de ce duel épique. Puisse ceci vous servir de recette si, un jour, vous avez également à mettre K.O. l’une de ces saloperies de bureaucraties géantes.

Septembre 2010 : Pendant une conversation tout à fait anodine avec un collègue qui enseigne à l’école depuis beaucoup plus longtemps que moi, j’apprends avec consternation que le vieux plafond pourri de ma classe (qui s’effrite juste à le regarder) est en amiante! Voux imaginez bien que les deux bras me sont tombés. Je découvre par la suite qu’environ la moitié des plafonds de l’école sont constitués de cette substance dangereuse. Au départ, les autres profs sont très défaitistes, me disent qu’il n’y a rien à faire, que la commission scolaire s’en fout et que c’est une perte de temps de protester. Pas découragé pour une cenne, je pars sur le sentier de la guerre.

Pour commencer, me dis-je, il faut jouer le petit jeu des bureaucrates, question d’être irréprochable dans l’inévitable escalade qui s’ensuivra. Ils ne pourront pas jouer la carte de l’ignorance quand ça va péter. Pour signaler une situation comme celle-là à ma CS, il existe une belle petite procédure de paperasse (comme pour tout le reste) et je réussis à convaincre mes collègues de remplir un formulaire intitulé «Constat de situation à risque». On fait acheminer tout ça à la commission scolaire. La balle est dans le camp des bureaucrates. On attend sagement... pour le moment.

Pendant ce temps, je communique avec le syndicat (sans trop d’espoir) pour les informer de la situation. Comme de fait, ils me disent qu’aux dernières nouvelles, la situation ne présente pas de danger imminent et qu’ils ne peuvent rien faire. Quelle surprise. Va encore falloir se démerder seul en bon Prof Solitaire, comme d'habitude…

Janvier 2011 : Ma patience ayant des esti de limites et étant toujours sans la moindre nouvelle de la commission scolaire, le temps est venu de faire monter la pression. Dans un premier temps, je vais voir la directrice pour lui expliquer que ce silence est totalement inacceptable, que toute menace potentielle à la santé des enfants est scandaleuse et que si rien ne bouge, les enseignants ont l’intention de se battre. L’idée derrière cette manoeuvre, c’est de s'assurer qu’elle contacte ses supérieurs et que l’alarme sonne à quelque part pour réveiller les pousseux de crayons. La directrice reçoit finalement une réponse de la CS: la situation n'est pas encore dangereuse et rien ne sera fait.

Je réunis ensuite tous les enseignants concernés et nous discutons de la stratégie à employer. Moi, je suis prêt à aller jusqu’aux médias, sans hésiter. Une collègue propose une étape intermédiaire : mettre les parents dans le coup. Cela s’est avéré être une excellente idée.

Février 2011 : Mes collègues et moi-même nous présentons devant le conseil d’établissement (par hasard -du moins je le pense-, l’un des commissaires est présent ce qui assure des répercussions encore plus grandes). En tant que porte-parole, j’explique aux parents que nous sommes très inquiets et que nous nous retrouvons face à un cul-de-sac puisque la commission scolaire, en se basant sur des relevés vieux de trois ans, nous informe qu’elle n’a pas l’intention d’agir tant que les plafonds ne se seront pas dégradés davantage. Je leur explique que cette situation est inacceptable à nos yeux. Dans un cas qui touche à la santé et à la sécurité la plus élémentaire des enfants et des membres du personnel, la prévention est de mise. Je dénonce l’approche qui consiste à intervenir seulement lorsque la situation s’est dégradée, au point d’être dangereuse. Il est parfaitement possible que l’intégrité des plafonds soit compromise à un moment ou à un autre et que la situation ne soit découverte que des mois ou des années plus tard. J’attire ensuite l’attention des parents sur un paradoxe très révélateur: on nous dit que les plafonds ne représentent pas un danger mais du même souffle, on nous somme d’éviter de leur toucher, de ne rien y suspendre, de ne pas enlever les crochets qui s’y trouvent et de ne pas en ajouter. Ces mises en garde illustrent elles-mêmes le danger réel de ces plafonds. Tout éducateur sait que les enfants étant des enfants, il faut s’attendre à ce qu’ils ne respectent pas toujours les consignes qui leur sont données. Est-il normal qu’une simple désobéissance naïve et sans malice ait des répercussions potentiellement mortelles?

Après ma présentation passionnée, la réaction des parents est encore plus forte que ce que j’espérais. Ils sont outrés, fébriles et inquiets. Ils nous accordent un appui sans réserve et s’empressent de communiquer avec les instances de la commission scolaire, promettant de communiquer avec tous les parents si rien ne se passe. La pression monte d’un cran de plus. Je jubile.

Mars 2011 : Finalement, la commission scolaire, sentant la soupe chaude, cède sur toute la ligne. Deux représentants viennent nous rencontrer à l’école pour nous annoncer que la moitié des plafonds d’amiante seront éliminés à l’été 2011 et l’autre moitié, à l’été 2012. En plus, ils nous débloquent un budget supplémentaire et totalement inattendu pour rénover notre cour d’école et notre bibliothèque scolaire. Clairement, ils veulent calmer le jeu au plus vite. Mes collègues étaient charmées. Moi, je les ai brassés pas mal malgré la p'tite mascarade du Père Noël. Je leur ai dit que j’avais enseigné dans ma classe pendant une année scolaire entière sans être informé que le plafond était en amiante et que cela était complètement inacceptable. Les gens DOIVENT être mis au courant de tout danger potentiel dans leur environnement de travail. J’ai ajouté qu’il n’était pas normal que les profs soient obligés de jouer aux inspecteurs en bâtiment. On m'a promis d'y voir...

En passant, il s’est ensuite avéré que j’avais raison de partir sur le sentier de la guerre puisqu’après une inspection sommaire, ils ont constaté qu’un des plafonds d’une classe de maternelle, dégradé par des infiltrations d’eau, était devenu un réel danger depuis la dernière inspection formelle qui datait de plusieurs années. Il a été réparé de toute urgence en attendant que l'amiante soit retirée à l'été.

Il va sans dire que je suis très fier du dénouement de l’affaire. Ce n’est pas à tous les jours qu’un petit prof déterminé et une poignée de collègues plutôt cyniques arrivent à mettre un géant à genoux. Mais c’est pourtant ce qui est arrivé.

La morale de l’histoire? La paperasse, le red tape et les procédures mises en place par les bureaucraties ne visent pas à régler des problèmes, mais plutôt à noyer le poisson et à donner l’illusion qu’il se passe quelque chose. Quand on veut vraiment que ça bouge, il faut se retrousser les manches et brasser de la marde. Il faut montrer les dents. Il faut faire peur.

3 juillet 2011

Paye ton voyage!







Wow. Ça me rassure de voir ça. Et ça m'emplit de fierté. Si je n'avais pas de jeunes enfants, j'aurais été de la partie. Bravo!

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