30 juin 2012

Quand le Canada menace l’expertise environnementale québécoise

Extrait de la scandaleuse nouvelle:


Après avoir jeté à la poubelle le protocole de Kyoto, le gouvernement Harper détruit maintenant des pans essentiels de la recherche sur les milieux marins, dénoncent plusieurs experts chevronnés. Avec les vagues de compressions imposées à Pêches et Océans Canada au cours des derniers mois, l’expertise environnementale québécoise se retrouve bien démunie devant les problèmes environnementaux qui affectent le Saint-Laurent.

«On recule au moins 50 ans en arrière, alors que les gens s’imaginaient que tout allait bien et qu’ils ne savaient pas trop pourquoi certains mouraient du cancer, laisse tomber Pierre Béland, directeur scientifique de l’Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent. Dans les dernières décennies, on a pourtant démontré que les produits toxiques et les contaminants disséminés dans la nature sont dangereux et qu’ils se répandent à la grandeur de la planète. On parle de préserver la planète et les humains. Il ne faut pas abandonner les outils qu’on a pour les étudier. Mais c’est précisément ce que le gouvernement fait. Je ne sais pas dans quel monde ils vivent. C’est incompréhensible. C’est comme si on n’avait pas besoin de se préoccuper de l’environnement parce que Dieu va le faire.»

Depuis décembre dernier, le gouvernement Harper, majoritaire à Ottawa, a fait subir une solide cure minceur à Pêches et Océans Canada. En fait, ce sont trois vagues de compressions qui ont frappé cette entité chargée, notamment, d’étudier la kyrielle de problèmes environnementaux qui affectent les très nombreux milieux marins du pays. Difficile cependant d’obtenir des données précises sur les pertes d’emplois nettes, estime Benoît Thibault, de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

À Ottawa, le ministère a simplement indiqué au Devoir par courriel que 400 postes seraient «touchés» par les compressions annoncées cette semaine, dont 130 suppressions d’emplois. Depuis décembre, le nombre de personnes «touchées» dépasserait facilement le millier, selon l’AFPC. 

(...) Selon des données fournies par l’AFPC, le Québec a fait les frais des politiques conservatrices. À l’Institut Maurice-Lamontagne (IML), situé à Mont-Joli, 122 postes auraient été affectés au cours des derniers mois, dont au moins 33 supprimés. On ignore cependant combien de postes seront éliminés à la suite des compressions annoncées cette semaine. Ce centre de recherche se consacre essentiellement à la recherche sur l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, mais aussi sur le nord du Québec. Sur son site Web, on indique qu’il s’agit d’«un des principaux centres francophones de recherche en sciences de la mer au monde».

Mais déjà, on a décidé de démanteler une équipe de recherche qui travaillait en écotoxicologie et un laboratoire construit récemment au coût de deux millions de dollars a été fermé. Plusieurs chercheurs qui ont perdu leur poste ont réalisé des travaux reconnus mondialement, notamment sur les mammifères marins, mais aussi sur les effets des polluants et des déversements pétroliers. C’est notamment grâce aux chercheurs de l’IML qu’on a découvert les énormes problèmes qui affectent le béluga, un des symboles phares de la fragilité du Saint-Laurent.

Impact sur toute la recherche

Les coupes drastiques des derniers mois auront un impact majeur sur toute la recherche, affirme Lyne Morissette, de la Chaire UNESCO en analyse intégrée des systèmes marins de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski. «Avec la modification de la Loi sur les pêches, on a vu que l’habitat du poisson n’était plus très important. On protège seulement les espèces commerciales et non plus leur habitat. Mais si on veut protéger les espèces commerciales, il faut aussi leur assurer un écosystème en santé et se préoccuper de l’ensemble des espèces présentes. Or, on met de côté la recherche sur les habitats et celle sur plusieurs espèces. C’est désolant.» Au Canada, le nombre de bureaux qui étudient l’habitat du poisson devrait passer de 63 à 15, selon l’AFPC.

Selon elle, les compressions ont aussi un caractère «stratégique», notamment parce que «toute expertise qui pourrait remettre en question le développement pétrolier est éliminée». Or le gouvernement Harper et le gouvernement Charest ne cachent pas leur volonté de voir les pétrolières s’installer dans le Saint-Laurent. Le projet d’Old Harry n’est d’ailleurs pas le seul à être envisagé. Et au-delà des problèmes posés par le développement des énergies fossiles, Pierre Béland insiste sur le fait que la situation du Saint-Laurent demeure très précaire. En effet, si certains contaminants identifiés par le passé ont été considérablement réduits, de nouveaux produits font leur entrée dans l’écosystème.

D’où l’importance de poursuivre la recherche. «Le gouvernement doit s’assurer quù’il n’y a pas de produits toxiques qui se retrouvent dans l’environnement. Au lieu de cela, il coupe toute possibilité de suivre et d’analyser les contaminants. On ne pourra plus rien voir.» Sans le travail long et complexe des scientifiques, on n’aurait jamais découvert les effets du DDT sur les animaux et sur l’être humain, illustre M. Béland, qui étudie le Saint-Laurent depuis des décennies.

Qui plus est, ces compressions ont un effet sur le moral du personnel de l’IML, selon Benoît Thibault. «Le climat de travail est très morose. C’était très amical et nous sommes une petite équipe qui travaille en étroite collaboration, mais le stress et l’incertitude ont un effet très négatif sur les gens de l’Institut.» Le Devoir a tenté de parler à des chercheurs basés à Mont-Joli, mais il leur est interdit de discuter directement avec des journalistes. Il est impératif de passer par le service des communications pour tenter d’entrer en contact avec un scientifique. Celui-ci n’a pas répondu aux demandes d’information.

L’avenir s’annonce maintenant très sombre, prévient Mme Morissette. À long terme, on risque en effet de saper les fondements d’une grande expertise scientifique bâtie au fil des décennies. «En environnement, nous étions un fleuron de la science et de l’environnement, rappelle-t-elle. Mais maintenant, on détruit tout ce qu’on a bâti au fil des ans et qui constituait des sources d’informations très importantes. Toute la recherche est menacée. Pour la science en général, c’est un fiasco. À chaque nouvelle annonce, nous sommes un peu plus désolés. Mais nous ne sommes plus vraiment surpris, surtout depuis que le gouvernement Harper a décidé de se retirer du protocole de Kyoto. Parfois, j’ai honte d’être canadienne.»



«Le Québec va financer le cancer»

J'ai crissé le camp en bas de ma chaise en lisant ça:




Le Québec va «financer le cancer» et il prépare un «scénario à la Gaspésia» avec son prêt de 58 millions à la société Balcorp en vue de la réouverture de la mine d'amiante Jeffrey, a affirmé la Société pour vaincre la pollution (SVP) suite à l'annonce de Québec vendredi.


(...) Balcorp est une société appartenant à Baljit Chadha, qui compte approvisionner des usines d'amiante-ciment en Inde avec la mine Jeffrey.


Lors d'un cocktail de financement organisé en août 2009 à sa résidence de Westmount, M. Chadha a pu compter sur la présence du premier ministre Jean Charest, qu'il connaît depuis plusieurs années, a révélé l'an dernier La Presse Canadienne. Cet événement, dont les billets se détaillaient entre 250$ et 500$, a permis de recueillir un total de 19 000$.


Selon Daniel Green, également de la SVP, le fait que la relance de la mine Jeffrey passe par une exploitation souterraine d'un nouveau filon fait augmenter les risques. «On parle d'une opération minière souterraine où le risque d'exposition sera plus élevé que dans une mine à ciel ouvert, dit-il. Est-ce que le gouvernement est fier de son geste? Alors pourquoi l'annoncer un vendredi à 16h avant un long week-end? Il va subventionner des cancers.»


(...) «L'amiante tue plus de 100 000 personnes par année dans le monde, a affirmé Catherine Vézina, de Greenpeace. Il est scandaleux et honteux que Québec encourage cette industrie. Le reste du monde attend mieux des Québécois. «Ces 58 millions devraient être investis dans un développement qui est soutenable à long terme pour les communautés et qui ne menace pas la santé mondiale», dit-elle.


Le Centre international de recherche sur le cancer a réaffirmé récemment que l'amiante est cancérigène sous toutes ses formes. L'Organisation mondiale de la santé estime que la meilleure solution est de cesser de l'utiliser.


Et ne comptez pas sur le PQ pour dénoncer quoi que ce soit:


Le Parti québécois (PQ) a refusé de commenter l'annonce vendredi. Un porte-parole du parti, Réjean Hébert, candidat dans Saint-François, se limitait à des entrevues aux médias locaux, a affirmé Shirley Bishop, directrice des relations médias au PQ.


Crisse que ce parti-là me décourage, sacramant...







Le drame acadien...

L'histoire des Acadiens est loin d'être une partie de plaisir. Disons qu'elle compte beaucoup plus de drames, d'embûches et d'épreuves que de bonnes nouvelles.

Mais pour une fois, une bonne nouvelle:


Le lieu historique national de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse, a obtenu ce samedi le statut de site du patrimoine mondial de l'humanité. Ottawa a confirmé en matinée que l'UNESCO, dont les délégués étaient réunis à Saint-Pétersbourg, en Russie, avaient déclaré patrimoine mondial le paysage de Grand-Pré.

Il y a effectivement de quoi se réjouir. Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en lisant ceci.

Mais mon sourire est rapidement devenu une grimace en lisant la suite:

La Société Nationale de l'Acadie (SNA) s'est félicitée de l'inclusion de Grand-Pré parmi les sites du patrimoine mondial, soutenant que c'était là une reconnaissance de «très grande envergure». Le président de la SNA, René Légère, soutient que cette désignation est une nouvelle confirmation de l'existence du peuple acadien, dans un communiqué publié sur le site Web de l'organisme.


Je répète: une nouvelle confirmation de l'existence du peuple acadien.

Une phrase qui résume tout, n'est-ce pas?

Au Canada, quand on fait partie d'une communauté francophone pourtant fondatrice, il faut se battre juste pour que soit reconnu le fait qu'on existe.

Juste le fait de se faire dire "yeah, yeah, you exist" est considéré comme une victoire.

Cela ne s'applique pas seulement aux Acadiens, en passant, on est dans la même situation. Il n'y a pas si longtemps, on se faisait dire qu'être Québécois est une vue de l'esprit, que nous sommes des Canadiens. Que le cinéma québécois n'existe pas, que c'est du cinéma canadien. C'est Chrétien qui l'avait sortie celle-là.

Il y a encore moins longtemps, Harper a eu la gentillesse de reconnaître qu'on existait et qu'on était une nation. On était tout excités. Et lui, tout fier, ne manque pas une occasion de le rappeler.

C'est ça le Canada, quand t'es un francophone.

C'est endroit où tu ne peux pas prendre pour acquis le fait d'exister.








Katarina Zakonjsek

woxys

Axel Medellin Machain III

Axel Medellin Machain II

Axel Medellin Machain

Miroslav Petrov

Daniel N. Djanie

Restes de supernova


Des traces des rayons cosmiques d'une supernova dévouvertes dans des arbres japonais:



(...) in a recent study of annual growth rings in two cedar trees from Yaku Island in southern Japan, researchers were surprised to discover a 1.2 percent spike in the amount of carbon-14 between the years A.D. 774 and 775. The annual variation for carbon 14 is about 0.05 percent, which means a 1.2 percent increase is more than 20 times higher than normal—a likely signal of a massive cosmic blast.


The finding is a puzzle, because no historical records exist for a supernova or superflare occurring that year, even though such events would have been visible to people living at the time, said study leader Fusa Miyake of Japan's Nagoya University. A superflare, for example, would have flooded Earth with charged particles and triggered unusually vivid auroras. And if a supernova was responsible for the extra cosmic rays, Miyake estimates that the star explosion would have to have occurred within a radius of 650 light-years from Earth—close enough to have created a new "star" in the sky that would have been visible even during daylight.


Still, the idea that a cosmic event happened near Earth in the 770s may be supported by another study. In 2008, a different group of Japanese researchers detected a spike in the radioactive element beryllium 10 in ice core samples from Antarctica.

Un peu de sexisme dans ton pantalon...

Ton écran en délire...

Et si nous étions les aliens?

Robot & Frank

Le blogue NeverSeconds

Je me permets de citer le courriel d'Éric qui attire mon attention sur ce blogue fort intéressant:



Salut Prof,


J'espère que tu vas bien avec le travail, la famille et le dessin :)


Je voulais juste partager ce lien avec toi, j'ai cru que ça t'intéresserait: c'est une petite fille qui blogue sur la bouffe de sa caféteria d'école. Et en plus, je crois qu'elle a monté une fondation pour les écoles d'Afrique. Oh, sa fondation va bien en passant. Je pense qu'elle a ramassé 1300% de son objectif initial.


http://neverseconds.blogspot.co.uk/


http://www.justgiving.com/neverseconds


Son école voulait initialement faire fermer son blogue mais les pressions des visiteurs on fait taire la répression ;)





PLONK & REPLONK








Belle trouvaille du Sidekick! Allez voir ça, c'est à se rouler par terre... je me tords de rire là-dessus depuis une bonne demi-heure! ;-D

Trouvé ici.

Le célibat catholique expliqué aux enfants

Trouvé ici, chez Loulou.