23 août 2012

ALPHA FLIGHT de Pak et Van Lente



C'est avec une certaine trépidation que j'anticipais de mettre la patte sur ce recueil des plus récentes aventures d'Alpha Flight. J'avais vu les magnifiques couvertures qui ne sont pas sans rappeler la belle époque de John Byrne, ce qui n'a pas manqué de m'emplir d'une bonne dose de nostalgie. Contrairement aux séries précédentes, il s'agit également ici des membres originaux de l'équipe. Et finalement, c'est écrit par Greg Pak qui est habituellement très bon.

En fin de compte, il s'agit d'une lecture amusante, surtout pour les fans de longue date, mais on est très loin du chef-d'oeuvre.

L'histoire se commence pendant les événements de Fear Itself. Vancouver est attaqué par l'armée atlantéenne, sous les ordres d'un Attuma transformé par un des marteaux mystiques du serpent. Les membres d'Alpha Flight tentent tant bien que mal d'affronter les attaquants, de voler à la rescousse des habitants et de minimiser les dégâts, avec des résultats plutôt mitigés.

À Ottawa, le nouveau premier ministre du Canada, Gary Cody du Unity Party (qui ressemble physiquement à Mulcair), profite de l'occasion pour suspendre les libertés civiles et promulguer la loi des mesures de guerre. Les intentions de Cody sont tout sauf honorables, puisque son objectif ultime est de s'imposer à tête d'un état policier. Les intellectuels sont kidnappés et l'armée investit les grandes villes.

Alpha Flight, de retour de Vancouver, est attaquée par les forces gouvernementales du Department H.Celles-ci sont assistées par une traîtresse inattendue: Vindicator (Heather Hudson), la femme de Guardian et celle-là même qui fût leader de l'équipe pendant des décennies. Qu'est-ce qui motive sa trahison? À vous de le découvrir.

Comme je le disais, il s'agit d'une lecture très divertissante. Contrairement à plusieurs scénaristes du passé, Pak a fait ses devoirs et semble être plus familier avec le Canada. Il y a encore des assez grosses bévues, mais l'effort est là. À la fin, dans une entrevue, il confie avoir physiquement visité Montréal à la recherche d'endroits propices pour son histoire.

Et cette histoire comprend son lot de rebondissements et de moments forts. Mais elle est souvent plutôt décousue et inconséquente. On a parfois de la difficulté à suivre. Certains aspects de l'histoire semblent pour le moins bizarres, comme ce  processus de lavage de cerveau du Unity Party qui a pour effet de réduire le nombre d'orteils à quatre. Euh... hum... ok?

Mais bon, comme je le disais, les vieux fans seront servis. On retrouve tous ces personnages avec plaisir, avec plusieurs de leurs ennemis traditionnels et même Wolverine qui se pointe à la fin de l'histoire. Northstar est bien là et bien qu'il ne fasse pas officiellement partie de l'équipe, il donne à contre-coeur un coup de pouce à ses anciens coéquipiers. Sa relation tendue avec l'équipe et particulièrement avec sa soeur, est très intéressante. S'il s'entend plutôt bien avec Aurora, c'est une autre histoire avec Jeanne-Marie, son autre personnalité, qui est très catholique et très homophobe.

Les dessins sont bons. J'ai particulièrement aimé ceux du numéro 0.1, de Ben Oliver, mais maheureusement, ce n'est pas lui qui a réalisé le reste de la série.

Bref, pas désagréable comme lecture mais on comprend facilement que la série ait été discontinuée après seulement 8 numéros.


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