30 mai 2013

Elijah Shandseight

La chute des Mayas



Les Mayas ont été l'une des plus grandioses civilisations d'Amérique et leut chute demeure mystérieuse. Des découvertes récentes semblent toutefois démontrer que la cause principale de leur déclin n'a pas été la guerre ou la maladie, mais plutôt des changements climatiques. Ce n'est rien pour nous rassurer.

Extrait:

The latest Maya climate-change study, published Friday in the journal Science, analyzes a Belizean cavern's stalagmites—those lumpy, rocky spires on cave floors—to link climate swings to both the rise and fall of the empire. Formed by water and minerals dripping from above, stalagmites grow quicker in rainier years, giving scientists a reliable record of historical precipitation trends. One sample used in the new study, for example, documents fluctuations as far back as 2,000 years ago.

Among the trends revealed by the Belizean stalagmites: "The early Classic Maya period was unusually wet, wetter than the previous thousand years," according to study leader Douglas Kennett, an environmental anthropologist at Pennsylvania State University. "During this time, the population proliferated," aided by a surge in agriculture. During the wettest decades, from 440 to 660, cities sprouted. All the hallmarks of Maya civilization—sophisticated political systems, monumental architecture, complex religion—came into full flower during this era.

But the 200-year-long wet spell turned out to be an anomaly. When the climate pendulum swung back, hard times followed.

"Mayan systems were founded on those [high] rainfall patterns," Kennett said. "They could not support themselves when patterns changed."

The following centuries, from about 660 to 1000, were characterized by repeated and, at times extreme, drought. Agriculture declined and—not coincidentally—social conflict rose, Kennet says. The Maya religious and political system was based on the belief that rulers were in direct communication with the gods. When these divine connections failed to produce rainfall and good harvests, tensions likely developed.

(...) The stalagmite record suggests that between 1020 and 1100 the region suffered its longest dry spell of the last 2,000 years. With it, the study suggests, came Maya crop failure, famine, mass migration, and death.

(...) The collapse, though, wasn't exactly all natural. To some extent, the Maya may have designed their own decline. "There were tens of millions of people in the area, and they were building cities and farms at the expense of the forest," climate scientist Benjamin I. Cook said. Widespread deforestation reduced the flow of moisture from the ground to the atmosphere, interrupting the natural rain cycle and in turn reducing precipitation, says Cook, of NASA's Goddard Institute for Space Studies and the Lamont-Doherty Earth Observatory.

According to computer simulations Cook ran for a study published in Geophysical Research Letters this past August, the localized drying decreased atmospheric moisture by 5 to 15 percent annually. Even a 10 percent decrease is considered an environmental catastrophe, he says.

Add this to the broader drying trend and the situation becomes dire—a cautionary tale for modern society, according to Cook. Today, as more and more forestland is turned into farms and cities, and as global temperatures continue to rise, we may risk the same fate that befell the Maya, he says.





Un nouveau site Viking découvert sur l'île de Baffin



Extrait de la nouvelle:

While digging in the ruins of a centuries-old building on Baffin Island (map), far above the Arctic Circle, a team led by Sutherland, adjunct professor of archaeology at Memorial University in Newfoundland and a research fellow at the University of Aberdeen in Scotland, found some very intriguing whetstones. Wear grooves in the blade-sharpening tools bear traces of copper alloys such as bronze—materials known to have been made by Viking metalsmiths but unknown among the Arctic's native inhabitants.

Taken together with her earlier discoveries, Sutherland's new findings further strengthen the case for a Viking camp on Baffin Island. "While her evidence was compelling before, I find it convincing now," said James Tuck, professor emeritus of archaeology, also at Memorial University.


L'avenir du couple?


Intéressant témoignage publié dans les pages du NY mag.

Ce genre d'arrangement est-il destiné à demeurer marginal ou assistons-nous à la mort du concept traditionnel de monogamie? Nos descendants redéfiniront-ils le concept de la monogamie tel que nous la pratiquons?

Extrait:

Claire is a pretty, 31-year-old Park Sloper who studies furniture design. Her husband, Alex, is a 32-year-old Web-design consultant with a fondness for floral shirts. He’s the center of attention at a party; she’s the one off to the side, seemingly aloof but really just shy. That’s why she was shocked when, more than a year into their relationship, she was the one who found herself attracted to someone else.

“I was totally confused, because I’d assumed that once I found ‘the one,’ I would be done with all that,” says Claire. “Going through all this was hard for us as a couple.” But when her husband subsequently got a crush of his own, she was more prepared. “Now that it was his turn, I was in a position to understand,” explains Claire. “So I told him, if he wanted to kiss her, that was okay—but I wanted to know about it, and I wanted that to be as far as things went without him talking to me first.”

(...) “I realized I really didn’t care what he did, I only cared how he felt,” says Claire. “So we spent many hours discussing our expectations and came up with a deal: Anything above the waist is okay, as long as we tell the other person. If it’s a problem, then we have to say so. And we’ll work it out.” So far, these negotiations have remained friendly. “I think the permission alleviates a lot of the stress of being with only one person for the rest of your life and makes us both feel lucky to have such an understanding partner.”

Sincèrement, ayant été élevé avec des valeurs très, très conservatrices, je lis ceci avec beaucoup de curiosité et d'intérêt, mais je ne m'imagine pas du tout vivre comme ça. Toutefois, je ne peux pas m'empêcher de me demander si ce n'est pas l'émergence d'une nouvelle philosophie qui sera un jour très répandue.

En fait, je suis tellement "out" que ça l'est peut-être déjà et je ne le sais pas! ;-)




Andrew Radke

Luke Mancini II

Aberiu

29 mai 2013

La face cachée du métier d’enseignant

Merci au sidekick qui m'a envoyé le lien vers cet article de Philippe Perrenoud de la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l'Université de Genève. Il y relève dix aspects cachés de ce cher métier qui est le mien. Je ne suis pas en parfait accord avec tout ce qui y est écrit, mais sa lecture ne demeure pas moins fascinante, tout comme la réflexion qu'elle provoque. En voici quelques extraits:

1. La peur

(...) Enseigner, c’est notamment :
--prétendre savoir mieux que les élèves et mieux que les parents; cette supériorité n’est pas sans faille, ce qui expose à certains retours de bâton;
(...)
--travailler avec des personnes complexes, sans maîtriser tout ce qu’on leur fait, et parfois s’en mordre les doigts;
--être souvent renvoyé à soi-même, à ses propres limites, incertitudes ou crises identitaires;
--être exposé chaque jour au regard des élèves et à travers eux des parents, et donc être jugé sans pouvoir toujours s’expliquer;
(...)
--être jugé par ses collègues et sa hiérarchie, souvent sans indulgence, sur la base d’indices assez fragmentaires;

2. La séduction niée

Pour instruire, il faut, d’une manière ou d’une autre, capter l’attention et la bonne volonté. Comme les programmes sont parfois arides pour des élèves qui ne sont plus des héritiers et dont le rapport au savoir est incertain, le meilleur "truc" reste encore de séduire. A condition de ne jamais avouer que c’est à la fois un puissant moteur et un véritable plaisir…

(...) Séduire pour enseigner, en enseignant, heurte un double tabou : d’une part tout ce que le mot et l’idée évoquent dans le registre du désir et de la culpabilité, d’autre part le refus de toute " manipulation ". L’école aimerait croire qu’on apprend non pour " les beaux yeux " de l’enseignante ou de l’enseignant, ni même pour le jeu social qui s’organise autour du savoir, mais pour la valeur intrinsèque de ce dernier. Fiction respectable, mais qui jette un voile pudique sur ce qu’on fait réellement fonctionner pour " appâter ", attirer, " embarquer " tous ceux qui ne sont pas, dès l’enfance, tombés dans le chaudron du savoir…

 3. Le pouvoir honteux

La séduction suffit rarement. Elle n’opère pas sur tous les élèves ou tous les groupes, ou pas avec suffisamment de constance pour garantir des conditions décentes d’enseignement et d’apprentissage. Etre professeur ou instituteur, c’est donc aussi menacer et sévir, exercer une violence qui, pour être symbolique, n’est pas moins douloureuse que les châtiments corporels. Or, mettre en garde, rappeler à l’ordre, sanctionner, menacer n’est pas très valorisant pour un enseignant, ce n’est pas la part de son métier qu’il revendique le plus ouvertement. 

(...) Enseigner consiste aussi, et parfois d’abord, à assumer un rapport de force, à exercer une forte contrainte sur des élèves qui n’ont demandé ni à être instruits, ni à assister à des leçons et à faire des exercices scolaires, presque tous les jours, durant neuf à quinze ans de leur vie. La société adulte ne tient pas à ce que les enseignants, auxquels elle a délégué cette tâche, à la fois noble et ingrate, en décrivent trop explicitement la part de violence, douce ou moins douce.

4. La toute-puissance de l’évaluation

(...) Ce plaisir, c’est le plaisir du Pouvoir avec un grand P. L’enseignant est le maître absolu de ses notes. Personne au monde, ni son directeur, ni son inspecteur, pas même son ministre, ne peut rien sur les notes qu’il a mises. Car c’est en son âme et conscience qu’il les a mises. Avec son diplôme, on lui a reconnu la compétence de noter (...). Sa conscience professionnelle est inattaquable. Dans sa tâche de notateur, il est tout puissant. Et cette maîtrise, c’est du pouvoir sur les élèves (...).

5. Le dilemme de l’ordre

(...) Dans l’ordre des relations intersubjectives et des dynamiques de groupes, il est tout aussi impossible de tout prévoir, sauf à exercer une répression féroce. Schématiquement, on se trouve donc devant deux stratégies également inavouables. La première consiste à cadrer les contenus et les tâches, les relations et les règles du jeu de sorte que rien ne puisse arriver (...)

Il ne faut pas que la moindre faille déstabilise le système didactique et le rapport pédagogique. Sauf dans les classes où règne une harmonie préétablie, où les élèves sont acquis d’avance à la cause de l’enseignant, ce contrôle social sans défaut suppose une violence symbolique considérable, et une grande fermeture à la vie, à la diversité des personnes. Nul ne saurait afficher avec fierté le fait qu’il "verrouille" tout pour ne pas être pris au dépourvu, ne pas risquer de perdre la face ou le pouvoir.

L’alternative, c’est évidemment de laisser venir les choses et de faire face aux événements du mieux qu’on peut, en sachant dans ce cas qu’on sera régulièrement conduit à être " à côté de la plaque ", non par incompétence, mais parce qu’il est difficile de saisir et de décider de façon constamment optimale face à l’imprévu. (...)

6. La part du bricolage

Faire des miracles avec ce qu’on a sous la main suscite l’admiration si l’on parle de Robinson Crusoe ou d’un bricoleur de génie. Les professionnels sont au contraire censés disposer des outils adéquats pour accomplir leur tâche. Que penserait-on d’un dentiste ou d’un chirurgien qui chercherait avec une lueur d’excitation dans le regard l’instrument qui pourrait bien faire l’affaire. Il dit au contraire à l’instrumentiste : "Passez-moi la pince de Perkins n°4". L’enseignant n’a pas d’instrumentiste. Pourtant on attend aussi de lui qu’il ait "sous la main", presque toujours, les moyens d’enseignement et d’évaluation qui conviennent. Ici encore, deux stratégies se dessinent:

l’une est de se borner à donner son cours en utilisant les manuels standards, en tournant les pages dans "le texte du savoir", en puisant dans les exercices prévus;

(...) l’autre stratégie, parfois imposée par la réalité des classes, est d’alléger "sauvagement" les programmes (...), d’utiliser de façon pragmatique, voire opportuniste, toutes sortes de moyens d’enseignement. Leur cohérence didactique n’est pas alors le principal souci de l’enseignant, accaparé par d’autres priorités.

7. La solitude ambiguë

Métier d’individualiste, dit-on. L’enseignant peut "faire ce qu’il veut" une fois refermée la porte de sa classe. Est-ce aussi vrai et aussi satisfaisant qu’on le dit? N’est-ce pas une façon de se protéger autant qu’une aspiration à une totale autonomie? L’enseignant fait ce qu’il veut d’autant plus facilement qu’il veut grosso modo ce que l’institution et la société lui prescrivent.

(...) Chaque enseignant se doit de (...) suggérer qu’il n’est nullement l’agent anonyme d’une vaste machine bureaucratique, mais au contraire un artisan, voir un artiste indépendant. Dans le même temps, il serait dangereux d’étaler au grand jour des déviances précises, identifiables. Les enseignants qui prétendent faire ce qu’ils veulent se gardent bien de décrire plus concrètement leurs pratiques. L’administration leur en sait gré. Elle peut fermer les yeux aussi longtemps qu’elle n’est pas interpellée par des usagers qui mettent le doigt sur des écarts tangibles au programme, aux règles déontologiques, aux procédures d’évaluation.

(...) le rapport pédagogique et la gestion de classe engagent en profondeur la personne de l’enseignant, dans ce qui lui est le plus intime, qui concerne son identité, sa manière d’être au monde, ses valeurs et attitudes les moins négociables ou justifiables au nom de la raison. 

8. L’ennui et la routine

(...) Durant les premières années, on ne s’ennuie pas, trop occupé à faire "tourner" les classes dont on a la charge. Après quelques années plus tranquilles, on peut, pour pimenter un peu la vie professionnelle, s’engager dans un projet d’établissement ou quelque innovation. On s’en fatigue aussi et il arrive un moment où la lassitude guette, où l’on n’a plus assez d’énergie et de foi pour "déplacer des montagnes".

(...) Dans une classe, si l’on veut bien ouvrir les yeux, les défis ne manquent pas. Encore faut-il, pour les relever, que cela ait du sens. Or, la structure - programmes, horaires, cursus segmenté, découpages disciplinaires - pousse plutôt à ne lever que les lièvres qu’on pourra poursuivre. Un enseignant lucide vit avec un vague sentiment de remords: il sait que la situation de certains élèves n’est pas désespérée, qu’il suffirait de… Mais voilà, avec 25-30 élèves, un programme chargé, quelques heures réparties dans la semaine pour chaque discipline, d’autres classes pour un enseignant secondaire, d’autres tâches pour un enseignant primaire, " il ne faut pas rêver ". (...) la structure de leur métier oblige les enseignants à s’occuper de tout un peu et de rien à fond. (...) Le sentiment de routine n’est donc pas lié à la pauvreté des problèmes ; elle provient d’une organisation du travail qui ne permet véritablement de traiter que des problèmes standards et condamne à vivre avec les autres, habité par le vague, mais désagréable sentiment que l’on pourrait faire quelque chose de bien si…

9. L’inavouable décalage

L’écart va croissant entre les normes des spécialistes et ce qu’on peut faire vraiment dans une classe ordinaire. (...) Par ailleurs, les redéfinitions du rôle professionnel mettent une partie des enseignants en porte à faux: leurs raisons de choisir ce métier et leurs compétences ne coïncident plus avec les exigences nouvelles. (...) Tout cela ne faisait pas partie du contrat initial. On vise désormais une autre culture professionnelle, un autre rapport au changement, une autre responsabilité dans l’école (...). Nul ne saurait prendre toutes ces " belles idées " au pied de la lettre, et moins encore les mettre chaque jour en pratique. Cependant, aujourd’hui, on ne peut plus guère les ignorer avec superbe. 

10. La liberté sans la responsabilité

Caractérisé par un état de " semi-professionnalisation " (...), le métier d’enseignant navigue entre le respect scrupuleux des consignes de l’institution (...) et la prise d’autonomie. La première posture dégage la responsabilité individuelle des enseignants, la seconde se contente fréquemment de ce que j’ai appelé une "autonomie de contrebande", aux marges ou dans les interstices de l’institution.

Les enseignants ont en général du mal à expliquer clairement à qui ils rendent des comptes, concrètement. A leur hiérarchie? Ils auraient l’air de s’incliner devant l’inspection et l’encadrement. A leurs élèves? On les prendrait pour des naïfs ou des démagogues. Aux parents de leurs élèves? Ils paraîtraient favoriser les consommateurs d’école les plus actifs ou les plus élitistes. A leurs collègues? Qui le croirait, au vu de l’individualisme et du respect mutuel des plates-bandes qui prédominent dans les établissements? A leur propre conscience? Sans doute, mais est-ce suffisant ?



Osera-t-elle?

La veille du début de mon arrêt de travail, ma vieille chienne de directrice me crissait une autre convocation par la gueule. L'objective de celle-ci étant la remise d'une seconde mesure disciplinaire.

Comme j'ai quitté le lendemain, j'ignore quel est le motif de la mesure disciplinaire en question. Je soupçonne que c'est en lien avec les questions de mon test de maths, mais je n'en suis pas certain.

Comme mon arrêt de travail est prolongé jusqu'à la fin de l'année scolaire et que je change d'école en août, je me suis dit qu'elle pouvait bien se le foutre dans le cul sa saloperie de mesure disciplinaire à la con et que je ne la verrais jamais.

Or, mon syndicat m'apprend que cela n'est peut-être pas le cas.

En effet, la vieille chienne pourrait possiblement me convoquer afin de me la remettre en septembre, même si je n'enseignerai plus dans "son" école.

Les paris sont ouverts. La vieille chienne osera-t-elle?

J'ai demandé à mon représentant syndical si je serai obligé de me présenter ou si je peux juste l'envoyer chier, mais il dit qu'il préfère attendre et voir ce qu'elle décidera.

Grrrr.... wouf!


Masaki HIROKAWA

Jenni Sjoberg II

Ghosts of history

Merci au sidekick qui m'a dirigé vers ce site magnifique où l'on s'amuse à superposer des photos datant de la deuxième guerre mondiale sur des photos modernes prises exactement au même endroit. Le résultat est vraiment intéressant.





28 mai 2013

L'école avant 6 ans...

Les enfants à l'école avant 6 ans, ce n'est pas une bonne idée. Surtout s'ils sont doués.

C'est du moins ce que démontre une étude récente:

Pupils should not be subjected to full classroom tuition until the age of six to off-set the effects of premature “adultification”, it was claimed.

Dr Richard House, a senior lecturer at Roehampton University’s Research Centre for Therapeutic Education, said gifted pupils from relatively affluent backgrounds suffered the most from being pushed “too far, too fast”. He quoted a major US study – carried out over eight decades – that showed children’s “run-away intellect” actually benefited from being slowed down in the early years, allowing them to develop naturally.

(...) He said: “The conventional wisdom is that naturally intelligent children should have their intellect fed and stimulated at a young age, so they are not held back. “Yet these new empirical findings strongly suggest that exactly the opposite may well be the case, and that young children’s run-away intellect actually needs to be slowed down in the early years if they are not to risk growing up in an intellectually unbalanced way, with possible life-long negative health effects.”

(...) Dr House (...) claimed the case for change was supported by a longitudinal study of gifted children who started in school in the US in the 1920s.
Prof Howard Friedman, a psychologist at the University of California, analysed their progress over 80 years and found that “early school entry was associated with less educational attainment, worse midlife adjustment and, most importantly, increased mortality risk”.

(...) “There are of course some children from very deprived backgrounds who on balance would, and certainly do, gain a net benefit from such early interventions,” he said.

“But the evidence is now quite overwhelming that such an early introduction to institutional learning is not only quite unnecessary for the vast majority of children, but can actually cause major developmental harm, and at worst a shortened life-span.”



Le Marina Bay Sands Sky Park de Singapour





Merci au sidekick pour ce lien.

Trouvé ici.

Histoire de l'astronomie



Documentaire britannique, mais sous-titré en français. Récapitulation générale mais intéressante de l'histoire de l'astronomie.

La passion de Saint-Jean


Le maire se Saguenay est tout excité aujourd'hui:

«Je lance un appel aux Québécois de se tenir debout pour conserver nos valeurs, nos traditions, qui ont fait ce qu'il y a de plus beau au Québec.»

Baptême...

Par où tu commences pour répondre à une énormité pareille? Est-ce que ça vaut même la peine de le faire?

T'sais, on parle d'un gars qui croit que les valeurs québécoises sont issues de la religion catholique. Que d'être un vieux conservateur réactionnaire, c'est "se tenir debout".

Ironiquement, c'est lui qui se met à genoux pour parler à son ami invisible, pas moi.

*soupir*

Je pense que ce qui m'exaspère le plus là-dedans, c'est que je reconnais le tata ignorant et naïf que j'ai jadis été et ça me met en crisse de voir que des gens se complaisent toute leur vie là-dedans.


Dawkins en 1991



Il est fort intéressant de voir un jeune Dawkins s'adresser à un public composé essentiellement d'enfants et d'ados. Je retiens plusieurs trucs dont je pourrai me servir lors d'un futur cours.



Andreas Rocha

Chad Layer

Anderson Nascimento

27 mai 2013

Le fromage a 7000 ans

Fascinante découverte:

Scientists have found the first clear evidence that humans made cheese more than 7,000 years ago in prehistoric Europe.

An international team of researchers, led by the University of Bristol in the U.K., analyzed fatty acids extracted from unglazed pottery found at archeological sites in Poland, and determined the vessels were used for dairy products.

"The presence of milk residues in sieves, which look like modern cheese-strainers, constitutes the earliest direct evidence for cheese-making," said Melanie Salque, a PhD student from the University of Bristol, in a statement.

(...) "Making cheese allowed them to reduce the lactose content of milk, and we know that at that time, most of the humans were not tolerant to lactose. Making cheese is a particularly efficient way to exploit the nutritional benefits of milk, without becoming ill because of the lactose."


Tueurs en série québécois

Je n'aime pas les gens qui semblent vouer un culte aux criminels. Les histoires de meurtres et de mafia ne m'intéressent absolument pas. Toutefois, en me replongeant dans l'histoire de Jack the Ripper, je me suis rendu compte que j'étais incapable de nommer un seul tueur en série québécois. Lépine et Lortie sont les seuls noms qui me sont venus à l'esprit, mais je ne crois pas qu'on puisse qualifier ces types-là de tueurs en série. En effet, la caractéristique principale de ce type de tueur est qu'il est un multirécidiviste. Il ne peut donc s'agir d'un unique événement.

J'avais pensé à La Corriveau aussi (ou son père), certaines versions de sa légende faisant d'elle l'assassin de ses deux maris. Mais après vérification, seul le deuxième aurait été tué, le premier serait mort de causes naturelles.

Le Québec a-t-il donc connu des tueurs en série? Je n'en avais absolument aucune idée.

La réponse est malheureusement positive.

Voici ceux que j'ai découverts en surfant le web:

François Marois: 19 août 1829. Saint-Jean-Port-Joli, situé entre Québec et Rivière-du-Loup. Le fleuve Saint-Laurent rejette le cadavre de François-Xavier Guilmet, colporteur. Deux blessures à la tête avivent la suspicion. Un meurtre! Bien vite, on accuse un dénommé François Marois, prétendu docteur de profession, de l’avoir assassiné. Le mois suivant l’accusé subit son procès et est déclaré coupable. Il est pendu en face de l’ancienne prison de Québec, le 30 septembre 1829.

Quelques années plus tôt, en 1824, François Marois avait été reconnu coupable d’avoir attaqué et sodomisé un homme de Lévis, ce qui lui a valut 12 mois de prison. Il s’est évadé le 15 avril 1825.

François Marois a plaidé son innocence devant le jury (...) pour plus tard avouer le jour de son exécution: "Vous savez pourquoi on m’amène ici, je suis coupable du crime dont je suis accusé – je l’avoue- le pauvre Guillemette a péri entre mes mains; si ses parents sont ici, je leur demande pardon, et je vous prie de m’aider par vos prières, car j’ai commis beaucoup de crimes. J’ai commis des crimes bien plus graves que celui pour lequel je vais mourir. Il n’est pas nécessaire de les expliquer plus au long, mon temps est très précieux, vous voyez que je suis ferme, c’est la religion qui me soutient." (Tiré de la Gazette de Québec, 5 oct. 1829). François Marois (...) était-il réellement un meurtrier en série? Difficile d’y répondre. Il est probable qu’il était effectivement coupable du meurtre de François-Xavier Guillemet, mais pour ce qui est des douze autres meurtres qu’on lui attribue, nous manquons de preuves sérieuses. Nous avons probablement affaire ici à un fait divers qui s’est transformé avec les années en légende.

Joseph Lapage (né dans les années 1830): Ce Québécois, surnommé "The French Monster", travaillait sur une ferme au New Hampshire lorsqu'il fut trouvé coupable de deux meurtres. Le 5 octobre 1875, le cadavre de Josie Langmaid, 17 ans, fut retrouvé sur le bord d'une route. Elle avait été violée, horriblement mutilée et décapitée. Lors de son procès, on apprend qu'il aurait violé et tenté de tuer sa belle-soeur à Sainte-Béatrice en 1871. En 1874, à St.Alban, il a également agressé et tué une maîtresse d'école, Marietta Ball. Il confessa ses crimes avant d'être pendu. D'autres détails ici.

Léopold Dion (1920 - 1972) est un criminel sexuel et un tueur en série qui a sévi au Québec, Canada, dans les années 1960. Il fut surnommé «le Monstre de Pont-Rouge ». Sa première agression sexuelle doublée d'une tentative de meurtre a été faite sur une jeune femme de Pont-Rouge. Il a abusé sexuellement 21 garçons. Parmi ceux-ci, il en a tué quatre. Il amadouait ses victimes en se faisant passer pour un photographe. Il décède le 17 novembre 1972, battu à mort avec une barre de fer par un codétenu nommé Normand «Lawrence d'Arabie» Champagne. Victimes: Guy Luckenuck (12 ans), Alain Carrier (8 ans), Michel Morel (10 ans) et Pierre Marquis (13 ans). D'autres détails de l'affaire ici.

William Dean Christenson (né en 1945 à Bethesda, dans le Maryland): Il est emprisonné pour viol aux États-Unis et après sa libération, se rend au Québec. Le 27 avril 1982, le corps décapité et démembré de Sylvie Trudel (27 ans) est retrouvé à Montréal. Le même jour, la police retrouve le corps démembré de Murielle Guay, 26 ans, dans des sacs de poubelles à Mille-Isles. Il s'enfuit ensuite aux États-Unis où il continue à tuer jusqu'à son arrestation.

Wayne Clifford Boden (1948 – 2006) était un tueur en série et violeur qui fut actif de 1969 à 1971. Il se mérita le surnom "le Violeur Vampire" parce qu'il avait le penchant de mordre dans la poitrine de ses victimes, une marque qui mena à sa condamnation compte tenu des évidences d'empreintes dentaires. Victimes: Shirley Audette, Marielle Archambault, Jean Wray et Elizabeth Pourteous.

William Patrick Fyfe (né à Toronto en 1955): Il a avoué avoir tué et mutilé neuf femmes, toutes au Québec, entre 1979 et 1999, à Montréal, Pointe-Claire, Baie-D'Urfé, Senneville, Laval, Sainte-Agathe, Piedmont, ville Mont-Royal et Sainte-Adèle. Il a été condamné à la prison à vie pour les meurtres de cinq femmes, en septembre 2001, et a avoué quatre autres meurtres en échange de certaines conditions. Il a du coup obtenu son transfert dans une prison anglophone de l'ouest du Canada. Victimes: Suzanne-Marie Bernier, Nicole Raymond, Hazel Scattolon, Louise Poupart-Leblanc, Pauline Laplante, Anna Yarnold, Monique Gaudreau, Teresa Shanahan et Mary Glen.

Michael Wayne McGray (né en 1964 ou 1965 en Nouvelle-Écosse) a été trouvé coupable d'avoir commis sept meurtres, mais en a avoué onze autres. Ses meurtres ont été commis à Montréal, dans les provinces maritimes ainsi que dans plusieurs villes dont  Ottawa, Toronto, Calgary, Vancouver et Seattle. Il blâme les mauvais traitements subis dans son enfance pour expliquer ses pulsions meurtrières. En 2010, alors qu'il était emprisonné, il a tué son compagnon de cellule.

Angelo Colalillo (1964-2006): Colalillo s'est suicidé quelques jours seulement avant le début de son procès. Il est soupçonné d'avoir assassiné trois jeunes femmes; Christine Speich (12 ans), Anna-Lisa Cefali (20 ans) et Jessica Grimard (14 ans). Le procureur de la couronne a révélé qu'en prison, il se vantait de ses crimes et se moquait de ses victimes.

Serge Archambault: Le 6 janvier 1992, le corps d'une femme de 47 ans fut retrouvé dans la maison qu'elle occupait avec son mari dans la petite ville de St-Calixte, près de Montréal. Elle portait une blessure à la tête qui indiquait sans ambiguité qu'elle avait été tuée par balle. Le 26 novembre de la même année, une femme de 24 ans fut découverte dans son bungalow de Deux-Montagnes, non loin de Montréal. Bien qu'elle ait été étranglée, divers indices permettaient de relier les crimes: les victimes avaient été sauvagement battues et mutilées, et leurs cartes de crédit avaient été dérobées et débitées peu de temps après.

Lors du second meurtre, une caméra de surveillance filma l'agresseur alors qu'il retirait de l'argent, et celui-ci fut rapidement identifié et appréhendé. Il s'agissait de Serge Archambault, 35 ans et père de deux enfants, qui avoua rapidement un troisième meurtre commis en 1989. Il avait alors caché les restes de sa première victime dans une zone boisée de St-Hubert, sur la rive sud du Saint-Laurent. Le 30 novembre, soient 4 jours après l'arrestation du coupable, une partie du cadavre démembré d'une femme de 29 ans fut découvert, enveloppé dans un sac en plastique. Quatre autres sacs dispersés dans le bois furent retrouvés quelques jours plus tard. L'anthropologue américaine Kathy Reichs, qui collaborait activement avec la Sûreté du Québec, releva des traces de coupures sur les os et une section extrêmement précise des articulation qui indiquaient que le tueur avait des connnaissances anatomiques. C'est sans surprise que les enquêteurs apprirent que ce voyageur de commerce avait été boucher et, qu'en conséquence, il savait débiter un cadavre.

Le 19 novembre 1993 au palais de justice de St-Jérôme, celui que la presse surnommait "le Boucher de St-Eustache" fut condamné à la prison à vie pour meurtre au premier degré. On raconte que parmi ses affaires personnelles, les enquêteurs retrouvèrent des renseignements sur de nombreuses autres femmes. Il pourrait ainsi avoir été impliqué dans d'autres crimes jamais résolus.

Kenneth Ford: En février 1953, à Cowansville, cet homme de 35 ans alerte la Sûreté du Québec parce qu'il prétend avoir découvert sa femme inanimée dans sa baignoire. Norma Ford gît effectivement dans son bain, bel et bien morte. Les policiers suspectent bientôt un crime maquillé en accident. On découvre bientôt que sa femme était enceinte et qu'il ne semblait pas emballé par sa future paternité, lui qui n'avait pas connu son père. Son attitude vis-à-vis de sa femme avait même changé du tout au tout depuis qu'il avait appris la grossesse.

La police retrace alors la route de Kenneth Ford depuis qu'il avait atteint l'âge adulte et elle n'en est qu'au début de ses surprises. En effet, natif de l'état du Vermont, Ford s'était lié avec une jeune fille de 18 ans qui s'était noyée alors qu'elle était à la pêche avec lui. Il avait alors vécu en concubinage avec une jeune femme qui avait malencontreusement trouvé la mort en tombant dans sa cave… Kenneth Ford avait ensuite déménagé pour le Québec où il avait vécu un moment avec une femme qui se tua dans un accident de voiture. Mais le plus troublant sans doute était que, d'après les rapports d'autopsies, les trois victimes étaient enceintes!

Les interrogatoires, menés sous forme de discussions impromptues, permirent de confondre ce tueur un peu particulier qui aimait les femmes mais les rejetait avec une violence incroyable lorsqu'elles portaient sa descendance. La carrière criminelle du "Barbe Bleue du Québec" connut une fin rapide et tragique: jugé et condamné, il fut exécuté à la prison de Bordeaux à l'automne de la même année mais la pendaison ratée le laissa agoniser pendant 13 longues minutes.