30 novembre 2013

Umbrella Man

Attention aux conclusions hâtives!



JFK: un nouveau suspect!



Leia



Mon premier fantasme de p'tit gars pré-pubère... *soupir langoureux* Mais sans joke, quelle femme magnifique, tout de même!

Trouvé ici.


Les témoins du triple viaduc

Le 22 novembre 1963, plusieurs employés des chemins de fer (James Simmons, Richard Dodd, Sam Holland et Walter Winborn) se trouvaient sur le triple viaduc situé directement en face de la limousine de Kennedy. Ils avaient une vue imprenable sur la scène de l'assassinat. Or, les quatre sont formels: les coups de feu provenaient de la clôture de bois à leur gauche, au sommet du grassy knoll. Thomas Murphy, un employé des servives postaux également sur place, le confirme. Ils affirment tous avoir vu la fumée des carabines suspendue brièvement sous les arbres. Or, la plupart d'entre eux n'ont jamais été convoqués pour témoigner devant la commission Warren. Pire, le témoignage de Holland a été dénaturé par la commission pour appuyer sa thèse du tireur solitaire.

J. C. Price était encore mieux placé que les autres. De son point de vue, sur le toit du Terminal Annex Building, il affirme que les coups de feu provenaient des arbres près du triple viaduc. Ensuite, il ajoute avoir vu un homme courir derrière la clôture de bois en direction du TSBD. Une fois de plus, la commission Warren a omis de le convoquer.

La vue du TSBD

De toutes les anomalies qui entourent l'assassinat de JFK, celle-ci est une de celles qui continue à confondre.

Selon la version de la commission Warren (qui continue à être considérée comme la version officielle par les médias et les manuels d'histoire), Oswald serait l'assassin du président Kennedy et il aurait agi seul. Sa cachette, le fameux "sniper's nest", aurait été situé au sixième étage de Texas School Book Depository (TSBD).

Lorsqu'on regarde, à vol d'oiseau, le trajet parcouru par la limousine du président, on voit ceci:


La voiture arrive par Main Street et tourne à droite sur Houston. Un choix pour le moins bizarre, mais ne nous y attardons pas. La vitesse de la voiture est considérablement réduite, d'abord parce qu'elle vient d'effectuer un virage à 90 degrés, mais également parce qu'un autre virage encore plus prononcé l'attend à quelques mètres pour tourner sur Elm.

Or, pendant que la limo avance lentement sur Houston, elle fait directement face au TSBD et plus précisément, à la fenêtre où Oslwad est supposément tapi. S'il se trouve vraiment là, il a alors droit à une vue imprenable de Kennedy t il est dans une position idéale pour l'abattre. Voici la vue de la rue Houston depuis la fenêtre du TSBD (photo prise par la police de Dallas en 1963):


Si on se place dans la peau d'Oswald ne serait-ce qu'un instant, il semble évident que c'est à ce moment-là qu'il a les meilleures chances d'atteindre sa cible. Tant que la limo est sur Houston, elle avance à basse vitesse et lui fait directement face. C'est le moment idéal pour loger une balle entre les deux yeux de Kennedy.

Or, la version officielle nous dit qu'Oswald ne fait absolument rien. Il attend que la voiture ait tourné sur Elm, qu'elle s'éloigne de lui et qu'elle commence à reprendre de la vitesse pour ouvrir le feu trois fois, à une vitesse effrénée et avec une précision extraordinaire. De plus, sa vue est en partie bloquée par un gros chêne, comme on peut le voir sur cette photo:


Pourquoi diable Oswald aurait-il choisi d'attendre? Ça n'a tout simplement pas de sens. Et qu'on ne vienne pas me répondre un truc du genre: "Le type était fou, qui sait ce qui se passait dans sa tête?" Si on en croit la version officielle, ce gars-là a pris le temps d'organiser soigneusement son coup (acheter et apporter la carabine, la dissimuler par la suite, placer les boîtes pour se camoufler, etc.) De plus, lors de sa brève apparition devant les médias, il a semblé tout à fait calme et articulé.

Ce Oswald-là aurait sûrement été assez compétent et organisé pour choisir le moment idéal pour tirer. Ça ne rime tout simplement à rien.

D'autres avancent qu'il a attendu afin de s'assurer de ne pas être vu des agents du service secret. L'argument est plus ou moins convainquant. En effet, lorsque la limo était sur Houston, un seul tir aurait probablement été suffisant pour atteindre Kennedy et il n'aurait même pas eu besoin de faire dépasser le canon de la carabine par la fenêtre. De plus, pour un gars qui ne voulait pas se faire pogner, il s'y est drôlement pris! Il descend le président avec une carabine achetée sous un faux nom connu des autorités, sur son lieu de travail, il laisse supposément des photos traîner dans sa maison sur lesquelles on le voit poser avec la carabine et pour couronner le tout, il descend un policier sans raison apparente et entre dans un cinéma sans payer. Pour un gars qui ne veut pas se faire prendre, on repassera!

Qu'on la tourne d'un sens ou de l'autre, cette attente semble injustifiable.

À moins qu'on ait à faire à une triangulation de tirs, dans quel cas cette attente prend tout son sens:


lombregrise

Magnifiques photos de la basilique de Saint-Denis, tombeau des rois et reines du royaume de France.






Trouvé ici.

NomeEdonna

29 novembre 2013

Il y a 50 ans, la tragédie du vol 831


Extrait de l'article:

Le 29 novembre 1963, (...) le Québec était marqué par une tragédie qui a longtemps été le pire accident aérien au Canada. Un DC-8 de Trans-Canada Airlines (qui deviendra Air Canada en 1965) piquait du nez et s'écrasait à Sainte-Thérèse, quelques minutes après son décollage de l'aéroport Dorval vers 18 h 30. C'était un vendredi soir, et plusieurs hommes d'affaires rentraient à Toronto. Les 118 passagers et membres d'équipage sont morts sur le coup et les débris de l'appareil se sont éparpillés dans une scène de désolation.

L'ex-président d'Air Canada Pierre Jeanniot était alors chef d'une équipe technique chargée d'examiner les défaillances techniques des avions de la flotte. Il se souvient de la scène de l'écrasement lorsqu'il est arrivé le matin sur le site. «C'est un souvenir épouvantable parce qu'on était dans un marécage, et [il n'y avait pas] pas un morceau d'appareil qu'on était capable de reconnaître» dit-il.

(...) En 1963, seulement une trentaine de personnes ont pu être formellement identifiées. Les restes humains ont été déposés au cimetière de Sainte-Thérèse. Plus de 200 enfants ont perdu un parent dans cette tragédie.

(...) Pendant des mois, les enquêteurs ont tenté de reconstituer l'appareil et de comprendre ce qui s'était passé. Mais il manquait le quart de l'appareil, et l'enquête n'a pas été concluante. On sait seulement que l'appareil a piqué du nez pour foncer tout droit dans le terrain marécageux, où l'appareil s'est pulvérisé.

Le rapport d'enquête de 1964 recommande «qu'un enregistreur de données de vol soit installé le plus tôt possible, du moins dans tous les avions de transport turbopropulsés affectés à des opérations commerciales au Canada». Cette tragédie a d'ailleurs inspiré à Pierre Jeanniot de placer les enregistreurs de vol dans un cylindre qui résiste à l'impact et au feu. Ainsi protégée, la boîte noire aura évité à sa façon bien d'autres accidents. Désormais en connaissant leur cause, on pouvait éviter leur répétition.

28 novembre 2013

ÉPIQUE: Fylouz versus Manning!

Voici un commentaire si formidable, si réfléchi et si pertinent publié par Fylouz suite à ce billet, qu'il mérite son propre billet lui aussi:

* * * * *

Bon, essayons d'analyser ça calmement...

Pour commencer, je soupçonne (pour rester aimable) que Mr Manning utilise l'expression "Politics of cultural despair" de façon tellement hors contexte que c'en serait risible s'il ne s'agissait pas de comparer la société Québécoise au régime nazi. Et il fait cela dans la première phrase de son premier paragraphe. Mr Godwin serait fier.

Je ne connais pas Fritz Stern mais je soupçonne qu'il voulait pointer ainsi ce qui est peut-être l'exemple moderne le plus frappant d'une idéologie rejetant l'art moderne justement, qualifié de "décadent", entre autres noms d'oiseaux. Bien entendu, Hitler (qui était un artiste médiocre) rejetait violemment l'art moderne, n'écoutait que du Wagner et faisait brûler les livres qui lui déplaisaient, bien souvent sous le seul prétexte de la judaïcité de leur auteur.

Si mon analyse est correcte, on peut constater d'emblée la mauvaise foi totale (la bêtise ?) de l'auteur. Pour ma part, j'ai été frappé, durant mes années au Québec par la grande vitalité du milieu artistique québécois. Encore que "milieu" soit sans doute un terme inapproprié car, au Québec, il n'y a pas les artistes et les autres. Était-ce un phénomène propre à Montréal? Mais j'aurais pu jeter 10 dollars en pièces de 25 cents dans la rue et les voir toutes retomber sur des gens pratiquant une quelconque activité artistique. Séparer la culture artistique du Québécois, c'est comme d'essayer de déconstruire l'ADN d'un être humain.

Second paragraphe: l'auteur cite comme exemples des politiques québécoises apparemment calquées de celles des nazis 1) "un nombre significatif d'intellectuels québécois et de leaders politiques (qui) "méprisent le présent". Lesquels, il ne le dit pas, mais je trouve ironique qu'il reconnaisse l'existence même "d'intellectuels québécois" qui prôneraient donc cette "culture du désespoir".

En fait, je crois qu'il vous compare à des lemmings, là.

En tout cas, tous ces gens "méprisent le présent", rejettent le fédéralisme canadien, le gouvernement Harper et l'orientation de l'économie américaine. Remplaçons "fédéralisme canadien" par "Europe", "gouvernement Harper" par "François Hollande" et "orientation de l'économie américaine" par "globalisation" ou "ultralibéralisme" et tu as la France. Tu peux jouer à placer tes propres termes de substitution, à moins bien sûr que ce ne soit une maladie francophone. Je n'en serais guère étonné.

Quant au "mépris du présent", c'est une autre façon de dire "c'était mieux avant", une expression que l'on entend plus souvent en période de crise, surtout chez les plus âgés. "Aimez-vous les jeunes?" me demanderait-on, que je répondrais "Non, c'est des futurs vieux cons", mais passons.

Habilement (ou cyniquement) il rapproche cela d'une "idéalisation du passé" en rappelant la devise du Québec, lui donnant ainsi une connotation sinistre et passéiste. Malentendu idéologique? Bien sûr, Mr Manning est un anglo, issu si je puis me permettre d'une culture laborieuse de pionniers qui ont conquis l'Amérique du Nord. On pourrait en dire autant des francophones, bien sûr, si ce n'est que leur contribution est, il me semble traditionnellement, plus ou moins occultée. La différence tient à la "faute" des Canadiens français. Si la plupart des immigrants nord-américains ont choisi de tourner le dos à leurs origines pour se tourner vers la culture majoritaire alors en construction dans une région du monde ou tout était à faire, les francophones ont, eux, choisi de préserver leur culture (et il faut sans doute reconnaître là l'apport, en bien ou en mal, de l'Eglise.)

Dans les mots de Thomas Chapais : "Oui, nous nous souvenons. Nous nous souvenons du passé et de ses leçons, du passé et de ses malheurs, du passé et de ses gloires".

Ce choix du souvenir ne date pas d'hier et on pourrait argumenter que de plus en plus d'immigrants ou de descendants d'immigrants choisissent de célébrer leurs origines en se dissociant de la culture majoritaire à laquelle ils adhèrent ou prétendent adhérer (Grecs, Italiens, Irlandais, Chinois, etc.). Dans leur cas, toutefois, nulle condamnation. Soit qu'ils ne représentent qu'un sous-groupe souhaitant se différencier de la majorité sans s'en dissocier (notamment par l'adoption de la langue anglaise dans le domaine public) soit qu'ils se barricadent à l'intérieur d'un ghetto, sans menace directe sur la cohésion de la société.

De plus en plus d'immigrants apportent avec eux une culture, une religion, des origines différentes de celles de la majorité. Et cette dernière le tolère tant et pour autant que cela ne remette pas en question son modèle, mais on pourrait voir cela comme une fuite en avant.

Les Québécois se différencient de ce schéma par leur souci de préserver leur identité linguistique et culturelle dans une société qui leur est propre. Ceci se justifie à la fois par leur nombre et par leur importance dans la fondation de ce pays. C'est un choix qui vaut autant que celui de "l'autre solitude".

Maintenant, il faut rappeler que toute société est fondée sur certaines bases identitaires qui forment le socle social, mais que ces sociétés sont avant tout composées d'individus avec tout leur libre arbitre (ou celui qu'on veut bien leur laisser). Et quand Mr Manning mêle malhonnêtement le rejet de la religion (en général?) catholique, des Juifs, des Sikhs et des Musulmans (ces trois derniers représentant des minorités à la fois culturelles et religieuses, comme c'est pratique) à la réalisation "imaginaire" d'un futur état québécois indépendant, il laisse entendre sournoisement non seulement que les Canadiens français sont racistes et antisémites mais, ce qui est pire, athées, bien sûr tout cela collectivement. Comme si les Québécois sortaient tous d'une usine de clonage raëlienne.

Dans le paragraphe suivant, Mr Manning poursuit dans la même veine. Selon Mr Stern, "le désespoir culturel peut créer l'acceptation ou la demande de mesures totalitaire afin d'atteindre la vision de l'état désiré". Encore une fois, cette théorie semble, a priori, uniquement basée sur le modèle nazi. C'est oublier l'existence de multiples facteurs ayant conduit à l'accession de Hitler au pouvoir parmi lesquels l'alliance du militarisme prussien et des industriels allemands, le mythe du "coup de poignard dans le dos" ayant conduit à la défaite du Kaiser en 1918 ainsi que le choix du communiste et du Juif comme bouc-émissaires. La question est de savoir si de telles conditions sont réunies au Québec. A supposer, bien sûr, que l'expression "désespoir culturel" s'applique à celui-ci. Et ici, tout ce que Mr Manning a à proposer, c'est l'exemple de l'interdiction du port de symboles religieux de façon ostensible dans les administrations. Quoi que, pour être précis il use de l'expression "d'interdiction des symboles religieux en public". Ce qui est à la fois plus vague et plus précis. Il termine ce paragraphe en prédisant rien de moins qu'un glissement dictatorial de la part d'un gouvernement qui établirait de telles mesures ("unlikely to refrain from restricting other expressions of freedom that conflict with its declared vision of the future"). Dans ce cas, Mr Manning, la France est une dictature ou sur le point de le devenir...

Le paragraphe suivant est assez hallucinant. Le tableau de la société québécoise dressé par Mr Manning est celui d'une société décadente (au sens conservateur), une société qui préfère l'avortement à la procréation (aucun chiffre cité), sa préférence pour des unions sans enfants (stupre, Sodome et Gomorrhe) et "une demande plus importante pour un système gouvernemental de suicide assisté". Encore un effort et on arrivera aux fameux "death panels" de Sarah Palin.

Mr Manning poursuit en pointant l'ironie qui voudrait que les promoteurs de ces options soient présentés comme des "progressistes". Je rappelle que les options en questions (dénatalité, avortement, unions basés sur la luxure par opposition à l'amour et à la foi sans doute et suicide assisté) ne sont étayées d'aucun chiffre. Personne ne sera donc surpris que Mr Manning ne cite aucun des fameux "progressistes". Il fait, par ailleurs, remarquer que, dans une société non-humaine, de tels choix mèneraient à l'extinction de l'espèce. Au-delà du conservatisme sous-jacent à de tels propos, on pourrait lui rétorquer qu'un contrôle de la natalité associé à une gestion raisonnable des ressources naturelles, des unions civiles basés sur l'amour et l'harmonie sexuelle et le suicide assisté pour ceux/celles qui en feraient la demande seraient des options susceptibles de mener à l’avènement d'une meilleur société et à la préservation de l'espèce humaine.

"Alors, quel serait l'antidote à cette politique de désespoir culturel ?" demande Mr Manning. Etant un gentleman, il nous oblige en fournissant la réponse à sa propre question. Et cette réponse, c'est la jeunesse bien sûr (ne parlais-je pas de vieux cons, plus tôt?)! Mais attention! Une jeunesse "libertarienne" (faudra lui expliquer que Ayn Rand, c'est plutôt un truc d'anglo), "cosmopolite" (à majorité anglophone?) libérée de la "domination de l'Eglise, de l'héritage de Duplessis et de Trudeau et de l'obsession de la sécession".

Résumons donc: le Libéralisme, c'est pas bien. Le "Libertarianisme", c'est bien. Se rappeler de ses origine, c'est pas bien, le communautarisme, c'est bien. Parti Québécois, pas bien. Parti Libéral (Trudeau), pas bien non plus (je me demande pour qui il vote ce gars?). Athéisme, pas bien, religion (référence un peu facile à Saint Jean-Baptiste), bien.

Pour finir, il en appelle aux exemples de Martin Luther King (je veux bien, mais je ne suis pas sûr que ces deux-là s'entendraient), de Soljenitsyne et de Jean Vanier.

Je citerais ici Moshe Lewin, à propos du second (source Wikipedia): "Aussi longtemps qu'Alexandre Soljenitsyne a mené sa bataille de l'intérieur, les observateurs étrangers ont supposé qu'il luttait pour une démocratisation du système [...]. Mais, une fois Soljenitsyne exilé en Occident, ils ont vite compris que l'anticommunisme n'était pas automatiquement porteur de démocratie. Le combat de Soljenitsyne était en fait au service d'une idéologie profondément antidémocratique, qui mêlait des éléments de «national-étatisme» à des traits archaïques de la religion orthodoxe, opposés au concept même de démocratie."

Quant à Jean Vanier, je ne connais pas, mais sa fiche Wikipédia dit ceci: "personnalité chrétienne qui s'est consacrée aux personnes ayant une déficience intellectuelle".

Voilà, voilà...

Non, Prof, il ne vous compare pas à des animaux.



27 novembre 2013

Rencontres de parents

J'interromps mes billets obsessifs-compulsifs à propos de l'assassinat de JFK pour parler un peu de... moi.

Je ne sais pas si vous le réalisez, mais vous, lecteurs de ce blogue, me connaissez tellement plus que les gens que je fréquente à tous les jours. Mes collègues de travail ne connaissent que mon nom. Vous, vous connaissez tout sauf mon nom. Quelle ironie. Mais c'est vrai, je ne parle à peu près jamais de moi dans la "vraie" vie. Je suis meilleur pour écouter. Et de toute façon, personne ne manifeste trop d'intérêt pour me connaître. Pis ça fait bien mon affaire.

J'aimerais donc revenir sur mes rencontres de parents de la semaine dernière. En général, ça a très bien été et plusieurs parents m'ont couvert de compliments vraiment, mais vraiment flatteurs. Après avoir été traité comme un lépreux l'an dernier, je vous dit que ça a fait un bien immense.

Un couple était particulièrement emballé. L'an passé, m'ont-ils expliqué, leur fils était démotivé, il se rebellait complètement, recevait sans cesse des punitions pour mauvais comportement, détestait l'école, etc. Cette année, il adore, son comportement est parfait, il est motivé, ses résultats scolaires ont monté en flèche. Les parents ne savaient plus comment exprimer leur reconnaissance, c'était vraiment touchant.

Plusieurs parents m'ont dit que jamais, auparavant, leurs enfants n'avaient quoi que ce soit à dire en revenant de l'école. Cette année, ils n'en reviennent pas de voir l'enthousiasme de leurs enfants qui débordent d'anecdotes à propos de leur journée.

D'autres parents m'ont dit qu'avant, le moment des devoirs était un absolu cauchemar et que cette année, leur jeune est beaucoup plus sérieux et motivé et qu'il se met au travail rapidement, sans chichi.

Bref, j'ai eu droit à une pluie d'éloges et de compliments qui m'ont vraiment, profondément touché. Je ne savais plus quoi dire et mes petits "merci" semblaient inadéquats pour exprimer ce que je ressentais en entendant tout ça.

Il n'y a que deux mères qui n'étaient pas très contentes. Et c'est de ma faute, j'ai été vraiment cave. Voyez-vous, au hasard d'une conversation avec la classe, un enfant m'a demandé si quelque chose (j'oublie quoi) existait vraiment. J'ai répondu ce que je dis souvent en 5e et 6e années: "C'est aussi vrai que l'atelier du Père Noël!" Or, à ma grande surprise, il s'avère que deux ou trois de mes élèves croyaient encore au Père Noël. Le drame! Les deux mères étaient en beau tabarnak et bon, je peux comprendre. J'ai été vraiment sans dessein. Je crois que j'oublie parfois que je ne suis plus en 6e année. Il faut que je fasse plus attention à ce que je dis.

Pour ce qui est de cette classe si indisciplinée qui m'a amenée à m'arracher les cheveux au début de l'année, je suis très satisfait du progrès accompli. Leur comportement est vraiment meilleur qu'avant et je n'ai plus besoin de crier. La majorité fait son travail et se comporte adéquatement. Évidemment, cela aura requis un système de discipline très strict, beaucoup plus strict que ce que j'ai eu à utiliser dans le passé. Il faut les encadrer et les tenir serré à tout moment. Tu relâches ne serait-ce qu'un instant et c'est fini, le chaos revient à la vitesse grand V. Alors c'est épuisant et je rentre à la maison le soir plus lessivé que jamais, mais ça va beaucoup mieux.

Bref, en général, je suis plutôt fier de moi. Je me sens plus efficace, plus compétent et mon travail semble avoir un impact positif marqué pour plusieurs élèves. Ça fait du bien à l'ego meurtri, croyez-moi!

Voilà pour la mise à jour, nous retournons maintenant à notre programmation régulière sur l'assassinat du président Kennedy! ;-)


24 novembre 2013

Le désespoir culturel de l'espèce québécoise

C'est Lisée qui relève cet article délirant de Preston Manning publié dans le Globe, rien de moins:

“Cultural despair” [that affects Québec] may also shape the social mores of a society, with significant biological and demographic implications. One wonders to what extent the province’s low birth rate, its high abortion rate, its growing preference for non-procreational sexual unions and its increasing demand for government-sanctioned assisted suicide are manifestations of this phenomenon.

It is ironic that those who promote and defend such mores among Quebeckers are regarded as “progressive,” while a biologist presented with evidence of these characteristics among a non-human species would see them as regressive – leading not to the preservation but rather to the endangerment and potential extinction of the species in question.

Imaginez si quelqu'un écrivait ça à propos des Noirs ou des Juifs. Imaginez le tollé de protestation. Mais quand il est question de ces maudits Québécois, alors là, tout est permis.

Comme dire qu'ils sont une meute en proie au désespoir culturel, une bande d'avorteurs qui préfère de plus en plus les unions homosexuelles et qui demande de plus en plus aux médecins de les aider à se suicider. Bref, un groupe qui est lui-même responsable de sa propre extinction.

Et, la cerise sur le sundae, les comparer ensuite à un espèce animale en voie de disparition.

Ah, j'oubliais, il nous compare aussi aux Nazis:

“Politics of cultural despair” was a phrase used by American scholar Fritz Stern to describe the ideological roots of 20th-century totalitarianism in Germany. According to Prof. Stern, such politics are the creation of intellectual and political leaders who “despise the present” and seek “to recapture an idealized past in an imaginary future.” It is troubling to observe that in certain respects, the current politics of Quebec display some of these same characteristics. A significant number of Quebec intellectuals and political leaders “despise the present” – in particular, Canadian federalism, the Harper government and the market orientation of North America’s economy. There is also the vague longing for an idealized past (Je me souviens) – a politics shaped by the French language and culture but purged from the religious influence of Roman Catholics, Jews, Sikhs and Muslims – all to be realized in the imagined future of an independent Quebec state.

Sidérant...


La maison à voyager dans le passé







Extrait de l'article:
C'est une maison d'apparence plutôt banale située dans les environs du marché Jean-Talon devant laquelle on passe sans sourciller et qui, pourtant, est l'une des plus étonnantes de la ville. Un endroit où le temps semble s'être littéralement arrêté entre les deux Guerres mondiales, dont la décoration n'a jamais été retouchée depuis plus de 70 ans. 

(...) «Cette maison est une "exception exceptionnelle" de Montréal, une capsule dans le temps d'une époque très particulière», insiste l'historien Gabriel Deschambault (...) Une vraie machine à voyager dans le passé dont il suffit de franchir le seuil pour faire un bond en arrière d'au moins 70 ans. Jamais redécorée, repeinte ou remeublée

Construite par l'entrepreneur montréalais Joseph-Émile Ponton entre 1919 et 1921, elle n'a subi aucune modification ou presque depuis cette époque. Quand sa femme Anne-Marie Carreau est morte, en 1945, les enfants ont hérité derechef de la demeure, mais ceux qui l'ont habitée jusqu'à leur décès l'an dernier ne l'ont jamais redécorée, repeinte ou même remeublée. Tout, absolument TOUT, est d'époque.

Le résultat est pour le moins saisissant. (...) Dans une chambre d'enfants, on retrouve encore deux petits lits en fer forgé, abandonnés depuis longtemps. La chambre principale est encore décorée des peintures religieuses accrochées par les propriétaires à leur arrivée. Les rideaux, brûlés par des décennies d'après-midis ensoleillés, tombent en lambeaux, la tapisserie est recouverte d'une couche si épaisse de poussière qu'une empreinte très nette apparaît à l'endroit où a été décroché récemment un crucifix. 

(...) La demeure est remplie d'artefacts qui feraient le bonheur d'antiquaires. Monsieur avait son boudoir au premier, où il aimait fumer la pipe, et où l'on retrouve encore une foule de livres anciens ainsi que l'un des premiers modèles de téléphone résidentiel, si lourd qu'il faut presque en tenir le combiné à deux mains. Madame avait aussi son boudoir à l'étage, avec foyer décoratif, tapisseries et mobilier Art déco. Des numéros de magazines féminins des années 40 traînent toujours dans sa salle de couture, comme s'ils avaient été laissés là le matin même.


La limousine a-t-elle ralenti?

L'une des nombreuses controverses à propos de l'assassinat de JFK est la réaction du chauffeur en entendant les premiers coups de feu. En effet, certains témoins (tel que le policier motocycliste Bobby Hargis) avancent qu'il aurait ralenti, ce qui fait dire à plusieurs qu'ils s'agit d'une réaction complètement insensée dans les circonstances. D'autres disent que cela était nécessaire afin de permettre au(x) tireur(s) de ne pas rater la cible, preuve additionnelle d'un complot.

Afin de discréditer les théories de complot, plusieurs ont affirmé que les témoins s'étaient trompés et que la limo n'avait jamais ralenti. Or, après examen du film de Maria Muchmore, il s'avère que la voiture a bel et bien ralenti, au moins brièvement, une fraction de seconde avant que le président soit atteint d'une balle à la tête.



Coïncidence?

Mon seul problème avec le petit montage ci-dessus est l'allégation selon laquelle le film de Zapruder aurait été modifié. Cela me semble sans fondement. En vérité, lorsque je le regarde, je vois bien que la limousine a effectivement ralenti. Si ceci est le résultat d'une manipulation quelconque, les types qui ont fait la job étaient vraiment nuls.


Mary Moorman et Jean Hill

Tellement de trucs ont été dits et écrits à propos de l'assassinat de JFK qu'il est bon de revenir aux sources, aux témoignages des témoins qui étaient vraiment là, sur place, au moment du drame.

Deux des témoins qui étaient les mieux placés lorsque les balles atteignirent Kennedy à la tête sont Mary Moorman et Jean Hill. Positionnées sur la pelouse, de l'autre côté de la rue, en face d'Abraham Zapruder, elles sont clairement visibles sur le film de ce dernier. Hill porte le manteau rouge et Moorman le noir.


Les plus observateurs remarqueront que Mary Moorman est en train de prendre une photo. Elle avait effectivement apporté son polaroid avec elle ce jour-là et a pris une photo après que le président ait été atteint à la gorge, quelques secondes avant qu'il le soit à la tête. Voici son célèbre cliché (la partie de droite, sur laquelle on aperçoit Zapruder debout sur le muret de béton, est manquante sur cette version):


Quelques courts instants après, la droite du crâne du Président volait en éclats.

Encore plus intéressant que la photo, il y a le témoignage des deux femmes.



Plusieurs détails intéressants ressortent de ces témoignages. Les deux femmes sont formelles: il y eut plusieurs coups de feu et ils provenaient du haut de la colline, en face d'elles, le fameux "grassy knoll". Elles mentionnent également toutes les deux avoir vu un homme courir après le coup de feu. Cette photographie prise quelques secondes après le coup de feu fatal montre bien Hill et Moorman regarder dans cette direction.


Autre détail troublant, la photo manquante. Après vérification, l'anecdote est véridique et un cliché dans lequel on pouvait voir le Texas Book Depository a effectivement été confisqué et demeure classifié.

Beaucoup de monde a scruté à la loupe le polaroid de Moorman afin d'y découvrir des tireurs embusqués. Je suis personnellement sceptique à propos de ce que certains prétendent y avoir découvert, mais je partage ici avec vous les images qui ont résultées de leur travail. À vous de décider s'il s'agit là de découvertes révélatrices ou d'illusions d'optique.





L'homme à gauche sur la dernière photo est-il Gordon Arnold? Et peut-on faire confiance à ce témoin tardif qui a modifié son histoire à plusieurs reprises?





BATMAN vol. 2: The City of Owls



Après le spectaculaire premier volume de la nouvelle série Batman sont j'ai déjà parlé ici, il n'était pas question pour moi de manquer la suite.

Malheureusement, je suis obligé de constater que le second volume est une coche au dessous.

On retrouve donc un Bruce Wayne blessé et affaibli qui voit soudainement son manoir assiégé par non pas un seul, mais une véritable armée d'assassins qui obéit aveuglément à la Court of Owls. Wayne a beau se battre comme un diable, ses assaillants sont tout simplement trop nombreux. Forcé de battre en retraite dans la Batcave en compagnie d'Alfred, la situation de Wayne est au plus mal. Non seulement il est assiégé par une armée de tueurs fanatiques, mais son plus grand secret est maintenant connu de ces monstres: Batman et Wayne ne font qu'un!

L'affrontement dans la Batcave connaît quelques bons moments qui font sourire, mais d'autres font plutôt grimacer. Je ne veux pas trop en dire, mais disons simplement que lorsque Batman essaie de jouer à être Iron Man, le résultat ressemble à un énorme anti-climax.

Et après ça, on sombre de plus en plus dans le carrément bizarre. Je ne sais pas quoi écrire d'autre sans vendre les punchs. Hum. Batman retrouve enfin la Court of Owls mais quelqu'un d'autre les a trouvés avant lui. Et cette personne, qui possède dorénavant toutes les ressources de la Cour, prétend être étroitement affiliée à Bruce Wayne. Mais est-ce possible ou cette personne nage-t-elle en plein délire?

Les révélations-surprise ne manquent pas, mais ça m'a semblé être une histoire intelligente qui dégénérait en avalanche de slugfests et de dénouements peu crédibles qui n'ont pour but que de surprendre. Pour réussir cela, l'auteur, qui avait habilement oeuvré à établir un mythe complexe et fascinant pendant plusieurs numéros, démolit tout à coups de masse en hurlant. Disons que ça m'a laissé un peu... perplexe.

D'autres histoire plus courtes viennent compléter le recueil. La première raconte la fin de la carrière tragique du père d'Alfred qui était au service des parents de Bruce Wayne, une fin reliée à la Cour des Hiboux. Très bon. La deuxième raconte comment une jeune femme du nom de Harper Row, employée par la ville de Gotham pour restaurer le système électrique sous-terrain de la mégapole, découvre accidentellement que Batman s'est secrètement branché dans le réseau. Comme le héros lui a déjà sauvé la vie, elle décide de lui remettre la faveur et de l'aider à son tour, ce qui passe très près de se terminer en désastre. Très bonne histoire, surtout les dernières pages qui sont dessinées par Andy Clarke, un artiste vraiment talentueux qui n'est pas sans rappeler Bolland. La dernière histoire raconte le plus récent affrontement entre Batman et son ennemi de longue date, Mr. Freeze et le résultat est plutôt bon. On a droit à une révélation majeure à propos de la mère et de la femme de Victor Fries, ce qui ajoute un nouveau degré de complexité à ce personnage et qui le rend encore plus torturé (et tortueux) qu'avant. J'ai beaucoup aimé.


Risque et Ketchup à la commission Charbonneau


Je voue un culte à Godbout depuis l'âge de 10 ans. Ce gars-là est un extraordinaire bédéiste.

Trouvé ici.

Sara Forlenza

22 novembre 2013

Les connections montréalaises dans l'assassinat de JFK

Dans la ville de Dallas au Texas, le 22 novembre 1963, l'histoire bascule. Le président des États-Unis, John F. Kennedy, meurt tragiquement sous les balles d'un (on dira plus tard de plusieurs) assassin(s). La consternation est générale. Dans l'après-midi du même jour, on annonce l'arrestation d'un suspect dans le meurtre du président: un dénommé Lee Harvey Oswald, arrêté par la police dans un cinéma de Dallas. Oswald est assassiné à son tour, le 24 novembre par Jack Ruby, le tenancier de plusieurs clubs de Dallas qui avait des connections importantes avec la pègre, les Services secrets américains, les autorités de la ville de Dallas et même plusieurs magnats texans du pétrole.

Suite à l'assassinat, le nouveau président, Lyndon B. Johnson, mandata la commission Warren pour enquêter sur les circonstances de l'assassinat. Lorsque la commission publia son rapport, ce dernier fut immédiatement critiqué avec véhémence. Des critiques et des enquêteurs découvrirent que plusieurs témoignages et éléments de preuve avaient été falsifiés et que l'enquête elle-même semblait plutôt avoir pour but de prouver à tout prix la culpabilité d'Oswald. Sous prétexte de protéger la "sécurité nationale", un très grand nombre de documents de la commission Warren demeurent classifiés "Top Secret" jusqu'en l'an 2039.

Convaincus que le gouvernement fédéral avait quelque chose à cacher dans toute cette affaire, plusieurs enquêteurs indépendants lancèrent leurs propres investigations. L'un des plus sérieux d'entre eux est sans doute le procureur de la Nouvelle-Orléans, Jim Garrison. Tous ceux qui ont vu le film "JFK" d'Oliver Stone sont familiers avec le personnage. Son enquête démontra que plusieurs suspects dans ce qu'il est maintenant convenu d'appeler "le complot" d'assassinat de Kennedy, avaient eu d'étranges connections avec Montréal.

Lee Harvey Oswald 

L'homme qui fut accusé de l'assassinat de Kennedy et qui fut tué à son tour avant de pouvoir présenter sa défense, Lee Harvey Oswald, déclara aux journalistes qu'il était innocent. Plusieurs enquêtes indépendantes, dont celle de Jim Garrison, semblent mener à la conclusion que cela fut effectivement le cas. Plusieurs témoins oculaires qui étaient présents à Dealey Plaza en 1963 affirmèrent qu'ils avaient vu des coups de feu venir de plusieurs directions. Des tests balistiques prouvèrent qu'un seul homme n'aurait pas pu tirer trois coups en si peu de temps avec une telle précision.

Oswald, d'abord décrit par la commission Warren comme un homme solitaire, violent et pro-communiste, s'avéra bientôt être complètement autre chose. On découvrit en fait que l'ex-marine américain, réputé parmi ses anciens camarades pour être un garçon très intelligent quoique très mauvais tireur, avait participé à des missions ultra-secrètes au Japon et en Russie. Oswald avait seulement prétendu être communiste pour entrer plus facilement en U.R.S.S. Il n'était rien de moins qu'un agent secret américain. D'autres preuves démontrèrent qu'Oswald, comme il l'avait lui-même affirmé aux journalistes, n'était qu'un bouc émissaire.

Oswald avait été vu à l'été 1963 à la Nouvelle-Orléans, en train de distribuer des tracts pro-Castro intitulés "Hands Off Cuba!" (ne touchez pas à Cuba). Oswald croyait probablement que cette mise en scène avait pour but de faciliter son éventuelle infiltration du gouvernement cubain, mais la réalité était toute autre. Les Services secrets américains étaient plutôt en train de construire leur "patsy", leur tireur fou pro-communiste et pro-Castro… le bouc émissaire parfait.

Peu après l'assassinat, Jean-Paul Tremblay, un agent de la douane américaine travaillant à Montréal, avisa les Services secrets américains qu'il avait vu Oswald à Montréal en août 1963. Tremblay dit avoir vu Oswald en compagnie de trois autres personnes distribuer ses fameux tracts du "Fair Play for Cuba" pendant une manifestation. Le rapport fut envoyé à la commission Warren qui le passa totalement sous silence. En effet, il ne figure nul part dans les 26 volumes de témoignages et de preuves publiés par la commission. On apprit par la suite que des photos d'Oswald avaient été prises à Montréal mais le FBI (Federal Bureau of Investigation) refusa de les rendre publiques. Pourtant, il s'agit là d'une preuve additionnelle qui dépeint Oswald comme un communiste. Qu'est-ce que la commission Warren et les Services secrets voulaient donc cacher?

Peut-être qu'on tentait de protéger l'identité des trois personnes qui se trouvaient en compagnie d'Oswald à ce moment-là? Malheureusement, aucune description physique de ces suspects n'existe, mais on sait toutefois par qui Oswald avait été pris en charge à l'été de 1963.

Clay Shaw 

Homme d'affaires très connu et respecté de la Nouvelle-Orléans, Clay Shaw aurait en fait été un agent au service de la CIA (Central Intelligence Agency). Son enquête amena le procureur Jim Garrison à l'accuser d'avoir participé au complot contre Kennedy. Garrison découvrit que Shaw, également connu sous le pseudonyme de Clay Bertrand, avait été en 1963 le directeur du Centro Mondiale Commerciale, une compagnie qui servit de façade aux opérations de la CIA en Italie et en Suisse. On découvrit également que le principal actionnaire de cette fausse compagnie avait été un Montréalais; le major Louis Mortimer Bloomfield. Pendant la deuxième guerre mondiale, ce major Bloomfield avait servi dans l'OSS (Office of Strategic Service), l'ancêtre de la CIA. Il aurait également été un puissant avocat montréalais.

Selon plusieurs témoins, Clay Shaw fut aperçu en compagnie de Lee Harvey Oslwald à plusieurs reprises à l'été de 1963. Emilion Santana, un des présumés assassins qui auraient tiré sur le président à partir du Dal-Tex Building, confia à Garrison que Shaw avait travaillé avec Jack Ruby dans des opérations de contrebande d'armes. De plus, et cette fois d'après la déposition du contractuel de la CIA Jules "Ricco" Kimble, Shaw fit au moins deux voyages clandestins à Montréal à bord d'un avion monomoteur. Son pilote lors de ces mystérieux voyages était un bien étrange personnage, David Ferrie.

David Ferrie 

Mercenaire, instructeur militaire de groupes d'extrême droite et pilote qui effectua plusieurs missions secrètes en territoire cubain, Ferrie fut également aperçu à maintes reprises en compagnie de Clay Shaw et de Lee Harvey Oswald à l'été de 1963. Ferrie était facilement reconnaissable: rendu presque totalement chauve par une rare maladie, il portait toujours une étrange perruque rousse de fabrication artisanale et se dessinait d'épais sourcils au crayon gras. Lors d'une entrevue avec le procureur Garrison, il fut incapable d'expliquer clairement ce qu'il faisait à Dallas le 22 novembre, la veille de l'assassinat. Il fut remis au FBI qui le libéra presque immédiatement.

Ferrie mourut dans des circonstances mystérieuses juste avant d'être appelé pour comparaître au procès de Clay Shaw. On le retrouva mort dans son appartement, apparemment décédé de "causes naturelles". On retrouva pourtant sur les lieux deux notes de suicide en plus d'une bouteille de médicaments qui fut étrangement cachée par Garrison pendant des années. Après sa mort, on découvrit que Ferrie avait fait des interurbains à Montréal et à Toronto peu avant l'assassinat.

Ci-dessous: une photo qui établit clairement que Ferrie et Oswald se connaissaient.


Jules "Ricco" Kimble 

En 1991, dans un documentaire portant sur l'assassinat du pasteur américain Martin Luther King, Kimble avoua avoir été un contractuel de la CIA. Il raconta comment il avait accompagné Clay Shaw à Montréal et comment, quelques années plus tard, il avait aidé dans sa fuite James Earl Ray (le présumé assassin de King) lors de son passage… à Montréal! Kimble révéla encore qu'à la même époque, il avait infiltré le Front de Libération du Québec pour la CIA.

Michel-Victor Mertz et Christian David 

En 1977, la CIA rendit publics plus de 3000 documents. L'un d'eux révéla qu'un Français utilisant le faux nom de Jean Souerte, mais aussi connu sous les noms de Michel Roux et de Michael Mertz, avait été expulsé de Dallas à destination du Mexique ou du Canada, dix-huit heures après l'assassinat du président. Cet individu serait en fait Michel-Victor Mertz, agent des Services secrets français et trafiquant d'héroïne qui avait également des liens avec la Mafia. On apprit plus tard qu'en 1961, le gouvernement français avait supporté les frais de son installation et de celle de sa famille à Montréal. Des reporters apprirent en 1973 que Mme Mertz possédait la citoyenneté canadienne et qu'elle séjournait régulièrement chez sa mère qui habitait Westmount.

En 1988, le journaliste Steve Rivele réunit dans un manuscrit les révélations de Christian David, un trafiquant corse proche de Mertz et qui participa à l'assassinat du président algérien Ben Barka. David déclara que trois tueurs soi-disant corses, Lucien Sarti, Roger Bocognani et un certain "Le Blanc" (possiblement Norman Le Blanc, un trafiquant montréalais relié au clan Cotroni) auraient été engagés par la Mafia pour prendre part à l'assassinat de JFK. David révéla encore que la fuite des Corses avait été facilitée par des Montréalais du Milieu de la pègre qui avaient l'habitude de faire franchir la frontière aux gens. La même chose se produisit probablement pour Mertz.

Détail intéressant, les policiers recueillirent le témoignage d'une certaine Christine Melba Marcades le 20 juillet 1963 (donc avant que l'assassinat soit commis) qui expliqua aux policiers avoir voyagé avec deux hommes "apparemment italiens" (mais qui auraient aussi bien pu être corses) en route vers Dallas avec l'objectif de tuer Kennedy. Ce témoignage semble corroborer parfaitement le récit de David. Le comble, c'est que cette Marcades travaillait comme effeuilleuse dans un des clubs de Jack Ruby.

Gordon Novel 

En 1967, Novel entra lui-même en contact avec Garrison alors que l'enquête de celui-ci sur Clay Shaw prenait de l'ampleur. Il déclara qu'il possédait des informations sur David Ferrie et sur les activités d'exilés cubains en Louisiane. Garrison découvrit bientôt que Novel travaillait pour la Double Check Corporation, une façade floridienne de la CIA qui fournissait des avions et des pilotes aux anticastristes et qui versait également des pensions aux veuves des pilotes morts à la baie des Cochons. Novel était donc un agent de la CIA envoyé pour l'espionner. Démasqué, Novel s'enfuit de la ville pour ne pas témoigner à l'enquête.

Après son départ, on découvrit des micros qui avaient été cachés dans le bureau de Garrison. Novel se réfugia temporairement à Montréal et déclara que, lorsqu'il avait participé à un vol d'armes à Houma en Louisiane au début des années 1960, il avait en fait participé à une opération ordonnée par la CIA pour approvisionner les militaires anticastristes.

La CIA à Montréal 

En 1975, le "Senate Committee on Intelligence", présidé par le sénateur Frank Church, enquêta sur les activités de la CIA. On découvrit que la CIA entretenait des liens étroits avec la Mafia et qu'elle était impliquée dans un grand nombre de projets de nature horrible. On révéla que l'agence se livrait secrètement à l'expérimentation de drogues sur des cobayes humains, à la mise au point d'armes biochimiques destinées à simuler l'apparition de maladies naturelles comme le cancer, à la propagande, à la manipulation des médias, au sabotage et à l'assassinat de leaders politiques étrangers.

Les travaux de la commission Church révélèrent enfin que la CIA finançait à Montréal un "mini-camp de concentration" à l'intérieur des murs de l'hôpital Allan Memorial, où des patients absorbaient à leur insu du LSD et étaient soumis à des doses massives d'électrochocs, le tout grâce à la participation du docteur Ewen Cameron et de ses collègues de l'Université McGill.

À la suite de ces révélations, le président Gerald Ford nomma George Bush à la tête de la CIA. Ce dernier, qui était agent de la CIA depuis la date révélatrice de 1963, fit un "grand ménage": il supprima un grand nombre de documents de l'agence ayant trait à L'assassinat de JFK et à d'autres meurtres. Comme preuve que son arrivée à la tête de la CIA ne changea rien à ses pratiques douteuses, en 1987 la CIA "assainie" de Bush fournit illégalement des armes aux Contras du Nicaragua par l'intermédiaire d'un négociant d'armes de Montréal, la Century International Arms, et en finançant l'opération par des transactions de narcotiques.

Century International Arms de Montréal 

Le pistolet qu'Oswald avait en sa possession lorsqu'il fut arrêté au Texas Theater provenait de Montréal. Le Smith & Wesson venait effectivement de chez Empire Wholesale de Montréal. Plusieurs chercheurs se demandent toutefois si Oswald l'avait commandé par la poste lui-même ou plutôt si quelqu'un de la CIA le lui avait fourni. En effet, il fut révélé plus tard que cette compagnie était l'ancêtre de la Century International Arms, la même qui fournit des armes à la CIA pour les Contras du Nicaragua. Une preuve indéniable de ces activités est une photo publiée dans le magazine Soldier of Fortune sur laquelle on voit des Contras transportant une caisse d'armes sur laquelle est inscrite la mention "CIA, Montreal, Canada".

Lucien Rivard 

Ce criminel québécois était, dans les années 1950, l'un des plus puissants caïds de Cuba. De 1959 à 1961, Rivard fut considéré par la GRC comme le plus important trafiquant d'armes canadien sur le marché cubain. En effet, Rivard exporta tellement d'armes qu'elles devinrent presque introuvables sur le marché noir montréalais. Aurait-il alors fait la connaissance de Clay Shaw et Jack Ruby?

Plusieurs circonstances étranges laissent entendre que ce trafiquant de narcotiques, allié des Mafias corse, américaine et montréalaise, aurait trempé au moins indirectement dans l'assassinat de Kennedy. On croit que les assassins qui furent engagés par la Mafia pour l'opération de Dallas furent payés en héroïne. Or, le 10 octobre 1963, un courrier de Rivard fut intercepté à la frontière du Mexique avec une importante quantité d'héroïne, la deuxième plus importante saisie de l'époque. Cette drogue devait-elle servir à payer les assassins du président?

Lucien Rivard et ses complices (Julien Gagnon, Raymond Jones et Charles-Émile Groleau) sont finalement arrêtés au Canada, en juin 1964, après que le procureur général des États-Unis, Robert Kennedy, eut ordonné d'entreprendre contre eux des procédures d'extradition. Cette arrestation mena à l'un des plus grands scandales politiques de l'histoire du Canada et illustre bien les puissantes connections de Rivard.

Le scandale 

Après leur arrestation, le gouvernement canadien refusa l'extradition des criminels aux États-Unis. Cette manœuvre exposa la corruption au sein des ministères de la Justice et de l'Immigration. Deux hauts fonctionnaires sont accusés de manœuvres criminelles et le ministre de la Justice Guy Favreau, qui aurait fermé les yeux sur toute l'affaire, est forcé de démissionner.

La démission de Favreau aura des répercussions majeures sur notre histoire. En effet, Favreau était pressenti au sein du Parti libéral canadien comme étant le successeur probable du premier ministre Pearson. Après sa disgrâce, c'est Pierre Trudeau qui prendra la relève. Les répercussions de ces événements sur l'histoire du Québec et du Canada sont donc multiples et considérables.



* * * * *

Note: Ce billet a été rédigé suite à la lecture de plusieurs livres qui soutiennent la thèse du complot CIA / FBI / SS / Mafia dans l'assassinat de Kennedy. Plusieurs sceptiques persistent à défendre la conclusion de la commission Warren, c'est-à-dire qu'Oswald est un tireur fou qui aurait agi seul. D'autres encore croient, comme le House Select Committee on Assassination, qu'il y avait un second tireur et que la Mafia aurait planifié l'assassinat seule.


Sources supplémentaires:


GARRISON, Jim, ON THE TRAIL OF THE ASSASSINS, Warner Books, New York, 1988.

MARRS, Jim, CROSSFIRE - THE PLOT THAT KILLED KENNEDY, Carroll & Graf Publishers, New York, 1989.

PHILIPPS, Maurice, DE DALLAS À MONTRÉAL - LA FILIÈRE MONTRÉALAISE DANS L'ASSASSINAT DE JFK, Éditions de l'Homme, Montréal, 1996.

Dave Perry

Dave Perry est considéré par plusieurs comme un des principaux spécialistes de l'assassinat de JFK. Un  "debunker", c'est-à-dire un type qui a les connaissances pour discréditer les théories du complot sur la base de documents historiques. En fait, il prétend être capable de les discréditer toutes... sauf une, celle qui rend la CIA responsable:

This is the conspiracy theory that interests Perry the most. "The problem is, of all of them, this is one I can't debunk," he laughs.

"Supposedly Kennedy was fed up with the shenanigans that the CIA was pulling," Perry said. "He found out the CIA was trying to kill (Cuban leader Fidel) Castro, which is a fact. So the argument is that the CIA felt that Kennedy was going to disband them. And as a result of that, they were the ones that ordered the killing of Kennedy."

Perry points out that a former head of the CIA, Allen Dulles, was a member of the Warren Commission, the special Johnson-appointed panel tasked with the official investigation of the assassination. The commission determined that Oswald acted alone.

Oswald was a supporter of Soviet-backed Cuba. "We know Oswald was in the Russian embassy in Mexico City," Perry said. "We even know who he talked to. But we don't know what was said. Then a few weeks later, he shoots Kennedy."
"It may have been something that they overheard involving him and the Russians. Or, maybe the CIA had Oswald on the payroll. He might have been a double agent."

Is it possible that Russians ordered Oswald to do it? Not likely, said Perry. The Russians would never have ordered Oswald to kill Kennedy because of his well-known links to Russia and his pro-Cuban sympathies. Russia's leaders knew they would have been the first suspects if they'd engineered an assassination by Oswald. It would have been an act of war, which could have triggered a nuclear attack.

"We need to know what happened in Mexico City," Perry said. The answer, he said, may be contained in still-classified CIA documents. The U.S. National Archives currently holds a number of unreleased CIA documents related to the assassination. Those papers are scheduled to be made public in 2017 as part of the 1992 Kennedy Assassination Records Collection Act.


Entrevue avec Oliver Stone



La thèse de Garrison



Ce documentaire offre un aperçu intéressant de la thèse de Jim Garrison et de sa tentative d'investiguer l'assassinat de JFK.

Cliquez ici.



La piste de Joseph Adams Milteer



Pour Donald A. Adams, un agent spécial du FBI à la retraite, ça ne fait aucun doute. Oswald n'a pas ouvert le feu sur Kennedy. Le coup de feu venait de l'avant du véhicule, pas de derrière. La commission Warren a menti. Et finalement, selon lui, c'est vers un certain Joseph Adams Milteer qu'il faut regarder pour découvrir la vérité. Il faut dire que les enregistrements qui sont présentés dans l'extrait vidéo sont particulièrement troublants. De plus, des photos prises quelques instants avant l'assassinat démontrent que Milteer était sur les lieux du crime.


Quand Bertrand Russell se questionnait à propos de l'assassinat de JFK

Intéressant de constater que Russell aurai été le premier à soulever certaines interrogations que d'autres mirent des années à soulever, la plupart d'entre elles étant toujours sans réponse 50 ans plus tard.

Extrait:

It has been 50 years since the assassination of American President John F. Kennedy (22 November 1963). Very shortly after the assassination, Russell became interested in it. Russell published a highly critical and dissenting article weeks before the Warren Commission Report was published. This article was called “16 Questions on the Assassination” and was published in the September 1964 issue of M.S. Arnoni’s The Minority of One. 

Here are a brief list of the Russell's questions:

"1. Why were all the members of the Warren Commission closely connected with the U.S. Government? 

2. If, as we are told, Lee Harvey Oswald was the lone assassin, where is the issue of national security? 

3. If the Government is so certain of its case, why has it conducted all its inquiries in the strictest secrecy? 

4. Why did the Warren Commission not establish a panel to deal with the question of who killed President John F. Kennedy? 

5. Why have so many liberals abandoned their own responsibility to a Commission whose circumstances they refuse to examine? 

6. Why did the authorities follow many persons as potential assassins and fail to observe Oswald’s entry into the book depository building while allegedly carrying a rifle over three feet long? 

7. Why was the President’s route changed at the last minute to take him past Oswald’s place of work? 

8. Why has the medical evidence concerning the President’s death been altered out of recognition? 

9. What is the evidence to substantiate the allegation that the President was shot from behind? 

10. Why has the FBI refused to publish what could be the most reliable piece of evidence in the whole case [photographs taken of JFK’s vehicle just before and during the shooting]? 

11. How is it that millions of people have been misled by complete forgeries [of photos of the murder weapon] in the press? 

12. Why was the result of the paraffin test [on Oswald’s face and hands] altered before being announced by the authorities? 

13. Why was the only description of [Patrolman] Tippitt’s killer deliberately omitted by the police from the affidavit of the sole eyewitness? 

14. Why was Oswald’s description in connection with the murder of Patrolman Tippitt broadcast over Dallas police radio at 12:43 p.m. on November 22, when Tippitt was not shot until 1:06 p.m.? 

15. How was it possible for Earl Warren to forecast that [wife] Marina Oswald’s evidence would be exactly the reverse of what she had previously testified? 

16. How does a District Attorney of [Henry] Wade’s great experience account for all the extraordinary changes in evidence and testimony which he has announced during the Oswald case?"

17 novembre 2013

Tempêtes extrêmes


Avant de commencer à se plaindre des tempêtes de neige, rappelons-nous que les aléas du climat sont foutrement pires chez nos voisines du système solaire:

MERCURE

When Mercury is closest to the sun, the surface temperature can reach over 800º F (approx 430º C). During the night temperatures can dip down to -290º  F (-180º  C). If a human were to visit Mercury, he or she would either burst into flames or freeze solid depending on where the spaceship landed.

VÉNUS

The surface temperature stays relatively consistent all year at 900º  F (480º  C). The pressure on Venus is approximately 90 times higher than sea level on Earth. In order to recreate that pressure here, a diver would need to venture 1000 meters down into the ocean. Rain on Venus is almost purely sulfuric acid, which (...) can erode clothing nearly instantly and produce severe burns on flesh. However, the surface temperature of Venus is so great, the rain evaporates before hitting the ground. There is a little water in the atmosphere, which can produce violent explosions when it meets the sulfuric acid. Though Venus is only slightly smaller than Earth, it takes only four hours for the atmosphere to completely rotate around the planet. Here, it it takes about 243 days to accomplish the same task. Even with these extremely high temperatures, there is snow on Venus. Well, not snow as we know it. It's a basalt frost remnant of metals that vaporized in the atmosphere.

MARS

The poles are covered in ice caps and there are intense snowstorms. While our snow is made of frozen water, Martian snow is actually made from frozen carbon dioxide, which we know as “dry ice.” Like Mercury, Mars’ super-thin atmosphere has a hard time holding in heat from the sun. Temperatures at the equator can be a comfortable 70º  F. (20º  C) in the sun, but at night the same spot can dip to -58º  F (-50º  C). Massive dust storms can take over Mars quite easily. While dust devils happen on Earth in dry areas, the ones on Mars can envelop the entire planet over the course of a few days. 

JUPITER

The stripes on Jupiter are caused by jet streams. Jet streams on Earth vary, though we usually only have 1 or 2 in each hemisphere. Jupiter is home to at least 30 which tear across the planet in opposite directions reaching speeds of over 300 mph (482 km/h). Two of these jet streams are responsible for holding the GRS in its present location. The clouds that appear as stripes are composed of frozen ammonia, as the temperature at that part of the atmosphere is -220 degrees F (-140 degrees C). Earlier this year, it was discovered that Jupiter can form diamonds in its atmosphere.  

IO

Io has hundreds volcanoes on its surface which respond to gravitational fluctuations from Jupiter. While these active spots can exceed 3092º  F (1700º  C), other patches of the moon are freezing. Because of the moon’s low gravity, these eruptions can shoot as over 250 miles (402 km) above the surface. 

SATURNE

Like Jupiter, Saturn’s atmosphere is composed mostly of hydrogen. Wind speeds can reach as high as 1000 mph (1609  km/h) which is just about as fast as a speeding bullet. (...) Toward Saturn’s surface the carbon in air can be pressed into graphite. Yes, Saturn has pencil lead flying around. Even closer to the core the carbon is pressed into diamond. If a human were to travel to Saturn, the diamonds would cut through their body like countless little bullets.

TITAN

Titan, Saturn’s largest moon, has huge lakes which initially look promising for a spring break vacation spot. However, the temperature is about -260º  F (-162º  C), and the lakes aren’t made of water - it’s actually liquid methane!

URANUS

Uranus is the coldest planet in the solar system with temperatures hitting -371º  F (−224º  C). (...) the planet has a fairly active weather system and enormous hurricanes that can only be seen with infrared telescopes. Like Jupiter, Uranus also has diamonds raining down on its surface.

NEPTUNE

(...) it also has the most violent wind in the solar system which can reach an astonishing 1,500 mph (2414 km/h). Because Neptune’s topography is fairly flat, there is no friction to slow down these incredible gusts of wind. Like all of the other gas planets, atmospheric carbon compresses into diamond rain.