30 décembre 2014

"Quand les harceleurs s'en sortent mieux que leurs victimes"

*soupir*

Cet article a été publié dans La Presse de ce matin.

Comme toujours, on a droit à la sauce féministe habituelle: tous les harceleurs sont des hommes et toutes les victimes (sauf une) sont des femmes. Apparemment, pour nos médias, il n'y a pas moyen de voir le monde à travers autre chose que les bonnes vieilles lunettes du féminisme.

Pourtant, le sujet est fort intéressant et il me touche de près puisque, comme mes lecteurs de longue date le savent, j'ai moi-même été victime de harcèlement (mais pas de nature sexuelle), de diffamation, de discrimination et d'intimidation de la part de mon ancienne patronne pendant des mois, ce qui m'a finalement plongé dans une profonde crise de dépression et qui m'a forcé à quitter l'école où je travaillais.

Voici donc ma réplique à Mme Marie-Claude Malboeuf.

Voici le témoignage de deux Montréalaises qui ont eu le courage de porter plainte et la satisfaction d'être indemnisées (avec l'assistance du Groupe d'aide et d'information sur le harcèlement sexuel au travail), sans pour autant voir la carrière de leur harceleur en souffrir.

C'est déjà mieux que moi! Je suis un homme et mon ancienne patronne est une femme. Non seulement elle est toujours directrice du même établissement, mais elle n'a jamais été réprimandée, ni inquiétée pour les mauvais traitements qu'elle m'a fait subir. Mon syndicat n'a même pas voulu m'épauler dans ma démarche, prétextant que ma cause était perdue d'avance. Un homme harcelé par une femme, qui croirait ça? Alors si ces deux dames ont été indemnisées, elles sont déjà bien plus chanceuses que moi!

Pendant près de deux ans, Sarah a subi les baisers forcés, les mains baladeuses et, finalement, les foudres de son directeur général - d'abord fou d'elle, puis fou de jalousie. Un jour, le quinquagénaire a enfermé l'agente de réservations dans son bureau et s'est jeté sur elle. Puis, humilié d'avoir été repoussé, il a expulsé Sarah de l'aéroport. En 2012, la Commission des lésions professionnelles a reconnu le traumatisme qu'avait subi la jeune femme. Son ex-patron subit aujourd'hui un procès pour agression sexuelle, mais Sarah n'a pas le sentiment que justice a été rendue. 

Évidemment que justice n'a pas été rendue puisque le procès pour agression sexuelle n'est pas encore terminé! Qu'est-ce que vous voulez, que le type soit puni AVANT d'être trouvé coupable?

Comprenez-moi bien, ce qui est arrivé à cette femme est terrible et je compatis avec elle. Mais elle, au moins, a rencontré des gens qui l'ont écoutée, qui l'ont crue et qui l'ont aidée. Moi, je n'ai pas eu cette chance. Un homme victime de harcèlement de la part d'une femme? Ben voyons donc, im-pos-si-ble!

«J'ai eu la chance de tomber sur des personnes très humaines, qui ont lu les courriels que j'avais gardés pour prouver ce qui s'était passé. En cour, par contre, ç'a été très, très dur. Les avocats faisaient toutes sortes d'insinuations. Tous mes ex-collègues ont signé des affidavits disant que j'étais folle dans la tête.

Je pourrais évidemment soulever la possibilité que la version des faits de cette dame est inventée de toutes pièces et que sa plainte est frivole, mais puisque dans mon cas aussi, mes collègues m'ont trahi et que c'est peut-être ce qui s'est passé ici, je vais donner à cette dame le bénéfice du doute.

Cela signifie donc que, malgré ce qui semble être une absence totale de témoins qui corroborent sa version des faits (pire, les témoins se rangent du côté du patron), la Commission des lésions professionnelles a tout de même reconnu le traumatisme et le type est quand même été poursuivi en justice? Encore une fois, elle a beaucoup plus de chance que moi! Pourquoi, selon vous?

«Lui, aux dernières nouvelles, ça va très, très bien dans sa vie. Il est resté directeur général; il n'a jamais été sanctionné. Bien au contraire, son employeur a embauché deux avocats pour qu'il se batte contre moi. J'ai témoigné trois ou quatre jours au procès criminel et je n'ai jamais été salie autant. J'étais n'importe quoi, j'étais une personne facile. «Salope», c'est le seul mot que l'avocat n'a pas utilisé.

C'est effectivement malheureux que le type n'ait subi aucune répercussion suite à la décision de la Commission des lésions professionnelles. Mais si l'employeur a décidé de le maintenir en poste et de le défendre, c'est probablement parce qu'il a mené sa propre enquête interne et qu'il en est venu à la conclusion que sa crédibilité était solide. Alors à qui la faute? Au système qui protégerait systématiquement les harceleurs au détriment des victimes? Pas du tout! Comme dans mon cas, le vrai problème ici, c'est la trahison des collègues. Si cette dame est toute seule, comme moi, sans personne pour corroborer ses dires parce que ses collègues sont une bande de pissous et qu'ils préfèrent prendre le parti du directeur général en discréditant la dame, que voulez-vous que fasse l'employeur? Si ses collègues avaient été solidaires, il ne serait plus là, c'est évident.

Pour ce qui est des propos de l'avocat qui l'ont "salie", je sais bien que ce n'est pas agréable, mais c'est sa job. Son rôle est de remettre en question le caractère et la crédibilité de la plaignante pour défendre son client. Quelle est l'alternative? Empêcher un avocat de se livrer à cet exercice équivaudrait à donner un avantage indu à n'importe quel plaignant, il n'y aurait pas de justice là-dedans.

«On est perdante, à la fin, mais j'encourage quand même toute femme à porter plainte. Partir sans rien dire, c'est pire, parce qu'alors, on ne peut même pas partager notre colère. J'essaie au moins de sauver ma réputation, ma dignité et mon goût de vivre. Mais j'espère que la justice canadienne changera. La loi est injuste envers les victimes.»

Elle est perdante? Ben voyons donc! Elle a gagné devant la Commission des lésions professionnelles et ce, SANS TÉMOINS! Et le procès n'est pas encore terminé! En quoi est-elle perdante? C'est n'importe quoi!

Quel est le problème avec les lois actuelles, exactement? La dame ne le dit pas et la journaliste non plus, mais on devine l'habituel agenda féministe se pointer le bout du nez! Pour leur faire plaisir, il faudrait croire les plaignantes (féminines) sans preuves et punir immédiatement les accusés (masculins) avant même qu'il y ait procès! Or, et je l'ai dit ici à maintes reprises, c'est du pur délire. Ça ne s'appelle pas de la justice, ça, mais une chasse aux sorcières médiévale! Un lynchage public inacceptable et honteux!

Et c'est une victime de harcèlement et de discrimination qui écrit ceci! Je suis fou de rage à l'idée que ma directrice soit encore en poste et que bientôt elle aura droit à sa jolie retraite dorée sans jamais subir aucune conséquence pour l'horreur qu'elle m'a fait subir! Mais est-ce que cela signifie que je serais en faveur que le système de justice me croit sans que j'aie à fournir la moindre preuve? Bien sûr que non!

La réalité, c'est que le système n'est pas parfait, mais il a ses priorités à la bonne place, c'est-à-dire que les accusés ont droit au bénéfice du doute et à un procès juste et équitable. Cette dame a obtenu son procès et avant même d'entendre le verdict, elle se plaint déjà qu'elle est perdante et que les lois doivent être changées!

Considérez-vous chanceuse d'être une femme et d'avoir un patron masculin, Madame! Autrement, personne n'aurait accepté de vous entendre et de vous épauler! Et je suis malheureusement très, très bien placé pour le savoir!

Stéphanie, une directrice des relations publiques, a subi pendant des mois le sexisme et le mépris de son patron ingénieur. Après avoir porté plainte à la Commission des normes du travail, la jeune femme s'est retrouvée en médiation. Son ex-employeur a accepté de lui verser 20 000$, mais comme Sarah, elle se demande si son combat aura servi à grand-chose.

Encore un success story, si je comprends bien. Elle a été dédommagée par son employeur! Où est le problème?

Je passe des détails de l'affaire, mais notons simplement que, dans ce cas-ci, les collègues de la dame ont corroboré sa version et qu'ils ont pris son parti plutôt que celui du patron:

«En médiation, l'avocat de l'employeur a essayé de me faire un procès. Il voulait me faire passer pour une incompétente, même si une enquête avait montré que je disais vrai. Au moins, j'avais des témoins, puisqu'il m'insultait devant tout le monde.

Ce qui explique que l'ex-employeur ait accepté de lui verser une compensation. Pour ce qui est de l'avocat, je l'ai déjà dit, c'est son boulot de discréditer la plaignante afin de défendre son client, c'est bien normal. L'exercice a sans doute été en vain dans ce cas-ci puisqu'elle a eu gain de cause. Encore une fois, je le répète, où est le problème?

«On a réclamé qu'il s'engage à donner une formation sur la discrimination, mais on n'a jamais été capables. Mon avocate était découragée. À tout prendre, j'aurais préféré aller en cour, parce que les gens qui sont poursuivis sont nommés. Ils sont fichés. Après, quand tu cherches un emploi, ça ne paraît pas très bien. Lui, de toute évidence, il ne devrait pas gérer. Mais d'une entreprise à l'autre, ils continuent de l'embaucher. Et il peut recommencer.»

Et qui doit-on blâmer dans ce cas-ci? Le système et les lois? Bien sûr que non! C'est la dame qui admet elle-même avoir CHOISI de ne pas le poursuivre en cour! Alors que voulez-vous que le système fasse? Punir quelqu'un sur la base d'allégations, sans procès? C'est n'importe quoi!

Et je le répète, elle a eu beaucoup plus de chance que moi!

Directeur général, représentant syndical, simple collègue, médecin... Les harceleurs sexuels québécois revêtent plusieurs visages. Voici quelques exemples tirés des rares causes portées devant les tribunaux ces trois dernières années.

Oui et remarquez bien que les harceleurs sont TOUJOURS des hommes et que les victimes sont TOUJOURS des femmes.

À Joliette, une jeune serveuse de 17 ans a subi les avances de son patron quadragénaire, qui lui a plusieurs fois caressé les fesses, les seins et l'entrejambe. L'adolescente «avait peur pour sa réputation, peur de perdre son emploi qui était important à ses yeux, car l'accusé lui avait dit que si elle parlait de ce qu'il lui faisait, elle ne retrouverait jamais plus de travail, personne ne la croirait, elle aurait l'air d'une folle», rapporte la Cour du Québec dans une décision rendue l'an dernier. Reconnu coupable d'exploitation et d'agression sexuelles, Jean Poitras attend de connaître sa peine.

Il y a eu procès! Le salopard a été trouvé coupable! Il attend de recevoir sa peine! Bravo! Où est le problème?

À Montréal, un technicien en électromécanique du Centre de santé McGill a fait des avances répétées et demandé une fellation à une technologue en radio-oncologie, qui fabriquait des dispositifs au même atelier. Outré d'être repoussé, il l'a enfermée dans un cagibi et l'a injuriée en la menaçant de ses poings. En état de choc, sa victime a passé deux mois en arrêt de travail.

Dans un centre de réadaptation en déficience intellectuelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, un préposé a pourchassé (et parfois touché) plus d'une collègue contre leur gré. L'homme de 53 ans regardait même des films pornographiques au travail.

Le premier harceleur a vu son congédiement maintenu par un arbitre de griefs (en 2013), tandis que le second est parvenu à faire remplacer le sien par une suspension sans solde de six mois (en 2012).

Le premier a été congédié! Et le second a été suspendu (ce qui pourrait signifier que les preuves contre lui étaient moins accablantes)! Bref, ces deux femmes ont porté plainte et ont eu gain de cause! On pourrait arguer que les punitions auraient pu être plus sévères, je serais ouvert à ces arguments-là, mais qu'on ne vienne pas me dire que le système ne fonctionne pas et que "les harceleurs s'en sortent mieux que leurs victimes"!

En Montérégie, l'an dernier, un directeur syndical censé former une collègue en a profité pour lui faire des avances sexuelles. Après avoir été repoussé, il l'a diffamée pendant plusieurs mois. «Elle s'est retrouvée coincée, sans possibilité de recevoir de l'aide de son propre syndicat, car celui qui devrait l'aider est le harceleur. L'arrêt de travail devenait alors inévitable», a écrit la Commission des lésions professionnelles (CLP).

Elle a donc porté plainte à la CLP et a gagné sa cause. Un autre success story! Bravo Madame! J'airais aimé avoir votre chance!

Trois travailleuses d'usine harcelées par le vice-président de leur syndicat ont vécu la même chose en Abitibi-Témiscamingue - avant d'être défendues par leur employeur, LVL Global. Pendant des mois, la conduite harcelante de Daniel Brault (marié à une autre collègue) «avait pris la forme d'une véritable manie incontrôlée et incontrôlable, malgré tous les refus imaginables des plaignantes», a écrit cette année le tribunal d'arbitrage, qui a maintenu le congédiement. Devant l'échec de ses avances - dont la promesse de faire «revoler les boutons de culotte» d'une de ses victimes «dans un petit coin sombre» -, Brault avait même proféré des menaces. L'arbitre a jugé que ses tentatives de justification subséquentes allaient «du lieu commun au farfelu, à l'odieux pur et simple».

Les victimes ont porté plainte et le type a été congédié. Encore un success story! Comme système qui ne fonctionne pas, on a déjà vu mieux, vous ne trouvez pas?

Qu'est-ce que la journaliste essaie donc de nous démontrer avec cet article? Sa prémisse selon laquelle les harceleurs ne sont pas punis est de toute évidence complètement fausse! Jusqu'à date, TOUTES les femmes dont elle parle ont été compensées! Alors quel est le but RÉEL de cet article?

À mon avis, elle veut nous faire comprendre que les hommes harcèlent les femmes, point. Hommes = méchants harceleurs. Femmes = pauvres victimes traumatisées. C'est la seule idée cohérente qui se dégage de cet article!

L'an dernier, une caissière d'épicerie du Richelieu a vu son choc post-traumatique reconnu par la Commission des lésions professionnelles. Pendant des mois, un ancien collègue l'avait déshabillée du regard, lui suggérant des ménages à trois et des positions sexuelles, la coinçant dans l'escalier et se léchant les lèvres en la voyant apparaître. Lorsqu'elle l'a dénoncé, il a planté des vis dans ses pneus de voiture et lancé des oeufs sur son pare-brise, ce qui a été capté par des caméras et a permis de le faire accuser de méfait. La victime «avait peur de sortir de chez elle et une crainte de se faire tuer par un accident si l'autre employé qui la poursuivait arrivait à briser ses pneus», a souligné la Commission.

Encore un success story! Bravo Madame! Le système fonctionne... pour VOUS!

L'année précédente, la secrétaire d'une entreprise d'outils de machinerie du Saguenay-Lac-Saint-Jean a elle aussi subi un choc post-traumatique. Son patron lui imposait des attouchements plusieurs fois par jour.

Ah! Tiens! Plus de contexte, plus question de plaintes ou de procès. Il est un peu gratuit et facile cet anecdote, vous ne trouvez pas? Bof, on s'en moque, on comprend bien quel est l'objectif réel de cet article maintenant: quels salopards ces hommes! Tous des porcs que j'vous dis! On devrait les faire castrer par mesure préventive, bordel!

Après avoir subi pendant près de 10 ans les avances de son patron (et les foudres de l'ex-conjointe de ce dernier, vice-présidente de l'entreprise), une Montréalaise anéantie a quitté son emploi de bureau. Cette année, la Commission des lésions professionnelles a non seulement blâmé ses employeurs, mais aussi leur expert judiciaire. «Le docteur écrit que la travailleuse "ne réalise que très partiellement sa contribution à la lésion". Ce commentaire est pour le moins surprenant, la travailleuse n'ayant pas "contribué" à sa lésion, l'ayant plutôt subie, écrit la Commission (en soulignant le mot "subie"). Il affirme également que la travailleuse a "réagi trop fort". Comment doit réagir une travailleuse qui se fait harceler pendant des années?»

Un autre success story devant la CLP!

Une caissière d'épicerie de l'Outaouais ainsi qu'une femme de chambre et une préposée aux bénéficiaires - toutes deux de Lanaudière - n'ont pas été protégées par leurs employeurs. Victime d'attouchements dans un vestiaire, la femme de chambre a même vu ses collègues de liguer contre elle, ce qui a accentué son traumatisme, a souligné la Commission des lésions professionnelles cette année.

Ouais, trahison des collègues, je connais bien. Malgré cela, encore une fois, la CLP semble avoir décidé en faveur de la dame.

L'employeur de la préposée a pour sa part «tenté de la discréditer pour échapper à sa responsabilité», dénonçait le même tribunal l'an dernier. Âgé de 86 ans, le copropriétaire d'un centre pour personne âgées avait pincé le sein de l'employée en riant. Il avait ensuite prétendu vouloir chasser un insecte.

Encore une fois, la CLP semble prendre la défense de la dame.

Quant à la caissière du Chelsea Freshmart, elle s'est retrouvée avec des heures de travail réduites après avoir demandé à ne plus travailler avec un collègue lui ayant demandé si elle «aimait sucer les pénis bloqués», tandis que ce dernier restait impuni. En 2013, la Commission des relations de travail a ordonné à son employeur d'indemniser la jeune femme pour son salaire perdu.

Encore une fois, la dame a gain de cause et est indemnisée. Mais les hommes sont vraiment des ordures, vous ne trouvez pas? Bande de chiens galeux...

En 2014, le Dr Stephen Daniel Harrison, 50 ans, a été radié pour un an après avoir harcelé une étudiante en médecine, qu'il supervisait à l'hôpital St. Mary's de Montréal. Il l'avait attirée dans un recoin où il avait exigé qu'elle touche son pénis, l'avait caressée et avait éjaculé devant elle. Apeurée, l'étudiante a attendu trois mois avant de le dénoncer au Collège des médecins.

Il a été radié. Il ne peut plus pratiquer la médecine. Encore une victoire pour la dame. Et une preuve supplémentaire que les hommes sont des monstres.

Empoignade de testicules et propos du genre «Penche-toi gros chien je vais te fourrer dans le cul »... Les «taquineries» sexuelles qui avaient cours entre certains employés d'Olymel ont été dénoncées par le Tribunal des droits de la personne en 2012. «De tels actes constituent une atteinte à la dignité de la personne qui en est l'objet et une intrusion injustifiée dans son intimité. Ils introduisent dans les rapports de travail une dimension sexuelle qu'aucun employé n'est tenu de tolérer», a écrit le juge. Dans ce cas précis, toutefois, la cour a conclu qu'il ne s'agissait pas de harcèlement sexuel, puisque l'employé qui s'en plaignait avait allègrement alimenté ces «jeux» et n'avait pas été marqué psychologiquement.

Doit-on comprendre que dans ce cas-ci, l'employÉ (pas de "e") était un homme? Et dans ce cas précis et malgré les propos dégradants et menaçants qui ont été tenus, le juge a stipulé QU'IL NE S'AGIT PAS DE HARCÈLEMENT SEXUEL! Parce que, évidemment, un homme ne peut pas être victime de harcèlement sexuel, n'est-ce pas? Seules les femmes peuvent l'être, c'est bien connu!

Remarquez que la journaliste évite ici de nous dire clairement que la victime est un homme. Elle évite également de souligner le fait que cette plainte, la SEULE déposée par un homme dans tout son article, est également LA SEULE où la victime n'a pas eu gain de cause. Elle évite également de faire un parallèle entre cet homme qui s'est fait "empoigner les testicules" et cette femme mentionnée plus haut qui s'était fait pincer un sein. Pourquoi le cas de Madame est reconnu comme du harcèlement sexuel, mais pas celui de Monsieur? Pourquoi la journaliste évite sciemment d'attirer notre attention sur ce détail qui révèle la discrimination dont sont victimes les hommes dans notre système de justice? C'est vrai que ça ne cadre pas très bien avec le dogme féministe, il est donc préférable de ne pas trop s'attarder là-dessus...

Voici maintenant les statistiques qui viennent clore l'article de Mme Malboeuf. Notez que ces dernières proviennent d'un SONDAGE, pas d'une étude. Donc, ça vaut ce que ça vaut et il faut toujours le prendre avec un grain de sel.

29,5% de tous les Canadiens ont déjà subi des avances ou des contacts sexuels non désirés dans le cadre de leur travail

43% des femmes et 12% des hommes ont subi des avances sexuelles verbales

20% des femmes et 9% des hommes ont subi des contacts sexuels

Permettez-moi d'abord de féliciter Mme Malboeuf d'inclure les statistiques pour les hommes. Évidemment, elle l'a sûrement fait dans le but de nous démontrer que les femmes sont beaucoup plus souvent victimes que les hommes, mais au moins on voit également que les victimes ne sont pas EXCLUSIVEMENT des femmes. C'est un début.

Comme dans n'importe quel sondage, le choix des mots est crucial et a des répercussion majeures sur les résultats. Pour cette raison, j'hésite à prendre au sérieux les chiffres concernant les "avances sexuelles verbales". Tout d'abord, il y a le fait qu'une avance sexuelle peut être non désirée sans constituer du harcèlement. Des collègues qui tâtent le terrain pour voir si l'intérêt est là, ça arrive et ce n'est pas la fin du monde. Il y a quelques années, une collègue m'avait dit qu'elle rêvait à moi et qu'elle voulait que je me joigne à elle et à son chum pour un ménage à trois. J'ai poliment refusé et ça s'est arrêté là. Clairement, sa demande était de nature sexuelle et elle était non désirée de ma part. Mais ce n'est pas du harcèlement non plus.

Les "contacts sexuels" non désirés sont beaucoup plus sérieux, à mon avis. Dans ce cas-là, je ne vois pas quels arguments pourraient être avancer pour jouer l'avocat du diable. À part peut-être les gestes inappropriée du genre tripotage dans un party de bureau par un(e) collègue saoul(e). Dans ce cas-là, si ça ne se répète pas, je ne vois pas trop où est le drame. Ce n'est clairement pas une situation de harcèlement! Le concept de harcèlement implique des gestes ou des propos répétés pendant une longue période de temps. Pas un ou deux gestes déplacés dans un party sous l'effet de l'alcool!

21% des victimes de harcèlement sexuel ont dénoncé la situation à leur employeur

40% des victimes ont affronté directement le harceleur

34% ont parlé de la situation à un proche

19% n'ont rien fait du tout

16% ont quitté leur emploi

7% ont demandé une mutation

Et selon cet article, 100% des femmes qui ont porté plainte ont été compensées et ont eu gain de cause devant les instances auxquelles elles se sont adressées. C'est pas trop mal comme résultat.

Malheureusement, toujours selon cet article, 0% des hommes qui ont porté plainte ont réussi à faire reconnaître par le juge que les attouchements sexuels et les propos menaçants constituaient du harcèlement sexuel. Hum...

(...) «Certaines clientes travaillent dans le commerce. D'autres sont ingénieures, avocates, travailleuses de la santé ou enseignantes, énumère Mme Viau. Même si les gens savent mieux reconnaître le harcèlement, il existe malheureusement autant.»

Oui, les clientEs. Est-ce parce que seules les femmes portent plainte? Ou parce que cet organisme vient seulement en aide aux femmes?

Une chose est sûre, c'est bien vrai que les gens savent mieux reconnaître le harcèlement qu'avant...

Sauf si la victime est un homme.



Climat malsain

L'un des principaux problèmes avec l'idéologie féministe, c'est qu'elle n'est pas ouverte à la critique.

Le féminisme se drape dans toutes les vertus et assigne les pires ignominies à ses adversaires, habituellement des hommes ou des femmes anti-féministes.

Pour un grand nombre de féministes, le fait de critiquer l'idéologie est synonyme de misogynie et de haine des femmes. Dans ce contexte, toute conversation constructive est strictement impossible.

Permettez-moi de vous raconter un anecdote personnel.

Il y a quelques semaines, je discutais d'équité salariale sur Facebook avec un pote. Une étude venait de paraître qui remettait en question la discrimination salariale dont seraient prétendument victimes les femmes. Je discutais donc de cela avec mon ami et à un moment donné, il me racontait que lorsqu'il était étudiant, il avait questionné cette théorie dans un de ces cours et que les étudiantes l'avaient alors vilipendé, refusant catégoriquement de remettre leurs convictions en question. J'ai répondu que cela ne me surprenait pas du tout. La conversation ne contenait absolument aucune insulte à l'égard des femmes, il s'agissait simplement d'un commentaire à propos de l'incapacité des féministes de remettre en question leurs croyances.

Entre alors en scène ma tante qui a vu cette conversation sur son fil de nouvelles.

Permettez-moi d'abord de parler un peu de ma tante. En fait, elle est ma marraine et c'est une femme que j'aime beaucoup et que j'ai toujours admiré. Elle a été enseignante, directrice d'école et conseillère pédagogique, c'est donc une personne qui a fait carrière dans le même milieu que moi et qui est très intelligente et compétente. Elle a un côté un peu marginal et artistique que j'ai toujours adoré. Contrairement aux autres membres de la famille de ma mère, elle est à peu près le seul adulte qui prenait la peine de converser avec moi quand j'étais enfant et ado. Elle m'a longtemps beaucoup gâté. Bref, c'est une femme que j'estime beaucoup.

Elle saute donc subitement dans la conversation en question et déclare que mon ami et moi sommes deux Marc Lépine en puissance!

Est-il nécessaire de dire que cette remarque m'a complètement estomaqué? En fait, j'étais profondément blessé qu'une personne pour qui j'ai toujours eu tant d'estime depuis ma plus tendre enfance puisse dire une chose pareille.

J'ai pris une grande respiration, déterminé à ne pas laisser quelques mots sur Facebook mettre un terme à une belle relation familiale de quatre décennies. Je lui ai répondu que je l'aimais beaucoup et que j'étais convaincu que ses mots avaient dépassé sa pensée. Je lui ai simplement demandé de les retirer. Elle a refusé, arguant que sa remarque était pertinente. Je l'ai donc retirée de ma liste d'amis, essentiellement pour me protéger de la souffrance de futures remarques de ce genre. Elle ne m'a à peu près pas adressé la parole depuis.

Je vous raconte cet anecdote avec une profonde tristesse et beaucoup de douleur. Mais je vous le raconte tout de même parce qu'il est très, très révélateur.

Vous voyez, le dogme féministe est si puissant et si destructeur qu'il justifie aux yeux de ma tante qu'elle compare son propre neveu qu'elle connaît depuis sa naissance à un tueur de masse misogyne simplement parce qu'il a OSÉ remettre en question la validité de la théorie de l'iniquité salariale et la capacité des féministes à se remettre en question.

Le venin est fort à ce point-là.

Voilà le climat de haine que le féminisme a réussi à créer au Québec.



Campus féministes

La professeure Janice Fiamengo de l'Université d'Ottawa parle du climat malsain créé sur les campus universitaires par les mouvements féministes. Le vidéo nous montre également les tactiques de protestations des féministes qui veulent empêcher les étudiants d'assister à ses conférences.

 À voir absolument.



2:08 - La professeure Fiamengo explique sa démarche et son point de vue à propos du féminisme. Elle explique que la plupart des prétentions du mouvement féministe à propos des supposées inégalités dans notre société sont manifestement fausses. Pour continuer à jouer les victimes, les féministes doivent nier la réalité, dit-elle. Elle explique, preuves à L'appui, que le dogme féministe s'est insinué dans tous les curriculums. Les femmes ne sont pas meilleures que les hommes, dit-elle.

7:00 - Les protestataires féministes sont déplacées par les membres de la sécurité afin de libérer l'accès à la salle. Elles se mettent à scander: "This is what men's rights looks like!"

7:29 - Tentatives d'intimidation et agressions verbales d'une féministe envers un étudiant qui souhaite simplement assister à la conférence. Aux yeux de cette dernière, cela fait de lui un apologiste du viol.

8:28 - Mme Fiamengo raconte les protestations violentes qui ont eu lieu à l'Université de Toronto lors d'une de ses conférences. Les protestataires sont déclenché l'alarme de feu afin que l'édifice soit évacué. Les féministes ne veulent pas discuter ni entendre de contre-arguments, dit-elle. Elles ne veulent pas de cette conversation. Et elles réussissent. Elles ont même convaincu les universités de bannir les groupes qui s'intéressent aux droits des hommes.

12:00 - Protestation féministe à l'Université de Toronto. On accuse Mme Fiamengo de tenir des propos "haineux". D'autres pénètrent dans la salle et interrompent Mme Fiamengo pour l'empêcher de s'exprimer.

14:30 - Les professeurs universitaires ont peur de parler parce qu'ils savent qu'ils vont être traités de misogyne et d'apologistes du viol. On voit ensuite une professeure francophone, une certaine Adèle Mercier, tenir exactement ces propos (on la voit à nouveau à 16:15). Le dogme féministe est devenu une espèce de religion, explique Mme Fiamengo.

17:05 - Il est question ici des fausses statistiques à propos du viol.

21:26 - Il est ici question de propos haineux tenus par des féministes à l'égard des hommes.

26:22 - La réplique des féministes à la conférence de Mme Fiamengo. Avec cette même Adèle Mercier en tête. Elles ont refusé que leur conférence soir filmée. Personne n'a monté de protestation. Malgré tout, la sécurité est appelée pour que des homme qui souhaitaient assister à la conférence soit jetés dehors. Même sans sa caméra, le documentariste n'a pas été admis dans la salle.

Le dogme féministe ne peut pas être critiqué et ne peut pas être remis en question. Il s'agit d'une idéologie totalitaire, explique Mme Fiamengo.



La haine n'a pas de sexe

Il y a des gens qui détestent les féministes pour les mauvaises raisons.

Plutôt que de s'attaquer à leurs arguments fallacieux ou à la fausseté de plusieurs de leurs affirmations, ils vont s'attaquer aux personnes. Ils diront que ce sont une bande de lesbiennes enragées, des vieilles filles frustrées, des folles ou encore des grosses laides qui sont incapables d'être en couple. Ces commentaires sont mesquins et plutôt que de faire progresser le débat, ils le démolissent.

Il est toutefois intéressant de noter que ce type de commentaires n'est pas exclusif aux hommes qui critiquent le féminisme. Les femmes qui s'opposent au mouvement de défense des droits des hommes font exactement la même chose.

Un premier centre pour hommes a été ouvert cette année à Toronto. Ce centre offrira des ressources légales et des groupes de soutien pour les hommes, les pères et les garçons qui en ont besoin. Bref, c'est un organisme communautaire comme il en existe des centaines pour femmes, mais pour une fois, il se consacrera à l'autre moitié de la race humaine. C'est tout à fait admirable.

Les féministes, qui prétendent avoir l'égalité des sexes à coeur, devraient s'en réjouir, pas vrai? Ha!

Regardez cet article d'une certaine Heather Mallick qui a été publié dans le Toronto Star. La chroniqueuse commence par se moquer de l'apparence du type qui est à l'origine de cette belle initiative:

There was a news conference in Toronto this week to announce the unveiling of a men’s rights office. It will be run by a thin pale wary-looking male-victimhood guy who I always get mixed up with another scrawny depressed-looking men-imist, mainly because they tend to pose for photos against walls, cement and brick respectively, and glower at the camera.

Women always smile in photos. I guess men don’t because they’re victims of women and it’s so grim for them right now. Or maybe these two had bad divorces — but find me a good one — or can’t find girlfriends.

Puis, on ajoute une autre couche de dérision en affirmant que ce n'est pas en défendant les droits des hommes qu'il va se faire une blonde:

I would suggest that setting up a group like this is not a winning strategy on OkCupid: “Likes: two straws and a latte, walking by the lake, watching a little suicide video called The Disposable Man over and over again. Dislikes: misandry, male mockery and early death.”

Et elle ne s'arrête pas là. Une fois que tu as démoli le gars, tu démolis sa cause:

I don’t know why men’s rights groups exist in North America or indeed anywhere, and they could have chosen a better moment than this one when women are suddenly coming forward about decades of rape and harassment by rich famous men, or campus sexual assault , or their failure to get into boardrooms, or get leave to have babies, etc.

Ce bout-là est vraiment fascinant. Selon cette chroniqueuse, le moment est mal choisi pour fonder un centre de soutien aux hommes. Pourquoi? Parce que les femmes sont victimes de discrimination.

Il faut comprendre le sous-texte ici. Pour les féministes, les femmes sont victimes de discriminations À CAUSE des hommes. Dans leurs esprits tordus, un centre d'aide pour les hommes, c'est comme le Klu Klux Klan, c'est une organisation qui favorise des prédateurs et des gens privilégiés qui s'en prennent aux moins fortunés qu'eux. Les féministes sont incapables de concevoir que des hommes puissent avoir besoin d'aide ou être victimes de discrimination. Donc, comme elle l'écrit clairement avec une honnêteté désarmante et sans la moindre honte, la chroniqueuse NE SAIT PAS pourquoi des centres pour hommes existent en Amérique du nord.

Et plutôt que d'essayer de s'informer, elle va nous vomir sa litanie de remontrances féministes. Ce n'est pas un bon moment pour fonder un centre pour les hommes, dit-elle, parce que les femmes sont présentement en train de sortir de l'ombre pour dénoncer des décennies de viol et de harcèlement, d'assaut sexuel sur les campus, etc.

Vous savez quoi? Je pourrais démontrer que certaines de ces affirmations sont fausses, mais ce n'est pas le but. Parce que même si elles étaient toutes vraies, elles ne constitueraient pas une raison valide pour critiquer la fondation du centre pour hommes.

En quoi les injustices que vivent les femmes viennent-elles invalider celles que vivent les hommes? En quoi le fait que des femmes soient victimes de situations discriminatoires rend-il acceptables les discriminations qui affectent des hommes?

À moins de croire au patriarcat et de penser que TOUS les hommes sont des êtres privilégiés et dangereux qui sont responsables de la discrimination entre les hommes et les femmes, cette affirmation n'a absolument aucun sens.

Je vous épargne le reste de l'article, dans lequel la chroniqueuse parle des situations discriminatoires qu'elle a vécues pour ensuite s'empresser de dire qu'elle ne veut pas en parler. Une belle façon de balancer une accusation en empêchant quiconque de répliquer ou de se défendre.

Elle affirme ensuite que les inquiétudes à propos des garçons qui réussissent moins bien à l'école sont de "la foutaise" (tosh). Pourquoi? Parce que personne ne s'inquiétait quand les filles réussissaient moins bien.

Encore une fois, supposons que cette affirmation soit vraie (ce qu'elle n'est pas), en quoi une discrimination passée rend-elle acceptable une discrimination présente?

Elle se dépeint comme une "féministe modérée" et décrit les hommes qui ont fondé ce centre à Toronto comme un "Extremist male group".

Et elle termine son article avec une série d'anecdotes bizarres de gens qui ont été surpris à baiser en public dans le métro de Toronto.

Apparemment, c'est ça l'égalité des sexes pour cette chroniqueuse.

Je lis son article et j'ai l'impression d'être en train de fouiller dans un flaque de vomi pour essayer de comprendre ce qu'elle a manger pour dîner.

Remarquez que l'article ne contient d'ailleurs absolument aucune information à propos du centre en question.

D'ailleurs, rectifions la situation, si vous êtes curieux d'en savoir plus sur le Canadian Centre for Men and Families, cliquez ici.




10 idées débiles de nos amies féministes

Le site Listverse nous offre sa liste des 10 propositions féministes les plus démentes (des fois, il vaut mieux en rire):

10- Changer le mot "hurricane"

Feminist Roxcy Bolton doesn’t like hurricanes. Her opposition results not so much from the destruction they cause but from the word itself. Bolton claimed that the term “hurricane” sounds too much like “her-icane.” She thinks “hurricane” sounds feminine, and consequently is misogynistic, making us associate the destructive storms with women. Roxcy claimed that “women are not disasters, destroying life and communities and leaving a lasting and devastating effect.” Instead, she wanted to rename hurricanes to “him-icanes.” The National Weather Service rejected her proposal. Maybe she’ll go after herpes next.

9- Gloria Steinem et "American Psycho"

Gloria Steinem advocated feminism for decades, received the Presidential Medal of Freedom, and even had ties to the CIA. As a self-proclaimed “radical feminist,” she’s also led a handful of questionable campaigns. 

Steinem once claimed that strength tests for firefighters were sexist. When asked about what would occur if her new band of weak firefighters ever needed to carry someone out of a burning building, she said it would be better for firefighters to just drag people out of a fire on the ground because “there’s less smoke down there.” 

According to Steinem, “porn means female slavery.” This is not, despite what it sounds, an endorsement of BDSM but a statement that all porn depicts violence or the domination of women. She once told Hugh Hefner, “A woman reading Playboy feels a little like a Jew reading a Nazi manual.” 

Her campaign against depictions of violence also extends to the written word. One book Gloria took particular ire with was Bret Easton Ellis’s American Psycho. She disapproved of the violence against women committed by the book’s narrator and supported a boycott against the publisher. According to her, the book’s author was responsible for subsequent actual murders of women due to his book’s influence. (The book portrayed its narrator as unsympathetic and even unreliable in his narration, he murdered both women and men, and he was labeled as a “psycho” by the book’s very title.) 

(...) American Psycho aroused quite a reaction among feminists. To protest the book, one activist named Tara Baxter even barged into bookstores in Santa Cruz, California and poured blood onto every copy of American Psycho she could find. Baxter said she wanted to see the book’s author “skinned alive, a rat put up his rectum, and his genitals cut off and fried in a frying pan.”

8- FEMEN

(...) In May 2013, FEMEN stormed into a Barbie “Dreamhouse Experience” exhibition with “LIFE IN PLASTIC IS NOT FANTASTIC” scrawled across their exposed breasts, burning a cross bearing a Barbie doll. They also claimed that Barbie manufacturer Mattel has a “Nazi ideology.” (...) On another occasion, they gathered in Vatican Square to shove crucifixes into their anuses in public view and on video to protest the papacy and religion in general.

7- Opposition aux bars de danseuses

Feminists in Iceland felt that strip clubs were degrading to women, if not exploitative. So in 2010, they successfully pushed for a law banning all strip clubs in the country. When Iceland began its crackdown, it had around 15 waning strip clubs remaining. Now, only two strip clubs can be found in the entire country of Iceland, and it doesn’t seem like they’ll last much longer. (...) While it may not seem particularly radical for a feminist to have problems with strip clubs, Iceland’s strip club ban puts its feminists in the unlikely company of Saudi Arabia (...)

6- Opposition aux condoms

You might think that any form of birth control, particularly one that places responsibility on men rather than just women, would be hailed by feminists everywhere. But when the reliable and clean rubber condom arrived in the late 19th century, it saw widespread resistance, even from feminists. Thirty US states passed laws banning the manufacture and sale of condoms. While some of those opposed to condoms were the usual puritanical moralists who disliked sex outside procreation, many of those opposed were feminists. They didn’t want a method of birth control to exist that relied upon men. Other suffrage leaders opposed the condom because they thought it would make it easier for men to cheat on their wives or go to brothels.

5- Interdiction de la porno

Catharine MacKinnon really hates porn. She equates pornography to hate speech and even calls porn “sexual terrorism” by men. According to Mackinnon, porn is an all-encompassing evil in society. (...) In her book Only Words, MacKinnon explicitly criticizes the First Amendment. Mackinnon claims that the First Amendment and the freedom of speech it recognizes has enabled outright terrorism by preventing her and other like-minded feminists from banning pornography. (...)

4- Le mouvement de la Tempérance

Many first-wave feminists fighting for women’s right to vote were also aligned with the Temperance movement, which pushed alcohol prohibition. Feminists at the time believed banning alcohol would improve the lives of women by keeping men sober, consequently making their careers more stable and tampering down domestic violence. One of the most influential suffragists, Susan B. Anthony, divided her time between the suffrage movement and the temperance movement. 

(...) The related Women’s Christian Temperance Society blamed alcohol for nearly every ill society faced and even believed that drinking alcohol would disfigure your future grandchildren and cause you to spontaneously combust. The Prohibition party became the first major political party at the time to endorse women’s suffrage. The Ku Klux Klan even endorsed women’s suffrage in the belief that granting women the right to vote would further their larger goal of prohibition. 

(...) The tide of women’s suffrage ushered in the prohibition of alcohol. The 18th Amendment, which banned alcohol, and the 19th Amendment, which granted women the right to vote, were both ratified in 1920. Thirteen disastrous years later, alcohol prohibition was repealed. The Women’s Christian Temperance Union still exists to this day, but it devotes much of its time to advocating a different prohibition: the prohibition of marijuana.

3- Dworkin: Non au sexe, oui à l'inceste!

In the pantheon of feminist extremists, Andrea Dworkin stood in a league of her own. Best known for her failed crusade alongside Catharine Mackinnon to ban pornography in America, Dworkin would seemingly ban all sex if she had her way. Although Dworkin has disputed the quote often attributed to her that “all heterosexual sex is rape,” Dworkin has expressed her contempt for sex elsewhere. In her 1987 screed Intercourse, Dworkin claimed that “Intercourse is the pure, sterile, formal expression of men’s contempt for women.” 

Oddly enough, while Dworkin has expressed disapproval for most heterosexual sex between two partners, she has endorsed incest. Dworkin wrote, “The destruction of the incest taboo is essential to the development of cooperative human community based on the free flow of natural androgynous eroticism.” But if you think Dworkin’s fondness for incest means she’s the family type, think again. She’s expressed an antipathy for male offspring, claiming, “Under patriarchy, every woman’s son is her betrayer and also the inevitable rapist or exploiter of another woman.”

2- Opposition à la vitesse de la lumière

French feminist Luce Irigaray calls “E=mc2“ a “sexed equation.” She claims that it is sexist because “it privileges the speed of light over other speeds that are vitally necessary to us.” Irigaray thinks its sexist for the formula to “privilege that which goes faster.” 

Irigaray believes that all of physics is sexist. She sees a massive male conspiracy in physics that has made fluid mechanics, which she associates with the feminine, less developed than solid mechanics. She thinks male physicists are deliberately not studying fluid mechanics because men’s bodies don’t have a particular fluid in them: menstrual fluid.

1- The Society For Cutting Up Men (SCUM)

Valerie Solanas made her mark on the ’60s feminist scene after she published the SCUM Manifesto, a radical feminist screed claiming that men are responsible for all that is wrong in the world. 

In the manifesto, Solanas vents her rage toward the opposite sex, with lines such as: “To call a man an animal is to flatter him; he’s a machine, a walking dildo.” 

To fix society’s problems, she proposed the extermination of all men on Earth and the creation of an entirely female society

The SCUM Manifesto’s principal aim was to get women around the world to “overthrow the government, eliminate the money system, institute complete automation, and destroy the male sex.” 

Feminist Roxanne Dunbar read the work and formed the militant feminist organization Cell 16, which grew in ranks after she placed an ad in an underground newspaper recruiting for a “Female Liberation Front.” Cell 16 gave its members vigorous self-defense training and advocated unflinching chastity. Members thought that sex was inherently unnatural and sought to eliminate sex altogether in their new all-female society. 

Solanas, on the other hand, gave up recruiting for her own vision of an all-female society. Instead, she took her male extermination plan into her own hands and bought a .32 automatic pistol, with its sights set on Andy Warhol. On June 3, 1968, Solanas showed up to Warhol’s art studio, opening fire on the artist and his friend Mario Amaya. Warhol suffered extensive injuries from the shooting, narrowly avoiding death. Doctors had to perform open-heart surgery on Warhol, who remained debilitated by the attack for the rest of his life. 

Following her arrest, Solanas represented herself at her trial and told the presiding judge, “I have nothing to regret!” After the remarks in court, the judge had her admitted to Bellevue Hospital for psychiatric observation. Following this evaluation, Solanas was diagnosed with paranoid schizophrenia. Sentenced to three years for the near-murder, Solanas devoted herself to her feminist cause in prison. She also maintained her unflinching hatred of Andy Warhol. Asked about almost killing the man, Solanas replied, “I consider that a moral act. And I consider it immoral that I missed. I should have done target practice.” Post-release, Solanas was arrested for stalking Warhol in 1971. She spent the rest of her life drifting in and out of mental institutions around New York City until she died of pneumonia in 1988 at the age of 52.




Le verre féministe

Arrêtez de nous opprimer!

Richard L. Dixon IV

29 décembre 2014

L'enseignement de la pensée critique

Comment enseigner la pensée critique à des enfants? C'est effectivement beaucoup plus facile à dire qu'à faire!

Voici quelques pistes de réflexion. Extrait de l'article:

Most tertiary institutions have listed among their graduate attributes the ability to think critically. This seems a desirable outcome, but what exactly does it mean to think critically and how do you get students to do it?

The problem is that critical thinking is the Cheshire Cat of educational curricula – it is hinted at in all disciplines but appears fully formed in none. As soon as you push to see it in focus, it slips away.

If you ask curriculum designers exactly how critical thinking skills are developed, the answers are often vague and unhelpful for those wanting to teach it.

This is partly because of a lack of clarity about the term itself and because there are some who believe that critical thinking cannot be taught in isolation, that it can only be developed in a discipline context – after all, you have think critically about something.

So what should any mandatory first year course in critical thinking look like? There is no single answer to that, but let me suggest a structure with four key areas:

(...) 

1. Argumentation

(...) Arguing, as opposed to simply disagreeing, is the process of intellectual engagement with an issue and an opponent with the intention of developing a position justified by rational analysis and inference.

Arguments have premises, those things that we take to be true for the purposes of the argument, and conclusions or end points that are arrived at by inferring from the premises.

Understanding this structure allows us to analyse the strength of an argument by assessing the likelihood that the premises are true or by examining how the conclusion follows from them.

(...)

2. Logic

(...) Using logic in a flawed way leads to the committing of the fallacies of reasoning, which famously contain such logical errors as circular reasoning, the false cause fallacy or appeal to popular opinion. Learning about this cognitive landscape is central to the development of effective thinking.

3. Psychology

The messy business of our psychology – how our minds actuality work – is another necessary component of a solid critical thinking course.

One of the great insights of psychology over the past few decades is the realisation that thinking is not so much something we do, as something that happens to us. We are not as in control of our decision-making as we think we are.

(...)

4. The Nature Of Science

It is useful to equip students with some understanding of the general tools of evaluating information that have become ubiquitous in our society. Two that come to mind are the nature of science and statistics.

Learning about what the differences are between hypotheses, theories and laws, for example, can help people understand why science has credibility without having to teach them what a molecule is, or about Newton’s laws of motion.

Understanding some basic statistics also goes a long way to making students feel more empowered to tackle difficult or complex issues. It’s not about mastering the content, but about understanding the process.

The Language Of Thinking

Embedded within all of this is the language of our thinking. The cognitive skills – such as inferring, analysing, evaluating, justifying, categorising and decoding – are all the things that we do with knowledge.

If we can talk to students using these terms, with a full understanding of what they mean and how they are used, then teaching thinking becomes like teaching a physical process such as a sport, in which each element can be identified, polished, refined and optimised.




Charles Allen Lechmere... l'éventreur?

Peut-être que Jack ne se cachait pas du tout. Non seulement il se serait rendu très visible, mais il aurait même livré un témoignage lors de l'enquête sur son premier meurtre! C'est la théorie qu'avance un nouveau documentaire:

Charles Allen Lechmere was the first man on the scene of Mary Ann “Polly” Nichols’s murder on Buck’s Row in Whitechapel, London, on August 31, 1888.

He lied to police about his name, calling himself Cross, and said he had been with the body for only a few minutes. Researchers now say he must have been with her for about nine minutes.

It would have taken the ­murderer less than two minutes to kill Miss Nichols.

David McNab, producer of the Channel 5 documentary, has been researching the Jack the Ripper killings for more than 20 years.

He said: “The man who committed these crimes would have been a local. He would have been able to blend into the background and walk the streets without being detected.

“Lechmere was discovered standing over the body by passer-by Robert Paul but bizarrely no one seemed to think that was an important fact. Nobody seemed to pay attention to the person who was found at the body.

“He was a witness at the victim’s inquest so police had him in their sights. It is quite incredible that no one has made this connection before. I am totally convinced that we have found Jack the Ripper."

When Lechmere left the scene he told a policeman that another officer was already at the body, a lie that allowed him to walk past the officer without suspicion.

He worked as a meat delivery driver for Pickfords and would have been covered in blood on a daily basis; the perfect alibi.

Researchers found the other Ripper ­murders were committed either on Lechmere’s route to work or near his mother’s house.

Dr Andy Griffiths, former head of Sussex Police’s murder squad, said: “There is no doubt that to an investigator, Cross is of tremendous interest.”

James Scobie QC confirmed the evidence would have been enough to take the case to court. He added: “He is somebody who seems to be acting in a way that is suspicious, which a jury would not like.

“When the coincidences mount up against a defendant it becomes one coincidence too many.”



A Violet From Mother's Grave


Peu avant sa mort, plusieurs témoins rapportent avoir entendu Mary Jane Kelly chanter cette mélodie. Comme je ne la connaissais pas, j'ai trouvé très intéressant de la retrouver sur Youtube. Les paroles apparaissent également au bas de l'écran. C'est une jolie petite mélodie, mais elle prend des airs lugubres dans le contexte de ce crime abominable.


James Knowles

Samo Kramberger

28 décembre 2014

40 ans isolés dans la forêt

Qu'est-ce qui pourrait bien motiver une famille russe à s'exiler dans une forêt et d'y survivre tant bien que mal, isolée sur reste du monde, constamment harcelé par la famine, pendant 40 ans?

Une seule réponse possible: le fanatisme religieux.

La pitoyable histoire est ici.

Si vous avez envie de faire connaissance avec la dernière survivante de cette famille, de son rejet de la technologie moderne et de sa misère quotidienne, il y a aussi ce documentaire complaisant.

Et si vous trouvez quelque chose d'admirable ou de bucolique dans cette histoire, souvenez-vous que la mère s'est laissée crever de faim pour que ses enfants puissent manger. Et souvenez-vous que les trois enfants, après une vie de lavage de cerveau, sont morts en refusant de recevoir des soins médicaux.

Le potentiel destructeur de la religion ne cessera jamais de me renverser.


Conversation à propos de la sexualité masculine



J'ai absolument adoré ce podcast de la brigade des Honey Badgers à propos des hommes et de la sexualité masculine. C'est tellement rafraîchissant et je dirais même réconfortant d'entendre un groupe principalement composé de femmes parler de nous en des termes positifs! J'aurais tellement aimé entendre ces propos lorsque j'étais un jeune homme. C'est vraiment thérapeutique.

Je ne suis pas toujours d'accord avec elles, mais leurs arguments font toujours réfléchir. Voici quelques-uns des moments les plus intéressants qui m'ont particulièrement interpellé:

Intro (traduction): "On la qualifie de dégoûtante, dégradante, prédatrice et par dessus tout, laide. Notre société la censure, la ridiculise, la dénigre et en charcute des morceaux. Et si elle était plutôt... belle? Joignez-vous à nous alors que nous discutons de la beauté de la sexualité masculine..."

13:30 - Les femmes parlent du fait qu'à leur avis, les hommes sont beaucoup plus "vulnérables" que les femmes lors d'une relation sexuelle puisque, essentiellement, le succès ou non de la relation dépend de leur "performance". L'une d'elles raconte comment les hommes qu'elle a connu se sont ouverts à elle comme jamais après le sexe, comme s'ils sentaient qu'à ce moment-là, ils avaient un très rare occasion d'abaisser leurs défenses et de se révéler. Selon elle, les hommes sont affamés non pas de sexe, mais de cette affection, de cette vulnérabilité et de ce lien humain dont ils sont généralement privés dans leur vie de tous les jours.

18:25 - Il est ici question de cet éternel mythe féministe des hommes oppresseurs et des femmes opprimées. En réalité, avance Karen Straughan, les femmes possèdent tout le pouvoir sexuel. Si les femmes se mettaient à trouver sexy les hommes qui marchent sur les mains, ces derniers se mettraient à faire la file pour suivre des cours où on leur apprendrait à marcher sur les mains. Mais les femmes refusent d'admettre qu'elles ont ce pouvoir et préfèrent parler du "regard oppresseur" des hommes.

20:00 - Un intervenante remarque que les hommes sont vilipendés à cause de leur sexualité. On leur dit qu'ils doivent avoir honte de celle-ci. Les femmes, dit-elle, dictent aux hommes comment ils doivent communiquer et comment ils doivent se comporter s'ils souhaitent être récompensés avec du sexe, ce qui est incroyablement malsain. De plus, dit-elle, l'idée selon laquelle la sexualité masculine est agressive et destructrice est largement fausse, selon elle. Ce qu'elle observe, c'est plutôt que les hommes veulent rendre les femmes heureuses. Sexuellement et dans la vie. Pour elle, la diabolisation dont son victimes les hommes est complètement "absurde". Et haineuse.

22:40 - Les femmes jettent ici un regard très audacieux sur les sociétés musulmanes. Le discours habituel est qu'il s'agit de patriarcats où les femmes sont traitées comme du bétail. Non, disent-elles, au contraire, ces sociétés exploitent le désir sexuel des hommes en leur promettant qu'au paradis, ils recevront tous les plaisirs sexuels qu'ils désirent mais qui leur sont inaccessibles ici bas, à cause de la polygamie. Dans ces sociétés, ce sont les hommes qui se radicalisent, qui meurent et qui se tuent à l'ouvrage pour que les femmes de leur vie soient heureuses et confortables. Je dois dire que cette idée m'a beaucoup bousculé dans mes convictions. Leurs propos méritent réflexion. (La conversation dévie et revient là-dessus à 30:25).

23:20 - Selon l'une des intervenantes, les femmes ne le font pas consciemment, mais elles entraînent les hommes à ressentir de la honte dans le but de les asservir. 

39:00 - Il est ici question du fait que, contrairement aux femmes, les hommes sont complètement inconscients de leur propre sex-appeal. En fait, à part pour des cas extrêmes comme des Brad Pitt, la société ne valorise tellement pas l'apparence des hommes que ces derniers ignorent totalement ce qu'il peut bien y avoir de beau chez eux. Les garçons et les hommes ne se font pas dire qu'ils sont beaux autant que les filles et les femmes. Cela a certainement toujours été vrai dans mon cas. Plus jeune, lorsque je me faisais des blondes, j'avais du mal à comprendre ce qu'un être aussi superbe pouvait bien trouver d'intéressant chez un affreux petit crapaud véreux comme moi. C'est tellement, mais tellement destructeur et malsain comme perception des relations hommes-femmes.

43:20 - Une intervenante parle des hommes de façon si flatteuse ici, ça m'a renversé. Elle utilise un langage qui est habituellement réservé aux femmes et le fait de l'entendre utiliser les mêmes qualificatifs à propos des hommes me jette à terre. J'écoute ça et je ne peux pas m'empêcher d'être complètement abasourdi par le peu de valeur qu'on m'a appris à m'attribuer à moi-même et aux hommes en général. Contrairement à beaucoup de femmes qui se font traiter comme de précieuses petites princesses depuis leur plus jeune âge.

44:55 - Une autre intervenante parle du fait que dans la culture populaire et les émission de télé, les hommes sont généralement représentés comme étant des idiots, ce qui envoie le message aux jeunes filles qu'il est acceptable de dénigrer les hommes. Les filles, dit-elle, n'apprennent pas à respecter les hommes et à faire preuve de bonté à l'égard des hommes. "Tu ne parlerais pas à tes amies ainsi, pourquoi est-il acceptable que tu parles à ton conjoint de cette façon?"

56:45 - Les hommes se tournent-ils vers le porno parce qu'il s'agit d'un acte sexuel dans lequel ils n'ont pas à subir toutes les conséquences négatives que leur font subir les femmes après une vraie relation sexuelle? Ceci ne me rejoint pas personnellement autant que les autres points, mais il m'intrigue.

1:04:00 - Un groupe de femmes qui parle de la noblesse, du courage et de la loyauté des hommes. On ne voit vraiment pas ça à tous les jours! Pour les féministes, disent-elles, les hommes sont des brutes ou des idiots. Les femmes, disent-elles, n'apprécient pas les hommes à leur juste valeur. Elles les prennent pour acquis et ne se rendent pas compte de ce qu'ils font pour elles.

1:23:20 - Retour sur les stéréotypes masculins qui sont véhiculés dans les médias et le fait que, dans les jeux vidéo, les personnages masculins peuvent être héroïques, stupides ou méchants, mais les personnages féminins doivent être parfaits sans quoi les féministes enragées se mettent à hurler. Dans les publicités, ajoute Straughan, les femmes sont toujours montrées comme étant supérieures, plus intelligentes et plus efficaces que les hommes.

1:29:00 - Elles parlent de l'histoire du magazine Rolling Stone dont j'ai déjà parlé ici et ici. Les femmes dénoncent l'hystérie des féministes et offrent plusieurs commentaires judicieux.

1:38:30 - Il est ici question d'une femme qui a écrit un livre dans lequel elle accuse un homme de l'avoir violée lorsqu'elle était étudiante. Elle ne le nomme pas, mais en fait une description détaillée. Des internautes, croyant l'avoir démasqué, se sont mis à harceler un type et sa famille sur le net. Or, ce type n'a rien à voir là-dedans. De plus, la description de la relation sexuelle dans le livre n'est pas celle d'un viol, mais plutôt de "rough sex". Les commentaires des femmes sont intéressants. Le fait de croire des allégations sans preuves mène à tous les abus. Straughan va jusqu'à affirmer que les femmes sont malhonnêtes à propos de ce qu'elles veulent. Le charabia féministe passe vraiment un très mauvais quart d'heure.

1:48:20 - Ici, il est question des véritables statistiques qui viennent démentir l'hystérie de la "culture du viol" sur les campus universitaires. Il est également question des demandes de groupes féministes de bannir le jeu GTA5 (ce qui est amusant parce que les seuls personnages que le joueur DOIT tuer dans le jeu sont des hommes). La conversation porte sur la censure. Encore une fois, beaucoup de commentaires très intéressants de la part des intervenantes.



25 décembre 2014

Joyeux Noël! (Ken Barthelmey)

Le p'tit Nanuqsaurus au nez rouge (Hyrotrioskjan)

Joyeux Noël!


Tant qu'à s'extasier devant un mythe, aussi bien le rendre intéressant! ;-)

Trouvé ici.


23 décembre (Beau Dommage)




Gáborné Borics Bettina

sataikasia

cakecrumbs

mojoshirl

24 décembre 2014

Les médecins essaient-ils de guérir L'ENFANCE?

Cet article de Dominique Forget mérite vraiment le détour:

Car environ un enfant sur 100 serait autiste aujourd’hui en Amérique du Nord, selon les chiffres compilés par les épidémiologistes. C’est 20 fois plus qu’au début des années 1990, où l’on diagnostiquait la maladie chez seulement un enfant sur 2 000. La ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, a récemment qualifié le phénomène de «tsunami» dans une entrevue accordée au quotidien Le Soleil.

Mais il n’y a pas que les diagnostics d’autisme qui ont explosé. Les troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ont aussi pris des proportions inquiétantes chez les enfants. Tout comme la bipolarité. Dans le premier cas, l’incidence a augmenté de près de 50% dans les années qui ont suivi la publication, par l’Association américaine de psychiatrie (AAP), de la quatrième mouture du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), en 1994. Dans le cas de la bipolarité, l’incidence a été multipliée par 40!

«Les enfants ne sont pas plus malades qu’avant», affirme pourtant le Dr Laurent Mottron, expert bien connu de l’autisme, psychiatre à l’hôpital Rivière-des-Prairies et directeur scientifique du Centre d’excellence en troubles envahissants du développement de l’Université de Montréal.

Qu’est-ce qui, alors, explique cette avalanche de diagnostics? D’accord, on dépiste mieux les malades qu’avant. Les autistes, par exemple, étaient autrefois confondus avec les déficients intellectuels. De meilleurs diagnostics en santé mentale permettent aux enfants de bénéficier d’éducation spécialisée, de réadaptation et de traitements, sans lesquels ils mèneraient une vie plus ardue. Mais il y a plus. Notre société serait devenue intolérante à la différence et à la turbulence, avancent certains psychiatres.

(...) Car en 1994, l’AAP a ajouté quelques pages à sa bible des troubles mentaux pour y inclure une nouvelle pathologie appartenant au spectre de l’autisme : le syndrome d’Asperger. Typiquement, les personnes atteintes manifestent des intérêts qui dépassent toute commune mesure, par exemple pour les dinosaures, la musique, l’astronomie ou l’informatique. Elles arrivent difficilement à interagir avec leurs pairs et beaucoup s’astreignent à une routine stricte.

«Ce sont des gens qui ne sont pas tout à fait comme les autres», résume le Dr Mottron. Mais à quel point faut-il être différent pour être Asperger ? Apparemment, selon certains médecins, pas beaucoup! «Je suis toujours étonné de voir à quel point la moindre originalité sociale est considérée comme une maladie», explique-t-il. 

(...) Si un enfant sur 100 ressort du cabinet du médecin avec un diagnostic d’autisme, c’est un sur 30 qui obtient une ordonnance pour le traitement d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité. Stagiaire postdoctorale à l’Université de Montréal, Marie-Christine Brault a analysé les données de Statistique Canada se rapportant à des milliers d’enfants âgés de trois à neuf ans. La proportion de ceux fréquentant l’école qui prenaient des médicaments tel le Ritalin est passée de 1,9% à 3,3% de 1994 à 2007.

La psychiatre Patricia Garel, du CHU Sainte-Justine, constate une tendance à vouloir médicaliser les enfants trop énergiques. «Un petit garçon qui a besoin de bouger et qui se retrouve dans une classe de 30 élèves avec un professeur épuisé risque davantage de recevoir un diagnostic de TDAH que s’il se trouve dans une classe plus petite, où il peut laisser libre cours à son imagination et à sa vitalité», indique-t-elle.

Une étude menée à l’Université de la Colombie-Britannique a d’ailleurs montré que les plus jeunes enfants d’une classe risquaient davantage de recevoir un diagnostic de TDAH que les plus âgés. Les médecins auraient tendance à confondre ce trouble et l’immaturité!

Mais c’est peut-être l’augmentation des cas de bipolarité chez les enfants qui est la plus étonnante. Aux États-Unis, en 1994, on diagnostiquait 25 cas pour 100 000 visites d’enfants chez le médecin. En 2003, on en dépistait 1 003 pour 100 000 visites. Autrement dit, les diagnostics sont 40 fois plus nombreux.

Parmi les jeunes qui reçoivent ce diagnostic, 9 sur 10 sont traités à l’aide d’au moins un médicament, souvent un antipsychotique; les deux tiers prennent deux médicaments ou plus. Les chiffres ne sont pas connus pour le Canada, mais les psychiatres assurent que l’épidémie sévit bel et bien chez nous.

Cette fois, le DSM n’est pas en cause. Ce sont des psychiatres, le Dr Joseph Biederman (de l’Université Harvard) en tête, qui ont lancé cette «mode» en publiant des articles et en multipliant les conférences sur le sujet à partir du milieu des années 1990. Selon eux, ce qu’on prend pour des TDAH graves serait, dans certains cas, des signes avant-coureurs de bipolarité. 

(...) Avec ses collègues, la pédopsychiatre a épluché les dossiers de tous les enfants prépubères qui ont été dirigés, de 2006 à 2010, vers l’équipe du CHU Sainte-Justine par un omnipraticien ou un psychiatre externe pour un trouble bipolaire et qui ont été hospitalisés. (...) Dans presque tous les cas, il s’agissait d’enfants qui avaient une histoire de vie difficile, qui avaient vécu des traumatismes ou des carences importantes. «À leur sortie de l’hôpital, aucun d’entre eux n’avait conservé le diagnostic, explique la Dre Garel. Après plusieurs journées d’évaluation, le diagnostic ne pouvait pas être retenu.»

Cela ne veut pas dire que la bipolarité n’existe pas chez les enfants, précise la Dre Garel, mais elle est extrêmement rare avant la puberté et reste difficile à diagnostiquer à l’adolescence. «Les enfants sont très sensibles à leur environnement, ajoute-t-elle. Ils peuvent être irritables parce qu’ils dorment mal, du fait que leurs parents sont en train de divorcer par exemple. Il ne faut pas conclure à la maladie mentale pour autant.»

Étonnamment, le retrait d’un diagnostic n’est pas toujours facile à accepter pour les parents. «Quand leur enfant est très difficile, ils ont tendance à se culpabiliser, poursuit la psychiatre. Certains sont presque soulagés d’avoir un diagnostic qui explique pourquoi les choses ne vont pas bien, plutôt que de se remettre en question.»

(...) Ce psychiatre américain, qui a lui-même supervisé la préparation de la quatrième édition du DSM, est devenu l’un des critiques les plus sévères de l’AAP. «Avec le disruptive mood dysregulation disorder, n’importe quel enfant qui fait de banales colères infantiles pourrait se retrouver avec un diagnostic de maladie mentale», s’inquiète-t-il. 

Ce qui me fait le plus capoter dans tout ça, et c'est un prof qui vous parle, c'est que plutôt que de changer le système scolaire pour le rendre plus adéquat, on médicamente les enfants... complètement dément...

Dans quelques jours, je vais vous parler de Bobby...