28 mai 2014

stjepan sejic VI

Penser comme un prof

Je jasais de tout et de rien avec une enseignante que j'apprécie beaucoup hier et elle m'a raconté un anecdote des plus hallucinants.

Comme elle est la plus âgée et la plus expérimentée de l'école (et qu'elle a une solide tête sur les épaules), c'est elle qui hérite de la job de "remplaçante" quand le directeur s'absente. Et, me raconte-t-elle, il s'est absenté pendant plusieurs semaines à la fin de la précédente année scolaire.

Elle se retrouva donc à participer à une réunion avec des directions d'école et des bureaucrates de la commission scolaire et ils discutaient de l'organisation des écoles pour l'année scolaire suivante: nombre de classes, réaménagements, groupes combinés, etc. Or, les seules considérations qui étaient mises de l'avant par ces gens étaient des considérations budgétaires: c'est-à-dire, essentiellement, comment s'y prendre pour entasser le plus d'élèves possible dans le moins de classes possible pour sauver un salaire de prof ici et là.

Ahurie par ce qui se déroulait sous ses yeux, ma collègue prit la parole et dit: "Mais que faites-vous de l'intérêt des enfants?"

Vous savez ce que la principale directrice administrative lui a répondu?

"Arrête de penser comme un prof!"

Révélateur, n'est-ce pas?

C'est ça, des commission scolaires. Ne venez pas les faire chier avec des conneries comme l'intérêt des enfants. C'est pour les profs ce genre de considérations débiles... elles, ce qui les intéresse, ce sont les colonnes de chiffres.

Point.


Oswald était-il à l'emploi de la CIA?

Dans ce récent billet, je parlais du film Parkland et j'exprimais ma déception de voir comment Marguerite Oswald, la mère de Lee, avait été dépeinte comme une espèce de folle délirante qui échafaudait des théories de complot abracadabrantes dès l'arrestation de son fils et qui tentait de profiter de la situation pour s'enrichir.

Dans ce billet, j'aimerais m'attarder à la théorie, supportée par Mme Oswald, selon laquelle Lee était un agent du gouvernement. Cette thèse n'a pas été prouvée hors de tout doute, mais plus on regarde de près l'histoire de Lee Oswald, plus on s'aperçoit que la théorie est, à tout le moins, parfaitement plausible.

Lee Harvey Oswald, comme on le sait, a d'abord fait carrière dans les forces armées américaines. Lorsqu'on regarde certains détails de son parcours, on est en droit de se questionner sur l'entraînement qu'il a reçu et le rôle exact qu'on lui a confié. Il est tout d'abord intéressant de noter qu'Oswald était souvent la proie des quolibets de ses camarades à cause de son manque d'habileté sur le champ de tir. Contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, Oswald n'était absolument pas un bon tireur. Une fois son entraînement achevé, Oswald fut posté à la base militaire d'Atsugi, au Japon. C'est de là que décollaient les fameux avions-espions U-2 qui survolaient l'Union soviétique et la Chine. À cet endroit se trouvaient également quelques édifices qui, sous un nom fictif, servaient de base d'opérations asiatiques à la CIA. Oswald aurait-il reçu un entraînement d'espion à cet endroit?

C'est tout à fait possible. À l'époque, Oswald a raconté à des camarades qu'il avait été approché par "un homme habillé en civil" qui lui aurait offert de participer à une opération de contre-espionnage. Oswald devait communiquer de fausses informations à propos de l'avion U-2 à un espionne présumée du KGB qu'il devait rencontrer dans un bar très exclusif de Tokyo, un endroit qu'il n'aurait jamais pu fréquenter avec son salaire de simple soldat. Un camarade d'Oswald, le sergent Gerry Patrick Hemming, qui avait lui-même été recruté par la CIA pendant son séjour à Atsugi, affirma qu'Oswald était également employé par l'agence de renseignement. Un ancien officier de la CIA, James Wilcott, a également affirmé être convaincu qu'Oswald avait été un agent de la CIA.

Un indice intéressant à propos de ses activités d'espionnage peut être trouvé dans le dossier militaire d'Oswald. En effet, son dossier médical affirme qu'en 1958, il a été traité pour une gonorrhée. Habituellement, ce genre d'infection entraîne des mesures disciplinaires à tout soldat, mais il n'en fut rien pour Oswald. Au contraire, son dossier indique spécifiquement que la maladie a été contractée "in the line of duty, not due to his own misconduct." Comment une telle chose serait-elle possible si Oswald n'avait pas été mêlé à des opérations de contre-espionnage?

Il est maintenant clair que l'armée, les agences de renseignements et la commission Warren ont sciemment tenté de camouflé certains aspects de la carrière militaire d'Oswald. Par exemple, dans un échange entre différents membres de la commission et tenu secret pendant des années, on rapporte qu'Oswald aurait étudié à la Monterey School, une école gouvernementale spécialisée dans les cours de langues intensifs. Ce détail a été omis du rapport officiel de la commission et on a plutôt tenté de nous faire croire qu'Oswald avait appris le russe par lui-même, en lisant des romans et en écoutant des bandes audio. Pour un type qui n'a pas fini son high school, c'est un véritable tour de force!

La défection d'Oswald pour l'Union soviétique est également remplie de détails qui semblent plutôt pointer vers une opération de contre-espionnage approuvée par l'armée et les agences de renseignement. Par exemple, lorsque sa défection fut rendue publique, aucun des codes radio confidentiels qui étaient en usage à la base militaire où il travaillait ne furent modifiés, ce qui est pour le moins étonnant. Deux civils furent envoyés sur la base pour faire une petite pseudo-enquête durant laquelle aucun témoignage ne fut enregistré. Un Marine devenu juge raconte que toute l'opération semblait n'être faite que pour sauvegarder les apparences. Or, si les autorités savaient qu'Oswald était en mission pour la CIA, alors cela s'explique facilement.

D'autres détails concernant la défection d'Oswald sont pour le moins étonnants, sauf si on les considère dans le cadre d'une opération approuvée par les autorités. Lorsque Oswald a fait la demande de quitter l'armée, celle-ci a été acceptée dans un temps record et pour des raisons bidons. Lorsque Oswald a fait la demande d'un passeport, il l'a reçu seulement 6 jours plus tard, juste à temps pour son départ officiel des Marines. Ses transits en Europe sont également couverts de mystères. Les déplacements officiellement reconnus par la commission Warren ne concordent pas avec les étampes dans son passeport. De plus, bien qu'il n'avait pas un rond, il aurait séjourné dans des hôtels luxueux. Un transit à Stockholm a également été mystérieusement ignoré par la commission Warren. Une fois en URSS, dans ses démarches auprès du consulat américain, Oswald semblait savoir exactement comment s'y prendre pour renier sa citoyenneté américaine sans toutefois que celle-ci lui soit officiellement retirée. De plus, il fut révélé plus tard que l'employé du consulat qui s'était occupé d'Oswald, Richard E. Snyder, avait des liens avec la CIA.

Le retour d'Oswald aux USA, en 1962, est tout aussi troublant. Bien qu'il s'agissait ici d'un ex-Marine qui se prétendait pro-communiste et qui avait été en position de donner des informations sensibles aux autorités soviétiques, ce qui constitue un geste de haute trahison, il fut réadmis aux États-Unis rapidement et sans heurts. Une fois de plus, les transits dont parle la commission Warren ne correspondent pas aux étampes des passeports de Lee et de sa nouvelle épouse, Marina. À Amsterdam, le couple est hébergé dans un appartement privé pendant trois jours. Leurs hôtes parlent anglais. Il s'agirait d'un endroit qui avait été choisi par les gens de l'ambassade américaine. Impossible de savoir à quoi aura servi ce séjour. Une fois rentrés en sol américain, les Oswald passent les douanes sans être inquiétés. L'homme qui les accueille et qui leur vient en aide aux USA est Spas T. Raikin, un type qui a des liens avec le FBI, les agences de renseignement et les groupes anticommunistes de la Nouvelle-Orléans. À leur arrivée à New York, ils avaient sept valises. Lorsqu'ils quittent la ville par avion, ils en ont cinq. À leur débarquement au Texas, ils n'en ont plus que deux.

Toute cette saga est donc truffée de détails incongrus qui pointent vers autre chose qu'un simple type qui aurait trahi les intérêts de son pays en pleine guerre froide et qui serait temporairement passé à l'Est à cause de ses convictions communistes!

On peut toutefois se demander si ce genre d'opération de contre-espionnage en sol soviétique était véritablement une tactique utilisée par les USA. Après tout, Oswald n'aurait certainement pas été le seul. Or, au moins un autre cas bien documenté semble indiquer qu'un tel programme avait bien été mis en place. Robert E. Webster, par exemple, a connu un sort étrangement similaire à celui d'Oswald. Ancien membre de la Navy, il travaillait pour une compagnie qui servait de "front" à la CIA. Il quitte les États-Unis pour l'URSS seulement deux semaines avant Oswald. Sur place, il épouse une Russe et ont un enfant ensemble. Puis, supposément "désenchanté" par la vie en URSS, il rentre au pays avec sa nouvelle femme à peu près en même temps qu'Oswald. Bien que Webster ait toujours nié connaître Lee Harvey Oswald, rien n'est moins sûr. En effet, peu avant son propre départ d'URSS, Lee aurait demandé aux employés de l'ambassade américaine ce qui était advenu de Webster. De plus, l'adresse où habitait Webster à Leningrad fut découverte dans le carnet d'adresse de Marina Oswald.

Un ancien officier de la CIA, Victor Marchetti, avoua qu'un programme avait été mis sur pied en 1959 afin d'obtenir des renseignements sur l'URSS. Environ trois douzaines de jeunes hommes furent recrutés dans les rangs militaires et on leur créa un profil de petit travailleur pauvre et déçu du capitalisme. Ils furent envoyés en URSS et en Europe de l'Est dans l'espoir qu'ils seraient recrutés par le KGB. Ils auraient alors été dans la position enviable d'être agents doubles et de pouvoir communiquer aux USA des informations confidentielles et à l'URSS de fausses infos. Oswald et Webster ont-il été choisis pour participer à ce programme?

Au début des années 60, des employés du State Department étaient impliqués dans une étude de plusieurs "defectors" dont l'un des objectifs était de déterminer lesquels étaient des cas véritables et lesquels étaient de possibles agents des services de renseignements. Sur cette liste figurait, entre autres, Lee Harvey Oswald. En juin 1963, quelques mois seulement avant l'assassinat, les chercheurs, dont le responsable, Otto Otepka, furent subitement mis à la porte de leurs bureaux et on leur bloqua l'accès à leur propre matériel de recherche. Ceci semble indiquer non seulement que certaines autorités gouvernementales ne souhaitaient pas que la lumière soit faite sur le cas d'Oswald, mais peut-être même qu'on savait qu'un complot se tramait en hauts lieux.

En voyant tout ça, on se rend bien compte que Marguerite Oswald avait raison de soupçonner des liens entre son fils et les services de renseignement. Elle n'avait rien d'une vieille folle, après tout...


Modulation des frais de garderies

Ça me fait presque physiquement mal de l'admettre, mais les libéraux envisagent une maudite bonne affaire dont j'ai déjà parlé favorablement à maintes reprises.

Aimer une décision des libéraux? Je me console en me disant que ce faisant, ils brisent une autre de leurs promesses de campagne et qu'au fond, ce n'est pas leur idée à eux. Après tout, ont-ils déjà eu une idée originale?

Extrait de la nouvelle:

Le gouvernement libéral envisage de moduler les tarifs dans les Centres de la petite enfance (CPE). La tarification quotidienne, fixée actuellement à 7$, pourrait être ajustée en fonction des revenus des familles.

Le premier ministre Philippe Couillard a confirmé, lundi, que cette option est sur la table. Elle sera discutée dans le cadre de la commission sur la fiscalité qu'il va mettre sur pied dans les prochains mois. En campagne électorale, le Parti libéral du Québec s'était pourtant engagé à geler le tarif à 7$, alors que le gouvernement péquiste voulait l'indexer.

Évidemment, reste à voir si le PLQ osera vraiment faire payer leur juste part à ses riches petits amis et contributeurs...


La paranoïa du viol



J'ai déjà parlé de cette soi-disant "culture du viol" ici. Je trouve la comparaison à cette folie paranoïaque des années 80 tout à fait appropriée.


Jordan Dubie

Rob Rey II

Estruda III

Malleni-Stock

26 mai 2014

Vasectomie


Je me fais faire une vasectomie ce jeudi.

Et j'ai vraiment peur.

Je le fais pour ma femme. Elle a des migraines qui suivent son cycle menstruel et elle a réalisé que la pilule les empire. Alors, évidemment, si je peux faire quelque chose pour lui épargner cette douleur, je vais le faire. Comment refuser ça à la femme qui a subi deux césariennes pour mettre au monde nos enfants?

C'est la bonne chose à faire, mais ça ne m'empêche pas d'avoir peur.

Une partie du problème est l'inconnu engendré par l'attitude des hommes. Ceux que je connais et qui ont subi cette opération tiennent davantage à leur petite image de gros macho qui n'a peur de rien qu'à dire la vérité. À les entendre, y'a tellement rien là qu'ils étaient de retour au travail le lendemain et jouaient au football le surlendemain.

I don't buy it.

T'sais, je ne suis pas con, je sais bien que ce n'est pas une opération à coeur ouvert, mais ce n'est quand même pas une coupe de cheveux non plus, bordel! Or, à cause de ce putain d'ego mâle à la con, y'a pas moyen d'avoir de récit honnête et ça me fiche la trouille.

Il faut dire que le rendez-vous préliminaire n'avait rien de très rassurant non plus. Le docteur qui va m'opérer est totalement dénué d'empathie et me récitait sur un ton monocorde son texte appris par coeur avec l'ennui le plus total. Quand il m'a examiné, il me twistait les couilles comme s'il avait à faire à un cheval de ferme, crisse! T'sais, j'veux bien croire qu'il n'a pas envie de me taponer les gosses avec affection, mais ce n'est pas une raison pour essayer de me les arracher!

Pis y'a quelque chose d'un peu "shady" dans tout ça. Pour ne pas avoir à attendre des mois, je dois payer 200 dollars. Jusqu'à date, le principe m'écoeure, mais bon, que puis-je y faire? Le bout bizarre, c'est que le type m'opère jeudi soir, après la fermeture officielle de sa clinique et que je dois le payer cash. Alors dans mon imagination (trop) fertile, je m'imagine dans un fond d'entrepôt, attaché avec des courroies à une chaise de barbier, à me faire charcuter par une espèce de charlatan qui utilise des outils achetés à rabais dans une quincaillerie.

Pis le gars est un anglo en plus. Va-t-il me faire souffrir pour se venger de la loi 101? Bon, je blague, mais c'est pour désamorcer ma peur qui est bien réelle.

Mises à part mes petites phobies délirantes, j'ai un réel dilemme. Devrais-je conduire moi-même pour y aller et pour revenir? La feuille que m'a remise la secrétaire du docteur Frankenstein le déconseillait, mais est-ce vraiment nécessaire de me trouver quelqu'un qui va me donner un lift? Après tout, c'est une petite anesthésie locale, je ne vais tout de même pas être groggy après ça, non? S'agit-il d'une espèce de consigne qu'ils sont tenus de donner à tout le monde ou y a-t-il réellement un danger? Ça peut paraître niaiseux, mais je n'ai pas le goût de me faire conduire là. Ça ne me dérangerait pas si c'était ma femme, mais elle ne conduit pas. Je connais un type qui me ferait un lift, mais je n'ai juste pas le goût d'être pogné à l'écouter me déblatérer ses esti de niaiseries en chemin... pas ce jour-là.

Bref, la peur obscurcit mes processus mentaux et m'empêche de penser clairement. Qu'en pensez-vous, vous qui avez le luxe de la distance et de l'objectivité?

Bon, je retourne à la rédaction d'un billet à propos de Lee Harvey Oswald, question d'occuper mon esprit avec autre chose que des élucubrations de terreur.


25 mai 2014

Age of Ultron


Contrairement à ce que j'anticipais, la quasi-totalité de cette histoire se déroule dans un futur pas si lointain. Le monde a été conquis par Ultron, le célèbre robot à l'intelligence artificielle avancée, accidentellement créé par Henry Pym il y a quelques décennies déjà. La vaste majorité de la race humaine a été éradiquée tandis que quelques humains survivent comme ils le peuvent dans les ruines de ce qu'il reste de nos grandes villes.

C'est aux côtés de Hawkeye que l'on découvre ce monde dévasté, alors que l'archer le plus rapide du monde s'infiltre à l'intérieur d'une cellule d'humains collabos afin de libérer le héros qu'ils tiennent en otage: nul autre que Spider-Man. Une fois rentré à la base des héros survivants, située sous Central Park, on fait la connaissance de ce qu'il reste des super-héros new-yorkais, dont (entre autres): Tony Stark (qui n'ose plus utiliser de technologie de crainte d'attirer l'attention d'Ultron), She-Hulk, Luke Cage et Invisible Woman qui sont tous deux en deuil de leur famille respective, Wolverine, Storm et un Captain America complètement défait, recroquevillé dans un coin, les éclats de son bouclier gisants à ses côtés.


Cap se relève subitement lorsqu'il entend Peter Parker expliquer la raison de son kidnapping. Il a entendu ses ravisseurs déclarer qu'ils avaient l'intention de le livrer à Ultron en échange de vivres, d'armes et de faveurs. Captain America y voit enfin une ouverture, une façon de s'immiscer jusqu'au coeur du colossal mégaplexe d'Ultron. Cage et She-Hulk, les deux plus invulnérables du groupe, se portent volontaire pour l'opération. Cage fera semblant de venir livrer une She-Hulk inconsciente afin de justifier l'infiltration. Sans trop entrer dans les détails, disons que l'opération tourne rapidement au désastre, mais Cage survit juste assez longtemps pour informer les autres ce qu'il a découvert. Ce n'est pas Ultron qui siège au coeur du mégaplexe, mais plutôt l'ex-Avenger, Vision. Ce dernier est en bien mauvais état et n'est pas en contrôle des forces d'Ultron. Il sert d'intermédiaire à ce dernier qui dirige ses forces depuis... le FUTUR!

Les survivants se rendent donc au Savage Land afin d'avoir accès à une cache que Nick Fury a dissimulée dans la jungle. Ils y découvrent de nombreux gadgets qui s'avéreront fort utiles, telle que la machine à voyager dans le temps de Doctor Doom. Un groupe de héros décide donc de se rendre dans le futur afin de confronter Ultron et, du moins l'espèrent-ils, sauver ce qui reste de l'humanité. L'un de ceux qui choisit de ne pas participer est Wolverine. Pour lui, la mission des autres n'est rien d'autre qu'un suicide. Il choisit plutôt de reculer dans le temps afin de régler le problème à sa source, c'est-à-dire en tuant Henry Pym AVANT que celui-ci ne crée Ultron.

Il recule donc jusqu'aux jeunes années des héros de Marvel et, accompagné de Susan Storm, qui a profité de son invisibilité pour se glisser avec lui dans la machine, se dirige vers New York afin de mettre son projet à exécution. Il pénètre dans le laboratoire de Pym peu après les événements de Avengers #42 (1967) et, après une très brève tentative de discuter avec lui, assassine Pym de sang froid avec l'accord tacite de Sue Storm.

Nos deux héros s'empressent ensuite de retourner au Savage Land afin de revenir dans leur présent, mais le monde qui les attend est fort différent de celui qu'ils s'attendaient à retrouver. En effet, la mort de Pym a causé des bouleversements majeurs à travers l'histoire du monde. Dès leur arrivée à New York, ils sont interceptés par des "Defenders" à la fois familiers et étranges. Ces derniers capturent nos deux héros et les livrent au maître du lieu, un Tony Stark mi-machine et mi-homme qui est à la tête d'une gigantesque armée robotisée.


C'est en téléchargeant les mémoires de Logan et de Sue Storm que Stark réalise qu'il a à faire à des voyageurs temporels originaires d'un monde qui a cessé d'exister lorsque le coeur de Pym s'est arrêté de battre. Stark confronte Wolverine et lui explique que, suite à ce meurtre, les forces de la modernité et de la technologie ont été défaits par les forces de la magie. L'humanité se prépare depuis à l'invasion des hordes magiques de Morgane La Fée. Or, quelques instants plus tard, l'assaut débute et les forces de Stark sont rapidement anéanties. Mais avant de crever, Stark a eu le temps de suggérer une alternative à Wolverine, une façon de réparer le monde tout en empêchant sa destruction aux mains d'Ultron.

Wolverine recule donc à nouveau dans le temps afin de se confronter lui-même, quelques instants seulement avant que Pym ne meure. Les deux Wolverine proposent leur plan à Pym, c'est-à-dire de faire en sorte d'intégrer un code dans la programmation d'Ultron qui permettra éventuellement de le détruire. Ainsi, l'histoire progresse telle que nous la connaissons mais, dans notre présent, juste comme Ultron se prépare à mettre en branle ses plans démoniaques, le code est activé et Ultron saute. Le pire est évité, mais les modifications répétées de l'espace-temps par Wolverine laissent des séquelles qui semblent encore plus inquiétantes et menaçantes qu'Ultron lui-même!

Cette BD est divertissante par moments, mais sans plus. C'est peut-être moi qui ai lu et vu trop d'histoires de voyages temporels et de futurs apocalyptiques dans ma vie, mais celle-ci m'a semblé manquer cruellement d'originalité. Tout m'a semblé être du réchauffé.

Même les réalités alternatives qui nous sont présentées, que ce soit celle de l'apocalypse d'Utron ou encore celle des héros qui vivent dans un monde sans Pym, m'ont parues assez banales et très peu inspirées. On a connu des réalités alternatives fichtrement plus originales et surprenantes que celle-ci! Prenons les Defenders, par exemple. Les personnages sont différents de leurs version actuelles, bien sûr, mais ces différences semblent aléatoires et gratuites. Captain America a un sache-oeil à la Nick Fury et se fait appeler "Colonel". Pourquoi? Easp porte un costume qui rappelle celui de Ms. Marvel. Pourquoi? Cyclops est un véritable cyclope car il semble avoir perdu l'usage de son oeil droit. À leurs côtés, on retrouve des personnages essentiellement inchangés tels que Doctor Strange, Hulk et Thing. Really? That's the best you could come up with? À 12 ans, je pouvais faire mieux dans mon sommeil!

Le choix de commencer l'histoire après la victoire d'Ultron me semble être une erreur. Je crois que le fait de raconter la chute de l'humanité et la défaite des héros aurait donné naissance à une histoire beaucoup moins rose, c'est vrai, mais mauditement plus intéressante. Malheureusement, on n'a pas droit à ce récit et j'ai donc la sensation de lire la suite d'une histoire qui n'a jamais été écrite.

Si les dessins de l'inimitable Bryan Hitch ont d'abord été extraordinaires, ça s'est gâté très rapidement lorsqu'ils l'ont remplacé par un autre artiste vraiment moins doué. On a alors droit aux planches les moins réussies que Marvel a publiées depuis longtemps. Vraiment, c'est moche à ce point.

C'est malheureux, il s'agissait là d'une saga remplie de promesse, mais elle finit en gros pétard mouillé. Quelle déception...



Enseigner aux profs à créer de la magie




Aucun lien entre la vaccination et l'autisme


C'est sans surprise qu'une récente étude démontre clairement qu'aucun lien n'existe entre la vaccination et l'autisme. Celle-ci mettra-t-elle enfin un terme à l'une des controverses les plus stupides et bidons de l'histoire récente? Extrait de l'article:

The largest study yet of connections between vaccines and autism has found that there is none.

Scientists are sometimes accused of producing results we already know. The problem however, can be in defining “we”. The evidence that vaccinating children does not cause autism is overwhelming, but plenty of individuals and organizations don't want to hear it. The fact that the latest work is published in the journal Vaccine will no doubt be all they need to dismiss this research as well. 

The work in this case was a meta-study, combining the results of five previous studies involving 1,256,407 children with five case-controlled studies of a further 9920 children. Case controlled studies compare patients who have had a particular outcome, in this case a diagnosis of autism, with closely matched groups who have not to see if there was any difference in exposure to factors such as vaccines. The larger studies, on the other hand, looked at selections of the population to see what proportion of those who had been vaccinated developed autism, as against those who had not.

The findings were summarized as:

• There was no relationship between vaccination and autism 
• There was no relationship between vaccination and Autism Spectrum Disorder
• There was no relationship between autism and the MMR vaccine 

Just to rub it in, no relationship was found between autism and exposure to mercury, including in thimerosal, the mercury compound once used as a preservative for vaccines and products such as tattoo inks, but now discontinued for vaccines in the United States and Europe as a result of unproven fears.


Aug(De)Mented Reality


Elandria

strang-plants

Richard L. Dixon II

thaliesen

22 mai 2014

L'art de la conversation


L'autre jour, j'ai passé un après-midi avec mon bon pote Frank, dont il m'arrive occasionnellement de parler sur ce blogue. Il est sur le point d'obtenir le titre de DOCTEUR en psychologie, un accomplissement qui m'emplit de fierté, bien que ma contribution à son éducation aura été bien négligeable et modeste (il était jadis dans ma première classe de 6e année). Ses conseils et ses opinions ont beaucoup de valeur à mes yeux, tant pour ses remarquables qualités personnelles que pour le bagage de connaissances qu'il a acquis au cour de ses études.

Bref, je lui parlais du fait que je m'apprêtais à changer d'école et que cette fois-ci, j'aimerais bien établir des relations plus harmonieuses avec mes collègues. J'aimerais passer quelques années à cette école et j'aimerais que ce soit des belles années. Frank a donc puisé dans sa grande sagesse afin de m'aider à accomplir ce miracle.

Il m'a tout d'abord parlé de ce qui constitue, à son avis, l'une des principales sources d'incompréhension entre les femmes et les hommes. Ces derniers, disait-il, lorsqu'ils sont confrontés à un problème, vont immédiatement avoir le réflexe de chercher une solution concrète. Ils vont tenter de modifier la réalité afin d'éliminer la source du problème. Les femmes, elles, réagissent très différemment. Face à un problème, c'est avec leurs émotions qu'elles vont composer. Plutôt que de modifier la réalité, elles vont exprimer ce qu'elles ressentent face au problème afin d'arriver à vivre avec la situation problématique, sans la modifier.

Évidemment, ma première réaction en entendant ça était que c'est une stratégie idiote. Pas du tout, m'a répondu Frank, car lorsqu'un homme se retrouve devant un problème insoluble ou une réalité qu'il n'a pas le pouvoir de modifier, comme il n'a pas appris à exprimer ce qu'il ressent, il pète les plombs. En d'autres termes, les femmes composent mieux avec l'impuissance que les hommes.

Bref, lorsqu'une collègue m'exprime une frustration ou qu'elle est face à un problème, plutôt que d'avoir la réaction très masculine de trouver une solution rapide et pratique, je devrais tout simplement lui offrir l'opportunité de s'exprimer et de ventiler. Pas facile pour moi qui attaque habituellement les problèmes de la vie de front, mais ça vaut la peine d'essayer. Et comme je le remarquais l'autre jour, le fait d'exprimer mes émotions un peu plus ne pourrait pas me faire de tort.

Frank m'a ensuite enseigné une technique conversationnelle quasi-infaillible lorsqu'elle est employée correctement: le reflet. L'idée, si j'ai bien compris, est que lorsque je converse avec une collègue, mes réponses doivent essentiellement refléter ce qu'elle vient de dire. Je lui ressert ce qu'elle vient de me dire, en d'autres mots. Il semblerait que cette technique soit excellente parce qu'elle fait sentir à notre interlocutrice A- qu'on l'écoute, B- qu'on la comprend et C- que ce qu'elle raconte nous intéresse. Mise en garde de Frank: si la technique est utilisée de façon malhabile ou trop souvent, l'interlocutrice se rend compte du subterfuge et là, tu es dans la marde.

Bref, armé de cette meilleure compréhension de l'interaction verbale avec la gente féminine, il semblerait que mes chances d'enfin connaître des relations harmonieuses au travail pourraient être à ma portée.

Sincèrement, juste à y penser, je trouve ça un peu épuisant. Ça va exiger de moi un effort majeur, parce que dans la vaste majorité des cas, les sujets de conversation de mes collègues ne m'intéressent absolument pas et les minutes me paraissent durer des éternités... mais bon, je veux bien essayer.

Pour me pratiquer, chers lecteurs et lectrices, parlez-moi de vos émotions dans les commentaires et je vais tenter d'utiliser efficacement la technique du reflet pour vous répondre. Le désastre sera total ;-)

Paradoxalement, je parlais de tout ça avec ma taupe hier, qui est une femme, et sa réaction a été assez drastique. "Si on est rendu qu'il faut que tu te comportes comme une femme pour être accepté! Quand même! Ce sont elles le problème, pas toi! Elles n'ont donc aucun homme dans leur vie ces filles-là? Elles n'ont pas de frères, de père, de cousins? Leurs chums sont des espèces de pantoufles soumises qui se plient à tous leurs caprices?"

Vous comprenez pourquoi j'adore cette fille? ;-)

L'image provient d'ici.


Les crises du capitalisme par David Harvey



Des routes solaires!



Plus de détails ici.

Trouvé ici.


Ta religion, à travers mes yeux...

IMAGINE en BD

Et le cancer?

Mathieu des Planteurs

Clare Oddity Ingram

Pigamitha Dimar Marhadi Sony

PaSt1978 V