25 juillet 2014

La passion de Saint-Gérald

Je vous invite maintenant à un moment de silence. Recueillons-nous un instant sur les paroles de Saint-Gérald, patron des... euh... de rien du tout:

Près de deux ans après son abrupt départ de la vie politique, l’ex-maire Gérald Tremblay affirme n’avoir rien à se reprocher concernant les scandales de corruption ayant ébranlé la Ville de Montréal, dans une entrevue diffusée jeudi sur les ondes d’un poste radiophonique d’inspiration chrétienne.

Comme le Christ, il a su s’entourer de douze disciples, en l’occurrence son comité exécutif, dit-il. Comme lui, il a été «trahi» par l’un d’eux. «Est-ce que j’ai fais confiance, ou est-ce que j’ai été naïf ? Je ne me qualifie pas comme une personne naïve», confie-t-il à Pierre Maisonneuve, animateur de Maisonneuve à la une, sur les ondes de Radio Ville-Marie.

C’est Dieu, dit-il, qui l’a guidé vers la vie politique. Et c’est grâce à Lui qu’il a pu se remettre des controverses qui l’ont éclaboussé au cours des dernières années, en minant son leadership, le menant à la démission, puis à comparaître devant la commission Charbonneau.

Dans une entrevue d’une heure accordée à l’animateur, Gérald Tremblay aborde, à la demande de l’ancien journaliste de Radio-Canada, son récent pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.

Un périple propice à l’introspection, affirme l’homme de 71 ans. «Le Seigneur, c’est miséricorde. Ça, je crois à ça. […] Moi, je n’avais pas de choses à me faire pardonner comme telles, je n’avais rien à demander au bon Dieu, j’étais juste là pour lui dire merci. C’est ça, la beauté.»

Le maire abdicataire dit avoir fait une croix sur la vie politique, mais pas sur l’implication communautaire. Son apostolat se poursuivra, mais autrement. «Si le bon Dieu continue à me favoriser comme Il le fait, il y a une raison. Et ce n’est pas pour que j’arrête d’aider les gens.»

C'est ça, mon Gérald, t'es pas un naïf, pas une seule seconde... et ton ami imaginaire a un plan pour toi... c'est ça... maintenant va faire ta p'tite prière, va faire ton p'tit pepi, pis va faire ta p'tite sieste... c'est çaaaaaaa...



3 commentaires:

Guillaume a dit…

Je me rappelle des intellectuels respectés comme Joseph Facal (que j'aime bien) qui disait que Gérald Tremblay était un homme intelligent, parce que son passage comme ministre de je ne sais plus quoi dans le gouvernement Bourassa. Sa foi digne de Jean Tremblay ou d'un gouverneur américain le place quant à moi dans la catégorie des débiles profonds et des crétins finis.

Prof Solitaire a dit…

Je ne le savais pas aussi fêlé avant aujourd'hui... faisait-il allusion à dieu quand il était maire?

Guillaume a dit…

Dans une entrevue avec Patrick Lagacé aux Francs Tireurs on a appris qu'il croyait au Déluge. Sinon assez peu. Quand il a démissionné il a parlé de ses valeurs judéo-chrétiennes. Un clown.