13 juillet 2014

Le Pendule de Foucault

Cette BD débute dans l'antique empire égyptien, alors qu'un scientifique fait la démonstration au pharaon que la Terre est ronde. Ce dernier est complètement renversé de cette découverte.

Fast forward quelques milliers d'années en avant. Après avoir été dévastée par un cataclysme nucléaire, l'humanité survit en Europe, réunie en deux civilisations distinctes. Kunnskap, notre jeune héroïne, est une Fragmentaire. Ce peuple est régi par une religion obscurantiste et dogmatique qui interdit au peuple toute investigation scientifique. Cela déplaît profondément à cette jeune femme qui est dotée d'une intelligence exceptionnelle.

Accusée de trahison et de sorcellerie pour s'être associée à un groupuscule scientifique illicite, elle est bannie dans le grand désert de sel où l'attend une mort certaine. Mais grâce à son ingéniosité et aux récits d'un vieil explorateur, elle réussit à survivre et à traverser ce grand enfer blanc. Comme on le lui avait raconté, une grande tour (la tour Eiffel) marque la frontière d'une autre civilisation, celle du Cercle du Pendule. Ces gens, les Foucaults, ont plutôt choisi d'organiser leur civilisation autour de la science et de l'étude des merveilles technologiques du passé, ce qui leur a permis d'atteindre un niveau technologique comparable à celui de la fin du XIXe siècle.

Toutefois, cette paisible société pacifique est menacée car une troupe de chevaliers fanatiques et sanguinaires a suivi les traces de la jeune Kunskap jusqu'aux portes des Foucaults. Kunnskap saura-t-elle organiser la défense de la ville à temps?

La BD se termine en nous replongeant dans le lointain passé de l'Égypte antique. Là, on aperçoit le Pharaon qui, si profondément troublé de savoir la Terre ronde, ordonne que le scientifique soit assassiné avant que sa découverte ne se sache, afin de préserver son pouvoir et le statu quo.

Bien que cette BD jongle avec des concepts qui me passionnent, tels que l'histoire, la science, le fanatisme religieux et la science-fiction, je ne l'ai pas aimée autant que je l'aurais cru. Tout est trop simpliste, trop unidimensionnel. On a les cruels et méchants religieux d'un côté et les gentils et pacifiques scientistes de l'autre, tout est noir ou blanc. Le concept est intéressant, mais peu approfondi. Cette BD conviendra parfaitement à de jeunes lecteurs, mais elle laissera le lecteur sophistiqué sur son appétit.

Les dessins sont toutefois très bien réalisés et certaines planches sont carrément spectaculaires. Les personnages sont dynamiques et très expressifs. Fred Vignaux est un bédéiste que je ne connaissais pas, mais j'ai été ravi par son excellent travail.



2 commentaires:

Sidekick a dit…


Rien à voir donc avec le (superbe) roman éponyme d'Umberto Eco?

SDK

Prof Solitaire a dit…

Pas lu celui-là, mais non, je ne crois pas.