27 juillet 2014

"Les eaux du golfe Saint-Laurent menacées par les forages pétroliers"

La situation est suffisamment inquiétante pour attirer l'attention de l'équipe de rédaction du magazine National Geographic:

Au Canada, le golfe du Saint-Laurent abrite une nature riche et généreuse. En attendant les premiers forages pétroliers…

Le golfe du Saint-Laurent est la somme de tout ce qui s’écoule en lui. Il englobe des rivières dont les petits affluents naissent à des centaines de kilomètres, dans des villes comme Montréal et dans des forêts anciennes de l’État de New York. Il récolte sédiments, écoulements et résidus végétaux.

Il bouge et bouillonne sans cesse. Tout ce qui brille, mord et dérive témoigne dans ce lieu d’une vie aussi diversifiée que partout ailleurs sur la Terre. 

(...) Pendant des milliers d’années, le golfe a été un lieu de rassemblement en raison de la générosité de ses eaux. Les temps ont changé. Ceux qui s’installent ici ne sont plus seulement des hommes et des femmes à bord de bateaux, mais des dirigeants de compagnies pétrolières.

Des plans sont à l’étude pour forer les premiers puits pétroliers, dans une zone connue sous le nom d’Old Harry. Pour les défenseurs de l’environnement, le pétrole est une tragédie d’une autre nature que les précédentes tragédies qu’a connues le golfe. Peut-être.

Mais on peut aussi simplement voir là un nouveau choix à effectuer en matière d’exploitation des ressources. Nous avons pêché la morue, destinant sa chair à la consommation et son huile à l’industrie. Nous avons chassé la baleine pour les mêmes raisons.

Si nous exploitons le pétrole d’Old Harry, il s’épuisera plus rapidement que la baleine ou la morue, mais il aura le même effet, alimentant nos activités quotidiennes, nos trajets et nos entreprises.

Bien sûr, en cas de marée noire, il nourrira aussi des bactéries mangeuses de pétrole et d’autres espèces qui se développeront à nos dépens.

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons choisir – entre des algues ou des baleines, entre des bactéries «pétrolivores» ou des phoques. Nous pouvons faire ce choix parce que le golfe grouille encore de vie sauvage, riche de milliards d’organismes, de grands rêves et d’espoirs.   


2 commentaires:

Sidekick a dit…


C'est drôle que tu parles de ça aujourd'hui. J'arrive du Bas-Saint-Laurent et en roulant j'ai remarqué dans le bout de Kamouraska une rivière qui s'appelle Goudron.
J'ai fait le commentaire à Yvette que si on n'est pas plus vigilant le Saint-Laurent va finir pas être rebaptisé Goudron River...

SDK

Prof Solitaire a dit…

Et une coïncidence de plus, une! ;-)