25 juillet 2014

UNCANNY AVENGERS tome 3: Ragnarok Now


Avant de commencer, une confession. La seule et unique raison pour laquelle j'ai acheté ceci, c'est parce que j'ai appris que Iron Man 2020 y apparaissait et le freak obsessionnel que je suis est incapable de résister à la tentation de mettre la main sur tout ce qui met en vedette ce personnage qui me fascine depuis la tendre enfance. Voilà, c'est dit. Et d'un seul souffle. Maintenant, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c'est qu'on n'aperçoit le fameux IM 2020 que pendant... hum... une seule case. La bonne, c'est que cette BD est tellement extraordinaire que ça n'a aucune importance. J'ai été littéralement soufflé.

Évidemment, n'ayant pas lu les tomes 1 et 2, c'est un peu confus, mais après avoir lu ceci, je suis complètement accro et il est inévitable que je mette la main sur les tomes précédents avant longtemps. Pour l'instant, voilà ce que j'ai compris.

Kang le conquérant, cet éternel ennemi des Avengers et grand voyageur temporel, s'est donné pour mission d'entraîner les "Apocalypse Twins" (héritiers du trône d'Apocalypse et, si j'ai bien compris, enfants de Angel) afin de les endurcir et d'en faire des fanatiques imbattables. Par exemple, il les fait emprisonner dans un camp futuriste anti-mutants sous les auspices du cruel Ahab et de ses "molosses" (des mutants réduits à l'état de chiens de garde dont fait partie Rachel Summers, la fille de Cyclops). Là, ils sont maltraités, battus et torturés. L'objectif de Kang étant de les endurcir et d'alimenter une haine sans bornes des humains.

Son problème, c'est que son plan fonctionne trop bien. Les jumeaux grandissent et deviennent d'implacables fanatiques anti-humains, mais ils se rebellent contre Kang et s'affranchissent de sa tutelle de manière spectaculaire. Ils déclenchent une tempête temporelle qui se met à effacer, un à un, de nombreux futurs possibles et parallèles de l'univers Marvel, dont celui qu'habite Kang. Ce dernier, à l'insu des jumeaux, arrivera tout de même à s'échapper et à sauver in extremis des habitants de ces futurs qui sont sur le point d'être effacés, dont le fameux Iron Man de l'an 2020. Mais nous en saurons plus à propos des manigances de Kang dans le prochain tome.

Les jumeaux, de leur côté, ont leur propre plan. Ils manipulent Scarlet Witch et Wonder Man afin que ces derniers téléportent tous les mutants de la planète sur un vaisseau spatial qui les amènera vers une nouvelle terre d'accueil. Les humains, eux, seront condamnés à être anéantis par les Celestials.

Les Uncanny Avengers (formés d'Avengers et d'anciens X-Men) se démènent tant bien que mal pour mettre un terme à ces plans, mais ils se buttent à d'anciens amis et ennemis ressuscités qui leur bloque le passage. Captain America, Havok et Wasp affrontent ainsi Banshee. C'est finalement Wasp qui aura raison de lui dans une attaque d'une rare violence. Wolverine, lui, est livré aux bonnes grâces de son fils, Daken, qu'il a lui-même tué. Ce dernier lui fait passer de très, très mauvais moments. Notre pauvre Logan subit non seulement des sévices corporels terribles, mais il est également déchiré par la culpabilité d'avoir été l'assassin de son propre fils. Wolverine est finalement libéré par Rogue et Sunfire. En apprenant les plans des jumeaux et le rôle crucial qu'y joue la Scarlet Witch, Rogue absorbe une partie des pouvoirs de Wolverine, fait jaillir des griffes osseuses de ses phalanges et se lance à l'assaut, bien déterminée à mettre un terme, une fois pour toute, aux manipulations de la sorcière.

On a alors droit à une scène d'une violence inouïe et d'une intensité incroyable. Sous les cris de Wolverine qui lui supplie de ne pas le faire, Rogue bondit sur la Scarlet Witch et l'empale sur ses griffes. J'étais complètement estomaqué. Rogue est assassinée à son tour par le Grim Reaper. Les décès s'enchaînent dans un rythme effréné. Dans un moment particulièrement touchant, la Scarlet Witch parvient à terminer son enchantement, au prix de sa vie et de celle de Wonder Man. Les mutants sont alors téléportés à bord du vaisseau des Apocalypse Twins.

Ne reste plus que la phase finale de leur plan: l'éradication de l'humanité. Captain America est le premier à confronter directement les jumeaux, mais il est rapidement capturé. Sous son regard horrifié, Exitar, le colossal bourreau des Celestials apparaît devant la Terre et décrète, en tournant le pouce vers le bas, que la planète doit mourir. Thor réussit à tuer le jumeau mâle des Apocalypse Twins, mais il est trop tard. Malgré la barrière protectrice érigée par Tony Stark et les Avengers, Exitar s'enfonce au coeur de notre planète et celle-ci explose.

Les dernières cases nous montre le vaisseau des Apocalypse Twins en route vers son Eden promis... le Watcher, sur la lune, qui baisse la tête avec affliction... et Thor, projeté dans Asgard et complètement dévasté par ce qui vient de se produire. Odin, son père, lui explique qu'il n'a rien à se reprocher. Que ce sont les humains eux-mêmes qui ont été incapables de mettre de côté leurs différends et de s'unir. Ils ont failli au test ultime. Ils étaient, dit-il, trop sauvages pour qu'on leur permette de rejoindre la communauté cosmique. Ils ont choisi leur fin. Ils ont choisi Ragnarok.

Vous voyez ce que je veux dire quand je vous dit que j'ai été littéralement soufflé?

Cette BD est une bombe.

Les moments d'une itensité inouïe s'enchaînent dans un rythme infernal. Le lecteur est rué de coups et n'a pas le temps de se remettre du précédent avant que le suivant vienne lui éclater la gueule.

Et à travers toute cette violence et ces combats acharnés, on retrouve des moments d'une grande intensité émotive. La culpabilité de Wolverine est palpable, je l'ai rarement vu aussi torturé. Les moments de tendresse entre la Scarlet Witch et Wonder Man, qu'on attendait depuis des décennies, sont superbes et d'une douceur envoûtante. Plusieurs moments entre Havok et Captain America sont étonnement très drôles. Ce dernier, rendu presque sourd par les assauts de Banshee, passe son temps à crier sans s'en apercevoir et il ne comprend rien à ce que Havok dit. Évidemment, Havok en profite alors pour déblatérer les pires niaiseries et le résultat est hilarant. L'amour naissant entre Wasp et Havok m'a également enchanté. J'ai vraiment passé par toute une gamme d'émotions en lisant ça.

Et je ne vous ai pas parlé des dessins de Salvador Larroca, Steve McNiven et Daniel Acuña qui sont renversants.

J'ai vraiment, mais VRAIMENT hâte de lire la suite.

Mais j'ai peur en même temps parce qu'après un crescendo pareil, il est difficile d'imaginer un dénouement qui ne sera un anti-climax décevant.




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