28 septembre 2014

Loyauté!

Vous vous souvenez de cette clause de loyauté qui a été adoptée par ma CS? Il est intéressant de voir qu'un autre syndicat, plus mordant que le mien, a décidé de contester une mesure semblable:

Le syndicat des fonctionnaires municipaux entame des recours juridiques pour faire annuler la Politique sur l'utilisation des réseaux sociaux par les employés de la Ville de Québec, a appris Le Soleil. Les cols blancs la jugent «intrusive» et estiment que cette politique qui demande «loyauté à l'employeur» contrevient à la liberté d'expression.

«On conteste cette politique-là, car elle contrevient à la Charte des droits et libertés», a confirmé au Soleil le président du syndicat des employés municipaux de Québec, Jean Gagnon.

«On conteste devant les tribunaux la validité. On va la faire changer ou invalider, mais il n'est pas question qu'on endosse ça», tranche le chef syndical. La première procédure sera un grief d'arbitrage dont le dépôt est imminent. «On va la contester jusqu'au bout», a assuré M. Gagnon.

(...) À l'heure des Twitter, Facebook et autres YouTube, la Politique oblige les employés de la Ville d'assurer «la loyauté à l'employeur». L'administration Labeaume demande à ses fonctionnaires de faire preuve de «jugement, de respect et de retenue» et de «respectez vos devoirs de réserve et de confidentialité dans la manifestation publique de vos opinions» dans les publications sur les réseaux sociaux. 

«Évitez les situations potentiellement conflictuelles susceptibles d'être en relation avec votre emploi à la Ville de Québec: débats politiques, propos discriminatoires ou diffamatoires [sur des clients, partenaires, fournisseurs, collègues ou supérieurs hiérarchiques], relations, notamment avec les fournisseurs», peut-on lire dans le document. 

Un employé délinquant «s'expose à des sanctions administratives ou disciplinaires».

Au départ, la politique devait aussi s'appliquer aux élus, mais le chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Paul Shoiry, avait dénoncé la situation dans les pages du Soleil.

L'administration Labeaume avait alors fait volte-face et abrogé le règlement pour que la politique n'inclue plus les élus. «Quand j'ai vu dans Le Soleil les propos du chef de l'opposition, je me suis étonné qu'on ait voté ça», avait admis le maire Régis Labeaume le 6 mai.

Mais pour le syndicat des cols blancs, la Politique va trop loin. «Tu as toujours une vie privée, et on ne peut pas t'empêcher de dire ce que tu penses sous prétexte que tu travailles dans une Ville. T'as plus le droit de rien dire et de rien penser», a-t-il dénoncé.



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