4 octobre 2014

Le Canada fait fausse route

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la plus haute responsable du dossier climatique aux Nations unies, Mme Christiana Figueres. Extraits de l'entrevue:

«Qu’il s’agisse du Canada ou de toute autre juridiction, la situation est la même. La tendance lourde à l’échelle de la planète consiste à se diriger vers une économie à faible empreinte carbone. Cette transition est irréversible.»

(...) «À partir du moment où ce changement est inévitable, est-ce que vous voulez y prendre part le plus rapidement possible, de façon à bénéficier de tous les avantages dont bénéficieront ceux qui agiront rapidement? Ou alors, voulez-vous rester prisonnier de la vieille économie, tandis que la plupart des autres progressent? Cette question est valable pour tous. Vous devez décider où vous voulez vous situer dans cette course, parce que cette course vers une économie à faible empreinte carbone a déjà débuté.»

(...) Est-ce que le gouvernement du Québec fait erreur en plaidant pour le projet de pipeline Énergie Est, qui doit permettre d’exporter 1,1 million de barils de brut albertain chaque jour? «Il y a assez d’analyses et de preuves scientifiques qui démontrent les risques de poursuivre les investissements dans les énergies fossiles, a-t-elle fait valoir. Vous devez donc décider si vous voulez vous situer du bon côté de l’Histoire et du bon côté de la logique économie.»

Réaction de Québec: se mettre la tête dans le sable, refuser de se prononcer ou de faire preuve de leadership et enterrer le processus dans des procédures bureaucratiques pour se disculper de l'inévitable décision favorable au pipeline...

(...) le ministre David Heurtel (...) a aussi répété que le projet de pipeline Énergie Est serait soumis à une évaluation environnementale. Cette étude, menée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, servira à présenter la position du Québec lors des véritables audiences sur le projet, qui sont sous la responsabilité de l’Office national de l’énergie.

Réaction d'Ottawa: faire taire les scientifiques et nous chier des évaluations bidon...

Fait à noter, l’évaluation fédérale ne tient pas compte des impacts environnementaux de l’exploitation des sables bitumineux. Et l’entreprise TransCanada, qui pilote ce projet de 12 milliards de dollars, a toujours dit que la décision finale concernant Énergie Est appartient à Ottawa.

Dormez tranquilles citoyens, votre avenir est entre bonnes mains...



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