29 janvier 2015

Kathleen Weil est contre la liberté de la presse

De toutes les conneries libérales que j'ai archivées sur mon blogue ces dernières années, de toutes les déclarations insipides et stupides, de toutes les idioties proférées par des élus libéraux, je crois bien qu'aucune, absolument AUCUNE n'arrive à la cheville de celle-ci. La ministre de l'immigration, Kathleen Weil, vient d'atteindre un nouveau sommet dans la bêtise.

Et ce n'est pas peu dire, mes amis.

Ils en ont dit des conneries les libéraux québécois. Ils en ont vomi des débilités. Mais ce qui différencie celle-ci des autres, c'est que ce n'est pas simplement une platitude irréfléchie et inconséquente. Dans ce cas-ci, il s'agit d'une prise de position dangereuse, malveillante et profondément anti-démocratique. J'écris ces lignes et j'arrive à peine à croire que Weil a pu acquiescer à une chose pareille.

D'abord, voici un peu de contexte:

L'ex-candidate du NPD, Samira Laouni, a plaidé en commission parlementaire mercredi pour une représentation plus positive des musulmans dans les médias d'information québécois. (...) Les médias font trop souvent preuve de «sensationnalisme» quand ils abordent les questions liées à l'Islam, est venue dire la présidente du C.O.R (Communication, ouverture et rapprochement interculturel) devant la commission parlementaire chargée d'étudier la réforme de l'immigration au Québec. Samira Laouni souhaite que le Québec se donne les moyens «d'influencer collectivement» les journalistes pour qu'ils diffusent une «information objective en évitant le sensationnalisme» aux sujet des musulmans.

Oui, vous avez bien lu. Mme Laouni trouve que les médias ne sont pas gentils à l'égard des musulmans. Elle aimerait que le gouvernement prenne des mesures pour "influencer" (lire "intimider" et "contrôler") les journalistes et les forcer à diffuser des informations "objectives" (lire "favorables à l'Islam"). Elle souhaite ni plus ni moins que le gouvernement limite la liberté d'expression des médias, qu'il les censure et qu'il les muselle pour les empêcher de tenir des propos qui heurtent les convictions religieuses des musulmans.

C'est une déclaration tout simplement dégueulasse, mais pas du tout surprenante. Au contraire, Mme Laouni s'inscrit ici parfaitement dans la lignée des autres déclarations de leaders musulmans québécois, canadiens et étrangers qui ont récemment demandé que la liberté d'expression soit limitée et abrogée afin que leur pitoyable idéologie soit mise à l'abri de toute critique et de toute parodie. Et que les gens qui les insultent ou se moquent de leurs croyances arriérées soient "punis". C'est ce qu'a écrit Mehdi Hasan, c'est ce que demande Imtiaz Ahmed, c'est ce que souhaite Geneviève Lepage, c'est ce que réclame Mohammed Kounna! Ce sont des fanatiques, leurs propos sont donc choquants et répugnants, mais pas du tout étonnants.

Ce qui est ahurissant, tout simplement scandaleux, c'est la réaction de la ministre libérale de l'immigration aux propos de Mme Laouni:

L'idée a semblé plaire à la ministre Weil qui a vanté les reportages des médias régionaux sur les succès d'immigrants installés dans la région. «Ça me touche beaucoup quand je vois ces reportages et je les vois beaucoup plus en région [...] ce n'est pas les médias nationaux qui le font», dit-elle.

Mme Weil considère que les médias devraient parler de manière plus positive des "immigrants" (lire "musulmans").

Mme Weil ne s'indigne pas lorsqu'une fanatique religieuse lui propose que le gouvernement intervienne afin de réguler ce que peuvent ou ne peuvent pas dire les médias. Au contraire, elle trouve que c'est une idée très valable.

C'est tellement dément que ça défie l'entendement. Est-ce que vous réalisez que cette femme est une élue qui occupe un poste de MINISTRE au sein du gouvernement du peuple du Québec et qu'elle se dit favorable à un contrôle gouvernemental des médias? Un contrôle qui viserait à empêcher les critiques légitimes d'idéologies fanatiques, dangereuses, malsaines et souvent violentes? Un contrôle qui forcerait les médias à systématiquement dissocier les gestes violents des fanatiques de l'idéologie religieuse qui a motivé leurs actes? Parce que c'est exactement ce que souhaite Mme Laouni, rien de moins:

Par exemple, les médias n'auraient pas dû insister sur la religion de Martin «Ahmad» Rouleau, qui a tué deux soldats avec sa voiture à Saint-Jean-sur-Richelieu. «Ce que je déplore, c'est qu'on la mentionne de prime abord», dit-elle. Samira Laouni souligne qu'un ensemble de facteurs, dont sa santé mentale, ont pu motiver son geste. «C'est un type qui était perdu», dit-elle.

Comme si les médias et les politiciens n'étaient pas encore suffisamment couards, serviles et soumis à l'idéologie multiculturaliste, comme je l'ai déjà écrit ici et ici. Les médias chient déjà dans leurs culottes et s'auto-censurent déjà en affirmant que ces agresseurs qui tuent des gens pour des motifs religieux ne sont en fait que des "déséquilibrés", des "terroristes" et des "loups solitaires" pour éviter de dire ce qu'ils sont réellement: des fanatiques religieux musulmans. Cela ne suffit pas à Mme Laouni. Elle aimerait voir le gouvernement intervenir pour dicter aux médias ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas dire. Elle voudrait que le gouvernement empêche les médias de nous dire la vérité sur sa religion et la violence qu'elle engendre.

Et Weil, en grande multiculturaliste qu'elle est, trouve que c'est une maudite bonne idée.

Si des intentions pareilles étaient exprimées par une personne quelconque et sans importance, comme Mme Laouni par exemple, je les dénoncerais comme étant idiotes et ignares. Mais lorsqu'elles émanent d'une personne en position d'autorité, une MINISTRE élue du gouvernement, une personne dont le rôle est de représenter et de défendre la démocratie québécoise, on ne peut plus simplement et gentiment critiquer ses propos et les qualifier d'idiots. Il importe de les dénoncer pour ce qu'ils sont vraiment: DANGEREUX, FASCISTES ET ANTI-DÉMOCRATIQUES!

Cette femme abominable est indigne du poste qu'elle occupe. Que ce soit par sa stupidité, par son aveuglement ou par son propre fanatisme multiculturel, elle représente un danger pour notre démocratie. C'est aussi simple que ça. Sa présence au sein du gouvernement est une menace à la liberté de nos institutions.



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