13 janvier 2015

Les chevaliers de Couillard

Les contorsions intellectuelles auxquelles s'adonnent les politiciens et les médias pour éviter d'appeler les choses par leur nom sont bien connues.

Pour parler des assassins de l'équipe de Charlie Hebdo, on parle de "terroristes", "d'extrémistes", de "radicaux", de "djihadistes", etc. Lors des attaques précédentes, on parlait de "loups solitaires", de "déséquilibrés".

N'importe quel terme est bon pour éviter de dire ce qu'ils sont vraiment: des musulmans.

C'est pourtant ce qu'ils sont. Mais il ne faut pas le dire. Si on OSE le dire, on n'est que de sales xénophobes racistes islamophobes. Alors on s'auto-censure et on se contorsionne.

Mais la contorsion la plus ridicule, la plus déjantée et la plus pitoyable que j'ai entendue est sortie de la bouche de notre merveilleux premier ministre:

Les Québécois ont marché dimanche pour dire «non [aux] chevaliers de l'obscurantisme», a déclaré le premier ministre Philippe Couillard.

Des "chevaliers"... de "l'obscurantisme"? 

C'est ça, mon Phil, c'est ça. Je te donne A+ pour la créativité, mais F- pour l'exactitude. 

Mais tu sais quoi, mon Phil? Je serai bon joueur. Voici quelques suggestions que tu pourras utiliser lors du prochain inévitable attentat:

- Les paladins de la terreur

- Les aigrefins du Mal

- Les druides de l'ombre

- Les elfes de la colère

- Les gobelins de Mordor

- Les cavaliers de l'horreur

- Les forgerons de la mort

- Les princes des ténèbres

- Les mercenaires de la montagne de feu

Oui, mon Phil, je te les offre gratuitement. Elles sont juste pour toi. Sers-toi! Et rassure-toi, aucun de ces termes n'a le moindre lien, aussi subtil soit-il, avec la religion musulmane. Tu peux donc les utiliser sans crainte.

Pauvre cloche...



2 commentaires:

Guillaume a dit…

Je ne lui prête pas de mauvaises intentions cette fois-ci, mais cela dit c'est assez laborieux comme phraséologie. Il a la grandiloquence vaseuse.

Prof Solitaire a dit…

Je veux bien... mais il me semble évident que l'objectif recherché est de masquer la réalité dans un but politique. C'est donc profondément malhonnête.