15 janvier 2015

Les "fondamentalistes" de la liberté d'expression?


Lorsque j'ai vu le titre de cet article: "As a Muslim, I'm Fed Up With the Hypocrisy of the Free Speech Fundamentalists", j'ai été à la fois intrigué et repoussé.

Repoussé d'abord par cette audace de qualifier les défenseurs de la liberté "d'intégristes." Surtout après un attentat pareil.

Intrigué parce qu'il y a effectivement une énorme quantité d'hypocrisie de la part de beaucoup de monde ces derniers jours.

Il y a d'abord et avant tout les leaders musulmans qui prétendent dénoncer la violence mais qui ajoutent ensuite que les caricaturistes l'ont bien cherché. Il y a les politiciens qui tentent de faire comme si aucun lien n'existait entre l'attentat de Charlie Hebdo et la religion musulmane. Il y a les multiculturalistes bien-pensants qui, avant les attentats, n'auraient pas hésité à qualifier les petits dessins de CH de "xénophobes" et "racistes" mais qui prétendent maintenant être de grands admirateurs. Il y a les médias qui applaudissent le courage des dessinateurs mais qui censurent et refusent de diffuser leurs dessins. Il y a ces chefs d'états qui, bras dessus, bras dessous, ont marché à Paris alors que, chez eux, la liberté d'expression est bafouée. Il y a les Chrétiens qui pointent le doigt vers les musulmans mais qui aimeraient, eux aussi, qu'on ne puisse ridiculiser leurs propres croyances. Bref, il y a définitivement beaucoup d'hypocrisie qui fuse de partout ces derniers jours.

Alors j'ai commencé à lire l'article de M. Mehdi Hasan, curieux de voir de quelles hypocrisies flagrantes il s'indignerait le plus en tant que musulman. 

Extraits:

The massacre in Paris on 7 January was, you keep telling us, an attack on free speech. The conservative former French president Nicolas Sarkozy agrees, calling it "a war declared on civilisation". So, too, does the liberal-left pin-up Jon Snow, who crassly tweeted about a "clash of civilisations" and referred to "Europe's belief in freedom of expression".

In the midst of all the post-Paris grief, hypocrisy and hyperbole abounds. Yes, the attack was an act of unquantifiable evil; an inexcusable and merciless murder of innocents. But was it really a "bid to assassinate" free speech (ITV's Mark Austin), to "desecrate" our ideas of "free thought" (Stephen Fry)? It was a crime - not an act of war - perpetrated by disaffected young men; radicalised not by drawings of the Prophet in Europe in 2006 or 2011, as it turns out, but by images of US torture in Iraq in 2004.

Deux aspects sont soulevés ici. Premièrement, M. Hasan est agacé par les hyperboles. OK, je suis capable de comprendre ça. Je ne suis pas d'accord avec lui, mais je peux comprendre que certaines déclarations grandiloquentes puissent lui taper sur les nerfs. De mon côté, je suis d'accord avec les gens qui voient en cette attaque une agression claire contre la liberté d'expression. L'objectif ici était clairement de punir ce que les assassins voyaient comme des blasphémateurs et d'en faire des exemples afin d'intimider quiconque oserait les imiter. Alors oui, à mon avis, c'est définitivement une attaque contre la liberté d'expression. Et comme cette dernière constitue l'une des pierres angulaires de notre civilisation, je ne crois pas exagérées les citations auxquelles fait référence M. Hasan.

Deuxièmement, M. Hasan considère plutôt que c'est simplement un geste commis par des jeunes hommes mécontents qui ont été radicalisés non pas par les caricatures, mais par les photos des tortures américaines en Irak. Je ne sais pas exactement d'où il tient cette information et de toute façon, contrairement à lui, je n'ai pas envie de jouer au psychologue de pacotille qui prétend savoir ce qui se passait dans la tête de deux types morts.

Je sais toutefois que ces types ne se sont pas attaqués à des cibles ou à des symboles américains, comme l'ambassade de Paris par exemple. Ou encore à des cibles militaires. Je sais aussi qu'ils n'ont pas commis leurs atrocités en hurlant qu'ils désiraient venger leurs frères irakiens torturés. Non. Ils ont descendus des caricaturistes français en hurlant qu'ils défendaient l'honneur de leur prophète. Que ça plaise ou non à M. Hasan, c'est ce qui s'est passé. Libre à lui de réécrire l'histoire à sa guise, mais qu'il ne s'attende pas à ce qu'on le regarde faire sans mot dire.

Ce que je sais aussi, c'est que peu importe le rôle qu'ont joué ou non les photos de torture dans leur "radicalisation", ces dernières ne sont pas le noeud du problème. La véritable cause, c'est d'abord et avant tout que l'endoctrinement musulman ordinaire et habituel les ait rendus réceptifs aux délires des intégristes. Sans cet endoctrinement préliminaire, ces types-là auraient facilement vu que les intégristes fanatiques débloquaient complètement. C'est l'évidence même.

Please get a grip. None of us believes in an untrammelled right to free speech. We all agree there are always going to be lines that, for the purposes of law and order, cannot be crossed; or for the purposes of taste and decency, should not be crossed. We differ only on where those lines should be drawn.

OK, ça c'est vrai. Malgré les déclarations qui semblent absolutistes, c'est tout à fait exact que dans les faits, il y a des limites à la liberté d'expression. On ne peut pas, par exemple, tenir des propos haineux ou menaçants envers quelqu'un. C'est vrai. S'il avait utilisé ces arguments, j'aurais été entièrement d'accord avec lui. Mais regardez les exemples que soulèvent M. Hassan.

Has your publication, for example, run cartoons mocking the Holocaust? No? How about caricatures of the 9/11 victims falling from the twin towers? I didn't think so (and I am glad it hasn't). 

Non, non, non. Cet exemple est stupide et malhonnête.

Dessiner Mahomet, c'est un geste important. C'est comme dessiner Dieu, Jésus, le Pape, le Président de la République, la reine d'Angleterre ou le Président des États-Unis, c'est un geste d'insoumission aux puissants et aux dogmes. Ça fait référence à des gens qui se prétendent supérieurs au commun des mortels et qui croient pouvoir nous donner des leçons. Des gens qui se prétendent parfaits mais qui ne le sont pas. Et en plus, c'est drôle. Et s'il est vrai que ça bouscule les convictions et les sensibilités de certaines personnes, ce n'est pas cruel.

Se moquer de l'Holocauste ou des victimes du 11 septembre qui se jettent en bas des fenêtres de gratte-ciels, c'est cruel et ce n'est pas drôle. Ça ne constitue pas un geste symbolique de rébellion et d'insoumission contre les autorités. C'est juste cruel. Cela étant dit, il y a des caricaturistes qui ont réussi à pondre des dessins drôles sur ces sujets, mais plus souvent qu'autrement, on rit jaune. Et l'objectif du dessin n'est pas de se moquer de la souffrance d'autrui.

L'exemple de M. Hasan est donc profondément malhonnête. Comparer un dessin humoristique de Mahomet avec d'hypothétiques dessins qui tournent en dérision les expériences traumatiques et les souffrances inimaginables de victimes innocentes d'actes monstrueux, c'est tout simplement malhonnête. Et ça démontre bien que M. Hasan a une vision bien déformée de la réalité. Il regarde le monde à travers les lunettes de l'Islam.

Consider also the "thought experiment" offered by the Oxford philosopher Brian Klug. Imagine, he writes, if a man had joined the "unity rally" in Paris on 11 January "wearing a badge that said 'Je suis Chérif'" - the first name of one of the Charlie Hebdo gunmen. Suppose, Klug adds, he carried a placard with a cartoon mocking the murdered journalists. "How would the crowd have reacted?... Would they have seen this lone individual as a hero, standing up for liberty and freedom of speech? Or would they have been profoundly offended?" Do you disagree with Klug's conclusion that the man "would have been lucky to get away with his life"?

Encore une fois, cet argument est malhonnête à plusieurs niveaux. Tout d'abord, M. Hasan fait abstraction des lois qui existent déjà pour baliser la liberté de parole et qui interdisent les menaces et les discours haineux. Or, son participant hypothétique qui glorifie les gestes violents de tueurs sanguinaires et fanatiques constitue clairement de la propagande haineuse. Ce type mérite donc d'être arrêté par la police et d'être foutu en tôle. Son message haineux ne peut pas être comparé à ceux qui étaient brandis par les supporteurs de Charlie Hebdo.

D'ailleurs, si un autre hypothétique participant s'était baladé avec une pancarte qui réclamait qu'on se venge en tuant des musulmans, il ne fait aucun doute qu'il se serait lui aussi attiré les foudres de la foule. Et que la police n'aurait pas hésité à l'arrêter.

M. Hasan nous cite donc cet exemple pour tenter de nous convaincre que les gens qui se disent en faveur de la liberté d'expression ne le sont pas vraiment. Or, tout ce que démontre son exemple fictif, c'est que la foule de Paris n'aurait pas toléré de messages haineux et violents qui sont illégaux. C'est tout. Et ils auraient eu raison de ne pas les tolérer puisque ces messages sont légalement interdits.

Avant de venir faire la leçon aux Occidentaux qui se prononcent en faveur de la liberté d'expression, j'invite M. Hasan à aller se balader dans N'IMPORTE QUEL pays musulman avec une pancarte sur laquelle serait inscrite: "Mahomet suce des bites et Allah l'aime dans l'cul." Je suis prêt à parier, M. Hasan, that you would be VERY lucky to get away with your life.

Étrangement, s'il se promenait avec une pancarte qui affirme la même chose à propos de Jésus dans les rues de Paris, il recevrait peut-être quelques invectives de Chrétiens, mais il provoquerait surtout des regards amusés ou étonnés. C'est comme ça que se comportent des gens qui croient à la liberté d'expression, M. Hasan.

Let's be clear: I agree there is no justification whatsoever for gunning down journalists or cartoonists. I disagree with your seeming view that the right to offend comes with no corresponding responsibility; and I do not believe that a right to offend automatically translates into a duty to offend.

Et voilà. Encore une fois, on voit bien le résultat de l'endoctrinement et du fanatisme religieux des musulmans ordinaires. M. Hasan est contre l'attentat... MAIS on ne peut pas offenser les gens sans conséquences. Vraiment, M. Hasan? Et quelles devraient être les conséquences, selon vous? Des contraventions pour blasphème? Et s'ils récidivent? La prison pour avoir dessiné votre putain de prophète? Étrangement, M. Hasan n'élabore pas à propos des "conséquences" qu'il réclame. Peut-être sait-il que s'il le faisait, il passerait immédiatement pour un fou furieux. Or, M. Hasan essaie très fort de se faire passer pour un homme modéré et raisonnable.

When you say "Je suis Charlie", is that an endorsement of Charlie Hebdo's depiction of the French justice minister, Christiane Taubira, who is black, drawn as a monkey? Of crude caricatures of bulbous-nosed Arabs that must make Edward Said turn in his grave?

C'est ici que M. Hasan fait preuve de la mauvaise foi la plus aberrante. Si M. Hasan s'était donné la peine de s'informer à propos du contexte, il aurait compris que la caricature de Taubira en singe constituait une DÉNONCIATION des propos racistes de l'extrême-droite! Pour ce qui est des dessins peu flatteurs de musulmans, encore une fois, M. Hasan dit n'importe quoi. Tous les personnages qui illustrent les pages de Charlie Hebdo sont laids à en crever (de rire)! Ils sont tous difformes et ridicules, fussent-ils des caricatures de Français, d'Anglais, d'Américains, de Juifs, d'Arabes ou d'Asiatiques. Tout le monde y passe! Mais M. Hasan aimerait nous faire croire que seuls les personnages arabes sont dessinés avec de gros nez. M. Hasan est soit un grossier menteur, soit un sombre ignorant qui dit n'importe quoi.

Also, as the former Charlie Hebdo journalist Olivier Cyran argued in 2013, an "Islamophobic neurosis gradually took over" the magazine after 9/11, which then effectively endorsed attacks on "members of a minority religion with no influence in the corridors of power".

Vous connaissez une entreprise qui ne compte absolument AUCUN ex-employé mécontent, vous, M. Hasan? Est-ce que vous choisissez toujours de croire tout ce que disent les gens sur leur ex-employeur sans d'abord vérifier si leurs doléances sont fondées? Ou le faites-vous seulement lorsque leurs propos appuient votre argumentaire?

It's for these reasons that I can't "be", don't want to "be", Charlie - if anything, we should want to be Ahmed, the Muslim policeman who was killed while protecting the magazine's right to exist. 

C'est tout simplement fascinant de voir M. Hasan allègrement déformer la réalité pour s'inventer un monde où son idéologie débile devient parfaitement sensée. Contrairement à ce qu'affirme M. Hasan, ce policier musulman ne s'est pas héroïquement interposé entre les tireurs et les bureaux de Charlie Hebdo en s'exclamant: "Je suis prêt à me sacrifier pour que ce journal ait le droit d'exister!" La réalité, c'est que ce policier a été appelé à intervenir dans une situation d'urgence, qu'il s'est retrouvé dans la mire d'un des tireurs et qu'il a été abattu. Bref, c'était un brave flic qui faisait son boulot. Il ne s'est pas sciemment et expressément sacrifié dans le but de défendre "le droit d'exister" de Charlie Hebdo! L'interprétation de M. Hasan est malhonnête. Il est d'ailleurs intéressant de noter que la SEULE victime qu'il tente de tourner en héros, c'est le flic musulman. Les autres, il s'en balance ou pire, il les dénigre...

As the novelist Teju Cole has observed, "It is possible to defend the right to obscene... speech without promoting or sponsoring the content of that speech."

Oui et c'est exactement ce que faisaient les marcheurs français, M. Hasan. Contrairement à vous qui aimeriez que les dessinateurs qui vous offusquent subissent "des conséquences".

And why have you been so silent on the glaring double standards? Did you not know that Charlie Hebdo sacked the veteran French cartoonist Maurice Sinet in 2008 for making an allegedly anti-Semitic remark? Were you not aware that Jyllands-Posten, the Danish newspaper that published caricatures of the Prophet in 2005, reportedly rejected cartoons mocking Christ because they would "provoke an outcry" and proudly declared it would "in no circumstances... publish Holocaust cartoons"?

J'ignore si vos allégations sont véridiques ou inventées de toutes pièces. M. Hasan. Tout comme vous, probablement.

Vous n'aimez pas les gens qui insultent votre prophète et vous souhaitez qu'ils subissent "des conséquences". Ça, on le sait déjà. Et maintenant vous critiquez les victimes de l'agression de vos coreligionnaires parce qu'ils auraient pris des décisions qui vous déplaisent? Vous tentez de les dépeindre comme des racistes, c'est ça? Des gens qui se moquaient des musulmans mais qui ne touchaient pas aux Chrétiens et aux Juifs, c'est ça?

Vous mentez, M. Hasan. Les gars de Charlie Hebdo ont été aussi impitoyables envers les Juifs et les Chrétiens qu'ils l'ont été envers les musulmans. Mais étrangement, seulement une de ses religions compte des membres assez fanatiques pour les tuer. Mais ce n'est pas de la faute de l'Islam ça! Évidemment! Ça va de soi! C'est de la faute des caricaturistes! Et de l'Occident!

Et pour la deuxième fois, M. Hasan, vous évoquez le refus des caricaturistes européens de se moquer de l'Holocauste. C'est une fixation chez vous, M. Hasan. Pourquoi? Vous aimeriez les voir ces caricatures, vous? Ça vous ferait rigoler de voir des Juifs crever dans des camps de concentration nazis? Vous vous bidonneriez en regardant des hommes, des femmes et des enfants subir les pires tortures et les pires ignominies avant d'être abattus ou poussés dans les douches pour être gazés? C'est ça qui vous amuserait, M. Hasan? C'est ça votre définition de l'humour?

Muslims, I guess, are expected to have thicker skins than their Christian and Jewish brethren. 

Non, M. Hasan. Les musulmans devraient avoir la peau aussi sensible que les autres. Pas plus et pas moins. Les Juifs et les Chrétiens n'abattent pas les dessinateurs qui les offusquent. Les seuls qui font ça, ce sont des musulmans, M. Hasan.

Context matters, too. 

Ah? Heureux de vous l'entendre dire, M. Hasan. Je dois vous avouer que je suis assez étonné puisque vous avez allègrement fait fi du contexte à de maintes reprises dans votre texte. je ne croyais pas que vous étiez pro-contexte. Seulement quand ça fait votre affaire, c'est bien ça, M. Hasan?

You ask us to laugh at a cartoon of the Prophet while ignoring the vilification of Islam across the continent (have you visited Germany lately?) 

Premièrement, personne ne vous demande de rire des caricatures de votre prophète, M. Hasan. Absolument personne. En fait, on s'en contre-câlisse que vous trouviez ça drôle ou non. Vous devriez faire comme nous, M. Hasan. Quand une publication vous fait rigoler, vous l'achetez. Si elle vous offusque, vous ne l'achetez pas. Vous pouvez aussi écrire à l'éditeur pour vous plaindre, je suppose. Ou chiâler sur un blogue comme je le fais. Vous avez le droit de faire ça.

Pour ce qui est de l'Allemagne, il faudrait être de la plus extraordinaire des mauvaises fois pour affirmer que les médias ont été complaisants à l'égard des manifestants allemands. C'est tout le contraire. Ces manifestants ont été décrits comme des racistes et des néo-nazis, bien qu'une infime minorité d'entre eux aient arboré des symboles néo-nazis. De plus, même des commentateurs très critiques de l'Allemagne sont bien obligés d'admettre que l'ampleur du mouvement a été grandement exagérée par les médias.

(...) and the widespread discrimination against Muslims in education, employment and public life - especially in France. 

Vous avez des chiffres pour prouver ce que vous affirmez, M. Hasan? Non? Ah...

You ask Muslims to denounce a handful of extremists as an existential threat to free speech while turning a blind eye to the much bigger threat to it posed by our elected leaders.

Vraiment, M. Hasan? On se fiche totalement de ce que font nos politiciens, c'est ça? On leur laisse carte blanche? Personne ne les tient à l'oeil? Personne ne leur demande de rendre des comptes? Personne ne proteste, peu importe les décisions qu'ils prennent? Les médias ne font pas couler des litres et des litres d'encre à analyser et commenter toutes les décisions qu'ils prennent et qui peuvent avoir des répercussions sur la liberté de la population?

Le monde parallèle dans lequel vous vivez est vachement intrigant, M. Hasan. On peut le visiter nous aussi?

En tous cas, le message de M. Hasan est clair.

Musulmans = pauvres petits minoritaires opprimées et victimes de discrimination.

Occidentaux = hypocrites.

Merci de nous éclairer de votre sagesse islamique, M. Hasan. Malheureusement, comme tous les autres dogmes débiles auxquels vous croyez, elle n'a rien à voir avec la réalité.