3 janvier 2015

Petrowski et Sarkeesian: même combat!

J'avais résolu de ne pas m'éterniser à propos de cette ridicule controverse qui a été baptisée "Gamergate" pour plusieurs raisons.

Premièrement, je ne me considère pas du tout comme étant un gamer alors je ne me sens pas très interpellé par cette histoire. Je ne possède aucune console de jeux et je ne suis pas du tout intéressé à en avoir une. Je joue à quelques jeux sur Internet, alors comme vous voyez, je ne crois pas mériter l'illustre titre de "gamer"!

Deuxièmement, j'ai déjà consacré pas mal de billets à dénoncer les délires, les conneries et les mensonges des féministes sur une grande variété de sujets. Certaines de leurs élucubrations sont beaucoup plus graves, sexistes, haineuses et insidieuses que cette histoire de Gamergate, alors j'essaie de prioriser les VRAIES horreurs aux dépends des petites niaiseries.

Troisièmement, dénoncer ces harpies devient un peu exaspérant, alors j'essaie de pondre des billets sur d'autres sujets.

Quatrièmement, d'autres se sont exprimés beaucoup mieux que moi sur le sujet, notamment l'excellent Youtubeur "Thunderf00t" dont j'ai déjà parlé ici et ici. Ce type-là a méticuleusement et efficacement déconstruit l'argumentaire des féministes et a tout simplement pulvérisé leurs prétentions, preuves à l'appui. Je ne pourrais jamais le faire aussi bien que lui.

Alors, me direz-vous, pourquoi changer d'idée maintenant?

Ben, simplement à cause d'un article de Nathalie Petrowski dans La Presse qui fait entrer cette controverse ridicule au Québec par la grande porte.

Ce qui, en passant, démontre bien que les idées toxiques des féministes fanatiques américaines sont chaleureusement accueillies au Québec par nos propres féministes locales. Elles n'y voient généralement que du feu. C'est certainement le cas de Mme Petrowski qui, de toute évidence, ne s'est absolument pas donné la peine de rechercher adéquatement son sujet avant de pondre cet article simpliste et manichéen qui met en scène les gentilles féministes d'un bord et les méchants gamers sexistes de l'autre.

Le ton est d'ailleurs donné par le titre de l'article: "La revanche des «gameuses»". Il s'agit ici d'un thème très cher aux féministes, celui de la REVANCHE pour les humiliations et les injustices (réelles et imaginaires) des siècles passés. Cette idée de VENGEANCE sur les mâles modernes pour ce que leurs ancêtres ont fait subir à leurs pauvres grands-mamans. On connaît la chanson.

Voici donc quelques extraits de l'article de Mme Petrowski:

Connaissez-vous Aurora? C'est le personnage principal du jeu vidéo Child of Light lancé par Ubisoft en avril dernier. Aurora est une petite princesse qui manie une épée trop lourde pour elle. Contrairement à trop de personnages féminins dans les jeux vidéo, elle n'attend pas que le prince charmant vienne la sauver. De toute façon, il n'y a pas de prince charmant dans Child of Light. Rien qu'une petite fille qui grandit à mesure qu'elle surmonte des épreuves et abat des monstres.

Pour l'instant, rien à redire. À mon avis, les compagnies de jeux vidéo peuvent bien produire les jeux qu'elles veulent, je m'en balance. S'ils croient qu'il y a un marché pour le jeu dont il est question ici, alors tant mieux! Je leur souhaite la meilleure des chances. Le problème n'est pas là. Le problème survient lorsque les féministes tentent d'imposer leur vision du monde à TOUS les jeux et à faire bannir ceux qui leur déplaisent.

(...) certaines blogueuses féministes comme Anita Sarkeesian qui dénoncent le sexisme dans les jeux vidéo depuis quelques années. À quoi ressemblent les personnages féminins dans la vaste majorité des jeux vidéo?, demande-t-elle dans une série de capsules diffusées sur YouTube. «À des demoiselles en détresse, des putes, des plantes, des potiches, des victimes ou des mortes.»

Citer Anita Sarkeesian comme une référence est un choix très, très, très malheureux. Si Mme Petrowski s'était donné la peine de s'informer un tout petit peu à propos de Sarkeesian, elle aurait rapidement réalisé que cette femme n'a absolument aucune crédibilité. Pourquoi?

Comme je l'ai dit plus haut, l'extraordinaire Thunderf00t l'exprime bien mieux que moi. Voyez pas vous-mêmes en visionnant ces EXCELLENTS vidéos:

Dans celui-ci, Thunderf00t expose avec brio le ridicule des propos de Sarkeesian en utilisant ses propres arguments et en les appliquant aux hommes dans la culture populaire. Comme quoi, n'importe qui peut jouer à la victime. Ce vidéo est vraiment un de ses meilleurs. Il calque carrément l'un des vidéos de Sarkeesian et le résultat est tout simplement génial. En effet, en le visionnant, on réalise pleinement le profond ridicule des propos de la féministe et on se rend compte qu'au fond, elle s'insurge à propos... de fiction. C'est tellement réussi qu'il a décidé de remettre ça ici. Il y expose la stupidité de la théorie du "sujet / objet" mis de l'avant par de nombreuses féministes, dont Sarkeesian. Il met également au jour l'ineptie des "solutions" proposées par Sarkeesian.

Dans celui-ci, Thunderf00t démolit complètement la crédibilité de Sarkeesian. On y apprend qu'elle ment à propos des jeux qu'elle critique, conservant seulement les aspects qui confirment sa théories et ignorant ceux qui la contredisent. Elle multiplie les fausses affirmations et elle va jusqu'à INVENTER des objectifs misogynes qui n'existent pas dans le jeu. Dans une scène, elle s'attaque elle-même à des personnages féminins, ce qui est DÉCOURAGÉ dans le jeu (le joueur perd même des points en le faisant), puis traîne leurs corps sur le sol dans le seul but de scandaliser tout le monde, affirmant que ceci est un objectif incontournable du jeu et que le joueur "est sensé en retirer un plaisir pervers". Elle ment! Elle désactive également la section des commentaires sous ses vidéos pour empêcher qu'on y dénonce ses mensonges.

Dans celui-ci, Thunderf00t démontre que l'argument de Sarkeesian, selon lequel les jeux vidéo ont le potentiel de rendre les joueurs sexistes et misogynes dans la vraie vie, est faux et ridicule. D'autres avant elle, issus de la droite américaine, avaient affirmé que les jeux vidéo violents avaient pour effet d'exacerber la violence dans la vraie vie. Or, c'est exactement le contraire qui s'est produit.

Dans celui-ci, Thunderf00t se moque des médias qui se lancent à la défense de Sarkeesian, faisant d'elle la "demoiselle en détresse" qu'elle s'évertue à dénoncer dans tous les jeux vidéo. Pourtant, souligne-t-il, personne n'est venu à la rescousse de Jack Thompson (le type qui voulait bannir la violence dans les jeux vidéo) lorsqu'il a été la cible de critiques suite à ses nombreuses déclarations mensongères. Alors pourquoi les médias agissent-ils différemment avec Sarkeesian? Il se questionne également à propos des menaces que Sarkeesian prétend avoir reçues et dont elle s'est servies pour encourager les gens à contribuer financièrement à ses projets. Finalement, il se moque de Joss Whedon qui a offert son soutien à Sarkeesian. Pourtant, les films de ce dernier devraient être considérés misogynes et sexistes selon les critères déjantés de Sarkeesian!

Dans celui-ci, Thunderf00t démontre que toutes les personnes connues, hommes et femmes confondus, sont parfois la cible de commentaires mesquins, méchants et insultants. Mais lorsque Sarkeesian en est la cible à son tour, elle déclare qu'il s'agit d'une preuve de la misogynie et du sexisme du patriarcat. Hum...

Dans celui-ci, Thunderf00t s'intéresse au biais favorable de Wikipédia à l'égard de Sarkeesian. Tous les arguments critiques valides qui ont été formulés à propos de ses théories féministes ont été effacés, tout en mettant l'emphase sur les menaces et les commentaires odieux dont elle a été l'objet. De plus, l'une de ses "références académiques" est de la foutaise. Ses affirmations les plus gratuites ne sont absolument pas démenties et aucun lien n'est offert pour venir étayer sa thèse. Il faudrait, semble-t-il, croire Mme Sarkeesian sur parole!

Ici et ici, Thunderf00t nous raconte comment il a vu son compte Twitter temporairement suspendu à cause de ses critiques à propos de Anita Sarkeesian. Apparemment, Twitter permet de critiquer toutes les idées SAUF... le féminisme! Mme Sarkeesian n'aime pas qu'on la critique et plutôt que de répondre, elle tente de faire taire ses critiques en les faisant bannir de l'Internet. Oui, le fait de critiquer les idées de Mme Sarkeesian constitue, selon elle, une forme d'ABUS haineux!

Dans celui-ci, Thunderf00t parle des menaces que Sarkeesian aurait reçues et qui l'aurait forcée à annuler une conférence en Utah. Or, selon les forces de l'ordre, aucune menace sérieuse n'existait. Thunderf00t démontre que Sarkeesian, qui se dépeint elle-même comme une grande héroïne en croisade contre le patriarcat, n'a pas le tiers du courage d'une véritable héroïne comme Ayaan Hirsi Ali. Cette dernière, malgré des VRAIES menaces, continue de donner ses conférences. Il critique également la réaction de Sarkeesian qui se sert de ses soi-disant menaces pour mousser sa propre notoriété.

Dans celui-ci, Thunderf00t dénonce Sarkeesian qui, suite à une fusillade dans une école à Seattle, a décidé dans sa grande sagesse de blâmer... le patriarcat! Elle écrit: "Il faut parler sérieusement des liens qui existent entre la violence, le sexisme et la masculinité toxique avant que les garçons et les hommes commettent d'autres fusillades." Oui, pour Mme Sarkeesian, le grand responsable des fusillades n'est pas la santé mentale du tireur ou la facilité d'obtenir des armes aux USA. Non, le problème selon elle, ce sont les garçons et les hommes. Et il faut se dépêcher d'en parler parce qu'ils sont tous à risque de devenir des tireurs! Du délire total. Et lorsque les gens réagissent à ses propos débiles, elle s'empresse de se remettre en mode "victime".

Mais le vidéo qui illustre le mieux le fait que cette femme est un charlatan, c'est celui-ci, dans lequel Thunderf00t prend le temps de lire la thèse de maîtrise universitaire d'Anita Sarkeesian. Ce qu'il y découvre est une véritable farce, un torchon risible. Voyez pas vous-mêmes.

Finalement, dans celui-ci, Thunderf00t dénonce le fait que Sarkeesian est invitée pour parler d'ÉTHIQUE, celle-là même qui a encouragé les gens à pirater des films, celle-là même qui prétend vouloir alimenter les conversations tout en bloquant les commentaires sous ses vidéos et celle-là même qui s'est réjouie en ligne de la mort de Christopher Hitchens, écrivant qu'il était un "raciste, un sexiste et un warmonger".

Bref, comme le démontre si brillamment Thunderf00t dans des vidéos publics et très faciles à trouver pour quiconque s'en donne la peine, Anita Sarkeesian est à tout le moins une figure controversée qu'il n'est pas très sage de citer comme une source crédible, ou plus probablement une féministe fanatique qui dit des énormités.

Gardant cela en tête, poursuivons donc avec l'article de Mme Petrowski:

Sarkeesian fait partie d'un noyau dur de jeunes féministes, «gameuses» dans l'âme, qui n'acceptent plus que le jeu demeure le monopole des hommes. Elles veulent que les mentalités changent, que les images changent, que des personnages féminins forts soient mis de l'avant et que les femmes envahissent les champs créatifs d'une industrie où 80% des postes sont occupés par des hommes.

Ouf! Par où commencer?

Premièrement, les jeux vidéo ne sont pas le monopole des hommes! Mme Petrowski l'admet elle-même plut tôt dans le même texte: Selon les statistiques, les «gameuses» au Canada et aux États-Unis représentent aujourd'hui environ 48% des adeptes de jeux vidéo. Oui, oui, Mme Petrowski elle-même nous apprend que la moitié des gens qui jouent à des jeux vidéo sont des femmes. Comment expliquer cela si "le jeu demeure le monopole des hommes"? Ça n'a tout simplement AUCUN sens!

Deuxièmement, les hommes se sont intéressés aux jeux vidéo plus tôt et en plus grand nombre que les femmes, il est donc parfaitement normal qu'ils occupent 80% des postes dans cette industrie! Tout naturellement, plus les femmes s'y intéressent à leur tour, plus elles étudieront dans le domaine et plus elles occuperont de postes dans l'industrie! À lire Mme Petrowski, on dirait qu'elle veut que ceci soit automatique. De plus, Mme Petrowsi démontre elle-même que les femmes sont les seules responsables de leur faible présence dans ce domaine, citant une productrice de jeux: «Et c'est très dommage parce qu'en création, ce sont d'excellents jobs bien payés, mais les filles ne pensent pas à postuler. Souvent elles ont l'impression qu'être assises devant un ordinateur toute la journée, c'est plate à mort.» Alors qu'on ne vienne pas me parler du "plafond de verre", du patriarcat et des gamers misogynes, bordel! 

Troisièmement, les féministes comme Sarkeesian ne demandent pas simplement que des jeux mettant en scène des personnages féminins forts soient mis sur le marché. Si c'est tout ce qu'elles demandaient, alors je serais tout à fait d'accord avec elles! Mais ce qu'elles veulent vraiment, c'est que tous les jeux qui ne respectent pas LEURS valeurs, LEUR vision du monde et LEUR définition de ce qui est acceptable soient BANNIS! C'est ça le problème!

Prenons par exemple le jeu Grand Theft Auto qui, si j'ai bien compris, consiste à prétendre d'être un bandit qui pique des voitures, tue des gens, affronte la police et commet de nombreux délits. Personnellement, le concept de ce jeu ne m'intéresse absolument pas. Je dirais même qu'il m'offusque jusqu'à un certain point, parce qu'il semble glorifier les criminels. Alors vous savez ce que je fais? Je n'y joue pas. Point final. Je ne cherche pas à le faire bannir de la surface du monde parce qu'il heurte mes valeurs! 

Ou prenons le film Kill Bill. J'ai vu la première partie et je l'ai trouvée abominable. J'ai trouvé l'interminable violence tout simplement insupportable. Alors vous savez ce que j'ai fait? Je n'ai pas regardé la suite. C'est tout. Je n'ai pas cherché à le faire bannir et je n'ai pas manifesté dans les rues ou fait circuler des pétitions pour que les prochains films de Tarentino soient moins violents!

Or, c'est exactement ce que font la horde de féministes à la Sarkeesian. Pour elles, AUCUN jeu ne doit heurter leurs fragiles sensibilités et leurs valeurs. On appelle ça de la CENSURE. Le dernier groupe qui a joué à ce petit jeu au Québec s'appelle l'Église catholique, vous vous souvenez? Et maintenant, la nouvelle religion des temps modernes, le féminisme, voudrait faire exactement la même chose. Les cathos vous disaient ce que vous aviez le droit de lire et maintenant, les féministes vont vous dire à quels jeux vous avez le droit de jouer! C'est complètement scandaleux.

Caroline Martin, productrice exécutive chez Ubisoft, estime pour sa part que la dénonciation des stéréotypes féminins dans les jeux est dépassée. «Les filles qui se battent en bikini en métal, ça fait longtemps que ça n'existe plus chez Ubisoft.»

Vous voyez? C'est ÇA la censure. 

Et si j'avais envie de jouer à un jeu dans lequel il y a une belle femme qui se bat en portant un bikini en métal? Ça regarde qui, ça? Ça fait du mal à qui? Ça porte préjudice à qui? Qu'est-ce que je peux bien en avoir à foutre, moi, que ça heurte les petites sensibilités de quelques féministe enragées? 

Si les jeux de ce type avaient des effets néfastes démontrables dans la société, ce serait autre chose. Mais ce n'est PAS le cas! Les jeux et les films violents ne rendent PAS les gens violents! Les jeux avec des personnages féminins sexy ne rendent PAS les gens misogynes! C'est ça la réalité!

Regardons ça sous un autre angle. Une fois qu'on se sera plié aux exigences des féministes et qu'on aura banni tous les jeux qui montrent des personnages féminins trop faibles, ou trop sexy, ou trop déshabillés, etc. On va censurer les jeux vidéo pour faire plaisir à qui d'autre? Il faudrait peut-être bannir les jeux où des animaux sont lancés contre leur gré (comme Angry Birds) pour ne pas heurter les sensibilités des groupes de défense des animaux? Vous voyez le délire?

Lentement, mais sûrement, les choses changent. Parfois ces changements provoquent des réactions violentes comme celles du Gamergate, une nébuleuse virtuelle, farouchement opposée à la féminisation des jeux et auteure de menaces contre Anita Sarkeesian et les autres blogueuses féministes. Très vite, par contre, l'intimidation des membres anonymes du Gamergate a été dénoncée par les studios et par les créateurs comme Patrick Plourde qui estime que le harcèlement et l'intimidation en ligne n'ont pas leur place dans l'industrie.

C'est dans ce paragraphe que Mme Petrowski fait plus clairement étalage de son ignorance. Les gamers ne sont pas opposés à la publication de jeux vidéo destinés aux femmes. Ils s'opposent à LA CENSURE des jeux pour faire plaisir aux féministes! La vaste majorité d'entre eux ne menacent PAS Anita Sarkeesian, ils critiquent simplement ses affirmations tordues! Mais à ses yeux à ELLE, toute critique constitue une menace sexiste et misogyne! C'est ÇA la réalité!!!

C'est ce qu'aurait compris Mme Petrowski si elle s'était donné la peine de fouiller un tout petit peu et s'il elle ne s'était pas simplement arrêtée à la version que claironnent les féministes déjantées.







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