30 mars 2015

SUNDAYS de Mischa Rozema

Comic-books sous la censure féministe

Jadis une littérature relativement underground, marginale, sous-estimée et souvent méprisée, les comic-books sont en train de devenir "mainstream" en grande partie grâce au succès des films hollywoodiens qui s'en inspirent. Des personnages qui étaient jadis méconnus du grand public ont maintenant fait leur entrée dans la sphère de la culture générale populaire. Je peux en témoigner: lorsque j'ai commencé à enseigner il y a 20 ans, mes élèves d'alors n'avaient jamais entendu parler d'Iron Man. Lorsque je leur montrait des dessins, ils me demandaient si c'était un robot. De nos jours, bien rares sont ceux qui ne connaissent pas ce personnage.

Malheureusement, cette subite incursion dans la culture pop ne se fait pas sans conséquences malencontreuses. Le monde des comics, jadis dans l'ombre, se retrouve sous les projecteurs et vit de grands chamboulements ces derniers temps. Ça peut sembler anodin au commun des mortels, mais ce qui se passe présentement dans les comic-books est une source grandissante de frustrations pour les vieux fans comme moi.

Par exemple, l'une des conséquences les plus tordues de leur nouvelle popularité est que de nombreux comics sont dénaturés afin de ressembler davantage aux films qu'ils ont pourtant inspirés. La logique de cette manoeuvre stratégique est de permettre à l'éventuel cinéphile qui serait tenté d'acheter un comic pour la première fois de ne pas trop être désorienté par ce qu'il y verra. Or, cela fait vraiment chier les vieux fans comme moi. L'historique des personnages est parfois sacrifiée au profit d'une réinvention douteuse, opportuniste et bassement mercantile qui préfère se coller sur un récent film de 2 heures plutôt que sur la version originale qui a grandi après des décennies d'évolution et de péripéties. Tout ça est souvent balayé sous le tapis au profit d'une version plus hollywoodienne des personnages. Le comportement de Tony Stark, désormais calqué sur la performance de Robert Downey Junior plutôt que d'être la continuation logique du personnage de BD, en est un bon exemple.

Mais il y a pire. Les comics, qui n'intéressaient jadis que les garçons et les hommes, attirent maintenant l'attention de certaines femmes. Et malheureusement, dans la plupart des cas, il ne s'agit pas de nouvelles lectrices, mais plutôt de féministes militantes qui "gardent les comics à l'oeil". Il s'agit d'une espèce de mouvement de contestation qui n'est pas sans rappeler celui qui s'attaque présentement aux jeux vidéo traditionnellement masculins, un phénomène dont j'ai parlé dans ces billets: Pourfendre les féministes enragées, Thunderf00t frappe dans le mille, Gamergate, Quand les féministes dérapent, Les gamers et leurs privilèges "invisibles", Petrowski et Sarkeesian: même combat!

Bref, plutôt que de résulter dans un plus grand nombre de lectrices et une diversification des titres publiés, ces éternelles insurgées exigent plutôt la censure et la propagande de leur idéologie tordue.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel phénomène se produit dans cette industrie. Il faut savoir que cette littérature a connu des heures très sombres dans les années 50. À cette époque, la publication d'un bouquin extrêmement alarmiste intitulé "La séduction des innocents" a presque signé l'arrêt de mort des comics américains. L'auteur, un psychologue, y affirmait que les comics constituaient une influence néfaste sur les jeunes et qu'ils contribuaient à la délinquance juvénile, à la consommation de drogue et aux relations sexuelles précoces. Il n'offrait évidemment aucune preuve concrète pour appuyer sa thèse, mais ses affirmations gratuites furent néanmoins prises au sérieux.

Face à la panique des parents et des organismes conservateurs, les éditeurs de comics furent bien obligés de se plier à la censure. La publication de nombreux titres fut annulée et le contenu des comics fut soumis à un code très strict d'auto-censure. Les comics américains mirent des décennies pour se relever lentement de cette terrible épreuve et briser progressivement les chaînes de la censure.

Évidemment, avec le recul, il est facile de voir que les affirmations de cet hurluberlu étaient complètement ridicules. Demandez à n'importe quel spécialiste de la délinquance et vous verrez bien que ces comportements s'expliquent par bien des facteurs (abus, abandon, négligence, faible estime de soi, traumatisme, pauvreté, etc.) et que la lecture de comic-books sera totalement absente de la liste. Je lis moi-même des comics depuis que je suis tout petit et je n'ai toujours pas de dossier criminel. D'ailleurs, les jeunes qui lisent des comics sont traditionnellement des rêveurs introvertis et timides qui n'ont pas du tout le profil du délinquant. Il s'agissait donc d'une fumisterie.

Mais malheureusement, l'histoire est une bibitte qui se répète inlassablement et voilà maintenant que les comic-books sont à nouveau assiégés. Cette fois-ci, ce sont les féministes qui mènent l'assaut. Car voyez-vous, selon ces dernières, les comic-books seraient des abominations sexistes qui font la promotion de la misogynie et de l'objectification des femmes. Les jeunes gens qui lisent des comics seraient influencés par ces derniers au point de développer des comportements et des attitudes misogynes. Ça vous rappelle les années 50?

Malheureusement, comme par le passé, l'industrie du comic-book fait de nouveau appel à la censure pour se plier à une théorie fumiste qui ne s'appuie sur aucune étude, aucune donnée et aucun fait. Il fallait jadis s'auto-censurer sévèrement afin de prouver à tout prix que les comics ne faisaient pas la promotion de la délinquance. Cette fois-ci, il faut prouver à tout prix que les comics ne font pas la promotion de la misogynie. Et on s'enfonce ainsi de plus en plus dans le délire.

Ça fait un bon bout de temps que des critiques fusent à l'égard des comics, mais récemment, il y a clairement un crescendo. J'ai habituellement accordé peu d'attention aux critiques, mais maintenant que les éditeurs de comics commencent à se plier à ces demandes, il n'est plus possible de faire comme si elles n'existaient pas.

Le brouhaha qui a initialement attiré mon attention est le soi-disant "scandale" de Spider-Woman dont j'ai déjà parlé ici. Des féministes s'étaient indignées de la pose dite "suggestive" de la super-héroïne sur une couverture spéciale qui était l'oeuvre du légendaire bédéiste italien Milo Manara, reconnu pour son habileté à dessiner des femmes sexy et sublimes. Plutôt que de défendre la liberté d'expression ou d'ignorer ces plaintes qui étaient issues de féministes qui ne lisent même pas Spider-Woman de toute façon, Marvel a préféré capituler. La couverture ne fut jamais publiée, le contrat avec Manara fut déchiré et peu après, Spider-Woman hérita d'un nouveau costume moins sexy (ainsi que d'une tragique réduction mammaire) qui cache toutes les courbes de l'héroïne (du moins, celles qu'il lui reste). Résultat: les féministes qui n'achetaient pas S-W applaudissent mais ne l'achètent pas plus qu'avant. Ceux qui l'achetaient le laissent tomber. La série s'arrête quelques mois plus tard.

Avec le recul, je réalise que l'événement précurseur de cette décision à propos de Spider-Woman était probablement le changement d'uniforme de Ms. Marvel (maintenant rebaptisée CAPTAIN Marvel). En 2012, son maillot traditionnel des années 70 a été remplacé par un uniforme plus modeste. Toutefois, à ma connaissance, ce changement n'a pas été motivé par de quelconques plaintes. De plus, le nouvel uniforme continue d'épouser les courbes généreuses du corps de l'héroïne. Il est également motivé par un scénario et une histoire, il ne s'agit donc pas d'un changement gratuit et aléatoire pour céder à des pressions. Bref, lorsqu'ils ont modifié le costume de Ms. Marvel, ça m'a laissé plutôt indifférent, mais je réalise maintenant que ce changement s'inscrit dans un mouvement beaucoup plus large. De plus, la position dans laquelle l'héroïne est dessinée sur la couverture du premier numéro de sa série est une référence claire à la célèbre affiche féministe "We can do it". Était-ce là le véritable début du virage?

En septembre 2013, un nouveau scandale éclate à propos du comic-book de Batwoman. Lorsque dans une entrevue, un responsable de DC Comics déclare qu'il ne souhaite pas que Batwoman se marie, les guerriers de la rectitude et de la justice se déchaînent. Il faut savoir que Batwoman est une lesbienne et les critiques sautent donc immédiatement à la conclusion que DC ne souhaite pas qu'elle se marie PARCE QU'ELLE EST UNE FEMME LESBIENNE! On crie à l'homophobie et à la misogynie! Or, la décision concernant Batwoman n'a strictement rien à voir avec son orientation sexuelle. DC ne souhaite pas que Batman se marie non plus et ce n'est pas parce qu'il est un homme hétéro! Mais essayez donc de faire entendre raison à des illuminés qui hurlent. C'est seulement en engageant un nouveau scénariste ouvertement homosexuel que DC arrive à mettre un terme à cette ridicule controverse.

En avril 2014, l'Internet se déchaîne suite à la publication de la couverture du premier numéro des Teen Titans. L'article d'une blogueuse et ancienne employée de DC Comics fait le tour des médias. Elle qualifie la couverture d'affreuse et attaque l'artiste à propos de l'anatomie de Wonder Girl. Non seulement ses seins sont trop gros dit-elle, mais en plus, ils jaillissent de son costume, n'ont pas la forme de seins normaux et sont donc des implants. Elle s'indigne également que sa taille est trop mince et ses cuisses trop grosses. Elle termine en soulignant le fait que ce personnage est une adolescente, suggérant à mots à peine voilés que l'artiste et quiconque aime cette couverture doit être une espèce de pédophile. Complètement ahurissant.

Or, vous en conviendrez sûrement, cette couverture est très réussie et pas du tout scandaleuse. J'aurais répondu à cette dame que, premièrement, ce décolleté qu'elle juge scandaleux n'a en fait rien de bien choquant. Il me rappelle de nombreuses robes de bal que portent beaucoup d'adolescentes de cet âge et il faut vraiment avoir l'esprit tordu pour s'en scandaliser. Deuxièmement, ne lui en déplaise, les adolescentes ont des seins de tailles variables, aucune adolescente n'a rien à dire au chapitre et il serait ridicule pour un artiste de prétendre le contraire. L'âge de Wonder Girl est estimé à 17 ans, on ne parle donc quand même pas ici d'une enfant! Troisièmement, qui a dit que le corps des super-héros doit être en tout point conforme à la réalité? Vous avez vu la taille massive des épaules des super-héros masculins? Il n'y a pas un type sur terre qui est bâti comme ça dans la vraie vie. SO WHAT? C'est aussi vrai de la forme des seins des super-héroïnes! Qui a dit que les dessinateurs de comics doivent se limiter à dessiner des personnages entièrement conformes à la réalité? On parle de super-héros ici! Des gens qui volent, qui tirent des laser de leurs yeux et qui sont capables de soulever un autobus! On est dans le rêve et dans l'imaginaire, pas du tout dans la réalité!

Peu importe, pour cette blogueuse et tant d'autres comme elle, cette couverture représente une objectification dégoûtante et répugnante du corps des femmes par des salopards d'hommes misogynes et probablement pédophiles. On nage en plein délire paranoïaque. Et remarquez à quel point le discours féministe s'approche parfois si près de celui des fondamentalistes religieux qu'il en devient presque indiscernable. Cachez vos courbes des regards malsains des hommes, mesdames! Idéalement, portez la burqa, ça réglera le problème!

En décembre 2014, c'est au tour de Batgirl d'être la cible des critiques enragées. Dans le numéro 37 de la série, Batgirl affronte une super-vilaine qui imite son costume, version extra-"bling". Lorsque notre héroïne arrache le masque et la perruque de l'imposteur, elle est étonnée de constater qu'il s'agit d'un homme. Qui ne le serait pas dans de pareilles circonstances? Les cases en question font rapidement le tour du web et sèment l'indignation et la controverse chez les blogueurs transgenres et transsexuels qui hurlent à l'intolérance et à la "transmisogynie" (ça ne s'invente pas). Face à la vague de critiques hurlants, les créateurs de la série sont forcés de s'excuser!


En janvier, on apprend que DC Comics va se débarrasser du décolleté de Power Girl, surnommé avec dérision le "boob window" par les critiques féministes. Parce que, évidemment, lorsqu'un femme porte un décolleté, c'est correct, mais si un homme lit une BD dans laquelle une super-héroïne porte un décolleté, alors là, ça devient dégradant. Il est intéressant de noter que cette décision de DC n'est que la dernière d'une longue série de tergiversations et d'autodérision autour du décolleté de cette super-héroïne. Le malaise dure depuis des années. Parce qu'apparemment, ce n'est pas bien pour un homme hétéro de trouver que des seins, c'est beau. C'est honteux. Même quand la dame que l'on admire du regard est un personnage fictif.

En février dernier, c'est Iron Man qui passe à la moulinette. En effet, la nouvelle couverture est rendue publique et on y devine que Stark sera remplacé par une Iron Woman: nulle autre que Pepper Potts. Je dois préciser que je n'ai pas d'objection avec l'idée de prime abord. Tony Stark a cédé sa place à plusieurs personnages secondaires au cour des années, notamment à son bon ami Jim Rhodes, alors pourquoi pas Pepper? C'est d'ailleurs l'un des aspects qui rendent ce personnage si unique: quiconque revêt l'armure devient le héros. De plus, Pepper n'est pas la première femme à endosser l'armure du Vengeur doré, alors l'idée me plaît bien et pique ma curiosité. Toutefois, regardez la couverture de plus près. Stark est couché par terre, Pepper l'écrase de sa botte et, en arrière-plan, on voit le symbole masculin de Mars. Il ne manque plus que le slogan: "Prends ça, sale patriarcat!" et le compte y est! Bref, de quoi titiller n'importe quelle féministe. Vous ne trouvez pas qu'ils y vont un peu fort? Et imaginez un seul instant si une couverture de comics mettait en scène un héros masculin qui écrase une super-héroïne sous sa botte. Imaginez le scandale!

D'ailleurs, vous n'avez pas à l'imaginer, continuez à lire ce billet jusqu'au paragraphe à propos de la couverture de Batgirl.

Quelques jours plus tard, Marvel annonce la publication d'un nouveau titre. Cette nouvelle série, intitulée A-FORCE, mettra en vedette une équipe de Avengers composée exclusivement de femmes. Il est fort à parier que si Marvel avait annoncé la création d'une équipe uniquement masculine, les accusations de sexisme n'auraient pas tardé. Mais dans le cas contraire, loin de s'en offusquer, l'annonce est applaudie par l'émission The View et le quotidien le plus lu de tous les États-Unis: "USA Today's Brian Truitt says that the Avengers team has been disbanded during the events of Secret Wars, with this A-Force team emerging in its stead. Coming out of the previously teased Battleworld dominion Arcadia which Wilson describes as a "feminist paradise." Oui, vous avez bien lu. Ce sera un paradis féministe. Cette odeur que vous percevez présentement est celle de la propagande, mes amis. Un mois plus tard, DC Comics monte à bord du train de la ségrégation en annonçant une équipe exclusivement féminine de sa Justice League.

Puis, en mars dernier, c'est au tour de deux héroïnes de DC Comics de voir leurs costumes être modifiés: Starfire et Harley Quinn. Cette dernière, célèbre acolyte du Joker, avait récemment adopté un costume très révélateur inspiré du populaire jeu vidéo Arkham City. Si le récent changement de costume de Harley est compréhensible et qu'il la ramène à son look traditionnel, le cas de Starfire est très différent et particulièrement troublant car c'est à l'essence même du personnage qu'on s'attaque ici. Depuis sa création en 1980, Starfire est une extra-terrestre qui provient d'une culture où la sexualité n'est pas taboue comme sur Terre. C'est justement cet espèce de choc culturel qui l'a rendue si originale et intéressante. Elle a donc toujours porté des uniformes très révélateurs et a des comportements plutôt libertins. La pénultième version de son costume, plus révélateur que jamais, avait provoqué un tollé chez les féministes qui, de toute évidence, ne connaissaient rien au personnage. Il a également été tourné en dérision dans différentes initiatives de propagande féministe comme celle-ci. DC Comics cède donc aux critiques et modifie le costume de son héroïne en le qualifiant de "less porn-y" (moins porno). Malheureusement, si ce n'était de la couleur de sa peau, elle aurait simplement l'air d'une banale joggeuse californienne... dans le pitoyable contexte actuel, je suppose que le fait de ne pas couvrir son ventre et ses cuisses doit être vu comme un acte de courage?

Encore en mars, DC Comics annonce que c'est maintenant au tour de Wonder Woman de voir son costume traditionnel banni. Son nouvel uniforme, qui plairait à une baigneuse musulmane, n'expose plus que son visage et ses mains. Dans les jours qui suivent, le très talentueux dessinateur J Scott Campbell se désole de cette décision sur son compte Facebook et y poste un croquis de la belle Amazone dans un costume qui respecte son look traditionnel tout en incorporant des éléments de la Grèce antique. Il essuie plusieurs injures de féministes enragées qui le diffament et le traînent dans la boue. Pas du tout ébranlé, Campbell poste également un lien vers ce tweet du bédéiste Erik Larsen qui dénonce cette nouvelle censure du corps des super-héroïnes pour "faire plaisir à une minorité criarde et aux dépends des lecteurs qui paient pour lire nos comics". Évidemment, Larsen est à son tour insulté et traité de sale misogyne fini... on connaît la musique.

En réaction au tweet, Campbell ajoute ceci: "Do any of you think this ISN'T true? When traditionally sexy looking super hero costumes get a finger wagging and a lecture from sites like the Mary Sue, Jezebel, Huffington Post Women, etc, do you really think any of them make up the audience ACTUALLY buying comic books? I don't. Wasn't that his main point? In the age of HBO, Netflix, Mature rated Batman video games, how can comics expect keep their "edge" in a continuing shrinking marketplace when held against the fire of these kind of increasingly restrictive standards?"

Quelques jours plus tard, Batgirl se retrouve à nouveau dans la mire des critiques hystériques à cause d'une couverture qui montre l'héroïne sous l'emprise du Joker. Le dessin est un hommage terrifiant, puissant, émotif et intense au classique récit The Killing Joke d'Alan Moore dans lequel le Joker avait ouvert le feu sur Batgirl, sectionnant sa moelle épinière et la confinant à une chaise roulante pour de nombreuses années. Il ne s'agit que d'un clin d'oeil à un vieux classique pour les fans de longue date comme moi et le dessin ne représente donc pas une scène qui se déroule dans les pages de la BD. Évidemment, on a vu le Joker menacer la vie de Batman des centaines de fois sans que cela ne soulève la moindre controverse. Le Joker a même tué le second Robin à coups de barre de fer! Mais si sa victime est une femme, alors là, ça change tout! Encore une fois, on hurle à la misogynie et au sexisme, si bien que DC décide de ne pas publier la couverture et Rafael Albuquerque, l'artiste brésilien qui a signé ce dessin, est forcé de s'excuser publiquement.

Mais l'exemple le plus flagrant et le moins subtil de l'intrusion de l'idéologie féministe s'est produit dans les pages de Thor. L'ancien dieu du tonnerre a récemment été remplacé par une femme, mais cela n'était pas suffisant. Il fallait en faire ouvertement une championne de la cause féministe. Voilà donc la scène à laquelle les lecteurs ont eu droit dans les pages du 5e numéro de la série:




Ben oui, en plein combat contre le Absorbing Man, dépeint comme un gros salopard misogyne et sexiste pour les circonstances, la femme Thor lui casse la figure pour avoir osé utilisé "le mot féministe comme s'il s'agissait d'une insulte!"

Oui, la subtilité vient de passer par la fenêtre, le message est clair et sans appel: insulter le féminisme, c'est pire que de voler une banque et tu mérites de te faire casser la gueule. Et les médias, comme le Guardian, applaudissent.

On en est là.

Tous ces faits pris isolément pourraient être vus comme des coïncidences et ignorés allègrement. C'est d'ailleurs ce que j'essaie de faire depuis des mois et des mois. Mais là, il faut bien se rendre à l'évidence, les comic-books sont en plein coeur d'une gigantesque campagne d'intimidation, de contestation et d'auto-censure comme on n'en avait pas vu depuis la crise d'hystérie des années 50.

Les comics sont des oeuvres de fiction. C'est du rêve. Du fantasme. Et on y retrouve tout ce qui épice les fantaisies de la plupart des hommes hétéro: des pouvoirs surhumains qui engendrent le respect ou la peur et des femmes magnifiques aux courbes généreuses. Et que les femmes qui y voient quelque chose de malsain m'expliquent en quoi ceci est pire que 50 Shades of Grey! Un roman érotico-mocheton qui a été lu et applaudi par des millions de filles et de femmes et dont l'adaptation cinématographique a engrangé des millions au box-office! En quoi cette histoire tordue est-elle plus saine et plus respectueuse des femmes que la plus sexy des puissantes super-héroïnes? Expliquez-moi ça! Et les couvertures des "romance novels" qui sont lus par des millions de femmes, ce n'est pas de l'objectification masculine, ça? Pourtant, je n'ai jamais entendu un seul homme s'en indigner! Alors pourquoi cette guerre ouverte contre les comic-books?

Je vais vous le dire, moi, pourquoi. Parce que les comic-books, traditionnellement créés et lus par des hommes, sont décriés comme étant des nids de misogynie. Ce qui est faux car des personnages féminins forts y combattent le crime depuis des décennies. Évidemment, les garçons et les hommes hétérosexuels aiment lire les aventures de personnages féminins sexy et plantureux. Où est le mal? Qui en souffre? Où sont les victimes? Quelles en sont les réelles conséquences néfastes?

Réponse: il n'y en a pas.

La lecture ne rend pas délinquant ou misogyne, Astérix ne m'a jamais donné l'envie irrésistible de casser la gueule d'un Italien, les films d'horreur ne poussent personne à aller charcuter son voisin et les jeux vidéo ne sont pas la cause d'une hausse de la criminalité, au contraire!

Mais si on est honnêtes et lucides, on se rend rapidement compte que, au fond, ce n'est pas vraiment le costume des super-héroïnes qui dérange ici. Ce qui est vraiment problématique, c'est le regard masculin qui constitue, pour ces nouvelles féministes, une forme d'agression. C'est pour cette raison que lorsqu'une chanteuse à la Beyoncé se dénude alors que ses fans sont principalement des femmes, cela est vu comme une forme d'affirmation de soi. Elles appellent ça du "empowerment"! Mais lorsque les fans sont masculins, le fait de montrer un peu de peau devient un geste sale, répugnant, pornographique et misogyne. Elles appellent ça de l'objectification du corps de la femme! Logique féministe 101.

La semi-nudité ou l'habillement sexy, pour les féministes, c'est comme tout le reste. Au bout du compte, le problème, c'est toujours ces salopards d'hommes. Même leurs regards sont une forme de viol!

Et le résultat, dans ce cas-ci, c'est qu'en se pliant aux exigences des féministes et des groupes de pression qui ne lisent pas de comics, en méprisant et en s'aliénant leurs lecteurs, les éditeurs se tirent dans le pied. Parce que moi, quand je lis une BD, c'est pour être diverti, pas pour me faire gaver de propagande féministe à la grosse cuillère.

Vous trouvez les uniformes des super-héroïnes offensants et sexistes? Parfait, alors continuez de ne pas acheter ces séries. Moi, lorsqu'une série me déplaît, je ne la lis pas, c'est tout. Ça s'appelle "vivre et laisser vivre".

Dans une société libre et particulièrement dans les domaines de la littérature et de l'art, la censure ne devrait jamais, jamais, jamais être la solution.



Pablo Fernandez II

29 mars 2015

L'allégorie de la caverne

Un gym réservé aux femmes

Je dois bien dire que l'Université McGill m'a agréablement surpris dans ce dossier:

Soumia Allalou qui s’est fait refuser par la direction de McGill d’instaurer des plages horaires seulement pour les femmes au centre sportif entend continuer son combat et est persuadée que l’université changera d’avis.

«Ce qui est le plus fâchant, c’est que le centre sportif avait trouvé une solution tout à fait acceptable», affirme l’étudiante en droit.

Selon elle, le centre sportif à qui elle avait fait part de sa demande avait trouvé un autre local servant aux équipes sportives, qui pourrait être mis à la disposition des femmes quelques heures par semaine.

Cette "solution" était peut-être tout à fait acceptable à vos yeux, Madame, mais de toute évidence, elle ne l'est pas aux yeux de tout le monde, dont les miens!

D'ailleurs, vous savez ce qui est le plus choquant dans ces maudites demandes d'accommodements religieux? C'est que c'est toujours aux autorités de justifier leur refus. Pourquoi est-ce que ça ne serait pas aux demandeurs de justifier leurs requêtes? Pourquoi le fardeau de la justification n'est-il pas de leur côté? Il me semble que cela serait préférable puisque, aux yeux de n'importe quelle personne raisonnable, il n'y absolument aucune justification valable et raisonnable de mettre en place des politiques discriminatoires. Absolument aucune.

C'est vrai, comment voulez-vous qu'on justifie que cet espace sportif soit interdit à la moitié de la population étudiante de l'université? Il serait injustifiable d'interdire l'accès aux femmes et il est tout aussi inacceptable de le faire pour les hommes. La ségrégation EST INJUSTIFIABLE! Mais voilà, les gens religieux n'ont généralement pas à se justifier, ils ne sont pas mis face à leur propre intolérance et ce sont les autorités qui doivent justifier leur refus et qui passent pour les intolérants. En d'autres termes, on taxe d'intolérance ceux-là même qui prennent position CONTRE la discrimination, la ségrégation et le sexisme! Bienvenue dans le monde à l'envers de la logique multiculturaliste!

Mais à part les étudiants musulmans, qui peut bien appuyer cette dame dans sa démarche?

L’étudiante musulmane déplore que la direction voie cet enjeu seulement comme un accommodement religieux. «J’ai reçu des dizaines de messages de femmes qui étaient mal à l’aise de fréquenter le centre sportif, parce qu’il était dominé par des hommes. Et à la faculté de droit, 70% des étudiants sont en accord avec ma demande.»

Ah! ben voyez-vous ça! Quel autre groupe, à part les musulmans, serait en faveur de privilèges octroyés aux étudiantes et dont seraient privés les hommes? Réponse: les féministes, évidemment! Quelle surprise!

Oui, les féministes, ces grandes guerrières de l'égalité et pourfendeuses du patriarcat unissent leurs forces à celles de l'Islam, la religion la plus sexiste, la plus patriarcale et la plus discriminatoire envers les femmes, pour que soient créés des petits ghettos exclusifs de femmes à l'Université McGill. Fascinant, n'est-ce pas?

Ayant vécu à Toronto pendant de nombreuses années, Soumia Allalou a été surprise de constater qu’aucune plage horaire n’était réservée aux femmes au centre sportif universitaire de McGill. Elle constate que le Québec est beaucoup moins inclusif que l’est par exemple l’Ontario, où habitent toujours ses parents et son mari. «Ici, je me fais souvent dévisager de la tête aux pieds, surtout à Laval, où j’habite. Mais à Toronto, ça ne m’arrive jamais!»

Oui, voilà une autre similitude entre l'idéologie féministe et l'Islam: l'agression des regards!

Les hommes agressent les féministes en les regardant et les kafirs agressent les musulmanes en les "dévisageant".

Belle gang d'éternelles victimes...



Pères dénigrés

Pourquoi les mères sont-elles encore perçues comme indispensables et les pères comme étant d'une importance bien secondaire?

Extrait de cet article du Devoir:

Un exemple qui m’avait frappé était celui des centres de services de natalité et de périnatalité destinés aux parents, dont l’un des plus gros était situé dans la ville de Québec et portait l’appellation suivante: Le Centre mère-enfant. En 2015, ce centre de services familiaux et parentaux porte encore et toujours ce nom. La description qu’on en fait sur le site Internet de l’organisme est la suivante: «Le Centre mère-enfant Soleil (CMES), implanté au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), regroupe sous un même toit la majorité des spécialistes de la région de Québec qui se consacrent aux soins des nouveau-nés et de leurs mères, des enfants ainsi que des futures mamans de la ville, de la région de Québec et de l’Est-du-Québec.»

Or, bien que cela semble être le cas considérant l’appellation de l’organisme et la description qu’on en fait, il ne s’agit pas, on l’aura compris, d’un centre de services de natalité et périnatalité destinés aux mères célibataires. Pourquoi ne pas affubler alors cette structure d’un nom adéquat, correspondant aux services qu’elle offre et aux destinataires de ces services? En ce sens, le Centre parents-enfants représenterait, certes, un choix plus cohérent.

Le pouvoir des mots

Les mots ne sont jamais que des mots. Ils ont un pouvoir, ils sont un pouvoir. J’en prends pour preuve une activité s’étant déroulée récemment dans le gymnase de l’école de mes filles, une école de la Commission scolaire de Montréal (CSDM). Comme c’était le cas dans plusieurs établissements de la région montréalaise, la célébration de la fête des 100 premiers jours de la maternelle s’y déroulait ces jours-ci.

Alors que l’activité tirait à sa fin, une enseignante s’est adressée à tous les enfants réunis dans le gymnase de la manière suivante: «Je demande à ceux dont la maman n’est pas ici de lever la main. Ceux dont la maman n’est pas venue aujourd’hui, vous allez retourner au service de garde et si votre maman est là, vous pouvez partir avec elle.»

Le nombre de mères et de pères réunis cette journée-là dans le gymnase était — en l’estimant le plus honnêtement possible — sensiblement le même. Comme je le fais régulièrement depuis trois ans lors d’événements du genre à l’école de mes enfants, j’ai levé la main, signalé poliment que nous étions de nombreux papas sur place et suggéré qu’il serait préférable d’ajuster le discours de manière à ce qu’il reflète la réalité. Cela m’a valu un roulement des yeux de la professeure. Soit.

Mais au même moment, un petit garçon de la maternelle, perplexe, leva la main et demanda: «Moi, c’est mon papa qui est ici, qu’est-ce que je fais?» Cela n’est pas anodin. Ce petit être se demandait donc ce qu’il devait faire, étant donné que c’était son papa qui assistait à l’activité et non pas sa maman.

On le sait, la construction sociale des genres est un processus qui s’amorce très tôt et conséquemment, il est fort probable que dans le cerveau de cet enfant se soit encodée, se soit «reproduite socialement» dirait Pierre Bourdieu, l’information suivante: aux yeux de l’école, un agent de socialisation fort significatif, le parent qui devait d’assister à ce type d’activité était la mère.

De surcroît, dans la classe de maternelle de ma fille, il y a un élève vivant dans une famille homoparentale masculine. La probabilité est donc très grande que cet enfant ne s’y retrouve pas lorsque, pour lui communiquer de l’information concernant les parents, le personnel de l’école fait exclusivement référence aux mamans.

Bref, s’il n’est pas rare d’entendre que les pères doivent s’impliquer davantage, ce qui est juste d’ailleurs puisque le progrès n’est pas achevé en ce sens, encore faudrait-il, lorsqu’ils le font, qu’on leur offre une reconnaissance sociale adéquate et que les services et les discours ne donnent pas l’impression de ne pas leur être destinés ou encore, de ne pas les inclure. Il en va de la possibilité de vivre sa paternité dans la dignité.



Indignation à deux vitesses

La société n'est jamais à court d'indignation lorsqu'une fille d'âge mineur est séduite et agressée par un homme d'âge adulte. Personne n'oserait tenter de justifier un geste aussi odieux.

Ah! Mais si vous inversez les rôles, là, ça change tout!

Extraits de l'article du MLive:

The teenage boy, tall for his age and wearing a tie, settled into the witness stand in a downtown courtroom for days straight earlier this winter. Each time, he carefully looked away from the 35-year-old high school tutor who was accused of sexually assaulting him when he was just 15.

Though clearly embarrassed, the boy was courteous - even unflappable - answering lawyers' questions about rough sex and skimpy lingerie photos, explicit evidence dredged from the more than 1,000 texts and emails sent between the teen and his Catholic Central tutor.

In some ways, the trial was similar to dozens of other sex assault cases that have been prosecuted in Kent County Circuit Court.

What made the Abigail Simon case stand out was not only the teen-tutor relationship, or that the victim was a boy, but how people reacted to it.

It was online wildfire. Social media was abuzz with locker-room banter about the boy. Some said the relationship should have been the teen's biggest fantasy. Others suggested it wasn't a real crime. The teen wanted it, they insisted.

"He's a boy. Why would you open up this can of worms?" people asked the teen's mother, who brought the allegations to the school and police.

Simon in January was sentenced to eight to 25 years in prison for three counts of first-degree criminal sexual conduct. Sixteen is the age of sexual consent and Michigan law prohibits school employees from engaging in sexual activity with students under age 18.

Now that the trial is behind them, the teen's mother says if the case had involved a female victim, it would have elicited a different response from the community.

"Absolutely there's a double standard because she was a little, petite female and they think he convinced her and he manipulated her," said the boy's mother, who is not being identified by MLive and The Grand Rapids Press. "I think society does have a problem with (male victims), and I think it's because they have this vision of males having raging hormones."

The lack of public outrage in sex assault cases involving teenage boy victims is troubling for Randy Flood, director of the Men's Resource Center of West Michigan's Grand Rapids office. Teens are too often regarded as privileged to have been "sexually mentored" by a seasoned, older woman, he said.

"I think that it is dismissive of the vulnerability of boys and it causes them problems in their adult lives," Flood said. "They can't talk about what happened to them when they were 13, 14 years old because society tells them that they weren't victims because it's glamorized."

Society also has a tough time viewing males as true victims of domestic violence, and there's a misconception that men are always the perpetrators, Flood said. While the majority of domestic violence victims are females, Michigan statistics show more than one-fourth of victims are males.

"There's a lot of people who are afraid to talk about male victimization for fear that we're going to digress or devolve back into the era where we weren't taking violence against women seriously," he said, "and so people are afraid to have this discussion."

(...) Counselors may never have an accurate understanding of how many males are victims of sex crimes because of the myth that "it only happens to girls," said Carla Blinkhorn, CEO of YWCA West Central Michigan. She believes such abuse is underreported in part because the majority of outreach is targeted toward encouraging female victims to come forward, resulting in undertones that it's a gender-specific crime.

"There's a real way that we minimize that experience for boys and young men. And when you minimize it, people don't come forward," Blinkhorn said. "A lot of those conversations, I think, historically have been more focused on girls than they have been on boys."

(...) Victims of domestic violence also face gender-specific challenges to seeking help, Flood said. Struggles for men are commonly rooted in the traditional definition of masculinity that tells them real men are tough and in control. Coming forward as a victim can be a mark of shame, so males may often suffer in silence, Flood said.

(...) When males seek counseling at the Men's Resource Center, they aren't usually comfortable with naming victimization as their presenting problem. They will at first express struggles with depression, anxiety and low self-esteem. Domestic violence issues may surface later after many counseling sessions.

"There's something about victimization that causes a man to feel weak and unmanly and experience shame," Flood said. 



THE ESCAPE de Andre Surya

Ali Ertürk

28 mars 2015

Banni parce qu'il "ressemble" à un violeur

J'ai écrit plusieurs billets à propos du climat de paranoïa créé par les mouvements féministes sur les campus universitaires des États-Unis, du Québec et du Canada. Manifestations, intimidation, fausses accusations, fausses statistiques, tout y est! Voyez pas vous-mêmes:

Paranoïa à Ottawa
Viol et misandrie
La paranoïa du viol
Elles se sentent agressées par... une statue!
Dénoncer la présomption de culpabilité
La paranoïa du viol mène à ceci...
Quelle culture du viol?
Baiser saoul peut être tragique... si tu es un gars!
Féministe menacée!
Crise à l'UQÀM
Mettons fin à l'hystérie du viol
Campus féministes

Je croyais bien qu'après la gigantesque gaffe du magazine Rolling Stone, on connaîtrait enfin une accalmie dans l'ouragan de paranoïa misandre qui souffle sur les campus. Après tout, ce n'était pas rien cette gaffe! Une fausse accusation de viol, immédiatement crue par les médias et les autorités universitaires qui a mené à des sanctions bien réelles et qui s'est finalement avérée être sans AUCUN fondement. Beaucoup de monde ont perdu la face dans cette fausse controverse ridicule.

Mais c'était bien mal connaître nos amies féministes. La campagne de misandrie se poursuit inlassablement. Voici le dernier dérapage dans cette interminable hystérie collective débile: un étudiant masculin est banni de certaines zones du campus parce qu'une étudiante s'est plaint qu'il... "ressemble" au type qui l'a violée!

Extrait de l'ahurissante nouvelle:

Student Banned from Areas of Campus for Resembling Classmate’s Rapist

Yes — seriously.

A student at a liberal-arts school in Oregon was reportedly banned from going anywhere on campus that a fellow student would be — because he looked like the person who had raped her. 

Professor Janet Halley wrote in a piece for Harvard Law Review that she had “recently assisted” a student who had been “ordered to stay away from a fellow student (cutting him off from his housing, his campus job, and educational opportunity) — all because he reminded her of the man who had raped her months before and thousands of miles away.” 

The accused also had to endure a “month-long investigation into all his campus relationships, seeking information about his possible sexual misconduct in them,” which she called an “immense invasion of his and his friends’ privacy.” 

And (believe it or not!) it gets worse. Even after this invasive investigation completely cleared him of any wrongdoing, he still wasn’t allowed to go anywhere where the student would be without risking punishment from the school. “The stay-away order remained in place, and was so broadly drawn up that he was at constant risk of violating it and coming under discipline for that,” the piece continues. 

Vous imaginez ça? Subir un traitement discriminatoire, être privé de vos droits, être soumis à des investigations invasives, être privé d'accès à votre dortoir ou à votre travail, tout ça parce que selon UNE personne, vous RESSEMBLEZ à un violeur qui habite à des milliers de kilomètres de là?

Mais ce n'est pas grave, voyons, c'est juste un gars. Tout doit être mis en oeuvre pour protéger l'étudiante, mais le mec, lui, on s'en crisse... c'est de sa faute après tout, il avait juste à naître avec une autre face! Ou mieux: sans pénis!





27 mars 2015

8 délires religieux qui furent de courte durée

Le site io9 nous offre sa liste des huit délires religieux qui furent heureusement de courte durée... en voici quelques extraits:

8. Savonarola's Popularity Ended In Literal Flames

(...) Then things got scary. People would go to his speeches and, seized with a kind of hysteria, and run home to destroy everything pretty in their house. Painters, including Botticelli, burned their own work. Some painters were simply too afraid to do any new work. Once people were done ridding themselves of their beautiful possessions, they turned their eye on their neighbors. We think of the famous Bonfire of the Vanities, as an event at which people hurled their own fine clothes and artworks (and even pets) into the fire, but in truth, many were throwing in the property of their immoral neighbors — which had been collected by gangs of children that went around pounding on doors and searching houses.

7. The Cult of Sister Agnese Firrao

(...) Through her letters to Sister Maria Luisa, Agnese convinced everyone at her old convent she was a saint. She convinced them of a few other things as well. The nuns were a contemplative order, and had very little contact with the outside world. This is a shame, because contact with the outside world might have helped new novices realize that initiation into a convent shouldn't involve large amounts of oral sex with the mistress of novices. Perhaps a more open atmosphere would have given the first three nuns Maria Luisa turned on a chance to get away before they were poisoned to death.

6. The Greatest Problem With The Great Disappointment Was Smugness

(...) For some followers, knowing the year the world would end just wasn't enough. They needed an exact date, and a Millerite preacher named Samuel Snow gave it to them. He decided that the door would shut on October 22, 1844. People like specificity, and soon everyone in the Millerite movement came around to Snow's way of thinking. They eagerly awaited October 22nd. One man actually climbed up onto a barn roof and jumped at midnight. He literally hit the ground.

5. Biting Cat Nuns Spread Across Europe

(...) So throughout Europe, convents were apparently stalked by yowling, biting nuns. The mania wound itself up and then died back down, apparently forever.

4. The Morrisite Set Off A (Technically) International Incident

(...) He started his own sect — a sect that built up a following, went out to Utah in 1861, and believed Morris's prediction that the world would end by 1862. They believed it so much that they didn't plant any crops. Some actually trampled their crops, to show how much they believed.

3. The Satanic Panic Of The 1980s

(...) As the panic spread, the rumors got wilder. The head of Proctor & Gamble, people claimed, confidently announced that he was a Satanist on national television. (He didn't.) Satanists were sacrificing children. (They weren't.) There were a million Satanic cults in the United States - not a million Satanists, a million Satanic cults. (Of course there weren't.)

2. The Devil Does Milan

(...) There was an ancient poem that claimed that, in 1630, the Devil would come to Milan and poison everyone. On a morning in April, the citizens awoke to odd splashes of color on their doors. The idea that they had been marked promptly drove everyone insane. They were on the look-out for poisoners, which meant a lot of cooks and pharmacists got beaten, mobbed, or sent to the authorities to be tortured. All fruits and standing water were assumed to be poisoned. But people knew that poison could also be absorbed through touch. One old man, wiping his seat with his cloak before he sat on it, was said to be smearing poison on the chair, and was attacked by a mob of women. They wanted to turn him over to the police, but were denied justice because they beat him to death on the way there.

1. You Knew Salem Was Going To Top This List

(...) Committees to ensure public safety instead increased public paranoia. Innocent people confessed under torture. Innocent people were tortured to death. Every social strata went to war with every other social strata — with the poor accusing the rich and the rich accusing the poor. Ordinary people achieved great power and went mad with it. Accusers fell out of favor and became the accused. Any social, political, or economic problem that could befall a society worked its way into the insanity.

Ah! La merveilleuse contribution de la religion à l'humanité!



23 mars 2015

"These bloody French Canadians!"

Voici une bonne dose de mépris royal pour bien commencer votre journée! Extrait de l'article du Mail:

A vitriolic letter written by the future King Edward VIII in which he branded the French Canadians 'rotten' and 'the completest passengers' during a tour of the country has emerged 96 years later. 

The Prince of Wales - the eldest son of King George V and Queen Mary - could not hide his resentment towards the French Canadians in the private letter he penned on a visit to Quebec. 

In the letter written a few months after World War One to his mistress Freda Dudley Ward, the 25-year-old Edward expresses his disgust at their reluctance to support the British Empire. 

In the recently unearthed letter, he says: ''These bloody French Canadians. 'The whole thing is a very delicate, imperial and political question which I don't attempt to understand though I do know they are mostly a rotten priest-ridden community, who are the completest passengers and who won't do their bit in anything and of course the war!!'

After catching a train for Toronto he wrote of how he was relieved to be leaving the French Canadians. 

He added: 'They really aren't worth all the trouble I've taken to be out of the way polite to them, as they are shirkers in everything particularly in war as they all voted against conscription.'

(...) Later on in the letter to the married socialite, the Prince of Wales derided the attractiveness of the local women. 

He described one of his hostesses as 'pompous and interfering'. Detailing a formal dinner he had attended, he quipped: 'Few of the women are worth dancing with and far less are in any way attractive.' 

At another party at a yacht club, he complained how there were '100 very plain women' there. 

The six-page letter was written by the future King to married mother-of-two Mrs Dudley Ward, years before he gave up the throne in order to marry American divorcee Wallis Simpson. Then 23, the socialite was married to Liberal MP William Dudley Ward, who apparently turned a blind eye to the affair.

God save the king tabarnak!





Oui, même la Barbade est plus progressiste que le Canada...

Extrait de la nouvelle:

La Barbade veut remplacer la reine Elisabeth II à la tête de l'État par une présidence honorifique.

Le premier ministre Freundel Stuart souhaite que son pays passe d'une monarchie constitutionnelle à une république d'ici novembre 2016, alors que l'ancienne colonie britannique célébrera le cinquantième anniversaire de son indépendance.

Selon M. Stuart, il est «assez gênant» de prêter encore allégeance à la reine, monarque en titre d'un pays pourtant indépendant de la couronne britannique.



C'est bien écrit! Pour un garçon!

Les garçons sont des cons incompétents, c'est bien connu. Alors lorsqu'une enseignante tombe sur un rare garçon qui est moins médiocre que les autres, elle se doit de le féliciter... mais tout en lui rappelant au passage que ça ne doit pas lui monter à la tête parce que, après tout, il n'est rien de plus qu'un garçon.

Extrait de l'article:

Meredith Kleykamp, who is an associate professor of sociology at the University of Maryland, tweeted a photo of her son’s schoolwork that ought to raise eyebrows. Apparently her teacher thought that her son’s writing was good… for a boy.

This should be interesting in light of two studies which concluded that female teachers (80% of elementary and middle school teachers are female) give boys lower grades. Boy’s test results show that their GPA should be higher than what they get if they have a female teacher.

From the Journal of Human Resources:

“Boys get lower grades than what their test scores would suggest and girls get higher grades than what their test scores would suggest,” said Jessica Van Parys, a co-author of the study published this month in The Journal of Human Resources and doctoral economics student at Columbia University.

“It shows that the gender differences in education emerge very early and it points to one potential explanation for why girls are outperforming boys in years of schooling and academic achievement,” Van Parys said. “It’s a piece to a very big puzzle.”

And from Time Magazine:

It seems like out-and-out discrimination, except there is an interesting wrinkle: teachers didn’t downgrade boys who had identical test scores to girls if they seemed to share the girls’ positive attitude toward learning. In fact, the opposite seemed to occur: the well-socialized boys received a small grade “bonus” for their good behavior relative to other boys, suggesting that teachers may be overcompensating when they encounter boys whose behavior exceeds expectations. In other words, boys who match girls on both test scores and behavior get better grades than girls do, but boys who don’t are graded more harshly. Which means that the issue of what to do with underperforming boys just got a lot more complicated.

Well then, the problem really isn’t that complicated after all. We just need to teach boys to be more like girls, right? Oh, we’re already doing that? Great. I’m sure that will make everyone happy.



Une journée "sans garçons"

Quelle est la meilleure façon d'intéresser les petites filles aux maths et aux sciences?

Ben, en se débarrassant des petits garçons, pardi! C'est parfaitement logique, pas vrai?

Extrait de la ridicule nouvelle:

“I’m glad to have a day without boys.”

A new school day exclusively for girls at Seattle University aims to keep boys out of the classroom and teach girls science and math on Saturdays. The Expanding Your Horizons Program is putting together 500 middle-school age girls in order to teach them lessons without the nuisance of the male gender.

The program’s organizer and chemistry professor at Seattle University Jen Sorensen said: “We’re not trying to exclude boys. We’re trying to provide an opportunity for girls who might not even realize these career opportunities are available to them.”

That’s important of course, since boys spend a majority of time at school attempting to keep girls from knowing there are science and technology courses. Indeed, if there were no boys, girls might finally know they have options to take certain classes, which, for the moment, the patriarchy is hiding from them.

“I think there’s no boys so it can teach girls no matter what gender you are, you can still be what you want to be,” said Josie, a 6th grader. “You can be smart.”

“I’m glad to have a day without boys,” said an 8th grader.

Si ceci ne vous dégoûte pas complètement, j'ai une mauvaise nouvelle pour vous: vous êtes peut-être atteint de féminisme. Consultez un psychiatre au plus vite.



22 mars 2015

REBELS de Brian Wood



Dark Horse s'apprête à lancer une nouvelle série de BD à propos de la guerre d'indépendance américaine. Je suis très intrigué...







Trouvé ici.



«On ne va pas accepter d'être les esclaves, ni les négros des Québécois.»



Bienvenue au festival de l'exagération hystérique.

Dans le vidéo ci-dessus, on a droit à plusieurs déclarations de Mme Samah Jebbari du CMF (Canadian Muslim Forum), de M. Samer Majzoub du CMF et du MAC (Muslim Association of Canada) et de ce bon vieux Stéphane Gendron qui n'a malheureusement plus besoin de présentations. Ces affirmations méritent d'être regardées de plus près afin de discerner ce qui est vrai de ce qui est faux.

"M. François Legault qui a vraiment été l'exemple par excellence de cette instrumentalisation des musulmans."

Je crois comprendre que Mme Jebbari fait ici référence à cette déclaration de Legault qui se disait essentiellement en faveur de "limiter la liberté d’expression des intégristes en interdisant d’enseigner ou de prêcher des idées qui encouragent le déni des valeurs québécoises." Comme je l'ai déjà dit, cette déclaration est complètement stupide à plusieurs niveaux et démontre très bien l'incompréhension des enjeux et l'absence de réflexion de François Legault. Mais est-ce que cela constitue une "instrumentalisation" des musulmans? Peut-être, dans la mesure où Legault exploite ici les craintes de la population face aux islamistes pour se faire du capital politique.

Toutefois, il est intéressant de noter que ce qui semble irriter Mme Jebbari ici, c'est qu'on suggère de limiter une liberté fondamentale. Or, je ne la vois pas s'indigner lorsque qu'une de ses coreligionnaires, Mme Samira Laouni, propose de limiter une autre liberté fondamentale, celle de la presse. Est-ce à dire que Mme Jebbari aimerait qu'on protège les libertés des musulmans même les plus déjantés tout en limitant celle de la presse qui ose les critiquer et les dénoncer? Si c'est le cas, on n'a pas la même définition de la démocratie.

"Je vais sur Internet et je vous jure, il y a des sites comme Poste de veille ou Point de bascule, des sites qui encouragent l'islamophobie, donc la peur de tout ce qui tourne autour de l'Islam, pour vous démoniser."

Bon, premièrement mon p'tit Stéphane, on ne dit pas "démoniser", c'est un anglicisme, on dit diaboliser. Deuxièmement, j'ai visité les deux sites qu'il mentionne à maintes reprises et ces sites ne sont absolument pas "islamophobes". Le second est particulièrement sérieux et s'intéresse aux groupes de pression islamistes et à leur influence sur les politiciens et dans la société canadienne. Leur démarche est tout à fait légitime, surtout quand on connaît l'histoire des Frères musulmans, un groupe islamiste qui a une mission et des objectifs bien connus d'infiltration des démocraties occidentales. Il me semble que, face à ce phénomène, le fait de faire preuve de vigilance et d'observer de près cette confrérie et les organismes qu'elle influence et qu'elle finance est bien la moindre des choses. Leurs articles sont documentés et sérieux. Il n'y a pas d'islamophobie là-dedans. Allez voir par vous-mêmes: Point de bascule.

L'autre site mentionné, Poste de veille, est plus militant et publie également des articles d'opinion qui sont critiques envers l'Islam, mais encore une fois, où est le mal? Tu aimerais que les religions soient à l'abri de toute critique, mon p'tit Stéphane? Tu trouves intelligent d'apposer l'étiquette d'islamophobe à toute personne qui ose critiquer l'Islam, mon p'tit Stéphane? Tu ne vois rien dans cette idéologie qui mérite à tout le moins d'être critiquée, mon p'tit Stéphane? Tu ne crois pas qu'il faut garder à l'oeil les groupes de pression religieux, mon p'tit Stéphane? Donnons-leur carte blanche, c'est ça? Ça te plairait de vivre dans une théocratie, toi, mon p'tit Stéphane?

Le pire, c'est que dans son cas, c'est probablement vrai. Quelqu'un peut-il m'expliquer comment cet hurluberlu débile peut encore avoir une voix et une antenne pour s'exprimer? Ça me dépasse complètement.

"Le forum musulman canadien n'est plus - est loin d'être MAC, est loin d'être lié aux Frères musulmans."

Je trouve le petit lapsus de Mme Jebbari fort révélateur ici. Cette affirmation est fausse comme on le voit clairement dans le vidéo ci-dessus. Samer Majzoub est à la fois porte-parole du MAC et du CMF. Même chose pour Mme Jebbari elle-même qui a déjà parlé à la caméra de Radio-Can pour DÉFENDRE les Frères musulmans en tant que porte-parole du MAC. Quand deux organismes partagent les mêmes porte-paroles et qu'en plus, tu es un de ceux-là, ça prend du front en esti pour affirmer en pleine tété nationale qu'aucun lien n'existe entre les deux. Il faut dire que les Frères musulmans n'en sont pas à leur premier mensonge, c'est leur modus operandi.

Il est également intéressant de voir que lors de son passage à Radio-Canada, Mme Jebbari n'a pas été confrontée dans son mensonge et n'a été mise face à aucun fait qui serait venu contredire sa version des faits (comme le vidéo où on la voit parler au nom du MAC). On la laisse simplement affirmer qu'aucun lien n'existe et on choisit de la croire sur parole. Pour dénoncer les médias islamophobes, on repassera!

"Our children are being targeted at schools because of their faith. Our women in the streets are being spit at, being swored at because of their dress. Our men are being swored at, they are being deprived sometimes jobs because of their names. We notice this total lack of political will to stop this moral onslaught against the muslim community."

Ouf... par où commencer?

Précisons tout d'abord qu'il y a effectivement eu quelques cas documentés d'agressions verbales et physiques de musulmans, c'est vrai. Ces agressions sont, de toute évidence, complètement inacceptables et dans le cas des agressions physiques, des lois existent pour punir les agresseurs. Dans le cas des agressions verbales, j'imagine que ça dépend des propos de l'agresseur. Certains pourraient probablement être jugés haineux. Bref, ce que je dis c'est que ces gestes doivent être punis et que les lois en place présentement permettent de le faire.

De plus, ces agressions demeurent, à ce que je sache, extrêmement rares et ne peuvent absolument pas être généralisées à l'ensemble, ni même à une fraction significative de la population. M. Majzoub exagère avec son "onslaught". Il joue à la victime et c'est déplorable.

Ensuite, son affirmation selon laquelle les enfants musulmans sont ciblés à l'école est complètement gratuite. S'il n'a pas d'exemple concret à offrir, il est aussi bien de se taire. J'ai travaillé dans des écoles qui sont fréquentées par des élèves musulmans et je peux vous affirmer sans hésiter que ces élèves ne sont ciblés d'aucune manière à cause de leur appartenance à l'Islam. En fait, lorsque leurs parents font des demandes d'accommodements religieux, les autorités scolaires chient à terre et s'y plient immédiatement. J'ai déjà eu une élève qui a été dispensée du cours de musique pendant tout son primaire parce que sa religion l'interdit.

Finalement, l'allégation selon laquelle des hommes auraient de la difficulté à se trouver du travail à cause d'un nom à consonance arabe me semble tout à fait possible, mais encore une fois, aucune étude sérieuse ne vient le démontrer clairement. Cette allégation mériterait donc d'être étudiée. Pour l'instant, ce n'est qu'une affirmation gratuite de plus.

Alors qu'est-ce que M. Majzoub voudrait que les gouvernements fassent, exactement? Que propose-t-il? Souhaite-t-il que des lois soient créées pour protéger spécifiquement les musulmans contre ce qu'il perçoit être une terrible vague de discrimination généralisée?

Des lois devraient-elles, par exemple, rendre plus sérieuse l'offense de cracher sur quelqu'un lorsque la cible est musulmane? Des lois devraient-elles criminaliser tout commentaire susceptible d'offusquer un musulman? Des lois devraient-elles forcer les entreprises à engager un certain quota de gens qui ont des noms arabes? Qu'est-ce qu'il veut exactement?

En fait, j'ai ma petite idée là-dessus, mais contrairement à M. Majzoub, comme je n'ai pas de faits concrets pour appuyer ma thèse, je préfère fermer ma gueule.

«On ne va pas accepter d'être les esclaves, ni les négros des Québécois.»

Est-il nécessaire de faire ici une petite leçon sur l'histoire de l'esclavage des Africains pour démontrer à quel point cette affirmation est gratuite, stupide, mensongère, exagérée, complètement débile et profondément insultante pour les véritables victimes de l'esclavage?

J'espère bien que non.

En passant, Mme Jebbari, le terme "négro" est extrêmement raciste. Je vous dis ça comme ça. Même un maudit Québécois xénophobe raciste et islamophobe comme moi ne l'utiliserait pas, c'est vous dire! Je sais que vous croyez que seul votre groupe à vous peut être victime de discrimination, mais vous avez tort.

Toutefois, je vous remercie de démontrer ainsi que ce ne sont pas que les Québécois blancs comme moi qui peuvent être des racistes. Vous nous montrez qu'une Arabe musulmane peut l'être également. Si seulement c'était le pire de vos défauts, Madame...



Gigantesque océan sur Ganymède

Quelle découverte fascinante:

Looks like there’s another moon where life (as we know) could exist. New observations by the Hubble Space Telescope offers the strongest evidence yet for an ocean underneath the surface of Jupiter’s largest moon, Ganymede. This ocean might even contain more saltwater in it than all the water on the surface of Earth. 

Not only is Ganymede the largest moon in our solar system, it’s also the only moon with its own magnetic field. And this field creates energetic charged particles that cause gases to fluoresce and appear as hot, glowing ribbons called auroras (or aurorae), like those we see on Earth. And being so close to Jupiter means that Ganymede is also embedded in the giant planet’s immense magnetic field, which can cause the moon’s auroras to shift. 

Since their locations are determined by Ganymede’s magnetic field, the auroras provide insight into the moon's interior where the field is generated. "Is there a way you could use a telescope to look inside a planetary body? Then I thought, the aurorae!" Joachim Saur of the University of Cologne says in a news release. "Because aurorae are controlled by the magnetic field, if you observe the aurorae in an appropriate way, you learn something about the magnetic field. If you know the magnetic field, then you know something about the moon's interior."

By using Hubble to measure the slight shifts of two auroras rocking back and forth, Saur and colleagues determined that a large volume of saltwater exists underneath Ganymede’s crust of mostly ice. That’s because a saltwater ocean inside the moon would reduce the shifting of the auroral belts: If there was an ocean, Jupiter's magnetic field would create a secondary magnetic field in the ocean that counters Jupiter's field. This magnetic friction suppresses the rocking motion of the auroras to 2 degrees; if an ocean isn’t present, the rocking would be 6 degrees. 

(...) Ganymede’s subsurface ocean is estimated to be 100 kilometers (62 miles) thick—or 10 times deeper than our oceans—and it’s buried under a 150-kilometer-thick (93-mile) icy crust. The work was published in Journal of Geophysical Research this week. 



Téléporter de l'énergie!

Les avancées scientifiques sont si nombreuses et si extraordinaires que j'ai parfois l'impression de voir la science-fiction devenir réalité sous mes yeux.

Voilà que des scientifiques ont réussi à "téléporter" de l'énergie, sans utiliser de fil, sur une distance de 55 mètres. Incroyable.

Extrait de la nouvelle:

Scientists in Japan have announced that they've successfully managed to transmit energy wirelessly with high accuracy. It’s a game-changing achievement for electricity generation that could one day allow us to place huge solar sheets in space and beam the energy back to Earth.

The researchers from the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) announced yesterday that they had used microwaves to deliver 1.8 kilowatts of power - just enough to power a kettle - through the air to a receiver 55 metres away, with pinpoint accuracy.

"This was the first time anyone has managed to send a high output of nearly two kilowatts of electric power via microwaves to a small target, using a delicate directivity control device," a spokesperson for JAXA told AFP.

In the meantime, we're all getting excited about the potential of wireless energy transfer here on Earth, with researchers recently developing technology that uses a magnetic field to charge devices from five metres away, and a router that can beam electricity to up to 12 devices at once. But even though this is pretty impressive, it's got nothing on the distance of JAXA's wireless energy transfer, or its ambition.

Although there’s still a long way to go, the team’s ultimate goal is to set up solar satellites around 36,000 km off Earth’s surface, where they’re able to soak up the intense solar energy from the Sun and then beam it back to Earth via antennae, providing the planet with unlimited renewable power.

It’s something the agency has been working on for years, after seeing man-made satellites such as the International Space Station surviving easily on solar.

"But it could take decades before we see practical application of the technology - maybe in the 2040s or later," the spokesperson told AFP.

"There are a number of challenges to overcome, such as how to send huge structures into space, how to construct them and how to maintain them."

Still, we can't help but get excited at the prospect of fossil fuel-free electricity being beamed down on us from outside our atmosphere. It doesn't get more futuristic than that.