30 avril 2015

Les coupures de la CSDM

J'ai déjà écrit ici à propos du rapport indépendant qui suggérait à la CSDM de faire des coupures sans toucher aux services aux élèves.

Première réaction de la CS: hurler que c'est impossiiiiiiiiiiible!

Deuxième réaction de la CS: menacer de couper dans les services aux élèves.

Extrait de la nouvelle:

Réductions dans le transport scolaire, abolition d'enveloppes destinées à financer les bals de finissants et les fêtes de fin d'année, coupes dans les services alimentaires, suppression de plusieurs postes de conseillers pédagogiques, de directions adjointes, de techniciens en éducation spécialisée, etc. : dans une lettre envoyée électroniquement à tous les parents, hier, la Commission scolaire de Montréal a fait connaître les coupes auxquelles elle devra probablement procéder, écrit-elle.

Mais la campagne de terreur ne s'arrête pas là:

Après avoir énuméré quantité de services qui risquent de ne plus être offerts ou d'être réduits à leur plus simple expression, la lettre précise en caractères gras que «cette liste n'est malheureusement pas exhaustive».

Toutes les coupures énumérées sont entièrement faites dans les services directs aux élèves. Ces derniers seront immédiatement affectés et pénalisés dans leur réalité quotidienne par ces coupures.

Du propre aveu de la CS, aucune coupure n'est envisagée dans la structure administrative et bureaucratique de l'organisme. Absolument aucune.

Or, jetez vous-même un coup d'oeil à l'organigramme de la CSDM:


Regardez-moi ce festival de pousseux de crayons inutiles. Vous croyez vraiment que rien ne pourrait être réduit, coupé ou carrément aboli là-dedans?

Le plus hallucinant, c'est probablement le "Service des communications et de la promotion". Est-il vraiment impensable de couper dans cette connerie inutile? Les familles qui habitent le territoire n'ont pas le choix d'envoyer leurs enfants dans un établissement de la CSDM de toute façon! À moins d'aller au privé, bien sûr. Quelle est l'utilité de ce service? Ils font la promotion de quoi exactement? Auprès de qui? Quelles en sont les retombées bénéfiques directes pour les élèves?

Et le "Bureau de soutien à la gestion des établissements"? Vous coupez des postes de direction adjointes, mais vous ne coupez pas dans ce bureau? Vous croyez vraiment que vos petits bureaucrates sont plus utiles à nos directions d'école que DES ADJOINTS?

J'enseigne depuis presque 20 ans. Savez-vous combien de fois j'ai eu affaire à la "Direction générale adjointe à la gestion des services éducatifs et de l'organisation scolaire"? Ou au "Bureau de gestion de projets"?

Pas une crisse de fois.

Et quel est l'impact positif dans le quotidien de mes élèves qui émane du Comité exécutif, du Conseil des commissaires ou du Comité de vérification?

C'est vraiment impensable de couper dans toute cette structure ridicule? Les bureaucrates ne pourraient pas survivre avec quelques secrétaires en moins, quelques cadres inutiles en moins, quelques avocats en moins, quelques spécialistes en communication en moins?

Ben non, crisse! IMPOSSIBLE! Coupons dans les services directs aux élèves. Ça, ce n'est pas grave. Ça, c'est envisageable pour nos preux bureaucrates!

Maudite bande de parasites...



26 avril 2015

Être plus efficace et moins coûteux? Impensable!

Oui, les commissions scolaires pourraient faire le choix d'être plus efficaces et moins coûteuses sans couper dans les services aux élèves. Et ce n'est pas moi qui le dit:

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) peut retrouver l'équilibre budgétaire sans compromettre les services aux élèves, conclut le rapport de vérification indépendant demandé par le ministère de l'Éducation (...)

Le rapport (...) est très critique à l'égard de la gestion de la CSDM. «Pour une organisation de cette envergure, qui gère des sommes importantes de fonds publics, il est inhabituel de constater si peu d'outils de planification, de suivi et de contrôle administratif et financier», indiquent les auteurs.

(...) «Nos travaux révèlent que les économies additionnelles exigées par le MELS, environ 9,3 millions, soit 0,9% [du budget], auraient pu être réalisées, et ce, sans coupures de services aux élèves», indiquent les auteurs du rapport.

En accord avec les orientations de la direction générale, les économies auraient pu être réalisées par une série de réductions de dépenses, dans le «plan réussir», l'organisation scolaire et les honoraires professionnels - des coupes qui auraient donné le temps aux dirigeants de mettre en place des mesures susceptibles d'apporter des compressions récurrentes.

Parce que la mobilisation «n'est pas au rendez-vous» ou que les «acteurs administratifs ou politiques» ne parviennent pas à s'entendre, la CSDM a pris du retard dans la mise en place de mesures d'économie plus structurantes, comme la révision de l'offre de services, l'optimisation des ressources et la structure de gestion des écoles.

(...) Sur le plan de la gouvernance, note le rapport, la CSDM se démarque par «une forte présence du conseil des commissaires dans la gestion des affaires courantes. Les rôles et les responsabilités sont flous, ce qui ralentit le processus décisionnel et entrave la gestion courante». On ne trouve pas, à la CSDM, un «plan opérationnel annuel» qui définirait les priorités et les objectifs. Les difficultés d'organisation de la CSDM à l'égard de la commande de Québec montrent «un faible niveau de maturité» dans l'organisme.

Je ne ferai pas semblant d'être gestionnaire et de comprendre toutes ces recommandations et ces termes administratifs, mais le message général est clair: une commission scolaire PEUT économiser une tonne d'argent en rendant le fonctionnement de sa bureaucratie plus efficace et moins coûteux et ce, SANS COUPER DANS LES SERVICES AUX ÉLÈVES! C'est possible d'y arriver.

Si ceci n'est pas la confirmation absolue que les CS gaspillent des sommes d'argent faramineuses qui ne bénéficient en RIEN les élèves, alors je ne sais pas ce que c'est.

Mais demander à une CS de couper dans sa bureaucratie inutile et de repenser sa structure, c'est comme demander à quelqu'un de se couper une jambe avec un couteau à beurre en plastique. C'est une perte de temps.

Même quand tu prends le temps de pondre un rapport clair qui explique exactement comment ils doivent s'y prendre et ce qu'ils doivent faire. La réponse demeure la même.

Voyez pas vous-mêmes:

Il est impossible de faire disparaître le déficit de la CSDM et d'avaler la nouvelle série de compressions sans toucher aux services aux élèves, maintient Catherine Harel Bourdon, la présidente de la CSDM, qui venait de parcourir le rapport quand La Presse l'a jointe hier.

C'est iiiiiiiiiiiiiiimpossible!

Tu ne peux tout simplement pas demander à une CS de couper dans son gaspillage, dans ses procédures bureaucratiques et dans son armée de pousseux de crayons. En fait, tu peux le leur demander et tu peux même leur dire quoi exactement comment faire, mais ils vont tout de même te répondre que c'est impossible.

Remarquez qu'ils ne disent pas que c'est impossible de couper dans les services aux élèves! Ah! non, ça, c'est parfaitement envisageable. Mais couper dans la structure administrative? IMPOSSIBLE! IMPENSABLE! UTOPIQUE!

Les commissions scolaires n'ont ni le désir, ni la compétence, ni l'intégrité et ni l'intérêt de faire les coupures qui s'imposent dans leur structure lourde, inefficiente et coûteuse. Elles refusent carrément de le faire. De plus, pour elles, les services aux élèves ne sont absolument pas la priorité.

C'est pour ça qu'il faut les abolir. Elles ne nous laissent pas le choix.



"À quand le reniement du drapeau?"

Je suis souvent d'accord avec Bock-Côté... mais pas cette fois-ci:

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a mené sa bataille jusqu’au bout et il a perdu. 

Hourraaaaaaa! Pour une fois, la Cour suprême du Canada prend une décision sensée, il faut souligner l'événement! Bien que, je l'admets, j'éprouve tout de même un certain ressentiment à l'idée que son intervention ait été nécessaire.

La Cour suprême du Canada l’empêche désormais de tenir une prière au début du conseil municipal. Le personnage est loufoque et quelque peu désagréable.

Quelque peu désagréable? On parle bien de ce même crétin religieux fanatique qui vomit sur les environnementalistes et les intellectuels? Vous voulez rire? Il est carrément insupportable, oui! Une personne en position d'autorité ou de pouvoir qui rejette la réflexion du revers de la main et qui n'accorde de l'importance qu'à ses croyances, ce n'est pas simplement désagréable ou loufoque, c'est DANGEREUX! Et c'est aussi scandaleux que ces prêtres qui disaient jadis à leurs ouailles pour quel parti elles devaient voter!

À l’extérieur de sa région, il ne suscite pas une sympathie extraordinaire. Plusieurs ont chanté sa défaite. Enfin, ce catholique exubérant et intransigeant est désavoué.

J'en suis!

Mais quoi qu’on pense de Jean Tremblay, sa croisade posait une question centrale, qui ne disparaît pas par enchantement: celle de notre rapport à la religion catholique. En un mot, est-elle au Québec une religion comme une autre ou se trouve-t-elle au cœur de notre héritage? Le catholicisme doit-il avoir le même statut chez nous que l’islam ou le bouddhisme, ou dispose-t-il, à cause de l’histoire, d’un statut particulier?

Désolé M. Bock-Côté, mais vous faites du détournement idéologique. La question centrale ici est tout simplement: doit-il y avoir une séparation claire de l'Église et de l'État, oui ou non? C'est aussi simple que ça. Si la réponse est non, alors il est normal de se retrouver face à un maire qui prie avant le début du conseil municipal et qui profite de sa position pour faire la promotion active du catholicisme. Si non, alors il faut que ça cesse. Le statut du catholicisme n'est pas du tout la question centrale ici.

Cela étant dit, bien qu'elle n'ait rien à voir avec la prière de Jean Tremblay, posons-nous tout de même la question pour le plaisir de l'exercice intellectuel.

Le catholicisme doit-il avoir le même statut chez nous que l’islam ou le bouddhisme, ou dispose-t-il, à cause de l’histoire, d’un statut particulier?

Ma réponse est claire et sans équivoque: TOUTES les religions, le catholicisme y compris, doivent avoir exactement le même statut, c'est à dire qu'elles devraient toutes être reléguées à l'espace privé et ne recevoir ni support, ni contribution financière ou autre, ni soutien et ni sympathie du gouvernement ou publiquement d'aucun de ses représentants officiels. C'est absolument aussi simple que ça.

Cette question, on ne saurait bien y répondre qu’en faisant appel à l’esprit de nuance. 

Pas d'accord, aucune nuance ne me semble nécessaire.

On peut convenir assez aisément qu’il n’était pas judicieux de faire une prière avant le conseil. Non pas que la chose était scandaleuse. Elle était probablement inappropriée. Fallait-il pour autant en appeler à effacer les derniers symboles qui nous rattachent à notre héritage catholique, comme s’il s’agissait d’une saleté dont on devait laver nos institutions?

Au contraire, cette histoire de prière avant le conseil était carrément scandaleuse! C'est du prosélytisme éhonté, de la propagande religieuse dans l'enceinte d'une organisation publique et c'est complètement inacceptable! Les superstitions, les croyances sans fondements, les mythes et l'obscurantisme n'ont absolument pas leur place dans un conseil municipal moderne où les décisions devraient plutôt être éclairées par la raison, la logique, la science et le débat démocratique. La religion est l'antithèse de tout cela et elle n'a pas sa place dans une telle enceinte.

Évidemment que c'est une saleté dont on devrait laver nos institutions! Absolument! La religion catholique n'a-t-elle pas causé suffisamment de torts et de préjudices à nos ancêtres pour le justifier?

Où s’arrêtera-t-on? Dans un monde sensé, on ferait un compromis. On cesserait la prière sans décrocher le crucifix. Simplement parce que la première représente une foi en acte alors que le second a une valeur patrimoniale qui ne se réduit pas à sa signification religieuse. Pourtant, certains veulent le décrocher de l’Assemblée nationale. Leur argument? Il représenterait la tutelle de Dieu sur notre parlement. Mais croient-ils vraiment Québec soumis au Vatican?

Le crucifix aurait dû disparaître de l'Assemblée nationale il y a des décennies. C'est un honteux et détestable anachronisme qui doit disparaître et le plus rapidement sera le mieux. Pourquoi? Exactement pour les mêmes raisons que la prière devait disparaître au conseil municipal de Saguenay, voir mes arguments ci-haut.

La soumission au Vatican n'a absolument rien à voir là-dedans, c'est un argument de mauvaise foi.

Ensuite, le drapeau?

OK, parlons-en du drapeau.

Certains le vomissent en rappelant qu’il a été installé là par Duplessis, le grand méchant. On peut pourtant n’être aucunement un nostalgique de Duplessis sans agiter son nom, plus de cinquante ans après sa mort, comme un épouvantail. 

Je n'ai jamais entendu qui que ce soit dire que le drapeau québécois devrait être changé à cause d'une quelconque antipathie envers celui qui l'a fait adopter. Mais s'il se trouve des gens pour l'affirmer, alors ils ont tort. Il s'agirait alors d'une logique bien tordue. Ce serait comme si je me sentais obligé d'encenser et de célébrer toutes les paroles qui sont prononcées par des souverainistes simplement parce que je suis sympathique à cette cause. C'est insensé. Le fait d'être souverainiste ne rend personne infaillible, M. Bock-Côté nous en fait ici un bel exemple. De la même façon, ce n'est pas parce qu'on déteste Duplessis qu'il faut automatiquement abhorrer tout ce que le bonhomme a dit ou fait, comme par exemple le drapeau du Québec. C'est un argument idiot.

On devine la suite: certains voudront changer le drapeau québécois, un des plus beaux du monde, parce qu’on y trouve une croix. Je ne me fais pas des peurs : cette proposition revient souvent dans la vie publique.

Là, M. Bock-Côté met le doigt sur quelque chose de bien réel et j'y ai moi-même souvent réfléchi. Et rassurez-vous, Duplessis ne faisait pas du tout partie de mes réflexions.

Je suis farouchement athée. Je suis patriotique aussi. Et je vous mentirais si je vous disais que la présence d'une croix en plein coeur de mon drapeau national ne m'indispose pas lorsque je m'arrête à y penser.

Il me semble que la question qu'il faut se poser dans ce cas-ci est la suivante: un drapeau devrait-il refléter le passé ou le présent? Devrait-il symboliser l'histoire d'une nation ou ce qu'est cette nation aujourd'hui? C'est ça la question.

En ce qui me concerne, je l'avoue, je n'ai pas de réponse claire. Je suis attaché au fleurdelisé par habitude et par tradition. C'est vrai qu'il est beau. Je trouve également qu'il est important de se rappeler d'où l'on vient, de connaître son histoire collective et de célébrer l'épopée de ses ancêtres. Après tout, c'est notre histoire qui a fait de nous ce que nous sommes devenus. En ce sens, ce drapeau me semble remplir pleinement ce rôle.

Toutefois, je suis bien obligé d'admettre qu'aucun des symboles qui y figurent ne représente qui nous sommes collectivement aujourd'hui. La croix chrétienne n'évoque pour moi que de vieux rituels obsolètes sans intérêts. Les fleur de lys sont les symboles d'une ancienne monarchie déchue qui a non seulement été abolie il y a fort longtemps, mais qui de surcroît, nous aura ultimement abandonnés. J'essaie de me consoler en me disant que les fleurs de lys de Sa Majesté étaient dorées alors que les nôtres sont argentées, qu'elles symbolisent la Nouvelle-France plutôt que l'ancienne France monarchique. Mais même là, on est dans le passé, pas dans le présent.

Bref, je flotte dans une espèce de flou d'idées et d'émotions qui sont peut-être contradictoires. J'aime le drapeau et j'adore l'histoire. J'affiche fièrement chez moi un énorme fleurdelisé au moins du 24 juin jusqu'au 2 juillet et une version plus petite trône sur mon bureau de prof à tous les jours depuis presque deux décennies. Mais en même temps, je suis bien obligé d'admettre que les symboles qui y figurent ne définissent pas du tout qui je suis.

Toutefois, au-delà de la signification originelle des symboles qui le composent, ce drapeau a été de toutes nos luttes modernes, de la Révolution tranquille à notre combat pour l'indépendance et jusqu'aux protestations étudiantes du printemps 2012. Lorsque les Québécois se mobilisent, il est toujours là, dans la foule. En ce sens, il est contemporain. Nous y avons investi nos sentiments de fierté, de patriotisme et d'espoir pour l'avenir. Ce n'est peut-être pas un symbole parfait, mais c'est le meilleur que nous ayons. Comme le disent les Anglais: "It is more than the sum of its parts."

Est-il contradictoire d'être en faveur de l'élimination du crucifix à l'Assemblée nationale tout en étant plutôt à l'aise avec la croix sur le drapeau? Peut-être. La suppression du premier mène-t-elle invariablement à la modification du second? Non. Serais-je ouvert à l'idée d'adopter un nouveau drapeau plus contemporain et moderne qui reflète mieux notre identité actuelle? C'est possible, mais je ne le souhaite pas activement... et il faudrait qu'il soit beau en maudit!

À terme, nous aurons un joli Québec aseptisé, vidé de sa culture, étranger à sa mémoire, hostile à sa religion, mais tout fier d’être si moderne. Ce sera évidemment un Québec triste à mourir. Alors que le grand défi, aujourd’hui, consiste à réconcilier ses héritages. 

Il me semble que M. Bock-Côté, tout comme les cathos fanatiques ou mélancoliques, mélange tout. La religion n'est plus le coeur de notre identité et le fait de s'en débarrasser une bonne fois pour toute dans notre quotidien et nos institutions ne ferait pas de nous un peuple "vide". La culture d'un peuple, c'est beaucoup plus que ça. C'est d'abord et avant tout sa langue, c'est sa littérature et ses légendes populaires, c'est sa musique et sa poésie, c'est son architecture, sa cuisine et ses habits traditionnels.

Oui, la religion est un aspect périphérique de cette identité, mais à moins de vivre au Moyen-Orient, elle ne constitue plus le coeur des identités nationales modernes. Que la mémoire de la religion soit maintenue en vie sous forme de sympathique tradition littéraire ou folklorique, ça me va parfaitement. Qu'on lise la Bible comme on lit l'Odyssée d'Homère, pas de problème. Sans plus.

Le Québec devrait cesser de croire que son héritage catholique et son désir de laïcité sont contradictoires alors qu’ils représentent deux facettes également nécessaires de notre identité nationale.

Si M. Bock-Côté parle de la religion historique et folklorique, alors je suis d'accord, il ne faut pas gommer le passé. Mais s'il souhaite que cette religion continue d'être pratiquée, crue et respectée dans nos institutions modernes, alors là, il a tout faux.

Mais ces débats sont peut-être inutiles. Car la démocratie est de plus en plus une illusion. Nous subissons plus que jamais le gouvernement des juges. Dès qu’une question collective est importante, on la confie à ce dernier, comme s’il était plus qualifié pour les traiter que le gouvernement des élus. Nous nous sommes laissé convaincre que le peuple était trop immature pour trancher. On pensera bien ce qu’on veut, c’est la Cour suprême qui décidera.

Ah, là, entièrement d'accord. C'est d'ailleurs un des aspects les plus détestables du Canada.



Six groupes terroristes chrétiens

Les groupes terroristes islamistes sont d'une violence monstrueuse sans pareil, mais cette religion n'a pas le monopole de la folie meurtrière religieuse. Alternet nous offre cette liste de six groupes terroristes chrétiens contemporains:

1. The Army of God

A network of violent Christianists that has been active since the early 1980s, the Army of God openly promotes killing abortion providers—and the long list of terrorists who have been active in that organization has included Paul Jennings Hill (who was executed by lethal injection in 2003 for the 1994 killings of abortion doctor John Britton and his bodyguard James Barrett), John C. Salvi (who killed two receptionists when he attacked a Planned Parenthood clinic in Brookline, Massachusetts in 1994) and Eric Rudolph, who is serving life in prison for his role in the Olympic Park bombing in Atlanta in 1996 and other terrorist acts. Rudolph, in fact, has often been exalted as a Christian hero on the Army of God’s website, as have fellow Army of God members such as Scott Roeder (who is serving life without parole for murdering Wichita, Kansas-based abortion doctor George Tiller in 2009), Shelley Shannon (who attempted to kill Tiller in 2003) and Michael Frederick Griffin (who is serving a life sentence for the 1993 killing of Dr. David Gunn, an OB-GYN, in Pensacola, Florida).

Although primarily an anti-abortion organization, the Army of God also has a history of promoting violence against gays. And one of the terrorist acts that Rudolph confessed to was bombing a lesbian bar in Atlanta in 1997.

2. Eastern Lightning, a.k.a. the Church of the Almighty God

Founded in Henan Province, China in 1990, Eastern Lightning (also known as the Church of the Almighty God or the Church of the Gospel’s Kingdom) is a Christianist cult with an end-time/apocalypse focus: Eastern Lightning believes that the world is coming to an end, and in the meantime, its duty is to slay as many demons as possible. (...) in May 2014 (...) members of the cult beat a 37-year-old woman named Wu Shuoyan to death in a McDonalds in Zhaoyuan, China when she refused to give them her phone number. Eastern Lightning members Zhang Lidong and his daughter, Zhang Fan, were convicted of murder for the crime and executed in February. In a 2014 interview in prison, Lidong expressed no remorse when he said of Shuoyan, “I beat her with all my might and stamped on her too. She was a demon. We had to destroy her.”

Eastern Lightning’s other acts of violence have ranged from the killing of a grammar school student in 2010 (in retaliation, police believe, for one of the child’s relatives wanting to leave the cult) to cult member Min Yongjun using a knife to attack an elderly woman and a group of schoolchildren in Chenpeng in 2012. Christian groups are not exempt from Eastern Lightning’s fanaticism: in 2002, cult members kidnapped 34 members of a Christian group called the China Gospel Fellowship and held them captive for two months in the hope of forcing them to join their cult. (...)

3. The Lord’s Resistance Army (LRA)

(...) the Lord’s Resistance Army—which was founded by Joseph Kony (a radical Christianist) in Uganda in 1987 and has called for the establishment of a severe Christian fundamentalist government in that country. The LRA, according to Human Rights Watch, has committed thousands of killings and kidnappings—and along the way, its terrorism spread from Uganda to parts of the Congo, the Central African Republic (CAR) and South Sudan. (...) the LRA’s tactics are not unlike those of ISIS or Boko Haram. And the governments Kony hopes to establish in Sub-Saharan Africa would implement a Christianist equivalent of Islamic Sharia law.

4. TheNational Liberation Front of Tripura

India is not only a country of Hindus and Sikhs, but also, of Muslims, Buddhists, Catholics and Protestants. Most of India’s Christians are peaceful, but a major exception is the National Liberation Front of Tripura (NLFT). Active in the state of Tripura in Northeastern India since 1989, NLFT is a paramilitary Christianist movement that hopes to secede from India and establish a Christian fundamentalist government in Tripura. NLFT has zero tolerance for any religion other than Christianity, and the group has repeatedly shown a willingness to kill, kidnap or torture Hindus who refuse to be converted to its extreme brand of Protestant fundamentalism.

In 2000, NLFT vowed to kill anyone who participated in Durga Puja (an annual Hindu festival) And in May 2003, at least 30 Hindus were murdered during one of NLFT’s killing sprees.

5. The Phineas Priesthood

White supremacist groups don’t necessarily have a religious orientation: some of them welcome atheists as long as they believe in white superiority. But the Christian Identity movement specifically combines white supremacist ideology with Christianist terrorism, arguing that violence against non-WASPs is ordained by God and that white Anglo Saxon Protestants are God’s chosen people. The modern Christian Identity movement in the U.S. has been greatly influenced by the Ku Klux Klan—an organization that has committed numerous acts of terrorism over the years—and in the 1970s, new Christian Identity groups like the Aryan Nations and the Covenant, the Sword and the Arm of the Lord (CSA) emerged. Another Christian Identity group of recent decades has been the Phineas Priesthood, whose members have been involved in violent activities ranging from abortion clinic bombings to bank robberies (mainly in the Pacific Northwest). On November 28, 2014, Phineas Priesthood member Larry Steven McQuilliams went on a violent rampage in Austin, Texas—where he fired over 100 rounds at various targets (including a federal courthouse, the local Mexican Consulate building and a police station) before being shot and killed by police.

6. The Concerned Christians

(...) The Concerned Christians, a Christianist doomsday cult that was founded by pastor Monte “Kim” Miller in Denver in the 1980s, alarmed Colorado residents when, in 1998, at least 60 of its members suddenly quit their jobs, abandoned their homes and went missing—and it turned out there was reason for concern. In 1999, Israeli officials arrested 14 members of the Concerned Christians in Jerusalem and deported them from Israel because they suspected them of plotting terrorist attacks against Muslims. One likely target, according to Israeli police, was Jerusalem’s al-Aqsa Mosque—the same mosque that was targeted in 1969 (when a Christianist from Australia named Denis Michael Rohan unsuccessfully tried to destroy it by arson) and, Israeli police suspect, was a likely target in 2014 (when Adam Everett Livix, a Christianist from Texas, was arrested by Israeli police on suspicion of plotting to blow up Muslim holy sites in Jerusalem).



L'apparition de l'ADN primordial

Un indice de plus dans la grande quête de l'origine de la vie sur Terre:

The self-organization properties of DNA-like molecular fragments four billion years ago may have guided their own growth into repeating chemical chains long enough to act as a basis for primitive life, says a new study by the University of Colorado Boulder and the University of University of Milan.

While studies of ancient mineral formations contain evidence for the evolution of bacteria from 3.5 to 3.8 billion years ago -- just half a billion years after the stabilization of Earth's crust -- what might have preceded the formation of such unicellular organisms is still a mystery. The new findings suggest a novel scenario for the non-biological origins of nucleic acids, which are the building blocks of living organisms, said CU-Boulder physics Professor Noel Clark, a study co-author.

(...) The new research demonstrates that the spontaneous self-assembly of DNA fragments just a few nanometers in length into ordered liquid crystal phases has the ability to drive the formation of chemical bonds that connect together short DNA chains to form long ones, without the aid of biological mechanisms. Liquid crystals are a form of matter that has properties between those of conventional liquids and those of a solid crystal -- a liquid crystal may flow like a liquid, for example, but its molecules may be oriented more like a crystal.

"Our observations are suggestive of what may have happened on the early Earth when the first DNA-like molecular fragments appeared," said Clark.

(...) "The new findings show that in the presence of appropriate chemical conditions, the spontaneous self assembly of small DNA fragments into stacks of short duplexes greatly favors their binding into longer polymers, thereby providing a pre-RNA route to the RNA world," said Clark.



Stanislav Istratov II

alberich II

25 avril 2015

Oswald et le FBI

Non seulement des liens entre Oswald et la CIA sont tout à fait probables, mais de plus, contrairement à ce qu'a affirmé la Commission Warren, Oswald était également très bien connu du FBI et collaborait fort probablement avec lui.

Plusieurs documents ont été déclassifiés pendant les cinq dernières décennies et on sait maintenant que le FBI a eu de nombreux contacts avec Oswald. En fait, le célèbre directeur du FBI, Edgar Hoover lui-même, s'est intéressé à lui. 

RAPPORTS DÉCLASSIFIÉS

L'intérêt du Bureau pour Oswald a apparemment débuté lors de son départ pour l'URSS. En 1960, Hoover lui-même fit parvenir un mémo au State Department afin de signaler qu'un imposteur utilisait possiblement le certificat de naissance d'Oswald. Ce document est très révélateur, d'abord et avant tout parce qu'il donne beaucoup de crédibilité à la possibilité que des agents aient utilisé l'identité d'Oswald. Il semble également indiquer qu'à l'époque, Hoover ignorait tout des liens probables entre Oswald et la CIA.

Le 27 avril 1960, un agent du FBI interrogea Robert Oswald, le frère de Lee, à propos des activités de son frangin en URSS. Il affirma que toute la famille était renversée par cette défection et que Lee ne leur avait jamais fait part de ses opinions communistes auparavant. Cela s'expliquerait facilement s'il s'agissait d'une fausse défection motivée non pas par des convictions communistes, mais plutôt par une opération secrète d'infiltration.

Le 3 juillet 1961, plus d'un an avant le retour d'Oswald d'URSS, le même agent du FBI rédigea un rapport très complet sur Oswald, incluant le récit complet de sa vie et ses activités connues en URSS. Le document affirme tenir bon nombre de renseignements de la Office of naval intelligence à la Nouvelle-Orléans. 

Le 25 juin 1962, moins de deux semaines après le retour d'Oswald aux USA, deux agents le convoquèrent aux bureaux du FBI de Fort Worth pour un interrogatoire. Puis, le 16 août 1962, Oswald est rencontré à nouveau par le même agent et un collègue près de l'appartement de Fort Worth qu'il occupait depuis moins d'un mois. Étrangement, l'entretien eu lieu dans la voiture des agents plutôt que dans la maison d'Oswald située tout près ou encore aux bureaux du FBI. Le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est très louche. Plusieurs chercheurs soupçonnent que le FBI aurait commencé à recruter Oswald à ce moment-là.

Un autre rapport du FBI concernant Lee Oswald a fait surface et est daté du 31 octobre 1963. Il y est question des activités d'Oswald à la Nouvelle-Orléans cet automne-là. Le FBI s'était donc intéressé à sa soi-disant croisade communiste pro-Castro.

OSWALD ARRÊTÉ

Mais l'événement le plus intriguant et le plus révélateur est survenu le 10 août 1963. Après avoir été arrêté sur un coin de rue parce qu'il distribuait des pamphlets pro-Castro et qu'il avait été impliqué dans une bagarre avec des immigrés cubains, Oswald préféra contacter un agent du FBI plutôt qu'un avocat. Et malgré que ce jour-là fut un samedi, un agent fut immédiatement dépêché au poste de police et conféra avec Oswald pendant une heure et demi! Selon le rapport officiel, Oswald souhaitait parler à un agent à propos du groupe auquel il appartenait et dont il était le seul membre; le "Fair-Play for Cuba Committee". On sait aujourd'hui que ce soi-disant comité était non seulement une pure invention, mais que ses bureaux étaient situés à la même adresse que les bureaux de Guy Bannister, un ancien agent du FBI officiellement devenu détective privé.
Toute cette histoire est vraiment inusitée, sauf si on conclue qu'Oswald tentait de se créer une fausse image de communiste, possiblement sur les ordres de la CIA. Et son appel au FBI indique qu'il collaborait fort probablement avec le Bureau.

OREST PENA

Cette possibilité est corroborée par Orest Pena, un propriétaire de bar de la Nouvelle-Orléans. Pena était un exilé cubain associé au Conseil révolutionnaire cubain (mis sur pied par la CIA) et était lui-même informateur pour le FBI. En 1975, il a affirmé avoir aperçu Oswald en compagnie d'agents du FBI à plusieurs occasions en 1963. Il raconta également avoir reçu des menaces d'un agent du FBI. Environ 10 jours avant sa comparution devant la Commission Warren, un agent lui aurait servi cet avertissement sans équivoque: "If you ever talk anything about me, I'll get rid of your ass." Il ajouta que le conseiller de la Commission qui l'a interrogé ne l'a pas laissé s'exprimer librement et qu'il avait donc décider de garder le silence à propos d'Oswald. On retrouve des récits semblables auprès d'un très grand nombre de témoins, quand ces derniers ne meurent pas carrément dans des circonstances pour le moins étranges.

WILLIAM S. WALTER

Mais le témoignage le plus révélateur est probablement celui d'un employé du bureau du FBI, William S. Walter. Ce dernier, qui travaillait dans les bureaux de la Nouvelle-Orléans en 1963, affirma au HSCA qu'il travaillait le jour où Oswald rencontra un agent du FBI au poste de police. Lorsque l'agent l'appela afin de lui demander de vérifier le dossier d'Oswald, Walter réalisa que ce dernier n'en possédait pas un seul, mais plutôt DEUX dossiers distincts: un dossier de sécurité et un dossier d'informateur! Cette histoire fut corroborée par Will Hayden Griffin, un agent du FBI en poste à Dallas. Il faut toutefois souligner que ce dernier s'est éventuellement rétracté pour des raisons inconnues.

Mais Walter avait une autre anecdote encore plus renversante à raconter au comité. Il a affirmé que le 17 novembre 1963, il travaillait de nuit et que les bureaux de la Nouvelle-Orléans reçurent un "teletype" issu de Washington et qui avertissait de l'existence d'une menace d'assassinat contre Kennedy lors de sa visite à Dallas, quelques jours plus tard. Walter était seul dans les bureaux lorsque le message est arrivé et qu'il était marqué "URGENT". Le message affirmait qu'un "groupe révolutionnaire militant" pourrait tenter d'assassiner le Président et ordonnait aux agents d'immédiatement contacter tous leurs informateurs afin de déterminer si la menace était réelle. Walter contacta les agents par téléphone puis, à 8h, il retourna chez lui.

Cinq jours plus tard, Walter était chez le barbier lorsqu'il a entendu parler de l'attentat pour la première fois à la radio. Il se rendit aux bureaux du FBI et dactylographia une copie du fameux "teletype" qu'il apporta ensuite chez lui.

Peu après l'assassinat, Walter affirme que le directeur Hoover ordonna à tous ses agents de lui faire parvenir tous les rapports qui avaient un lien avec l'affaire t de brûler les originaux. L'objectif, selon Walter, était d'éviter d'embarrasser le Bureau.

En 1975, lorsque Walter montra sa copie dactylographiée du fameux message, le HSCA contacta les agents impliqués qui affirmèrent tous n'en avoir jamais entendu parler. Quelqu'un ment, mais qui?

ADRIAN THOMAS ALBA

En 1963, M. Alba était co-propriétaire du garage qui était adjacent à la William Reily Coffee Company. Cette compagnie employait Oswald cet été-là. Alba affirme que le garage avait décroché de contrat pour s'occuper des voitures du FBI et des Services Secrets dont les bureaux étaient situés tout près. Il raconte qu'Oswald fréquentait régulièrement le garage et qu'il a appris à bien le connaître. Il parlaient entre autres choses d'un intérêt commun, les armes à feu, et Alba lui aurait prêté quelques-uns de ses magazines d'armes.

Au début de l'été, Alba affirme qu'un agent du FBI qui venait d'arriver de Washington se pointa au garage, montra une pièce d'identité et quitta avec l'un des véhicules du Bureau, une Studebaker verte. Le lendemain, Alba aperçut cette même voiture qui était stationnée près du lieu de travail d'Oswald. Ce dernier s'en approcha, l'occupant de la voiture lui remit une grosse enveloppe blanche qu'Oswald dissimula sous sa chemise avant de retourner travailler. Le manège se répéta le surlendemain, mais comme la voiture était plus loin, Alba ne fut pas en mesure d'apercevoir ce qui a été remis à Oswald.

Lorsqu'il raconta son histoire au HSCA, ces derniers consultèrent les documents du garage et constatèrent que deux Studebaker gouvernementales avaient été utilisées pendant cette période, mais qu'elles avaient été empruntées par... des agents du Service Secret!

Peu après son congédiement de la compagnie de café, Alba discuta avec Oswald. Selon Alba, ce dernier semblait ravi de la tournure des événements et affirma qu'il travaillerait bientôt à l'usine de la NASA près de la Nouvelle-Orléans. "I have found my pot of gold at the end of the rainbow" dit-il à Alba. Or, le procureur Jim Garrison découvrit que cinq ex-employés de l'usine de café avaient effectivement été embauchés pas la NASA peu après le congédiement d'Oswald! Deux autres témoins potentiels dans l'affaire reçurents des jobs au même endroit et ne furent jamais interrogés par la Commission Warren.

LE CARNET D'OSWALD

Bien que le FBI tenta d'abord de le cacher à la Commission Warren, il fut éventuellement obligé d'admettre qu'une découverte importante avait été faite dans le carnet d'adresses d'Oswald. En effet, y figurait l'adresse, le numéro de téléphone et le numéro de plaque d'immatriculation de l'agent du FBI James P. Hosty Jr. Hosty affirma alors n'avoir jamais rencontré Oswald en personne et le Bureau tenta de minimiser cette découverte en disant qu'il n'était pas rare pour un agent de donner son adresse et son numéro de téléphone à une personne avec qui il entre en contact. Et le numéro de plaque, alors?

WAGGONER CARR

Le 22 janvier 1964, le procureur général du Texas, Waggoner Carr, entre en contact avec la Commission Warren et affirma qu'il possédait des informations fiables selon lesquelles Oswald avait été recruté comme informateur pour le FBI en septembre 1962 et qu'il recevait 200$ par mois pour ses services. Il leur fournit même le numéro d'informateur qui avait été assigné à Oswald! Mais le FBI affirma qu'aucun informateur n'était identifié par ce numéro.

Toutefois, si Oswald recevait effectivement des mandats-postaux du FBI, il devait bien les échanger quelque part. Bien qu'aucune trace papier ne fut découverte par la commission, plusieurs personnes racontèrent des histoires qui viennent valider cette thèse. Quelques jours après L'assassinat, le gérant d'un bureau de la Western Union Telegraph Company affirma à un journaliste qu'Oswald s'était présenté à plusieurs reprises pour échanger des mandats-postaux. Son témoignage fut discrédité par la Commission Warren.

Le propriétaire d'un marché texan affirma que, peu avant l'assassinat, Oswald s'était souvent rendu à son magasin et que lors d'une de ses visites, il était accompagné d'une vieille dame et d'une jeune femme qui parlait une langue étrangère (l'épouse d'Oswald était russe). Lors d'une autre visite, Oswald aurait tenté de payer avec un mandat-postal de 189$ (ce qui équivaut exactement au montant qui resterait sur une paye de 200$, après taxes). La Commission Warren conclua qu'un tel chèque n'avait jamais existé.

DESTRUCTION DE PREUVES

Derrière les portes closes, la Commission Warren était face à un dilemme. Face à ces indications de plus en plus nombreuses que des liens existaient entre Oswald et le FBI, les membres décidèrent de supprimer ces preuves. Étonnement, cette conversation tenue en privé et effacée des minutes de la Commission fut enregistrée, dactylographiée et déclassifiée en mars 1975. La voici:


Oui, vous avez bien lu: “I think this record ought to be destroyed.” Et après ceci, on viendra essayer de nous convaincre que le rôle de la Commission Warren était de faire la lumière sur l'assassinat! Dans les faits, on sait maintenant avec certitude que des documents ont été cachés et détruits.

La Commission n'est pas la seule à avoir fait disparaître des preuves embarrassantes. Deux semaines avant l'assassinat de Kennedy, Oswald se présenta aux bureaux du FBI et laissa une note manuscrite à l'agent Hosty. Peu après l'assassinat, la note fut tout simplement... détruite. Sur les ordres de son supérieur, Hosty la déchira et la jeta dans une toilette.



Nouvelle technique de détection du cancer de la prostate

Je peux vous faire une confidence?

L'une de mes phobies depuis des années, c'est d'arriver à 50 ans et d'être obligé de me faire enfoncer un doigt dans le cul annuellement pour vérifier comment se porte ma prostate.

Eh ben, la chance me sourit, je serai peut-être épargné après tout:

A test that costs less than a $1 and yields results in minutes has been shown in newly published studies to be more sensitive and more exact than the current standard test for early-stage prostate cancer.

The simple test developed by University of Central Florida scientist Qun "Treen" Huo holds the promise of earlier detection of one of the deadliest cancers among men. It would also reduce the number of unnecessary and invasive biopsies stemming from the less precise PSA test that's now used.

"It's fantastic," said Dr. Inoel Rivera, a urologic oncologist at Florida Hospital Cancer Institute, which collaborated with Huo on the recent pilot studies. "It's a simple test. It's much better than the test we have right now, which is the PSA, and it's cost-effective."

Science, je t'aime!

Little Foot a 3,67 millions d'années

Extrait de la nouvelle:

Little Foot is a big deal. Not only is this rare and wonderfully preserved skeleton the most complete australopithecine -- a putative evolutionary ancestor of humans-- specimen ever discovered, but it is also one of the oldest hominid skeletons dated so far. However, Little Foot has caused quite a stir among the scientific community, and no one could agree on how old he is. Now, thanks to an advanced dating technique, researchers think that they can finally slap an age on this famous skeleton.

According to their results, Little Foot died 3.67 million years ago, making him an older relative of the equally famous skeleton “Lucy.” If this date holds up, it could mean that Little Foot is an ancestor of the human lineage, which is exciting. The findings have been published in the journal Nature.



Un signal radio extra-terrestre?

Apparemment, ce n'est pas impossible:

Is it possible that Earth is receiving signals from outer space which could be that of some extra terrestrial life source? A new research paper has not ruled out this possibility.

The paper dated 30 March 2015 is titled Discrete Steps in Dispersion Measures Of Fast Radio Bursts. It explores the origin behind recent radio signals from space and considers "an artificial source (human or non-human)," as a possible source.

Fast radio burst or FRB is one of the many phenomena occurring in space. These radio signals are extremely fast, lasting about a millisecond and giving off as much energy as the sun does in a day, according to Global News. And just this year, one of these FRBs was seen in action for the first time.

In order to figure out how far these FRBs travel, astronomers use something called the dispersion measure (DM). The farther the signal has come, the bigger the DM.

"The new research paper discovered that 10 of these FRBs travel in a multiple of 187.5 cm. This would suggest that each one came from separate sources at regularly spaced distances from Earth (we're talking billions of kilometres away, of course)," states the GN report.

The paper concludes that there is a five in 10,000 probability that the line-up of these signals is coincidental.

The authors say that it's unlikely that the source of these regularly spaced FRBs are from another galaxy as the dust between the distances would mess up that regular spacing. It could be within our own galaxy, but they believe that it would be "most surprising".

"If both of these options could be excluded, only an artificial source (human or non-human) must be considered, particularly since most bursts have been observed in only one location," they concluded.

That's not to say that they firmly believe FRBs are of extraterrestrial origin. They believe that more research is needed.

In an email to Global News, famed astronomer Jill Tarter of SETI - an institute dedicated to the search for life in the universe – agreed to the possibility.

"Since the Lorimer pulse [in 2007], I've commented that these could be engineered signals — in my case I just wondered if the engineers were extraterrestrial. More data will tell us what the right interpretation is," she said.



Le party de la chimie



Miraaaaaaaaacle de Dieu!



J'ai tellement ri quand je suis tombé là-dessus... tellement ri... c'est pas croyable être aussi con.

Le secret des bracelets de Wonder Woman

Ceci n'est pas un véritable caméléon


La preuve:



Trouvé ici.


yangxueguo

22 avril 2015

Pourquoi l'anonymat?

Je suis en train de réviser mon livre avec l'aide de Sylvie, une bonne amie à moi et ancienne collègue de travail. Ses conseils et commentaires me sont d'une aide précieuse et me permettent d'améliorer considérablement la qualité du livre.

Tout récemment, elle m'a dit: "Encore à ce jour, je ne comprends pas que tu ne veuilles pas te nommer. Ça s'est passé dans une autre CS. Je sais qu'il y a une partie du livre à propos de ta nouvelle CS, mais ce n'est pas dans ta nouvelle école. Je pense au contraire que les gens te respecteraient plus en sachant que tu as des couilles. Tu ne peux pas être poursuivi, tu ne nommes personne!"

Remarque pertinente. Son commentaire m'a forcé à réfléchir. Ai-je de bonnes raisons de souhaiter l'anonymat ou suis-je simplement un gros pissou?

Après y avoir bien réfléchi, j'en suis venu à la conclusion que j'ai de bonnes raisons de vouloir conserver l'anonymat et voici ce que j'ai répondu à Sylvie.

Je ne veux pas me nommer parce que pour beaucoup de monde, le simple fait de mentionner le nom d'un homme dans la même phrase que le mot "pédophilie" ou "contacts inappropriés" constitue une tache indélébile, que les accusations se soient révélées fondées ou pas, et je n'ai pas envie que ça me suive pour le reste de mon esti de vie.

Je ne veux pas me nommer parce que si par malheur et malgré toutes mes précautions, ce genre de choses se produit à nouveau dans l'avenir, le fait que ce sera la "deuxième" fois me privera encore plus du bénéfice du doute.

Je ne veux pas me nommer parce que les parents paranos trop protecteurs me verront avec encore plus de méfiance et mon quotidien est déjà bien assez pénible comme ça.

Je ne veux pas me nommer parce que je ne sous-estime pas la cruauté et la soif de vengeance de tous les gens que j'éclabousse dans ce livre. Mon ancienne directrice est une ogresse, mes anciennes collègues des sales menteuses opportunistes, ces mères d'élèves des détraquées... au mieux elles vont m'anéantir sur la place publique, au pire me poursuivre. Les faits et la vérité n'intéressent pas du tout ces gens-là, elles diront absolument n'importe quoi pour me mettre en pièces et préserver leur réputation. Elles l'ont fait une fois et le feront à nouveau sans hésiter une esti de seconde.

Je ne veux pas me nommer parce que mon ancienne CS me le fera payer et tentera par tous les moyens de me discréditer et de me museler. Une CS vient d'envoyer une mise en demeure à un père d'élève qui se plaignait simplement du cours d'éthique et culture religieuse sur Facebook... alors imaginez de quoi elle serait capable dans mon cas!

Je ne veux pas me nommer parce que dans le livre, je plante mon syndicat et que ces derniers pourraient me le faire regretter si un jour j'ai à nouveau besoin d'eux.

Je ne veux pas me nommer parce que ma nouvelle commission scolaire pourrait décider qu'elle m'a engagé sans connaître tout de mon dossier et décider soit que le contrat est annulé ou encore passer au peigne fin tout ce que je fais et profiter de n'importe quelle raison idiote pour me harceler et se débarrasser d'un élément délateur sous prétexte qu'il représente un risque pour les enfants.

Je ne veux pas me nommer parce que les gens sont cons, ils comprennent tout croche et la plupart des gens ne liront même pas le livre, ils se contenteront d'en écouter la critique. Mes propos seront déformés par les CS, les syndicats, les groupes féministes et les médias, on m'assignera les pires intentions, on dira que je souhaite rendre la voie libre pour les pédophiles et des horreurs du genre, les gens le croiront et je ne veux pas qu'on m'associe à ces mensonges répugnants.

Je ne veux pas me nommer parce qu'en bout de ligne, ça ne m'apportera strictement RIEN. Je n'ai aucune envie d'être célèbre et certainement pas pour cette raison-là.

Pour moi, ce n'est pas négociable. Si on me refuse l'anonymat, je ne publie pas.

Si c'était bon pour le Frère Untel, ce devra l'être également pour le Prof Solitaire...



Cinq, quatre, trois, deux et... un

J'aimerais vous dire que l'un des candidats à la chefferie du PQ m'emballe, mais depuis le départ de Lisée, ce serait un bien triste mensonge. Jusqu'à date, je procède plutôt par élimination. C'est de cette façon que j'ai déjà éliminé Céré et Cloutier. Puis Drainville vient de s'éliminer lui-même. Aujourd'hui, quelqu'un d'autre s'apprête à les rejoindre dans la corbeille et ça me fait beaucoup de peine parce qu'elle était en voie de devenir ma préférée grâce à sa position claire et audacieuse à propos de la souveraineté.

Extrait de la pitoyable nouvelle:

La députée de Vachon, Martine Ouellet, appelle à chasser le sexisme ordinaire de la colline parlementaire. Elle a invité le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, à se doter d’une politique de tolérance zéro à cet égard. «L’Assemblée nationale devrait être un modèle», a-t-elle insisté. Parmi les élus des partis d’opposition, les femmes font les frais au premier chef de la «très grande arrogance» de «quelques ministres». «Ce serait le fun que ça cesse.» Mme Ouellet s’est plainte de l’attitude «condescendante» du ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, et du ministre des Transports, Robert Poëti, à l’égard des élus d’opposition, mais tout particulièrement des femmes. «C’est pire lorsqu’ils s’adressent à des femmes», a-t-elle soutenu.


Ouf... par où commencer?

Premièrement, Barrette est méprisant et condescendant avec absolument TOUT LE MONDE! Il est arrogant avec les gens du milieu de la santé, les médecins, les journalistes, l'opposition, les critiques, absolument tout le monde! Pourquoi est-ce que ce serait plus grave lorsqu'il est condescendant avec une femme? C'est également vrai de Poëti, dans une moindre mesure. Ces types-là vomissent sur tout le monde, mais lorsqu'ils s'adressent à une femme, alors là ça devient impardonnable parce que SEXIIIIIIIIISME?

Deuxièmement, Mme Ouellet, quand on veut que de telles accusations soient prises au sérieux, on prend le temps de les étayer et de les documenter (ce qui ne devrait pas être trop difficile à faire dans le cas de politiciens qui sont constamment filmés et enregistrés). Autrement, ce ne sont que des mots vides et sans valeur. Et inévitablement, on perd la face. La réponse des ministres libéraux vous fait d'ailleurs passer pour une crisse de folle:

M. Poëti lui a demandé de citer «un seul exemple» de ce qu’elle lui reproche. «Il faut prendre le commentaire de Madame Ouellet avec un petit grain de sel», a fait valoir quant à elle la ministre responsable de la Condition féminine, Stéphanie Vallée.

Troisièmement, Mme Ouellet, c'est quoi exactement une politique de "tolérance zéro" face au sexisme dans ce contexte? Dès qu'une femme affirme qu'un homme lui parle avec condescendance, ce sera immédiatement jugé sexiste et l'homme sera sanctionné? Les seuls critères valides seront ses émotions et son interprétation personnelle? C'est ça qui vous ferait plaisir? Non mais, c'est vrai, de quoi vous parlez exactement, là? Vous n'êtes même pas foutue de fournir un seul exemple clair de sexisme et vous exigez une politique de tolérance zéro?

Cette sortie que vous venez de faire révèle beaucoup de détails très malheureux à propos de votre caractère, de votre idéologie et de votre personnalité. Vous êtes une personne sexiste qui considère que la condescendance doit seulement être dénoncée quand un homme s'adresse à une femme. Vous souhaitez un traitement de faveur pour les femmes. Vous balancez des affirmations gratuites sans prendre le temps de les asseoir sur des faits solides. Vous faites preuve d'intransigeance et de fanatisme avec votre histoire de "tolérance zéro". Et finalement, vous démontrez que vous êtes incapable de composer avec le mépris dont feront inévitablement preuve vos adversaires politiques. Ce faisant, vous démontrez que vous n'êtes pas qualifiée pour être chef du PQ et encore moins pour être la première ministre de tous les Québécois.

Je songeais très sérieusement à voter pour vous dans la course à la chefferie, mais vous venez de me perdre.

Et comme si ce n'était pas déjà assez, Mme Ouellet en rajoute:

Selon Mme Ouellet, le Parlement demeure un «boys club», 75 ans après l’octroi du droit de vote aux femmes, et 53 ans après l’élection de la première femme à l’Assemblée nationale, Marie-Claire Kirkland-Casgrain, en décembre 1961. «Il y a un pas mal gros boys club [ici]», a-t-elle déploré lors d’un impromptu de presse dans les couloirs de l’hôtel du Parlement. L’ex-ministre des Ressources naturelles souhaite voir un nombre accru de femmes dans des «postes stratégiques» de l’État québécois.

On devine ici l'éternelle victimisation féministe qui se pointe. Oui, il y a plus d'hommes que de femmes en politique, c'est un fait. Mais qu'est-ce qui empêche les femmes de se lancer en politique? Rien. Quel est l'obstacle spécifique aux femmes et pas aux hommes? Aucun. Ce n'est pas du sexisme ça, Mme Ouellet, c'est un choix personnel.

Lorsqu'un plus grand nombre de femmes se lanceront en politique, alors évidemment, il y aura également plus de femmes dans des postes stratégiques, ça va de soi. Alors qu'on encourage des femmes qualifiées, intelligentes et compétentes à faire le saut en politique, je n'y vois évidemment aucune objection, mais qu'on ne vienne pas me dire que la politique est un "boys' club" qui est fermé et hermétique aux femmes parce que ça, Mme Ouellet, c'est un grossier mensonge.

Si seulement Mme Ouellet était la seule à promouvoir ces idées saugrenues:

Le Parlement québécois a été «façonné […] par les hommes qui étaient aux commandes» au fil du dernier siècle et demi, a souligné la députée de Joliette, Véronique Hivon. «On se rend compte chaque jour à quel point il y a des règles qui sont archaïques. Il y a des manières de faire dans lesquelles les femmes se retrouvent moins facilement.» L’horaire des travaux parlementaires — incluant l’étude de projet de loi ou de crédits en soirée — rend difficile la conciliation travail-famille, a-t-elle spécifié. Par ricochet, il freine le «mélange des genres [souhaité] en politique», selon elle.

Alors si je comprends bien, le fait que l'étude des projets de loi soit en soirée constitue un obstacle, mais seulement pour les femmes, c'est bien ça? Parce que les hommes se câlissent de leurs enfants, c'est bien connu, alors ils ne sont pas du tout intéressés à les voir le soir.

Vous voulez trouver du sexisme à l'Assemblée nationale? Alors ne cherchez pas plus loin. Les heures de travail qu'implique un job de député ne sont pas un obstacle à quiconque a des jeunes enfants, nooooooooooon! C'est seulement un obstacle pour les femmes! Elles sont les seules qui aiment vraiment leurs enfants et qui souhaitent passer du temps avec eux, c'est l'évidence même! Les hommes s'en contre-câlissent, pas vrai?

On n'a qu'à regarder le profil des élus à l'Assemblée nationale pour se rendre rapidement compte que ceci est de la foutaise. La plupart des hommes qui se lancent en politique sont d'un âge plus avancé et leurs enfants sont plus âgés ou carrément adultes. Les heures de travail et les longues absences ne sont donc pas seulement un obstacle pour les femmes, mais bien pour quiconque a des jeunes enfants. D'ailleurs, ce serait certainement vrai dans mon cas. Si on m'offrait de me lancer en politique à ce stade-ci de ma vie, la réponse serait un NON catégorique. Mes enfants sont ma priorité absolue présentement.

Pourtant, ces évidences demeurent complètement invisibles aux yeux de nos braves élues de l'Assemblée nationale. Je laisse le mot de la fin à l'une de mes préférées, la grande amie des intégristes islamistes, Mme Weil:

La ministre Kathleen Weil a abondé dans le même sens. La mère de quatre enfants s’est longtemps refusée à sauter dans l’arène politique. «Beaucoup de femmes, lorsqu’elles ont des enfants, veulent coucher à la maison. Et c’est normal», a-t-elle dit.«Il faut comprendre la situation des femmes», a-t-elle ajouté.

Oui, il faut comprendre et accommoder les femmes. Pas les hommes, seulement les femmes. Qu'un homme ne voit jamais sa famille, ça ce n'est pas grave. Qui a besoin d'un père après tout? Mais pour une femme, pour une MÈRE, alors là, ça change tout! Il faut faire en sorte qu'une femme qui se lance en politique et qui vise à participer à la gérance de l'état soit en mesure d'être à la maison pour 17 heures pour souper avec la famille et coucher les enfants. Après tout, gérer un état, ce n'est pas très important. Ce devrait être comme pour les vendeurs de chaussures ou de voitures usagées, un job de 40 heures par semaine.

Évidemment, ce que Mme Weil et ses collègues sont incapables de voir, c'est que si des gens ne sont pas prêts à véritablement s'engager et à s'impliquer en politique, peut-être que ce n'est pas leur place? S'ils ont d'autres obligations ou d'autres priorités qui les empêcheront de faire leur travail adéquatement, peut-être que ce n'est pas le job pour eux? Peut-être qu'ils devraient faire des choix de carrière éclairés et attendre que leurs enfants soient plus âgés? C'est certainement le cas pour moi. Ça a été vrai de Lucien Bouchard et de Jean-Martin Aussant qui ont quitté la politique à cause de raisons familiales, pour ne nommer que ces deux-là. Alors pourquoi les femmes (et seulement celles-ci) devraient-elles être exemptées de ce choix?

Oui, on a vraiment besoin de plus de femmes comme Ouellet, Hivon et Weil! Avec plus de femmes comme elles, le sexisme n'existerait plus!

Misère...



21 avril 2015

Front commun contre l’anglais intensif au primaire


Voici la meilleure nouvelle que j'ai lue depuis très longtemps:

Dans un rare consensus, parents, enseignants et directeurs du réseau scolaire s’unissent pour s’opposer à l’anglais intensif obligatoire à l’école primaire, a appris Le Journal. Ils réclament une rencontre «urgente» avec le nouveau ministre de l’Éducation, François Blais.

Une lettre a été récemment envoyée au cabinet du ministre à ce sujet, signée par la Fédération des comités de parents, la Fédération des syndicats de l’enseignement, la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, la Fédération des professionnels de l’éducation et l’Association québécoise des troubles d’apprentissage.

En plus de réclamer une rencontre, les signataires ont fait parvenir au nouveau ministre une autre lettre qui avait été envoyée à son prédécesseur, Yves Bolduc, quelques jours avant qu’il ne rende sa démission, dans laquelle ils demandent «fermement» au ministre «de ne pas aller de l’avant avec l’implantation, mur à mur, de l’enseignement intensif de l’anglais», peut-on lire.

La présidente de la Fédération des comités de parents, Corinne Payne, affirme qu’il est faux de croire que tous les parents veulent que leur enfant ait accès au programme d’anglais intensif, comme le prétend le gouvernement. «On veut que ce soit chaque milieu, chaque école, qui décide selon ses besoins», affirme Mme Payne.

Un front commun enseignants-parents-directions... je ne pensais pas voir ça de mon vivant! C'est génial. Espérons que l'initiative porte fruit et que ce ne soit que le début d'une belle et longue collaboration!

Billets à propos de l'anglais intensif:

De l'anglais intensif en 6e année...
Anglais intensif en 6e année
Le projet n'est "pas viable"
Sauvés!
Histoire et anglais
Programme libéral en éducation
Aucune idée...

L'image provient d'ici.



Honoré Beaugrand

Extrait de ce fascinant article à propos d'un personnage méconnu de notre histoire:

En 1895, dans le Paris républicain, lors d’un banquet, Honoré Beaugrand, ex-maire de Montréal et directeur d’un grand quotidien de cette ville, La Patrie, célèbre la France, mère patrie des Canadiens français. L’ambassadeur de Grande-Bretagne lui demande en souriant ce qu’il fait de l’Angleterre. Beaugrand lui répond: «C’est ma belle-mère.» Les conservateurs montréalais n’avaient pas tort de qualifier sa pensée libérale de «sans-culottisme avancé».

Dans sa biographie d’Honoré Beaugrand (1848-1906), la première digne de ce nom, le sociologue Jean-Philippe Warren, spécialiste chevronné de l’histoire intellectuelle du Québec, insiste, à juste titre, sur le libéralisme radical et le républicanisme de cet admirateur de Papineau. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Beaugrand appartient à un Parti libéral le plus souvent dans l’opposition et très revendicateur.

Depuis l’échec des patriotes de 1837-1838, les conservateurs règnent sans partage. De 1867 à 1897, ils détiennent le pouvoir à Québec, sauf durant deux gouvernements libéraux, celui de Joly de Lotbinière (1878-1879) et celui d’Honoré Mercier (1887-1891). À Ottawa, de 1867 à 1896, les vrais libéraux ne gouvernent qu’entre 1873 et 1878. Sous l’Union des Canadas, de 1840 à 1867, les conservateurs avaient donné le ton en s’alliant avec des réformistes si modérés qu’ils leur ressemblaient.

Une ère de domesticité

La situation politique révolte Beaugrand. Le journaliste a la conviction que «les libéraux sont les descendants des patriotes de 1837». Il est fier de se réclamer de cet héritage et dénonce ceux qui, comme Étienne Parent, Wolfred Nelson et George-Étienne Cartier, ont trahi, selon lui, la cause progressiste pour devenir conservateurs. Il soutient que «la morgue» de Cartier, chef des transfuges, «et le servilisme de toute sa clique» annonçaient «une ère de prostitution nationale et de domesticité générale».

La fougue est naturelle à Beaugrand, ce natif de Lanoraie dont la vie tient de la passion et de l’aventure. Dans son ouvrage substantiel, intelligent et très fouillé, Warren souligne que la «bougeotte», héritée des coureurs des bois, caractérise l’homme qui fut, tour à tour, novice chez les Clercs de Saint-Viateur sous la férule de qui il avait étudié au collège de Joliette, matelot, cuisinier, violoneux, investisseur, et touriste en Chine.

Si l’aventurier combattit à 17 ans au Mexique, dans les troupes envoyées par Paris au secours de l’empereur Maximilien, c’était par amour de la France et par goût du risque plutôt que par conviction politique. Mais, dès 1873, journaliste chez les nombreux Canadiens français émigrés en Nouvelle-Angleterre pour gagner leur pain, il adhère à un progressisme solide.

Ses idées sociopolitiques s’appuient, dès lors, sur la libre-pensée en réaction à l’alliance étroite, au Québec, du clergé et des conservateurs. En 1878, son roman Jeanne la fileuse (Fides) traite des accidents industriels que subissent les ouvriers des filatures du Massachusetts.

Revenu au Québec, Beaugrand fonde, en 1879, à Montréal, le quotidien La Patrie pour défendre le libéralisme. Même si les articles y sont rarement signés, on reconnaît les idées du directeur dans la ligne politique adoptée par le journal. C’est particulièrement vrai lorsque la rédaction préconise l’enseignement obligatoire, gratuit et laïque, heurtant ainsi le clergé de plein fouet.

La chasse-galerie

L’évêque de Montréal s’inquiète des audaces de La Patrie, surtout, en 1884, lorsqu’il y lit l’écrivain anticlérical Arthur Buies, le plus prestigieux des collaborateurs avec Louis Fréchette, autre homme de lettres au libéralisme inné. Mais Beaugrand le rassure un peu. Il conçoit son quotidien moins comme une feuille de combat que comme un journal d’information idéologiquement orienté avec finesse, à l’instar de la presse nord-américaine de langue anglaise.

Comme ailleurs sur le continent, la publicité occupe beaucoup d’espace dans La Patrie et enrichit son propriétaire et directeur, qui se rapproche en même temps du milieu anglophone montréalais, aidé par sa femme, Eliza Walker, d’origine américaine et de foi protestante. Ce qui n’empêche pas Beaugrand de continuer à souhaiter que le Canada se libère du joug britannique et de reprocher à un chef libéral, Honoré Mercier, de faire trop de concessions aux conservateurs et au clergé.

Quand le journaliste occupe la mairie de Montréal de 1885 à 1887, les conservateurs canadiens-français le décrivent, avec démagogie, comme «le maire des Anglais» et lui reprochent d’imposer la vaccination lors de l’épidémie de variole. Mais en 1900, six ans avant sa mort, l’écrivain célèbre, dans La chasse-galerie, légendes canadiennes (Fides), la culture populaire de ceux qu’il a tant voulu, grâce à la presse de langue française, faire accéder à la modernité.

Avec beaucoup de pertinence, Warren estime que Beaugrand, au soir de sa vie, «était sans doute consterné de voir» que, pour la nouvelle génération, le patriotisme canadien-français s’associait au catholicisme. Comble de l’ironie, le principal responsable de ce changement, fait au nom d’un libéralisme christianisé, n’était nul autre qu’Henri Bourassa, petit-fils du libre penseur Papineau qui avait inspiré toute l’action du bourlingueur issu de Lanoraie.



Les failles de la Commission Warren

Voici une série de capsules web fort intéressantes à propos des principales failles, omissions et des nombreux mensonges de la Commission Warren, qui devait faire la lumière sur l'assassinat du Président Kennedy.

Soyez avertis, la présentation est tapageuse et sensasionaliste, le présentateur est irritant, mais les capsules demeurent, pour la plupart, pertinentes et intéressantes. La plupart d'entre elles résultent d'entrevues avec des auteurs et des chercheurs souvent très crédibles. Bref, ça mérite le coup d'oeil.

Épisode 1: Quel était le motif d'Oswald? Travaillait-il pour la CIA?
Épisode 2: Comment Oswald peut-il être dans deux endroits à la fois?
Épisode 3: Lee Oswald: faux déserteur?
Épisode 4: Oswald et le Fair Play for Cuba Committee
Épisode 5: Oswald était-il à l'ambassade cubaine de Mexico?
Épisode 6: Le témoignage de Sylvia Odio
Épisode 7: Le rôle de Richard Case Nagell
Épisode 8: Le complot de Chicago
Épisode 9: Le récit de Rose Cherami
Épisode 10: Fletcher Prouty à propos des lacunes de la sécurité
Épisode 11: L'authenticité du film de Zapruder
Épisode 12: JFK et le gouverneur Connolly ne réagissent pas en même temps
Épisode 13: La balle qui a blessé James Tague
Épisode 14: La réaction de la foule après l'assassinat
Épisode 15: "The girl on the stairs" (Victoria Adams)
Épisode 16: Complicité des Services Secrets
Épisode 17: Le sixième étape et le "sniper's nest"
Épisode 18: Les trois clochards et Edward Lansdale
Épisode 19: Ruth et Michael Paine
Épisode 20: Oswald quitte Dealey Plaza et Tippit le cherche?
Épisode 21: L'arrestation d'Oswald au Texas Theater
Épisode 22: Comment Oswald a-t-il été identifié aussi rapidement?
Épisode 23: La transition du pouvoir avait-elle été planifiée à l'avance?
Épisode 24: L'autopsie
Épisode 25: La blessure à la tête du Président
Épisode 26: La blessure au dos du Président
Épisode 27: L'absence de preuves solides contre Oswald
Épisode 28: L'assassinat d'Oswald
Épisode 29: La participation des médias dans le cover-up
Épisode 30: La confusion à propos de la visite d'Oswald à Mexico
Épisode 31: Les preuves trouvées chez les Paine
Épisode 32: La Commission Warren
Épisode 33: Réunions secrètes à propos des liens entre Oswald et le FBI
Épisode 34: Les agents des Services Secrets à Dealy Plaza
Épisode 35: Les omissions de la Commission Warren
Épisode 36: L'assassinat de Tippit
Épisode 37: La balle magique
Épisode 38: La carabine
Épisode 39: La carabine appartenait-elle à Oswald?
Épisode 40: Les origines douteuses de la balle magique
Épisode 41: Le sénateur Richard Russell
Épisode 42: De nombreuses morts suspectes
Épisode 43: Jim Garrison
Épisode 44: Dan Hardway de la HSCA
Épisode 45: Les réactions au film d'Oliver Stone
Épisode 46: Les médias discréditent les critiques
Épisode 47: The Air Force One tapes
Épisode 48: Doug Horne, analyste du Assassination Records Review Board
Épisode 49: Plus de 1100 documents demeurent cachés (CIA)
Épisode 50: Entrevue avec Oliver Stone



neverdying II

19 avril 2015

La confession de John Martino

"Il est impossible de garder un secret indéfiniment. Depuis le temps, quelqu'un aurait parlé."

Voilà l'argument habituellement utilisé pour discréditer les théories de complot à propos de l'assassinat du Président JFK.

Or, des gens ont parlé, mais on accorde généralement bien peu d'intérêt à leur témoignage.

Et l'une des histoires les plus intrigantes est celle de John Martino.

En 1963, Martino était un militant anti-Castro qui fréquentait des membres du crime organisé et des officiers de la CIA. On le sait aujourd'hui, le crime organisé et la CIA ont collaboré pour tenter de faire tomber le régime cubain de Fidel Castro. Les premiers souhaitaient remettre la main sur les casinos, la prostitution et les trafics de l'île, les seconds voulaient se débarrasser d'un allié communiste situé si près des côtes américaines. Nous étions alors en pleine guerre froide, rappelez-vous.

Dans sa jeunesse, Martino (un natif du New Jersey) était un petit bandit et un gambler. Il a été arrêté à de multiples reprises pour gambling et prêts usuraires. Dans les années 1950, il a développé une expertise dans les équipements électroniques liés aux jeux de hasard. Il opérait dans le Sud de la Floride, puis à La Havane (Cuba) où ses compétences lui ont valu un travail de sécurité dans un grand casino de la capitale cubaine.

Lorsque le mouvement révolutionnaire de Castro prend le pouvoir en 1959, les hôtels offrant jeu et prostitution sont fermés. Martino est arrêté pour avoir critiqué Castro et passe trois ans en prison, une expérience pénible qu'il a détaillé dans un livre.

Après sa libération en 1962, Martino s'enrôle dans la guerre clandestine de la CIA contre Castro. À la Nouvelle-Orléans et à Dallas à l'automne 1963, il fréquente d'autres militants anti-castristes furieux à propos de la politique cubaine de JFK.

Une décennie après l'assassinat de JFK, Martino se savait mourant et il confia à deux connaissances qu'il avait participé à un complot visant à assassiner le Président.

Son premier confesseur était John Cummings, un journaliste d'investigation réputé qui travaillait au Newsday de New York, qui avait couvert la libération de Martino de la prison de Castro en 1962 et qui était resté en contact avec lui au cour des années.

"Il m'a dit qu'il avait fait partie de l'assassinat de Kennedy," raconte Cummings. "Il n'était pas à Dallas et n'a pas appuyé sur la gâchette, mais il était impliqué. Il a laissé entendre que son rôle était de livrer de l'argent et de faciliter les choses. Il m'a demandé de ne pas publier sa confession de son vivant."

La deuxième personne à qui Martino s'est confié est un ancien partenaire d'affaires du nom de Fred Claassen. Il affirme que Martino lui a dit:

“The anti-Castro people put Oswald together. Oswald didn’t know who he was working for — he was just ignorant of who was really putting him together. Oswald was to meet his contact at the Texas Theater. They were to meet Oswald in the theater and get him out of the country, and then eliminate him. Oswald made a mistake . . . there was no way we could get to him. They had Ruby kill him.”

La veuve de Martino a refusé de parler aux enquêteurs du Congrès dans les années 1970, mais plus tard a confirmé l'histoire de son mari à l'auteur britannique Anthony Summers. Elle a dit que son mari avait eu connaissance à l'avance de l'assassinat de JFK. "Flo, ils vont le tuer" lui avait dit son mari en novembre 1963. "Ils vont le tuer quand il arrivera au Texas."

Le fils de Martino, Edward, qui fréquentait alors le secondaire, se rappelle que le vendredi 22 novembre 1963, son père lui a dit de sécher l'école et d'écouter la radio. Lorsque les nouvelles sont arrivées de Dallas, "mon père est devenu blanc comme une feuille. Mais ce ne était pas par surprise. C'était plutôt comme une confirmation."

Ni Edward Martino, ni sa mère n'ont cherché à tirer profit en racontant cette histoire.

Évidemment, la confession de Martino est très vague et nous fournit bien peu de détails. Mais plusieurs autres indices pointent en direction d'un complot qui aurait impliqué des militants anti-castristes, des membres du crime organisé et des éléments de la CIA (lire Oswald était-il à l'emploi de la CIA?Les balles de la CIA, Le message d'Oswald, La carte de bibliothèque de David Ferrie, Magouilles modernes de la CIA, Bloomfield et l'assassinat de JFKDave Perry et George DeMohrenschildt‏). De plus, son affirmation selon laquelle Oswald s'est rendu au Texas Theater pour y rencontrer un contact me semble intéressante à la lumière de ce que l'on sait à propos de cet événement:

Qui a tué Tippit? - première partie
Qui a tué Tippit? - deuxième partie
Qui a tué Tippit? - troisième partie
Qui a tué Tippit? - quatrième partie
Qui a tué Tippit? - cinquième partie

À lire également:

Beyond JFK: The Question of Conspiracy
La théorie la plus valide selon Jerry Kroth