31 juillet 2015

Mahomet était un super bon gars! Promis!

C'est toujours extrêmement divertissant de voir des gens essayer de nous convaincre que Mahomet était un super bon Jack qui serait totalement horrifié par des groupes d'islamistes comme l'EI.

Prenez par exemple cet article de Kashif N. Chaudhry qui est des plus amusants:

Les membres de l'État islamique ont clairement l'intention de tuer tous ceux qui s'opposent à eux, qu'il s'agisse des Yézidis, des Chrétiens... et, dans leur très grande majorité, des Musulmans qui refusent de se soumettre à leur autorité. (...) Il est donc d'autant plus insupportable d'entendre certains critiques de l'islam maintenir dur comme fer que nos bourreaux agissent au nom de notre foi.

On a ici l'essentiel de l'argument habituel des apologistes de l'Islam. Leur religion, affirment-ils, est une doctrine de paix. Les terroristes qui commettent des actes de violence ne sont pas des vrais musulmans, ils n'agissent pas pour des raisons religieuses. Tout ce qu'un musulman fait de bien, c'est à cause de l'Islam. Tout ce qu'il fait de mal n'a rien à voir avec sa religion, et bla bla bla...

Je reconnais que la logique extrémiste se base en partie sur une interprétation dévoyée du Coran (...)

Oui, les extrémistes se basent "en partie" sur "une interprétation" du Coran. On doit donc comprendre que le Coran est un livre de paix et que seuls certaines personnes à l'esprit tordu arrivent à y trouver des justifications à la violence. M. Chaudhry va maintenant nous faire la démonstration de ce qu'il avance:

Les exactions de groupes comme État islamique sont en totale contradiction avec les préceptes de l'islam. Il suffit de lire le Coran pour le savoir: tuer une personne, c'est tuer l'humanité tout entière (5:32); la persécution et le chaos sur Terre constituent des péchés plus graves encore (2:217). Le Coran parle avant tout de paix, de justice, et des droits des hommes. Il prône la liberté de conscience et nous interdit de punir les apostats et les blasphémateurs.

Hein? C'est pas beau ça? Mahomet était vraiment un type formidable! Vous le voyez bien! Jamais il n'aurait cautionné le moindre geste de violence!

Le problème, c'est que tout comme les extrémistes qu'il dénonce, M. Chaudhry choisit les passages du Coran qui appuient sa thèse et ignore les autres. Or, ne lui en déplaise, le Coran déborde de sourates monstrueuses. Un grand nombre de ces sourates ont été répertoriées sur ce site et sont même classifiées selon qu'elles sont violentes, intolérantes, machistes, vénales, incohérentes, qu'elles légalisent le pillage, qu'elles permettent à Mahomet de s’arroger le pouvoir ou encore qu'elles indiquent un «déséquilibre» dans le sens paranoïaque, mégalomane ou sans garde-fou moraux.

En voici quelques-unes parmi une très, très longue liste:

Sr3. 156. Ô les croyants! Ne soyez pas comme ces mécréants qui dirent à propos de leurs frères partis en voyage ou pour combattre: ‹S'ils étaient chez nous, ils ne seraient pas morts, et ils n'auraient pas été tués.› Allah en fit un sujet de regret dans leurs coeurs. C'est Allah qui donne la vie et la mort. Et Allah observe bien ce que vous faites.

Sr4. 28. Il vous est interdit d’épouser des femmes mariés, excepté celles qui seraient tombées entre vos mais comme esclave.

Sr4. 34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection d'Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les.

Sr4. 56. Certes, ceux qui ne croient pas à Nos Versets, (le Coran) Nous les brûlerons bientòt dans le Feu. Chaque fois que leurs peaux auront été consumées, Nous leur donnerons d'autres peaux en échange afin qu'ils goûtent au châtiment. Allah est certes Puissant et Sage!

Sr4. 74. Qu'ils combattent donc dans le sentier d'Allah, ceux qui troquent la vie présente contre la vie future. Et quiconque combat dans le sentier d'Allah, tué ou vainqueur, Nous lui donnerons bientôt une énorme récompense.

Sr4. 89. Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.

Sr4. 93. Vous en trouverez d'autres qui cherchent à avoir votre confiance, et en même temps la confiance de leur propre tribu. Toutes les fois qu'on les pousse vers l'Association, (l'idolâtrie) ils y retombent en masse. (Par conséquent,) s'ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors saisissez-les et tuez les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donné autorité manifeste.

Sr4. 95. Ne sont pas égaux ceux des croyants qui restent chez eux - sauf ceux qui ont quelques infirmité - et ceux qui luttent corps et biens dans le sentier d'Allah. Allah donne à ceux qui luttent corps et biens un grade d'excellence sur ceux qui restent chez eux. Et à chacun Allah a promis la meilleure récompense; et Allah a mis les combattants au-dessus des non combattants en leur accordant une rétribution immense. 

Sr5.33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s'efforcent de semer la corruption sur la terre, c'est qu'ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu'ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l'ignominie ici-bas; et dans l'au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.

Sr5. 51. Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

Sr7. 72. Or, Nous l'avons sauvé, (lui) et ceux qui étaient avec lui, par miséricorde de Notre part, et Nous avons exterminé ceux qui traitaient de mensonges Nos enseignements et qui n'étaient pas croyants.

Sr8. 7. (Rappelez-vous), quand Allah vous promettait qu'une des deux bandes sera à vous. ‹Vous désiriez vous emparer de celle qui était sans armes, alors qu'Allah voulait par Ses paroles faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu'au dernier.

Sr8. 57. Donc, si tu les [les mécréants] maîtrises à la guerre, inflige-leur un châtiment exemplaire de telle sorte que ceux qui sont derrière eux soient effarouchés. Afin qu'ils se souviennent.

Sr8. 5. Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade.

Sr8. 29. Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.

Sr23.44. … Que disparaissent à jamais les gens qui ne croient pas!

Sr33. 60. Certes, si les hypocrites,(entendez les mécréants et autres faux convertis...) ceux qui ont la maladie au coeur, et les alarmistes [semeurs de troubles] à Médine ne cessent pas, Nous t'inciterons contre eux, et alors, ils n'y resteront que peu de temps en ton voisinage.

Sr33.61. Ce sont des maudits. Où qu'on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement

Magnifique, n'est-ce pas? Comme vous le voyez, l'Islam est vraiment une idéologie de paix et d'amour. Il faut vraiment être tordu pour y voir une quelconque incitation à la violence!

Ayaan Hirsi Ali explique bien ces deux visages de Mahomet en le comparant au docteur Jekyll et à M. Hyde:




Abdelwahab Meddeb affirme également sans détour: «L'islamisme est la maladie de l'islam, mais les germes sont dans le texte.»

Les islamistes eux-même nous le disent et nous le répètent sans cesse: ils agissent au nom de leur foi, en totale obéissance avec les préceptes de leur religion et pour des motivations essentiellement religieuses.

C'est ça la réalité.

Les apologistes qui prétendent que l'Islam n'a rien à voir avec les extrémistes et les terroristes sont des menteurs.

Mais M. Chaudhry ne s'arrête pas là, il affirme même que Mahomet avait prédit la montée des extrémistes et des organisations terroristes! Il affirme également que le calife Ali (un successeur du prophète) décrit ces personnes comme ayant de longs cheveux et portant des drapeaux noirs.

Oui chers amis, l'Islam n'est pas seulement une religion de paix, il prédit également l'avenir. N'est-ce pas merveilleux?

Si les apologistes comme M. Chaudhry passaient moins de temps à fabuler, à nier et à se mettre la tête dans le sable, s'ils prenaient plutôt la peine de regarder la réalité en face, ils seraient alors de véritables alliés dans la lutte au fanatisme.



Quand les droits des animaux passent avant la religion

Les animaux souffrent-ils plus lorsqu'ils sont abattus selon les rites halal et cachères? Cela est effectivement le cas.

Faut-il tolérer cette souffrance accrue au nom du respect des religions?

La réponse du Danemark est claire et sans équivoque: NON!

Extrait de la nouvelle:

Denmark’s government has brought in a ban on the religious slaughter of animals for the production of halal and kosher meat, after years of campaigning from welfare activists.

The change to the law, announced last week and effective as of yesterday, has been called “anti-Semitism” by Jewish leaders and “a clear interference in religious freedom” by the non-profit group Danish Halal.

European regulations require animals to be stunned before they are slaughtered, but grants exemptions on religious grounds. For meat to be considered kosher under Jewish law or halal under Islamic law, the animal must be conscious when killed.

Yet defending his government’s decision to remove this exemption, the minister for agriculture and food Dan Jørgensen told Denmark’s TV2 that “animal rights come before religion”.

Commenting on the change, Israel’s deputy minister of religious services Rabbi Eli Ben Dahan told the Jewish Daily Forward: “European anti-Semitism is showing its true colours across Europe, and is even intensifying in the government institutions.”

Al Jazeera quoted the monitoring group Danish Halal, which launched a petition against the ban, as saying it was “a clear interference in religious freedom limiting the rights of Muslims and Jews to practice their religion in Denmark”.



Molécules organiques sur Tchouri

Extrait de la fascinante nouvelle:

Les nouveaux résultats scientifiques de l’exploration inédite de la comète Tchouri révèlent des structures et caractéristiques inattendues, dont la présence de quatre molécules organiques, des briques de la vie, jamais observées auparavant sur ces petits corps célestes.

(...) «On est convaincu que Philae va nous faire avancer considérablement sur l’origine de la vie» sur notre planète et aussi sur le fait de savoir si elle est fréquente ou pas dans l’Univers, a jugé le professeur Bibring.

Les quatre molécules détectées sur la comète entrent dans une chaîne d’évolution chimique pouvant aboutir à la formation de briques élémentaires de la vie, précise le scientifique.

(...) Au total, 16 composés ont pu être identifiés qui se répartissent en six classes de molécules organiques dont des alcools et des amines. Parmi ces molécules, les quatre jamais trouvées jusqu’à présent sur une comète, sont entre autres du méthyle et de l’acétone, des précurseurs de molécules importantes pour la vie comme les sucres et les acides aminés.

(...) Ce sont de tels grains qui, en se retrouvant dans les océans de la Terre et peut-être sur d’autres planètes et lunes ailleurs dans le système solaire, auraient pu favoriser l’émergence de la vie, estiment les auteurs de ces travaux.



Reckless de Australian Crawl (1983)

Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'ai cette toune coincée dans la tête depuis quelques jours... alors je la partage ici avec vous.



Meet me down by the jetty landing
Where the, the pontoons bump and spray
I see the others reading, standing
As the Manly Ferry cuts its way to Circular Quay

Hear the captain blow his whistle
So long she's been away
I miss our early morning wrestle
Not a very happy way to start the day

She don't like that kind of behavior
She don't like that kind of behavior

So, throw down your guns
Don't be so reckless
Throw down your guns
Don't be so...

Feel like Scott of the Antarctic
Base camp too far away
A Russian sub beneath the Arctic
Burke and Wills and camels, initials in the tree

She don't like that kind of behavior
She don't like that kind of behavior

So, throw down your guns
Don't be so reckless
Throw down your guns
Don't be so...



Ben Mauro

Fausto De Martini

30 juillet 2015

Par ici!

Désolé à tous ceux qui ne trouvaient pas mon profil sur Facebook... voici un lien pour vous y rendre directement:

CLIQUEZ ICI, MERCI!



26 juillet 2015

Rejoignez-moi sur Facebook!

Salut chères lectrices et chers lecteurs,

Je m'apprête à me pousser en camping avec mon petit clan mais avant de partir, je tenais à vous faire part de la création de la page Facebook du Prof Solitaire.

Si vous êtes actifs sur Facebook et que vous aimeriez être informés lorsque le blogue est mis à jour, alors envoyez-moi une demande d'amitié! Elles seront toutes acceptées!

Comme Facebook ne permet pas d'utiliser le pseudonyme "Prof Solitaire" comme nom de compte, j'ai programmé le nom fictif "Guillaume Nicholas" en utilisant les prénoms de mes fils (c'est temporaire, je vais trouver mieux). J'ai tout de même pu indiquer "Prof Solitaire" comme surnom. J'ai vérifié et si vous faites une recherche, vous me trouverez sans difficulté.

J'espère que cette initiative vous intéressera! Merci et bonne semaine!



25 juillet 2015

L'ACADÉMIE JEDI

Si vous avez un p'tit gars qui n'aime pas lire dans votre entourage, je vous suggère cette série de romans inspirés de l'univers de Star Wars. Mon fils de 9 ans, qui détestait lire, vient de terminer les deux premiers. On les a lus ensemble, faisant de cet exercice un moment privilégié. Contrairement à mes nombreuses tentatives précédentes, ces livres-ci ont su lui donner définitivement le goût de lire par lui-même.

Les romans racontent les aventures d'un jeune garçon qui vit sur Tatooine et qui rêve d'être pilote. À son grand désarroi, il est refusé à l'académie de pilotage, mais est recruté par Yoda à l'académie Jedi. Il s'y rend sans grand enthousiasme et désespère face à son apparente incapacité à utiliser la force. Il se fait plusieurs copains en cour de route et apprend plusieurs leçons importantes à propos de la confiance et de la persévérance. Puis, dans le second roman, il doit faire face à la séduction du côté obscur.

Ces sont des romans abondamment illustrés à la manière du "Journal d'un dégonflé" et entrecoupés de BD. Les personnages sont très attachants, c'est très bien écrit et le vocabulaire est accessible et représente un défi accessible pour un enfant de cet âge. Les différents extra-terrestres, droïdes, vaisseaux spatiaux et planètes exotiques ne manqueront pas de fasciner votre petit padawan. En même temps, la vie de Roan ressemble beaucoup à celle d'un petit écolier terrien et l'enfant ne manquera pas de se reconnaître et de s'identifier à lui. Et en plus, on en tire de très belles leçons.

Mon fils et moi attendons avec impatience la parution du troisième roman en version française qui paraîtra à l'automne.



Lev Tahor: la SQ et la DPJ ont failli à leur tâche

Si tu maltraites des enfants au Québec, la police et la DPJ ne vont pas hésiter à intervenir, surtout lorsqu'il y a abondance de preuves.

Mais si une secte religieuse maltraite des enfants, alors là, ça change tout. Les autorités, terrorisées d'être taxées d'intolérance, de xénophobie et de racisme, vont se mettre à tergiverser, à hésiter, à branler dans le manche.

Extrait de la nouvelle:

La Protection de la jeunesse (DPJ) et la Sûreté du Québec (SQ) ont «failli à leur tâche» de protéger les enfants du groupe ultra orthodoxe Lev Tahor, malmenés pendant des années avant que leurs familles n'abandonnent les Laurentides pour l'Ontario, puis le Guatemala.

Tel est le constat de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, pour qui les travailleurs de la santé et les fonctionnaires de l'éducation ont aussi commis plusieurs manquements.

(...) «La liberté de religion ne peut en aucun cas constituer un prétexte à la maltraitance et à la négligence. [...] Il faut s'approcher de la zone de tolérance zéro.»

La loi dit très clairement que l'intérêt supérieur des enfants doit l'emporter, rappelle l'ancien professeur de droit. Mais «d'autres considérations sont venues gêner le déroulement des interventions en multipliant les délais».

Ces délais «dépassent l'entendement» et sont tout à fait «incompréhensibles», a renchéri le responsable du mandat jeunesse à la Commission, Camil Picard, qui a dirigé le Centre jeunesse de la Montérégie.

Avant la fuite nocturne du groupe, les événements inquiétants se succédaient depuis des années. Allégations de viol en 2007 et de mariages forcés en 2011. Adolescentes suicidaires ou se disant victimes d'inceste en 2012. Puis, les récits d'horreur d'anciens membres, qui parlaient d'enfants battus ou drogués, de très jeunes adolescentes mariées à des hommes ayant au moins le double de leur âge, etc.

Le DPJ des Laurentides a quand même mis près d'un an et demi à organiser l'opération massive qui lui a permis de retenir des signalements pour 134 enfants, souligne le rapport d'un expert indépendant mandaté par la Commission. Et durant tout ce temps, dit-il, les fonctionnaires de l'Éducation ont pris des «moyens nettement insuffisants» pour scolariser les jeunes, gardés dans «des locaux délabrés et froids».

Notons qu'un cas semblable est survenu au Royaume-Uni. Cliquez ici pour en savoir plus.



La discrimination envers les garçons

Voici quelques extraits de ce bouleversant article de Laurie A. Couture:

Our society has been silent, apathetic and cruel for too long about how our boys are treated, ignored and harmed. As a mental health professional who has worked with youth and families for close to two decades, I am on the front lines watching the spirits, minds and hearts of youth weep, tremble and rage with pain from schools, families and a society disconnected from their needs. However, while girls are embraced with incessant cultural messages of empowerment, “girl power” and support, boys must face a constant barrage of shaming, pathologizing, mockery and punishment for their maleness. Their needs, pain and suffering are simply denied existence. Not only is this pathologizing and shunning of boys happening in the media, it is happening in the fields of education, mental health, human services, the law and in the global social justice efforts that shape the world’s perceptions of gender.

Denying Sexual Abuse of Boys

Recently I did the powerful Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) trauma treatment with a boy who had suffered severe sexual abuse. This boy, like most other boys, lived in silence with this trauma for years. Society doesn’t afford males the safe, validating and empowering cultural environment of awareness, outreach, support, treatment and healing that females receive, especially when boys and men are raped and sexually assaulted by women. As we proceeded through the layers of the boy’s emotions about the sexual assault, suddenly, his body jolted as if he experienced an electric shock. His breath caught. 

(...) Like their sisters in our society, all boys should be able to experience such a loving “embrace” of awareness, validation, support and empowerment for what they endure, especially when their very natural behavioral and emotional clues indicate to us a problem. However, far too many raging, aggressive, hyperactive and violent boys are labeled as “behavioral problems” rather than as victims of abuse or neglect. The pathology is not the behavioral and emotional reactions of boys; the pathology is our society and how its views and treats boys and maleness. Where are the advocates for boys?

Shaming Maleness, Denying Male Beauty and Goodness

Six year old Christian McPhilamy started growing his hair long in December 2012 in order to donate it to a charity for children with hair loss. Despite verbal harassment by both peers and adults about his long hair, he continued to reach for his goal. Only when Christian informed people of the reason for growing his hair did they change their opinion. By Spring 2015, he was able to donate four ponytails measuring around a foot long. What disturbed me was the underlining message in the Florida Today article that boys need a justification to grow their natural hair. Although we live in a society where girls are supported to freely express themselves in any manner they choose, mind, body and spirit, we have degraded back to the 1950’s era where Christian’s newly-buzzed head made people breathe a sigh of relief.

Both my son and my oldest nephew also suffered discrimination when they grew their hair long. (...) When my son was in the foster care system prior to our adoption, not only was his head buzzed repeatedly against his will, but he also endured years of boy-shaming messages from dozens of caretakers, teachers, program staff, peers and from children’s media. However, these same sources kept up a constant drum-beat of “girl power” messages that caused him to believe that no matter how kind, helpful, intelligent, well-groomed or “good” he was, he could never be as “good”, as “smart”, as “beautiful” or as valued as a girl. 

(...) For years my male clients have disclosed to me how hurt they feel at this double standard of zero-tolerance for abuse of girls, at the same time that it is “open-season” on the hearts, spirits and bodies of boys. It took years of love, validation, empowerment and healing in our family for my son to heal from this cultural shaming.

Why do boys need a justification for growing their hair? Why was it OK in the 70’s and 80’s for males to wear flattering clothing and have attractive hairstyles when the trend for the 90’s and 2000’s has been buzz cuts and sloppy, baggy outfits? Why is it OK for boys to be vilified as “bad” by teachers, parents, caretakers, universities, corporations, programs and in school curriculum, products, books and society? Why is it OK for boys to be mocked, physically attacked and presented as ignorant, incompetent and “gross” in children’s media? I have noted an interesting parallel that during the time of boys being presented in society as “bad”, disgusting, incompetent and buffoonish, there has been an explosion of media stories of pre-adolescent boys wanting to be girls. Is this a reflection of our cultural lack of support for male beauty and male “goodness”? (...)

Pathologizing and Medicating Boy-ness

Boys of all ages, from toddlers to teens, face a battle each day of being contorted and broken to fit into an educational mold that is developmentally inappropriate. Boys that cannot tolerate the punitive, sedentary, paperwork-engulfed monotony are reflexively referred to a medical and mental health system that prescribes labels, behavioral “modification” and chemical restraints to boys in epidemic numbers. Rather than allowing youth to explore, create, run, play, adventure and learn through their hands, bodies and natural abilities, it is easier to placate obedience-minded school officials and feed the multibillion-dollar medical and pharmaceutical industries by turning childhood, especially “boy-ness”, into a disorder. (...)

Silencing Research

Where ever empowerment of boys is needed, there is silence from mainstream society. Most validation of the suffering of boys occurs in the annals of professional psychological science journals, in the form of 40 years of empirical research showing evidence that boys are the primary victims of all forms of child abuse, including sexual abuse. 

In 2006, Straus and Hagberg presented enlightening and disillusioning survey results at the 16th International Congress On Child Abuse And Neglect in York, England on worldwide rates of childhood sexual abuse. Contrary to the common “1 in 3 girls” and “1 in 6” boys media statistic, they found that in the United States, Canada, Mexico, India, China and several other countries, boys up to 18 years of age suffer slightly higher rates of sexual abuse than girls. In many other countries such as England and Australia, the rates of sexual victimization of boys and girls up to 18 years of age were nearly identical. Recent research in 2014 by Bryana H. French warns that adolescent males between the ages of 16-24 are at high risk for sexual victimization. Her study found that 43% of boys in high school and young men in college are victims of unwanted sexual experiences and that a sobering 95% of the aggressors were female acquaintances of the victims. 

Not only is research about sexual abuse of males barely whispered in the media, it is buried, minimized or ignored by the very institutions in our society that are responsible for igniting a firestorm of awareness, validation and empowerment campaigns for women and girls. Should it be any surprise that the suicide rate for American boys ages 15-19 is five times higher than for girls in the same age group, and six times higher for boys ages 20-24?

His Body, NOT His Choice?

However, the silence is most deafening when it comes to boys being allowed the power to choose integrity, safety and wholeness of their own genitals. Four and-a-half year old Florida resident, Chase Nebus-Hironimus is in the middle of a parental legal battle that has him at risk of having his penis permanently altered against his will. While 80% of living males in the United States have suffered circumcision without their consent, and untold millions of boys have suffered brutal genital mutilations around the globe through out history, it is Chase’s saga that has brought whispers of media coverage to the dead silence. 

Chase’s parents originally agreed to have Chase circumcised. However, upon researching the crucial protective and sexual functions of the foreskin, Chase’s mother decided that her son’s penis should be left intact. Chase also expressed that he does not want his penis cut. When the court ordered Chase’s mother to allow the medically unnecessary amputation or face jail, Heather Hironimus took Chase and went on the run for two months. Meanwhile, attorneys and activists for genital integrity attempted to get justice for Chase. Heather turned herself in and was forced under duress and threat of imprisonment to sign the surgical consent. The fate is still pending of whether or not this child will have to endure a procedure that will sexually, physically and emotionally violate him and his basic human rights. The fact that we hear no mass outcry against Male Genital Mutilation from the global social justice organizations that fund the multi-million dollar media campaigns that have supported empowerment, bodily integrity and sexual rights for girls and women should give people cause for immediate pause, concern, question and disillusionment.

While half of our children are being elevated, empowered and awarded with support, validation, protection and concern, the other half- our boys- are languishing in a society that turns a blind eye, a deaf ear and a silent mouth to the mutilation of their bodies, minds and spirits. The staggering suicide rates of boys should be more than enough proof that our neglect of boys is hurting them on a large scale. Like we have for our girls, we need an equally vocal, viral and supportive cultural and global campaign to protect, nurture and empower our boys!



COUPAAAAAAABLE!

Un étudiant du Massachusetts est accusé de viol. Il est immédiatement expulsé, évidemment. Pourtant, l'étudiant a en sa possession des preuves de son innocence, notamment des textos envoyés par la présumée victime.

Pas grave. Le collège maintient sa décision et refuse de réexaminer son dossier. C'est juste un gars, après tout, alors on s'en fout. Et comme chacun sait, être accusé de viol, c'est aussi grave que d'être trouvé coupable de viol. La présomption d'innocence n'existe plus dans ces cas-là...

Extrait de la nouvelle:

A preponderance of the evidence suggested that John Doe, a male student at Amherst College, raped his girlfriend’s roommate, Sandra Jones, according to the college’s sexual assault adjudication process. But text messages sent between the alleged victim and other Amherst students point toward the opposite conclusion: that Doe did nothing wrong.

He was expelled anyway—and Amherst has utterly refused to take a look that text messages that might acquit him.

(...) Doe wasn’t able to procure new evidence supporting his side of the story until many months after his expulsion. That evidence establishes that Jones—in her own words, no less—was an active participant in the sexual encounter. Amherst just doesn’t seem to care.

(...) The adjudicators never looked at the text messages, instead relying on Jones’ recollection of them. Had they read the messages, they might have reached a different conclusion. In reality, Jones admitted to her residential advisor that she “did something so fucking stupid” and “fucked” Doe. She was the active party, not “an innocent bystander,” she claimed in the texts.

(...) Of course, it’s possible that everything happened exactly as Jones described it. It’s possible Jones withdrew consent and Doe continued anyway. It’s possible that Jones was unable to process the fact that she had been assaulted, and omitted this detail in her recollection of the encounter to her residential advisor. It’s possible that Jones was ready for sexual activity with a different, reluctant partner immediately after she was victimized by Doe. It’s possible that the claims she made more than a year later represent the truth, and the claims she made on the actual night in question were merely a coping mechanism.

But how could anyone say this explanation is more likely? That the facts should not be taken at face value? That they should be ignored to the extent that they conflict with Jones’ assertions and Amherst’s decision?

On Twitter, KC Johnson—a campus due process expert—called the Doe/Jones dispute a “He-said/she-said situation—along w/numerous text messages undermining credibility of accuser's version of events!”

It seems clear to me that a preponderance of the evidence does not establish Doe’s guilt. Quite the opposite: a preponderance of the evidence casts doubt on Jones. Amherst’s decision to ignore that evidence and defend the conviction of Doe is itself evidence of something: systemic anti-male bias—and manifest unfairness for accused students—in college sexual assault trials.



Non, ce n'est pas un viol

L'auteure de cet article publié dans le Washington Post nous adresse un sévère avertissement. Non, dit-elle, toute relation sexuelle qu'on regrette le lendemain n'est pas un viol. Les féministes voudraient vous faire croire le contraire. Ne les croyez pas.

Extrait de l'article:

There was the time when, 19 and naive, I was guilt-tripped into entirely unwanted physical intimacies with a much older married man. And the time, three or four years later, when I went to visit an on-and-off long-distance boyfriend and quickly realized that it was over for me — but he assumed we were still on, and I didn’t have the nerve to say no. And the time I told a man, “Look, I’m not going to sleep with you,” and it was taken as, “Try again in a couple of hours.” He did, and it worked.

When they happened, my views of these encounters ranged from “it was a mistake” to “it’s complicated.” They still do — even though, these days, we are encouraged to reinterpret such experiences as sexual violations. To many feminists, stories like these are evidence of a pervasive, misogynistic rape culture. 

“Kids see movies where there’s an aggressor who gets pushed away, but keeps trying until the girl relents,” advocate, author and filmmaker Kelly Kend writes. 

“. . . This is a rape dynamic that has been played off countless times as just how it works.” Canadian feminist author Anne Thériault laments “the still-pervasive and very flawed idea that if she doesn’t say no, it’s not rape” — clearly referring not just to attacks involving violence or incapacitation (for which few would demand a verbal “no” as proof of rape), but encounters in which a woman yields to unwanted overtures, like I did.

This isn’t just feminist theory; it’s having an impact in the real world. Consent-education programs on college campuses, from Columbia University to the University of Texas at Austin, are increasingly adopting the “yes means yes” approach. But this crusade against “rape culture” oversimplifies the vast complexity of human sexual interaction, conflating criminal sexual acts such as coercion by physical force, threat or incapacitation — which should obviously be prosecuted and punished — with bad behavior.

Was I a victim? Even in the first incident, in which the man knowingly pressured me into something I didn’t want, I could have safely said no to him. Despicable behavior is not always criminal, just like getting guilt-tripped into giving money to a freeloading friend is not robbery.

In the second instance, it would be an infantilizing insult to deny my responsibility for a mutual misunderstanding. In the third, what happened was not only consensual but wanted; my initial “no” was sincere, but it was mainly an attempt to stop myself from acting on an attraction against my better judgment.

Besides, I know that sometimes the roles have been reversed. There was the ex-boyfriend I thought I was seducing in the hope of getting him back — only to realize, the one time he finally said no harshly enough, that it had been more pressure than seduction. There was the man who told me it was too soon for us to get involved and said, more than once, “We shouldn’t be doing this” the evening we first went to bed. If I were to claim victimhood, I would either have to admit to being a perpetrator as well or fall back on a blatantly sexist double standard.

(...) Others champion a far bolder vision. Thériault writes that we must “raze” nearly all our cultural beliefs about sex and “create an entirely new foundation” — built on the understanding that consent must be explicit and almost certainly verbal, not simply a “yes” but an “ongoing conversation.” Increasingly, this is also the approach adopted by consent-education programs on college campuses. A bizarre “consent porn” video created as an educational aid shows make-out sessions proceeding to a constant mutual refrain of “Is this okay?”; the apparent idea is to show that “consent is hot,” but the result looks more like a particularly tacky parody.

(...) Meanwhile, there is little regard for the preferences of people who like intuitive give-and-take rather than requests and directions. Sensual, playful or raunchy bedroom talk is very different from compulsory questions checking for a clear signal that you’re not crossing a line. Reluctance to engage in frank sexual communication is treated solely as a puritanical hang-up rather than a valid desire to preserve some spontaneity or dignity. And the wrong kind of communication, such as persuading an initially hesitant partner, is equated with sexual assault.

Despite its scorn for reticence, the new sexual revolution has a deep puritanical streak. Consensual sex is viewed as always under control, the result of a rational, fully autonomous choice. In this vision, there is either unequivocal “enthusiastic consent” or reluctant submission. In real life, though, there are many other possibilities.

You could agree to have sex to please your partner, despite not being in the mood, and get enthusiastic later. You could be sexually eager but emotionally ambivalent, or vice versa. You could be torn between passionate desire and ethical or practical reasons not to act on that desire. You could get drunk to quiet your scruples, or you may hope to be coaxed into surrendering to temptation. (Obviously, “coaxed” does not equal “physically overpowered.”) Some of this behavior may be unhealthy or immature. But if it involves consenting adults — who can refuse sex without reasonable fear of harm — those adults should be free to make mistakes.

Ultimately, ensuring that sexual consent is always free of pressure is an impossible goal. Consent advocates already fret that even an explicit “yes” may not be given freely enough. A series of educational campus posters includes the warning that “if they don’t feel free to say ‘No,’ it’s not consent”; a Canadian college campaign cautions that consent is invalid if it’s “muted” or “uncertain” rather than “loud and clear.”

This advocacy creates a world where virtually any regretted sexual encounter can be reconstructed as assault (unless the person who regrets it initiated it while fully sober) and retroactive perceptions of coercion must always be credited over contemporaneous perceptions of consent — even though we know that memory often “edits” the past to fit present biases.

In theory, this regime is gender-neutral. Yet real-life cases like the one at Occidental show a strong presumption — openly acknowledged by a dean at Duke University — that in a heterosexual encounter, it’s the man who must gain consent and bear the blame if both partners are intoxicated. Whether cloaked in traditional chivalry or feminist rhetoric, it’s still a paternalistic double standard.

It is time to rethink this crusade, which criminalizes bad or uncomfortable sex, thereby trivializing actual sexual violence. Anti-rape efforts should focus on criminal conduct and law enforcement responses. In college communities, young people who feel wronged in sexual situations that stem from misunderstanding, pressure or insensitivity could be offered support without being treated as “rape survivors”; remedies might include mediation or joint counseling, clearly inappropriate in cases of sexual assault. Sexual ethics based on honesty, respect and communication can be discussed without turning every lapse into a crime.

The quest for perfect consent is profoundly utopian. Like all such quests that ignore human realities, it points the way to dystopian nightmare.



Buzz Aldrin est sexiiiiiiste!

Décidément, les féministes n'en manquent pas une.

Cette semaine, Buzz Aldrin, l'un des membres de l'équipage de la mission Apollo 11 et la deuxième personne à avoir mis le pied sur la lune, a OSÉ manifester de la fierté à propos de cet extraordinaire accomplissement. En effet, sur son compte Twitter, il a publié cette photo accompagnée du commentaire:


Il n'en fallait pas plus pour déchaîner les foudres des féministes. Particulièrement Linda Thump qui n'allait pas laisser un homme, blanc de surcroît, manifester de la fierté et s'en tirer si facilement!

Elle s'est alors mise à publier des commentaires haineux, misandres et délirants qui étaient tous adressés à M. Aldrin. En voici quelques-uns:

"Désolé Buzz, l'atterrissage sur la lune n'était que du "manspreading" cosmique: privilège blanc et triomphalisme néo-colonial."

Pour ceux qui l'ignorent, le terme "manspreading" a été inventé par les féministes pour décrire cette habitude alléguée des hommes d'écarter les jambes lorsqu'ils s'assoient dans les transportes publics et de prendre trop de place.

Revenons aux perles de sagesse de Mme Thump:

"Tant qu'une femme n'a pas marché sur la lune, est-ce que l'humanité s'y est vraiment rendue? Je ne crois pas. Vérifie ton privilège, Buzz."

Oui, apparemment, le choix de risquer sa vie dans cette mission historique n'était pas un geste courageux, mais bien un privilège.

Interrogée à propos de ses commentaires. Mme Thump en a ajouté.

Elle a affirmé que "les constantes bravades et la fierté masculine toxique" d'Aldrin étaient le pire exemple d'ignorance sexiste dans le monde des sciences. "Et pourquoi voudrions-nous même aller sur la lune? Avez-vous vu à quel point elle est blanche? Pourquoi ne pas mettre le focus sur Mars, un testament à la brave lutte des peuples indigènes de l'Amérique!"

Si vous croyez qu'elle vient de toucher le fond, vous n'avez encore rien vu:

"Sommes-nous même certains qu'il y est allé? J'ai lu en ligne que toute cette affaire était probablement fausse de toute façon et ça ne me surprendrait pas d'apprendre que l'establishment patriarcal tente de consolider son emprise à la gorge des femmes avec des inventions et des supercheries. Comme n'importe quel étudiant en "gender studies" peut vous dire, le progrès scientifique est une illusion inventées par des porcs sexistes pour maintenir en place la domination des femmes."

"Je suis certaine que Buzz croit que le fait d'aller sur la lune est une sorte de réalisation scientifique. Mais tout ce que ça démontre, c'est tout le chemin que les femmes doivent encore parcourir pour atteindre la véritable égalité."

 "De multiples façons, la surface grêlée et cabossée de la lune est une réflexion précise de la société occidentale dominée par les mâles et corrompue. Je tremble littéralement de rage en voyant que les caractéristiques principales de la lune ont reçu des noms latins tel que ‘Oceanus Procellarum’ ou qu'elles ont été nommées en l'honneur d'hommes blancs morts comme ‘Copernicus’ et‘Kepler.’ Où sont les caractéristiques géographiques qui portent le nom de vraies héroïnes comme Valerie Solanas?"

Pour ceux qui l'ignorent, Solanas est cette féministe folle à lier qui a écrit le Manifeste du SCUM (Society for Cutting Up Men) et qui a tenté d'assassiner Andy Warhol. Une grande héroïne de l'humanité, apparemment.

Elle a ensuite décrit les scientifiques de la NASA en ces termes: “a load of straight white male dorks in a shed somewhere.”

Elle a décrit la lune en ces mots: “nature’s rape lamp as feminists in good standing call it.”

Et, pour terminer, elle a déclaré que les premiers mots de Neil Armstrong en mettant le pied sur la lune auraient dû être:

“This is an accidental and undeserved moment in time for a lucky entitled manbaby, one giant leap for oppressive neoliberal hegemonic capitalist heteropatriarchy. Fuck the lot of you.”

Du poison féministe, ça ressemble à ça.



Lauren Southern versus les féministes

Lauren Southern s'est présentée à une manif féministe à Vancouver avec un placard sur lequel était écrit: "Il n'y a pas de culture du viol en Occident." L'accueil ne fut pas très chaleureux:



Merci à Fylouz pour le lien.


Khurram Alavi

Alessandro Baldasseroni

Jonathan Clark

Barringer Fox Wingard III

22 juillet 2015

Pseudo-science à l'université de Toronto

Quand un peuple n'a plus de repères et qu'il vit sous le joug de la tolérance absolue de tout et du relativisme total, quand il croit que tout doit être "respecté" et "toléré" sous peine d'être taxé d'intolérant ou de xénophobe, quand il croit que tout est acceptable et que rien ne doit être jugé... ça donne des aberrations comme ça:

One of Canada’s most prestigious universities has defended a course that promoted the benefits of cancer and taught students that vaccines are unsafe, because quantum mechanics. The department of Anthropology at the University of Toronto encouraged health science students to believe many things completely contrary to all scientific evidence, and the University has largely endorsed the course.

For the last two years, the university, which prides itself on its medical research, has run a course known as Alternative Health: Practice and Theory. The lecturer was Beth Landau, a homeopath who tells parents not to vaccinate their children.

(...) Landau set a reading list entirely made up of comprehensively disproven claims about vaccination, including that it causes autism. She has also publicly stated that measles and chicken pox are great for children’s development (presumably not including the ones that die).

Far from “teaching the controversy,” Landau failed to set any reading from pro-vaccine sources. Readings that draw on peer-reviewed research were presented on epigenetics and beneficial bacteria, but were otherwise studiously avoided.

On the other hand, required reading and viewing requirements included material that appalled scientists from every field. As the National Post reports, the course description included the astounding line that quantum physics “offers clear explanations as to why homeopathic remedies with seemingly no chemical trace of the original substance are able to resolve chronic diseases.” The statement was news, to say the least, to the university’s physicists.

There is even a required reading paper titled, “Cancer is not a Disease – It’s a Survival Mechanism,” with no response from oncologists. This claims that cancer keeps people with “underlying sicknesses” alive.

(...) This course was not entirely isolated, however, with one leading Canadian university conducting research for an organization that compares vaccines to the Holocaust and another recycling disproved conspiracy theories.



Le Canada refuse de s'expliquer

Que fait le Canada lorsque les Nations Unies lui demandent de s'expliquer?

Il refuse de répondre! Après tout, ce n'est pas cette bande de nations étrangères qui va venir remettre en question le plusse meilleur pays au monde, sti!

Extrait de la nouvelle:

Le gouvernement canadien a fait la sourde oreille à la demande du Comité des droits de l'homme de l'ONU, qui voulait connaître les mesures prises ou envisagées par Ottawa pour surveiller le comportement des pétrolières, minières et gazières canadiennes à l'étranger.

Le comité des Nations unies avait aussi demandé au Canada d'indiquer les moyens juridiques dont disposent «les victimes d'atteintes aux droits de l'homme résultant des activités à l'étranger des entreprises extractives canadiennes». Certaines de ces compagnies canadiennes à l'étranger sont actuellement poursuivies pour mauvais traitements.

(...) Aiguillé au préalable par une vingtaine de groupes de défense des droits de la personne, dont la Commission canadienne des droits de la personne et Amnistie internationale, le comité avait posé au Canada 24 questions, par écrit, en novembre dernier.

Le gouvernement canadien comparaissait mardi pour y répondre, mais dans son préambule de six pages, la haute fonctionnaire Laurie Wright, du ministère de la Justice, n'a pas du tout évoqué la question des entreprises canadiennes à l'étranger.

(...) Le gouvernement canadien était aussi invité à expliquer au comité de l'ONU «les restrictions illicites qui auraient été imposées au droit de réunion pacifique», notamment lors des manifestations étudiantes de 2012 au Québec, des manifestations au sommet du G20 en 2010 à Toronto et des manifestations de communautés autochtones.



L'approche française

Pourquoi y a-t-il si peu de petits Français qui reçoivent le diagnostic de TDAH? Selon cette psychiatre américaine, cela s'explique par l'approche différente des médecins et la philosophie des parents.

Extraits de l'article:

In the United States, at least 9 percent of school-aged children have been diagnosed with ADHD, and are taking pharmaceutical medications. In France, the percentage of kids diagnosed and medicated for ADHD is less than .5 percent. How has the epidemic of ADHD—firmly established in the U.S.—almost completely passed over children in France?

Is ADHD a biological-neurological disorder? Surprisingly, the answer to this question depends on whether you live in France or in the U.S. In the United States, child psychiatrists consider ADHD to be a biological disorder with biological causes. The preferred treatment is also biological—psycho stimulant medications such as Ritalin and Adderall.

French child psychiatrists, on the other hand, view ADHD as a medical condition that has psycho-social and situational causes. Instead of treating children's focusing and behavioral problems with drugs, French doctors prefer to look for the underlying issue that is causing the child distress—not in the child's brain but in the child's social context. They then choose to treat the underlying social context problem with psychotherapy or family counseling. This is a very different way of seeing things from the American tendency to attribute all symptoms to a biological dysfunction such as a chemical imbalance in the child's brain.

French child psychiatrists don't use the same system of classification of childhood emotional problems as American psychiatrists. They do not use the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders or DSM. According to Sociologist Manuel Vallee, the French Federation of Psychiatry developed an alternative classification system as a resistance to the influence of the DSM-3. This alternative was the CFTMEA (Classification Française des Troubles Mentaux de L'Enfant et de L'Adolescent), first released in 1983, and updated in 1988 and 2000. The focus of CFTMEA is on identifying and addressing the underlying psychosocial causes of children's symptoms, not on finding the best pharmacological bandaids with which to mask symptoms.

To the extent that French clinicians are successful at finding and repairing what has gone awry in the child's social context, fewer children qualify for the ADHD diagnosis. Moreover, the definition of ADHD is not as broad as in the American system, which, in my view, tends to "pathologize" much of what is normal childhood behavior. The DSM specifically does not consider underlying causes. It thus leads clinicians to give the ADHD diagnosis to a much larger number of symptomatic children, while also encouraging them to treat those children with pharmaceuticals.

(...) Clinicians who work with troubled children in this country—not to mention parents of many ADHD kids—are well aware that dietary interventions can sometimes help a child's problem. In the U.S., the strict focus on pharmaceutical treatment of ADHD, however, encourages clinicians to ignore the influence of dietary factors on children's behavior.

And then, of course, there are the vastly different philosophies of child-rearing in the U.S. and France. These divergent philosophies could account for why French children are generally better-behaved than their American counterparts. Pamela Druckerman highlights the divergent parenting styles in her recent book, Bringing up Bébé. 

(...) From the time their children are born, French parents provide them with a firm cadre—the word means "frame" or "structure." Children are not allowed, for example, to snack whenever they want. Mealtimes are at four specific times of the day. French children learn to wait patiently for meals, rather than eating snack foods whenever they feel like it. 

(...) French parents have a different philosophy of discipline. Consistently enforced limits, in the French view, make children feel safe and secure. Clear limits, they believe, actually make a child feel happier and safer—something that is congruent with my own experience as both a therapist and a parent. Finally, French parents believe that hearing the word "no" rescues children from the "tyranny of their own desires." 

(...) As a therapist who works with children, it makes perfect sense to me that French children don't need medications to control their behavior because they learn self-control early in their lives. The children grow up in families in which the rules are well-understood, and a clear family hierarchy is firmly in place. In French families, as Druckerman describes them, parents are firmly in charge of their kids—instead of the American family style, in which the situation is all too often vice versa.

Je lis ceci et je trouve que mon approche avec mes fils s'apparente davantage à celle de la France plutôt qu'à celle des USA...



Quand Paris s'appelait Lutèce





Saison des amours préhistorique

Les mâles s'affrontent pour les femelles depuis très, très, très longtemps:

Discovered four years ago, and following an updated and more in-depth study of the herbivorous mammalian ancestor, Tiarajudens eccentricus, researchers from Brazil and South Africa can now present a meticulous description of the skull, skeleton and dental replacement of this Brazilian species.

They also learned that 270 million years ago, the interspecific combat and fighting we see between male deer today were already present in these forerunners of mammals.

(...) When Tiarajudens eccentricus was discovered it had some surprises install: Despite large protruding saber-tooth canines and occluding postcanine teeth, it was an herbivore.

(...) In deer today enlarged canines are used in male-male displays during fighting. The long canine in the herbivore T. eccentricus is interpreted as an indication of its use in a similar way, and is the oldest evidence where male herbivores have used their canines during fights with rivals.

"It is incredible to think that features found in deer such as the water deer, musk deer and muntjacs today were already represented 270 million years ago," says Cisneros.

(...) In another group of mammal fossil relatives, dinocephalians -- that lived at the same time as anomodonts, some of the bones in their foreheads were massively thickened. This can be interpreted as being used in head-butting combat, a modern behaviour displayed by several deer species today.

"Fossils are always surprising us. Now they show us unexpectedly that 270 million years ago two forms of interspecific combat represented in deer today, were already present in the forerunners of mammals," says Cisneros.



Zhenyuanlong suni


Extrait de la nouvelle:

Researchers have discovered a new predatory dinosaur with a big body, short arms, and multiple layers of large feathers. And it roamed Early Cretaceous China 125 million years ago. 

(...) Zhenyuanlong was between 126 and 165 centimeters (around 5 feet) long, and its proportionally short forelimbs supported large, feathered wings. Their findings, published in Scientific Reports this week, suggests that the diversity of feathered dinosaurs is even higher than we thought.

Being about a-meter-and-a-half long, Zhenyuanlong is one of the largest dinosaurs that’s been discovered with such a well-preserved set of bird-like wings and dense feathers on its tail. The feathers found on larger, previously described dinosaurs were simple filaments that resembled hair. The complex feathers of this new species are comprised of fine branches that stem from a central shaft.

Most Liaoning dromaeosaurids were small – between the size of a cat and a medium-sized dog – and they had long forelimbs with broad wings covered in feathers. The one exception is the two-meter-long (6.5-foot-long) Tianyuraptor, who also had comparatively shorter forelimbs but no preserved feathers. 

Despite these bird-like wings, the researchers don’t think Zhenyuanlong could fly, at least not using the same muscle-driven flight we see in birds today. The purpose these wings served remains to be revealed. 

(...) "This new dinosaur is one of the closest cousins of Velociraptor, but it looks just like a bird," Brusatte says in a statement. "It’s a dinosaur with huge wings made up of quill pen feathers, just like an eagle or a vulture. The movies have it wrong – this is what Velociraptor would have looked like too."




Cauchemardesque préhistoire


Voici la liste de 6 réalités de notre passé préhistorique qui font passer les mondes les plus déjantés de la science-fiction pour des jolis contes pour enfants, comme quoi la réalité dépasse toujours la fiction:

#6. Before Trees, There Were Fungus Forests

Travel back around 400 million years, and you wouldn't have seen any forests, but that doesn't mean there wasn't anything to fill that particular role in nature. Before trees, Earth was covered in "forests" of 20-foot-tall mushrooms.

#5. The Ancient World Was Populated By Giant Insects

In the Carboniferous, you would have had to contend with scorpions the size of dogs, caterpillars you could mistake for anacondas, and dragonflies that could fight an albatross.

#4. The Planet Was Purple

If you got sucked through a wormhole while piloting a space shuttle and wound up orbiting Earth 3 or 4 billion years ago, it would've looked extra fabulous. One hypothesis says that the planet would actually have been purple.

#3. Earth Had Two Moons

Scientists have wondered for a long time how the two halves could be so geologically different, and one theory suggests that, at some point in the distant past, the Earth actually had two moons, for a period of around 80 million years, before they got caught in each other's gravity and crashed together -- presumably while drunk.

#2. Massive Asteroid Impacts Created Iron Rain

These huge impacts created enough heat to vaporize metal, such as iron, gold, and platinum, which would have ascended into the atmosphere as a kind of metal vapor. And since what goes up has to come down, the early Earth would have experienced metal rain.

#1. Life May Have Originated On Mars

Billions of years ago, the environment on Mars was actually more hospitable than Earth. Life required a large amount of oxygen to form, but oxygen was relatively scarce here. It was plentiful on Mars. On top of that, life required the elements molybdenum and boron, of which there was also a whole heap on Mars, but not so much on Earth.



Si la science était comme la religion...

Origine de la religion



Miroslav Petrov II




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Trouvé ici.


Dan LuVisi IV







D'autres oeuvres ici, ici et ici.

Trouvé ici.


20 juillet 2015

Les Patriotes étaient de sales sexistes!

On dirait qu'à chaque semaine, une nouvelle tentative de réécrire ou de réinterpréter l'histoire à des fins idéologiques fait surface.

Vous avez entendu la dernière?

Les Patriotes de Louis-Joseph Papineau, ces véritables héros de l'histoire du Québec étaient en fait... des sexistes misogynes! C'est du moins ce qu'avancent les féministes sur de nombreux médias. Cet article en est un bon exemple. L'auteur va jusqu'à affirmer que "leur fait d'arme le plus grandiloquent" aura été "d'interdire le droit de vote aux femmes!"

Et l'idée fait son chemin dans la population. Une cousine à moi s'exclamait récemment: "On vous a appris, que les patriotes, Papineau en tête, ont lutté pour retirer ce droit aux femmes? Il a effectivement été retiré pendant 80 ans!!! Rien d'acquis!"

Passons outre cette étrange déclaration qui voudrait nous faire croire que les femmes n'ont rien acquis depuis les Patriotes et regardons les faits.

Tout d'abord, est-il exact d'affirmer que les femmes avaient le droit de vote avant les Patriotes?

Oui, certaines d'entre elles. Même chose pour les hommes, d'ailleurs, qui n'avaient pas tous le droit de vote non plus. Comme l'explique le site d'élection Canada:

À l'origine, dans les colonies appelées à former plus tard le Canada, le droit de vote est un privilège réservé à peu de gens – principalement des hommes bien nantis. Le suffrage est alors fondé sur ce qu'on appelle le cens électoral. Pour pouvoir voter, tout électeur doit posséder une propriété ou des biens d'une valeur déterminée, ou payer un certain montant d'impôt ou de loyer. De plus, la loi interdit le vote à certains groupes religieux, ethniques ou autres. 

On voit bien que, contrairement à ce que prétendent les féministes, toutes les femmes ne possédaient pas le droit de vote avant les Patriotes. En réalité, la vaste majorité de la population ne possédait pas le droit de voter. Il faut attendre 1854 pour que les hommes obtiennent le droit de vote en Nouvelle-Écosse et ce, seulement temporairement:

En 1854, la Nouvelle-Écosse devient la première colonie d'Amérique du Nord britannique à adopter le suffrage universel masculin – et sera d'ailleurs la seule à le faire avant la Confédération. Cette année-là, l'assemblée législative accorde le droit de suffrage à tout sujet britannique âgé d'au moins 21 ans et ayant résidé dans la colonie depuis au moins cinq ans. Elle continue aussi de l'accorder à tout franc-tenancier possédant une propriété lui rapportant annuellement au moins 40 shillings, ce qui permet à certains immigrants d'origine britannique de voter même s'ils n'ont pas résidé pendant cinq ans dans la colonie. 

(...) Une décennie plus tard, nouveau coup de barre, conservateur cette fois: abandon du suffrage universel et retour à un électorat plus restreint. En 1863, la Nouvelle-Écosse limite le droit de vote aux sujets britanniques âgés d'au moins 21 ans, qui détiennent des biens immobiliers évalués à 150$ ou plus, ou qui possèdent des biens personnels et immobiliers évalués à 300$ ou plus.

Lorsque les féministes affirment que "les Patriotes ont enlevé le droit de vote aux femmes", c'est aussi abusif que si on déclarait que "les conservateurs ont enlevé le droit de vote aux hommes."

Alors qui exactement possédait le droit de voter au Bas-Canada avant l'arrivée du parti patriote? Voici la réponse:

L'Acte constitutionnel de 1791 crée donc une nouvelle colonie (...) le Bas-Canada (...) pour satisfaire la minorité britannique du Bas-Canada, Londres octroie une chambre d'assemblée. Il n'est cependant pas possible de réserver le droit de vote aux Britanniques. L'Acte constitutionnel stipule donc que toute personne âgée d'au moins 21 ans, qui n'a pas été condamnée pour un acte criminel grave ou pour trahison, qui est sujet britannique de naissance ou qui l'est devenue par la cession du Canada à l'Angleterre, possède le droit de vote à la condition de répondre aux exigences du cens électoral. En milieu rural, il faut posséder une terre ou un bien-fonds rapportant au moins 40 shillings par année, déduction faite de toute rente ou charge à payer. En milieu urbain, il faut posséder un lot avec une maison habitable générant un revenu annuel d'au moins 5£, déduction faite de toute rente ou charge à payer; les locataires versant un loyer annuel d'au moins 10£ sont aussi admis à voter. 

(...) Contrairement aux femmes des autres colonies d'Amérique du Nord britannique, celles du Bas-Canada qui satisfont aux exigences du cens électoral peuvent voter. Aucune disposition de l'Acte constitutionnel ne les en empêche et elles ne tombent pas sous la coupe du droit coutumier anglais.

Voici donc l'état de la situation avant l'élection du parti patriote. Ni les hommes et ni les femmes n'avaient universellement le droit de voter. Les féministes n'en parlent jamais. Dans leur idéologie manichéenne, les hommes ont toujours contrôlé le monde et ont donc toujours voté. Seules les femmes étaient opprimées. Or, cela ne se vérifie pas dans les faits.

La question que nous sommes alors en droit de nous poser est la suivante: pourquoi le parti de Louis-Joseph Papineau a-t-il souhaité retirer le droit de vote aux femmes?

Évidemment, les féministes voudraient nous faire croire que c'est un gigantesque complot du patriarcat misogyne et que de tous temps, les monstrueux hommes haineux ont continuellement écrasé les femmes. L'auteur féministe dont je parlais plus haut va même jusqu'à affirmer: "Le 18 mai est la journée des Patriotes. C'est la journée où l'on se rend compte que l'histoire a la mémoire courte. Que l'histoire est portée par et pour les hommes - par et pour les vainqueurs."

Il est assez hilarant de voir cet auteur affirmer que les Patriotes ont été "les vainqueurs" de l'histoire! Ceux-là même qui ont été massacrés, humiliés, diffamés, dépouillés de leurs biens, jetés en prison, exilés ou pendus! On nage en plein délire.

Il est toutefois vrai que le parti patriote s'est opposé au droit de vote des femmes. Mais contrairement à ce que le prétendent les féministes, ce n'est pas par désir de remettre les femmes à leur place ou de les réduire à l'état d'esclaves! En fait, les Patriotes étaient très progressistes et ils étaient favorables au droit de vote des femmes, au départ.

Pour comprendre les raisons qui les ont fait changer d'idée, il faut d'abord savoir que, contrairement à ce que nous connaissons de nos jour, les élection n'étaient pas des événements calmes et pacifiques à cette époque:

De telles manœuvres, jointes au fait que la plupart des candidats fournissent gratuitement et à volonté de l'alcool aux électeurs pendant l'élection, provoquent quantité d'émeutes qui, avant 1867, font au moins 20 victimes: trois à Montréal en 1832, neuf au Canada-Uni en 1841, une dans la circonscription de Northumberland (Nouveau-Brunswick) en 1843, une à Montréal en 1844, trois à Belfast (Île-du-Prince-Édouard) en 1847, deux à Québec en 1858 et une à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) en 1866.

Enfin, pour chaque électeur tué en exerçant son droit de vote, combien faut-il compter de blessés? L'histoire ne le dit pas, mais la description suivante d'une bagarre survenue dans un bureau de scrutin de Montréal en 1820 ne laisse subsister aucun doute: voter, c'est parfois fort risqué!

"Les esprits étaient échauffés à un tel point qu'il se livra une bataille épouvantable. Les coups de poings et toutes les autres finesses d'attaque et de défense furent mis en œuvre. On voyait dans un clin d'œil les pieds de tables convertis en épées et le reste en boucliers. Les combattants s'empoignaient sans cérémonie par le nez, les cheveux et autres parties commodes, et se les tiraillaient sans pitié [...] Les visages d'un grand nombre et les corps de presque tous ont rendu témoignage de l'opiniâtreté du combat." (Hamelin et Hamelin, 47-48)

Et c'est un semblable événement violent qui amènera les Patriotes à s'opposer au vote des femmes:

Au cours d'une élection partielle tenue du 25 avril au 22 mai 1832 à Montréal, des illégalités et des actes d'intimidation et de violence se produisent presque quotidiennement. Le 22e jour du vote, les magistrats demandent l'intervention de l'armée : trois Canadiens tombent sous les balles des militaires britanniques.

Jusque-là favorables au droit de vote des femmes, les réformistes, Louis-Joseph Papineau en tête, changent leur fusil d'épaule, estimant que les bureaux de scrutin sont devenus des lieux trop dangereux pour le « sexe faible ». En 1834, la chambre d'assemblée retire le droit de vote aux femmes. Mais en raison d'une subtilité juridique, la loi est désavouée par Londres et les Bas-Canadiennes conservent leur droit.

La logique ici, on le voit bien, est d'abord et avant tout un désir de protéger les femmes et non pas de les humilier ou de les réduire à l'état de citoyens de seconde zone.

On pourrait même argumenter que, dans cette logique, on accordait plus de valeur à la sécurité des femmes qu'à celle des hommes et, par conséquent, la vie d'une femme valait plus que celle d'un homme.

Cette même logique explique également pourquoi les hommes furent éventuellement soumis à deux conscriptions militaires et furent forcés d'aller se battre en Europe alors que les femmes, elles, en furent exemptes. Ce privilège féminin existe encore toujours aujourd'hui et les femmes bénéficient de plusieurs avantages dans notre société qui découlent de cette valeur accrue qui leur est accordée:


Mais ça, évidemment, les féministes ne vous en parleront pas...

Il est également intéressant de souligner que, contrairement à ce qu'affirment les féministes, les Patriotes ont TENTÉ d'interdire le droit de vote féminin, mais que leur loi a été désavouée par Londres. Ce n'est donc pas à cause d'eux si nos aieulles ont perdu leur droit de vote. Le véritable événement qui priva les femmes de leur droit de vote survint après l'Acte d'union britannique de 1840, presque 20 ans plus tard:

Le corps électoral bas-canadien, tel que défini par l'Acte constitutionnel de 1791, ne subit aucune modification avant la fusion en 1840 du Haut-Canada et du Bas-Canada, qui deviennent la Province du Canada, appelée aussi le Canada-Uni. La vie politique au Bas-Canada suit sensiblement le même schéma que dans les autres colonies de l'Amérique du Nord britannique : à un parti de type réformiste qui réclame d'importants changements s'oppose un parti conservateur ou tory qui défend le statu quo. Par contre, au Bas-Canada, la lutte entre les partis politiques prend un caractère ethnique : les réformistes défendent les intérêts de la majorité de langue française, tandis que les conservateurs défendent ceux de la minorité de langue anglaise. Le Bas-Canada n'est donc pas une colonie anglaise tout à fait comme les autres.

(...) Enfin, la loi de 1849 interdit à toute femme de voter. Cette mesure découle du fait qu'au lendemain d'une élection tenue quatre ans plus tôt, le candidat défait dans la circonscription de Halton-Ouest, au Haut-Canada, s'est plaint qu'on ait validé le vote de sept femmes en faveur de son adversaire, en dépit de la common law. Ainsi, les femmes du Bas-Canada, qui pouvaient voter depuis 1791 en vertu du droit civil français, perdent effectivement leur droit.

J'aimerais également souligner le fait qu'il est profondément injuste de mettre spécifiquement le parti patriote au banc des accusés à propos du vote féminin. En fait, quiconque s'intéresse à l'histoire sait que ce parti s'inscrit dans un grand mouvement républicain occidental pour lequel le droit de vote des femmes n'était pas souhaitable. En ce sens, les Patriotes étaient tout à fait de leur temps.

Dans cet article, l'historien Allen Greer s'intéresse au contexte historique de l'époque. Il écrit: Des recherches récentes montrent que la différence entre les hommes et les femmes était une préoccupation majeure des écrivains politiques et des révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe. 

Greer explique ainsi cette différenciation entre les hommes et les femmes dans l'esprit républicain de l'époque:

Inspirés par une certaine interprétation de l'histoire de la Grèce et de la Rome antiques, des républicains modernes comme Jean-Jacques Rousseau croient que seuls les hommes sont qualifiés pour assumer les responsabilités du citoyen. Ils sont plus qualifiés pour la guerre et, croit-on, tous les bons citoyens doivent être prêts à défendre leur pays sur le champ de bataille. Rousseau est surtout convaincu que les hommes sont par nature plus aptes à subordonner leur égoïsme et leurs intérêts particuliers au bien de la collectivité. À l'opposé, les femmes sont nécessairement associées à la procréation et aux soins des enfants; par conséquent, elles sont vouées à la famille et elles ne peuvent renoncer à cette allégeance innée sans agir contre leur nature.

On voit bien que le concept de citoyenneté est étroitement lié au service militaire, ce qui explique qu'il ait été logiquement considéré comme étant l'apanage des hommes. L'idée d'envoyer des femmes mourir à la guerre aurait horrifié les républicains de l'époque. Il s'agit donc encore de protection et non pas de haine misogyne.

Greer cite d'ailleurs Rousseau qui a écrit: «Voulez-vous donc connoître les hommes, étudiez les femmes. Cette maxime est générale, et jusque-là tout le monde sera daccord avec moi. Mais si j'ajoute qu'il n'y a point de bonnes mœurs pour les femmes hors dune vie retirée et domestique; si je dis que les paisibles soins de la famille et du ménage sont leur partage, que la dignité de leur sexe est dans sa modestie, que la honte et la pudeur sont en elles inséparables de i honnêteté, que rechercher les regards des hommes c'est déjà s'en laisser corrompre, et que toute femme qui se montre se déshonore; à l'instant va s'élever contre moi cette philosophie d'un jour, qui naît et meurt dans le coin d'une grande ville, et veut étouffer de là le cri de la nature et la voix unanime du genre humain.»

Évidemment, cela fait sourciller le citoyen de 2015 et je ne suis pas en train de vous dire que j'endosse ces propos. Je tente simplement d'illustrer le fait que les Patriotes de l'époque étaient de leur temps et qu'il est injuste de s'attaquer à eux plus qu'aux autres.

Remarquez également que, encore une fois, il n'est pas question ici de haine des femmes, mais plutôt d'une forme de protection. On souhaite qu'elles mènent une existence "paisible" avec "dignité". Bien sûr, c'est paternaliste et personne ne demande leur avis aux femmes, je le sais bien. Mais, contrairement à ce qu'affirment les féministes, il ne s'agit pas de haine, mais plutôt d'un désir de protection mal placé.

Greer le souligne d'ailleurs dans son article:

Il importe de noter, cependant, que Rousseau ne considère pas les femmes comme inférieures aux hommes. Il accorde au contraire une grande valeur à la sphère domestique remplie d'amour et de soins attentifs, où se déploie la vraie vocation des femmes. Son enthousiasme pour la maternité et le bonheur conjugal souligne le fait qu'à ses yeux, le rôle familial des femmes constitue le complément indispensable du rôle actif de citoyen joué par les hommes. La vie domestique et la vie publique, laisse-t-il entendre, sont deux éléments d'égale importance de toute vie civilisée. Pour remplir son devoir, la femme républicaine doit faire preuve d'une vertu particulière; ce qui la caractérise, ce n'est pas son ardeur pour la chose publique, mais «son innocence et sa pudeur» et, pour garantir aux yeux du monde sa conduite monogame, elle doit se confiner dans
la vie privée.

Rousseau ne peut être qualifié simplement de chauviniste mâle; en fait, ses défenseurs contemporains insistent pour dire qu'il reconnaît aux femmes un pouvoir légitime énorme, même s'il s'agit d'un pouvoir caché qu'elles exercent grâce à leur influence sexuelle sur certains hommes. En outre, parce que Rousseau insiste sur la liberté et sur le développement de la personnalité, il est possible de voir en lui le père intellectuel de la libération de la femme moderne. 

Encore une fois, on voit bien qu'il ne s'agit pas ici de haine, mais d'un partage des rôles qui est essentiellement soumis aux impératifs de la biologie humaine. Pour Rousseau, les femmes tombent enceinte, accouchent et allaitent, leur rôle est donc impérativement familial. Les hommes, généralement plus grands et plus forts, sont ceux qui iront se battre pour défendre la république.

Il faut également comprendre que dans l'esprit républicain de l'époque, l'emphase n'est pas mise sur les droits individuels de chacun, comme c'est le cas aujourd'hui. Le républicain parle plutôt des DEVOIRS collectifs et de dévouement à la république. Notre époque leur semblerait sans doute bien égoïste et narcissique.

Personne ne demandait son avis aux femmes qui se devaient de rester à la maison et de s'occuper des enfants. Mais de la même façon, personne ne donnait le choix aux hommes qui étaient forcés d'aller se battre en cas de guerre. Les deux sexes étaient ainsi vus comme complémentaires et indispensables, mais de manières différentes. Chacun avait ses responsabilités, ses devoirs et ses obligations, largement inspirés par les réalités de la biologie humaine.

Les féministes voudraient nous faire croire que les femmes étaient les esclaves des hommes, mais on voit bien que ce n'est pas le cas. La vaste majorité des hommes n'avaient pas plus de choix qu'elles. Ils passaient leur vie à exercer des métiers manuels difficiles, exigeants et éreintants pour des salaires dérisoires. En cas de guerre, ils étaient forcés d'aller se battre et de tomber par milliers sous les pluies de balles et de boulets de canons. Peut-on véritablement affirmer que leur sort était tellement plus enviable que celui de leurs compagnes?

Personnellement, si j'avais le choix entre élever mes enfants ou aller me battre en Syrie, je vous garantis que le choix serait très facile!

En conclusion, on voit bien que les affirmations féministes à propos des Patriotes sont erronées, faciles, injustes et dépouillées de tout contexte historique. Mais voilà, la vision manichéenne féministe ne s'encombre pas de contexte. Elle préfère la simplicité avec les méchants hommes d'un côté et les pauvres femmes opprimées de l'autre.

La réalité est toujours plus nuancée et plus complexe.