28 novembre 2015

Anonymat



Mon éditeur m'a récemment fait part de son intention de publier mon livre plus tôt que prévu. Il est maintenant question qu'il voit le jour vers le début du mois de février.

Par la même occasion, il a tenté de me convaincre de renoncer à l'anonymat et de "porter" le livre avec ma vraie identité.

Sa demande m'a replongé dans un profond questionnement parce que, évidemment, il y a une partie de moi qui est tenté d'accepter. Mais après mûre réflexion, je lui ai répondu que je tenais à l'anonymat. Voici les raisons que j'ai évoquées.

Premièrement, au-delà de ce que j'ai vécu, mon histoire est universelle car elle reflète la réalité de tous les enseignants et éducateurs masculins qui oeuvrent auprès des enfants. En demeurant anonyme, je crois que mon histoire sera moins perçue comme un cas isolé et davantage comme la réalité de beaucoup de monde. Et c’est ce que je souhaite. L'auteur pourrait être n'importe qui et tout le monde. Ce que j'aimerais par dessus tout, c'est transcender mon histoire personnelle et provoquer une grosse remise en question. Je ne veux pas être qu'un fait divers isolé.

Deuxièmement, si je m'identifie, je suis convaincu que ma réputation sera sérieusement entachée. Je serai connu comme "le prof qui a été soupçonné de pédophilie" et lorsqu'il est question de cette déviance particulière, le soupçon a autant de poids dans l'esprit des gens qu’un verdict de culpabilité. Je n'ai pas envie de traîner ce boulet pour le reste de ma carrière. Pire, je ne veux pas que mes enfants deviennent les "fils du prof soupçonné de pédophilie". Depuis les faits relatés dans le livre, j'ai changé de commission scolaire, j’ai échappé à mes bourreaux, personne ici ne me connaît, j'ai réussi à laisser tout ça derrière moi et c'était clairement la bonne chose à faire pour ma famille et pour ma santé mentale.

Troisièmement, ce livre va déranger beaucoup, beaucoup de monde. Et, comme vous le savez bien, il y a deux façons de réagir lorsqu'on entend des propos qui viennent bousculer nos convictions: on peut trouver des contre-arguments (ce qui exige intelligence, travail et réflexion) ou on peut tout simplement discréditer et démolir le porteur du message. Je n'ai aucun problème avec la première réaction, mais c'est plus souvent qu'autrement la seconde qui est utilisée et je n'ai aucune envie de voir mon nom traîné dans la boue sur la place publique.

Quatrièmement, je ne sous-estime pas la cruauté des gens qui m'ont fait subir l'enfer que je raconte dans ce livre. Et je ne sous-estime pas leur soif de vengeance si je publie ce livre sous mon vrai nom, ce qui aurait pour effet de les identifier indirectement. Ceci est particulièrement vrai de mon ancienne directrice qui est tout simplement obsédée par son image et sa réputation. Je la connais suffisamment pour savoir qu’elle ne reculerait devant rien pour se "défendre" et elle a démontré par le passé qu'elle ne ressent aucune hésitation à faire appel à la diffamation et au mensonge pour arriver à ses fins. Et comme pour la dernière fois, elle pourrait compter sur le soutien ou le silence de mes ex-collègues et la collaboration de parents à l’imagination délirante. Sans parler du département des communications de mon ancienne commission scolaire qui l’assisterait sans hésiter, comme il l'a déjà fait. Non seulement je n'ai pas les moyens de me lancer dans des combats juridiques pour défendre ma réputation, mais je crains de voir le message du livre réduit à une chicane entre deux personnes spécifiques, à deux versions des faits incompatibles et contradictoires. Les gens ne sauront pas à laquelle des deux ils doivent croire et je risque de perdre toute crédibilité.

Cinquièmement, dans mon expérience, la seule façon de survivre dans ce métier quand on est un homme, c'est de maintenir un profil bas. Dans l'école où je travaille présentement, contrairement à ce que j'ai fait par le passé, je ne m'objecte plus aux façons de faire avec lesquelles je suis en désaccord et je ne manifeste plus de dissidence. Je me tais. Je n'exprime plus mes opinions en présence de mes collègues. Vous lirez sans doute ceci avec dégoût devant ma lâcheté, mais c'est comme ça. Après 20 ans de batailles, j'ai rencontré mon Waterloo et j'en suis là. Et mes relations avec mes collègues sont présentement beaucoup plus harmonieuses que tout ce que j'ai connu dans le passé. Si je publie ce livre sous mon nom, je vais encore me retrouver à jouer le rôle du rebelle, du casse-pied et de l'empêcheur de tourner en rond et comme par le passé, on me le fera payer très, très cher. Je serai de nouveau ostracisé, diffamé et indûment placé sur la sellette. J'ignore même s'il me sera possible de continuer à enseigner dans ces conditions. Même si je voulais changer d'école, ce serait en vain puisque ma réputation me précéderait.

Sixièmement, la dépression majeure qui a marqué pour moi la fin de cette saga a été une expérience très traumatique. Il est difficile d'être mis face à ses propres limites de la sorte et de se découvrir une telle fragilité. Je m'étais toujours cru invincible et maintenant, je sais à quel point je ne le suis pas. Bien sûr, quelques années ont passé et je me suis reconstruit, mais je n'ai pas envie de subir à nouveau une épreuve comme celle-là. Je ne suis plus convaincu que j’aurais la force d’y survivre une seconde fois.

La septième raison et non la moindre, c'est que j'ai promis à ma femme que je publierais ce livre anonymement. Personne n'a plus souffert de ce que j'ai vécu, à part elle. Elle s'est retrouvée avec deux enfants en bas âge, un mari dépressif et souffrant qui était incapable de l'aider comme avant, sans parler de la perte de revenu causé par mon arrêt de travail. Ça a été un calvaire pour elle et mon couple en a beaucoup souffert. Nous n'avons pas terminé de réparer tous les dommages, trois ans plus tard. Si je serais difficile à convaincre, la tâche serait encore plus titanesque dans son cas. Elle ne veut pas d'une autre crise et elle veut protéger notre famille de la cruauté des gens qui s'en prendront inévitablement à moi. Elle ressent déjà énormément d’appréhension face à la publication de ce livre, même sous un pseudonyme, alors imaginez si je le faisais sous mon vrai nom.

Je réalise que la plupart de ces raisons, pour ne pas dire toutes, se résument à la terreur. Je ne ressens aucune fierté face à ce qui pourrait être perçu comme un pitoyable manque de courage. Mais malheureusement, parfois, les peurs sont fondées et je crois que c'est bien le cas ici. J’aimerais bien être le Serpico du monde de l’éducation, mais je ne suis plus aussi naïf qu'avant et je crois que le prix à payer serait trop élevé.

Mon éditeur m'a répondu qu'il comprenait. Le livre sera donc publié anonymement.

Je ne suis pas très fier de mon manque de courage... mais c'est sans aucun doute mieux ainsi...



SPOTLIGHT (bande-annonce)

Quelqu'un a vu ce film? On dirait une vraie perle... ma curiosité est piquée...






25 novembre 2015

À la porte de Facebook...

Ah ben... mon compte Facebook vient d'être désactivé.

J'imagine qu'un usager qui n'appréciait pas mes billets s'est plaint. C'est toujours plus facile de faire taire les gens avec qui on est en désaccord plutôt que de présenter des contre-arguments valides.

C'est dommage mais la vie continue. Je continuerai à publier sur ce blogue, alors venez me rendre visite de temps en temps!



24 novembre 2015

Le gouvernement Trudeau est-il misandre?


On savait déjà que Justin Trudeau est féministe. La question qu'il faut maintenant se poser est la suivante: est-il également misandre?

Il s'agit malheureusement d'une question tout à fait pertinente dans les circonstances. En effet, après avoir rendu l'accession au Conseil des ministres plus difficile aux hommes qu'aux femmes, voilà qu'une nouvelle décision discriminatoire est annoncée:

Le plan d'accueil de 25 000 réfugiés syriens au Canada se limitera aux femmes, aux enfants et aux familles, selon ce qu'a appris CBC. Le gouvernement Trudeau dévoilera les détails mardi à Ottawa. Selon les sources de CBC, pour des raisons de sécurité, à la lumière des attentats de Paris, notamment, les hommes seuls seront exclus du programme.

En d'autres termes, les seuls réfugiés syriens qui seront admis sont les familles et les femmes seules. Les hommes seuls, eux, seront systématiquement refusés.

Pourquoi? Parce qu'ils représenteraient une menace plus grande pour la sécurité.

Hallucinant.

Il y a beaucoup de choses à dire face à cette décision délirante et je ne sais pas trop par où commencer, je vous les garoche donc en grappe:

1- Juju n'a peut-être pas lu les journaux ces derniers jours, mais nous savons qu'une femme djihadiste, Hasna Ait Boulahcen, s'est faite exploser à Paris lors d'une intervention policière. Alors, bien que la majorité des fanatiques religieux islamistes qui se sont attaqués à la capitale française étaient des hommes, il y avait au moins une femme dans le lot. Si on appliquait la même logique de façon équitable, ne faudrait-il donc pas également refuser les femmes seules?

2- Si la priorité est la sécurité et que celle-ci justifie qu'on discrimine contre les hommes, alors quelle est la différence entre la position du gouvernement canadien et celle des élus républicains aux USA qui disent que seuls les réfugiés chrétiens devraient être admis? Dans les deux cas, au nom de la sécurité, on parle de discriminer contre un groupe pour en privilégier un autre. Et après tout, si on justifie la décision canadienne en disant que la plupart des terroristes de Paris étaient des hommes célibataires, alors pourquoi la même justification serait-elle inacceptable pour discriminer contre les musulmans? C'est pourtant un fait indéniable, les fanatiques qui ont massacré des gens à Paris étaient TOUS des musulmans! Pourquoi est-il jugé acceptable de discriminer contre les hommes, mais pas contre les musulmans? Comment la discrimination peut-elle être acceptable dans un cas et pas dans l'autre? La sécurité serait-elle plus importante que le respect des hommes, mais moins importante que le respect des religions?

3- La seule opposition que j'ai réussi à trouver à propos de cette décision discriminatoire, c'est celle (plutôt timide) de gens qui ont dit qu'il ne fallait pas empêcher l'entrée au pays d'hommes homosexuels qui fuient la répression de l'EI. Personne, absolument personne, ne semble se soucier du sort des hommes hétérosexuels célibataires. C'est tout de même extraordinaire! On voit ici clairement que notre société n'accorde pas la même valeur à la vie de tout le monde. La gradation est toujours perceptible, mais rarement aussi claire. La vie des femmes est la plus précieuse, viennent ensuite les enfants, les homosexuels et, au bas de la liste, les hommes hétérosexuels. Ces derniers ont le moins de valeur. En fait, il n'y a rien plus bas sur cette liste, à moins d'y ajouter les chiens et le bétail.

4- La peur des hommes existe bel et bien dans notre société. Je le vis moi-même à tous les jours depuis des années. On est toujours prêt à croire le pire au sujet des hommes: qu'ils sont manipulateurs, corrompus, qu'ils harcèlent et agressent les femmes, qu'ils sont des pédophiles potentiels qui ne doivent pas être laissés seuls avec des enfants, qu'il faut leur APPRENDRE à ne pas violer et à respecter les femmes. On en a encore un bel exemple ici. Soupçonner des femmes d'être des terroristes? SEXISTE! MISOGYNE! PHALLOCRATE! Soupçonner des musulmans d'être des terroristes? RACISTE! XÉNOPHONE! ISLAMOPHOBE! REDNECK! Soupçonner des hommes d'êtres des terroristes? Ah, ça c'est correct...

5- Où sont nos valeureuses féministes qui prétendent combattre pour "l'égalité"? Qu'est-ce qui explique leur silence? Se pourrait-il qu'elles ne s'intéressent qu'aux inégalités qui affectent négativement les femmes? Quand ce sont les hommes qui sont clairement victimes de discrimination, alors leurs beaux principes d'égalité n'ont plus d'importance? Comment peut-on être en faveur de l'égalité dans certains cas et pas dans d'autres? Se pourrait-il qu'en fait, nos féministes ne s'intéressent pas du tout à l'égalité comme elles l'affirment, mais qu'elles se battent plutôt pour que les femmes soient privilégiées?

6- Le rôle que jouent les femmes dans la radicalisation est sous-estimé. En effet, la première étape qui mène à la radicalisation, c'est l'endoctrinement religieux. Or, dans ces sociétés, les rôles dits "traditionnels" sont encore très présents, c'est-à-dire que ce sont les femmes qui s'occupent presque exclusivement des enfants. Elles jouent donc un rôle de premier plan dans l'endoctrinement religieux de leurs propres enfants. Mais leur rôle ne s'arrête pas là.

Le Monde publiait récemment un article très intéressant à ce sujet. On y apprenait notamment que:

Depuis l’été 2014, il ne s’est guère passé une semaine sans que l’on apprenne qu’une femme a participé à un acte extrémiste ou terroriste. Le groupe Boko Haram utilise des femmes kamikazes pour semer le chaos au Nigeria. De Denver à Vienne, des jeunes femmes revendiquant leur soutien à l’Etat islamique (EI) sur Facebook, Twitter et Tumblr, et surnommées les « califettes » en référence au califat, s’enfuient en Syrie pour épouser des djihadistes.

Plus récemment, Hayat Boumeddiene, la compagne d’Amedy Coulibaly, l’un des auteurs des attentats terroristes des 7, 8 et 9 janvier à Paris, est aujourd’hui la terroriste présumée la plus recherchée au monde. Malgré cette tendance croissante, les stratégies de lutte contre les extrémismes ne prennent généralement pas en compte les femmes.

Les sociétés occidentales considèrent depuis trop longtemps les femmes, et les musulmanes en particulier, comme les victimes de l’idéologie fondamentaliste. Tout le monde est aujourd’hui choqué de découvrir que celles-ci peuvent véhiculer cette idéologie tout autant que les hommes – en tant qu’oratrices vindicatives choisies pour encourager ceux qui ne peuvent s’engager sur le terrain à provoquer le plus de dégâts possible dans leur pays, en tant que partisanes intransigeantes, sinon violentes, de l’application stricte des lois islamiques (c’est le cas de la brigade des femmes Al-Khansaa à Raqqa), et en tant que mères de la prochaine génération de djihadistes.

(...) Les « califettes » commencent tout juste à apparaître sur la scène internationale. Si rien n’est fait, elles deviendront assurément un phénomène mondial majeur. Pis, si l’on en croit leurs envois prolifiques de tweets – ainsi que l’a étudié un rapport de l’ISD à paraître – nous avons affaire à des femmes prêtes à commettre des actes terroristes, aussi violentes que leurs homologues masculins.

Pour l’instant, l’EI les limite à un rôle d’incitation à la violence sur Internet. Cependant, tout comme d’autres groupes extrémistes, Boko Haram par exemple, il a montré qu’il pouvait changer de tactique si nécessaire. Nous ne sommes peut-être plus loin du moment où ces femmes perpétreront des attentats dans des villes occidentales.

7- Je sais que j'en ai déjà parlé ici, mais je suis toujours aussi choqué de voir nos gouvernements déployer des moyens aussi extraordinaires et des sommes faramineuses pour venir en aide aux réfugiés syriens alors que, dans nos rues, 3000 Québécois s'apprêtent à affronter l'hiver sans domicile où se réfugier. Comment peut-on expliquer qu'on vienne en aide à des étrangers quand nos propres concitoyens vivent dans la misère la plus abjecte?

Se pourrait-il que cela s'explique par le fait que la vaste majorité de nos sans-abris sont... des hommes?



23 novembre 2015

La Pravda ne rit plus...

Le site satirique La Pravda a laissé tomber son masque humoristique un court instant sur Twitter... parce que trop, c'est trop.

Le résultat est jouissif:



Le nouveau logo de la CAQ

Mesures de sécurité pour Juifs orthodoxes

L'intro des Simpson à la manière des jeux vidéo de notre jeunesse




Une pub qui se moque des Québécois?



Encore une fois, des Français s'amusent avec l'accent québécois et encore une fois, il se trouve du monde pour s'en offusquer:

"Dans sa plus récente publicité, un géant des télécommunications en France tourne en dérision l'accent québécois. Et, avouons-le, la performance du comédien est loin d'être parfaite, mais surtout déborde de clichés."

Est-il si difficile de faire la différence entre des insultes méprisantes et des gentilles taquineries? Ben non, l'imitation n'est pas parfaite! Et puis? C'est une farce, pas un documentaire, merde!

Si ces gens arrivaient à se défaire de leur complexe d'infériorité de petits colonisés, il se rendraient bien compte qu'il n'y a absolument pas matière à s'offusquer ici!

Moi, au contraire, je suis vraiment content de voir que les Français ont maintenant une connaissance suffisante des Québécois pour rendre une telle pub possible! Je trouve ça formidable!



Ryan Lee

22 novembre 2015

Les enfants religieux seraient moins généreux...

Une récente étude démontre que les enfants qui sont élevés dans la religion sont moins généreux que ceux qui ne le sont pas. Ironiquement, les parents religieux croient le contraire:

(...) A new study in the journal Current Biology found children in religious households are significantly less generous than their non-religious peers.

At the same time, religious parents were more likely than non-religious ones to consider their children empathetic and sensitive to the plight of others.

It's a common assumption in the United States that faith goes hand-in-hand with goodness. The Pew Research Center reported last year that 53 percent of Americans think it's necessary to believe in God to be moral. 

Americans overwhelmingly elect Christian representatives, and they distrust atheists.

This study challenges those attitudes. It was the children in non-religious homes most likely to be generous toward a stranger. The longer a child had lived in a religious home, the stingier he was compared to his secular peers.

Here's how the study worked: researchers asked kids to play a game which required them to decide how many stickers to share with an anonymous peer from the same school and similar ethnic group.

In their report, the researchers noted it was important for the anonymous stranger to be similar to the child so that other biases didn't get in the way.

Researchers also measured how children perceived interpersonal harm and what degree of punishment they thought was appropriate. Religious children judged others' actions as meaner and more deserving of punishment than kids in secular homes.

The study concluded that in this way religious children tend to come across as more judgmental, while also being less altruistic.

Nearly 1,200 children from the U.S., Canada, Jordan, Turkey, South Africa and China participated. Most of the kids came from Christian, Muslim or non-religious households, with a small number from Jewish, Buddhist, Hindu and agnostic homes. Their ages ranged from 5 to 12.



Venons-nous de détecter d'autres univers?

Extrait de la fascinante nouvelle:

A new study submitted to the Astrophysical Journal has claimed to have found evidence of interactions between our universe and other universes by looking at the cosmic microwave background (CMB). The scientist discovered an anomaly associated with some regions of the CMB, and he believes it is evidence for alternate universes.

Dr Ranga Chary, the author of the study, wrote that his observations could "possibly be due to the collision of our universe with an alternate universe whose baryon to photon ratio is a factor of about 65 larger than ours." A pre-print of the study, which is yet to be peer reviewed, is available on ArXiv.

The CMB is the first light that shone in the universe. It was emitted 370,000 years after the Big Bang when the universe was cool enough for hydrogen to form and the original photons were free to move without getting absorbed by the primordial matter.

Although it is very uniform, there are small but detectable differences in the CMB which correspond to regions of slightly different densities: the slightly denser areas are the seeds where galaxies and stars eventually formed.

The CMB is not the only microwave emission in the sky. Hot dust and magnetic fields are responsible for producing microwaves as well. When the CMB was mapped all those emissions were carefully modelled and eliminated; this was to make sure that the signal observed was made up exclusively of the CMB photons.

Using these maps, Dr Chary from CalTech has detected an anomalous emission associated with five cold spots of the CMB (the blue areas in the map above), areas which were slightly denser after the Big Bang. The researcher claims that these emissions are consistent with a collision with an alternate universe. 

Of course, this is just one possible explanation and a pretty unverifiable theory at the moment. It is also not the first time that researchers have made exceptional claims about the CMB. Roger Penrose claimed to have detected concentric anomalies which were consistent with his idea that the universe iterates through infinite cycles.

Others have claimed that, as the CMB looks the same from every region of the universe, it is the perfect place for aliens or divine beings to leave a message. If that were to be the case, you might hope for something along the line of Douglas Adams’ suggestion, where God’s final message to his creation is: “We apologize for the inconvenience.”

The paper suggests also a more commonplace and perhaps more realistic explanation as, in 30% of the cases, the emission is consistent with foreground sources which have not been exactly taken into account in the map. 



Freddy Fabris

L'origine secrète de BB-8

Juanjo Guarnido

Damien Mammoliti

Loopydave IV






D'autres dessins ici, ici, ici et ici.

Trouvé ici.


17 novembre 2015

Le Prof en grève!


Les lecteurs de longue date de ce blogue savent que je ne suis pas particulièrement syndicaliste et que je n'idéalise pas du tout les profs de primaire. En effet, je ne me suis jamais gêné pour critiquer mon syndicat et les pratiques de mes collègues.

Toutefois, je dois dire que mes présentes collègues m'ont beaucoup réconcilié avec ma profession. On n'est pas toujours d'accord sur tout, mais les femmes avec qui je travaille présentement font preuve de plus de tolérance et de respect envers moi que tout ce que j'ai connu auparavant. Je les vois également, à tous les jours, tenter comme moi de respecter les moyens de pression syndicaux tout en essayant tant bien que mal de faire en sorte que cela ait le moins d'impact possible sur les enfants. Et je les vois aussi, comme moi, tenter tant bien que mal de faire des miracles avec bien peu de ressources. Mon respect à leur égard est sans cesse grandissant.

Ces dernières semaines, j'ai donc fait du piquetage avec une conviction que je n'avais pas ressentie depuis longtemps. J'ai deux enfants et je peux vous assurer que la perte de six jours de salaire fait très mal à mon petit budget familial, mais l'éducation me tient suffisamment à coeur pour justifier ce sacrifice. Et je suis très heureux de dire qu'un très grand nombre d'automobilistes klaxonnent pour nous appuyer. Si vous êtes l'un de ceux-là, je vous en remercie.

L'attitude cavalière et méprisante du gouvernement libérale ne fait certainement rien pour apaiser ma colère et mon indignation. Pendant qu'on nous dit que les coffres sont vides, pendant que les secteurs de l'éducation et de la santé subissent d'odieuses compressions, pendant qu'on estime à 3,5 milliards les pertes de revenu de l'état dus à l'évasion fiscale (souvent dans des paradis fiscaux comme celui qu'a utilisé Couillard lui-même), voyez par vous-même où sont investis les fonds publics:

Québec investira 1 milliard $ pour stimuler les mines


Couillard présente un nouveau Plan Nord de 22 milliards

1,3 milliard additionnel dans Bombardier: les libéraux sont fous

Plus de 150 millions des gouvernements pour garder le Grand Prix les 10 prochaines années

Québec investit 24 millions $ dans le capital-actions de Coveo

Projet Bourque: Québec investit près de 4 millions $

Et la nouvelle qui n'annonce pas le plus gros montant, mais qui est tout de même la plus odieuse dans le contexte actuel:

Alors que les manifestations se multiplient, afin de protester contre les mesures austères du gouvernement libéral, un projet de loi est déposé à l'Assemblée nationale, afin d’augmenter le salaire des députés et du premier ministre.

Les députés québécois seront les mieux payés au pays

Au-delà du salaire de base, on note aussi des variations importantes dans les autres conditions de travail. Ainsi, les députés québécois ont droit à une allocation de dépenses non imposable de 16 465 $, ce à quoi n'ont pas droit la plupart de leurs collègues des autres provinces et des territoires.

En intégrant à leur salaire global cette allocation de dépenses, comme le propose le Rapport L'Heureux-Dubé, les députés québécois gagneront un salaire de base de 140 117 $, ce qui fera d'eux les députés provinciaux ayant le salaire le plus élevé à l'échelle des provinces canadiennes. (...) Au Québec, la commission L'Heureux-Dubé avait qualifié de «Ferrari» le régime de retraite auquel ont droit les élus québécois. 


Le mépris des libéraux ne connaît, semble-t-il, ab-so-lu-ment aucune limite.

Ni leur corruption, d'ailleurs:

Les ordres provenaient du PLQ

L’UPAC croit que c’est le parti qui fixait lui-même le montant des contributions illicites des entreprises. Le Parti libéral du Québec (PLQ) aurait lui-même demandé des montants précis à plusieurs entreprises pour son stratagème de financement illégal, et non l’inverse, soutient la police.

La machine à amasser de l’argent

Dans le tumulte causé par l’affaire du p’tit Jérémy et celle du niqab, une nouvelle est passée presque inaperçue, cette semaine: l’affidavit de l’UPAC concernant le Parti libéral du Québec sous Jean Charest.

(...) «Le PLQ aurait lui-même demandé des montants précis à plusieurs entreprises pour son stratagème de financement illégal, et non l’inverse, pouvait-on lire. «C’est ce qu’ont affirmé plusieurs dirigeants d’entreprises rencontrés au cours des derniers mois par l’Unité permanente anticorruption, apprend-on dans un affidavit dont de nouveaux passages ont été rendus disponibles par un juge hier matin.»

Pendant longtemps, on a cru que c’était les entreprises elles-mêmes qui décidaient de donner de l’argent au PLQ. C’était leur choix. Elles prenaient cette initiative dans l’espoir d’obtenir un renvoi d’ascenseur de la part du gouvernement Charest. Or, à la lumière des nombreux témoignages recueillis par l’UPAC, il appert que c’est l’inverse. C’est le PLQ qui demandait aux entreprises de lui verser de l’argent!

(...) Un entrepreneur a même dit qu’on lui demandait de verser 100 000 $ en contribution au parti, s’il voulait obtenir des contrats! (...) Qui était derrière ce stratagème bien huilé destiné à remplir les coffres déjà bien garnis du PLQ?
Réponse officielle: Marc Bibeau, grand argentier du parti et ami personnel de Jean Charest, et Violette Trépanier, directrice du financement du PLQ de 2001 à 2013. Ce sont eux, les responsables!

Ce qui nous amène à la deuxième question... Croyez-vous que ces deux personnes ont agi seules, de leur propre initiative? Qu’elles ont décidé par elles-mêmes de monter ce stratagème? Que personne au-dessus d’elles n’avait eu vent de leurs gestes et ne connaissait leur manège? (...) quelque chose me dit que si monsieur Bibeau et madame Trépanier n’avaient aucun scrupule à agir de la sorte, c’est qu’ils se sentaient sur un terrain solide.

La corruption ne pousse pas toute seule comme de la mauvaise herbe dans les craques d’un trottoir. Ça prend une culture, un climat, un contexte bien particulier. Marc Bibeau n’est pas n’importe qui. C’est un proche de Jean Charest, un chum. Il va encaisser le coup pour protéger son ami, il va mordre la poussière. Mais ça ne veut pas dire qu’il est le seul et unique responsable...

Et, étrangement, le système de "justice" ne semble pas particulièrement pressé de bouger dans ce dossier, comme c'est bizarre:

ENQUÊTES TRANSMISES AU DPCP: L’UPAC S’IMPATIENTE

Une demi-douzaine d’enquêtes complétées par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) dorment depuis plusieurs mois au bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). De ces dossiers, deux touchent le financement du Parti libéral du Québec, les autres sont de ressort municipal ou concernent des contrats publics.

De source sûre, La Presse a appris que l’impatience a atteint un sommet à l’UPAC devant l’inaction inexpliquée de la Couronne dans ces dossiers délicats qui se retrouvent dans les limbes. À l’interne, les enquêteurs sont carrément démobilisés par l’absence de suivi au travail qu’ils ont fait, explique-t-on.

Pour tous les dossiers qui relèvent de l’UPAC, les enquêtes sont bouclées depuis le début de 2015, et la Couronne a cessé depuis longtemps de demander des compléments d’information. Du point de vue de l’UPAC, ces dossiers n’attendent plus que la décision de déposer ou non des accusations.

(...) À l’UPAC, le mécontentement chez les troupes a grimpé d’un cran le printemps dernier. La Couronne devait déposer des accusations le Jeudi saint, une décision qui permettait d’arrêter un acteur important. Le scénario de l’opération était établi, d’un bout à l’autre de la chaîne, du côté policier. On avait même prévu les congés en fonction de cette date d’opération inhabituelle – ces interventions se font généralement en milieu de semaine, au moment où les effectifs sont à leur maximum. 

Contrairement à ce qu’il avait indiqué au corps policier, le DPCP s’est esquivé à la dernière minute, les accusations attendues n’ont pas été déposées. Encore là, Me Boucher, du DPCP, se refuse à tout commentaire.

Déjà, en faisant son bilan de 2014, en décembre dernier, le patron de l’UPAC, Robert Lafrenière, avait indiqué que son unité avait une quarantaine d’enquêtes «actives». Dans bien des cas, les limiers sont en relation constante avec la Couronne, qui demande des compléments d’enquête. Mais dans les six dossiers en cause, il n’y a plus de requêtes du genre depuis longtemps; l’enquête est terminée à la satisfaction de la Couronne, qui suspend indéfiniment sa décision.

Et après ça, ces mêmes libéraux ont le culot de venir critiquer les moyens de pression des syndicats:

Les moyens de pression syndicaux sont «inacceptables», dit Coiteux

Les moyens de pression déployés par les syndicats de la fonction publique sont «inacceptables», a dénoncé jeudi le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux. Il a appelé les syndicats à revenir à la table de négociation «maintenant», mais il s'est gardé de brandir la menace d'une loi spéciale.

Le front commun des employés de l'État tient jeudi et vendredi une deuxième ronde de grèves tournantes. Des débrayages ont lieu à Montréal et Québec, ainsi que dans différentes régions de la province.

«De prendre la population du Québec en otage en la privant de services, de faire comme on a vu au cours des derniers jours, même des actes de vandalisme dans certains cas, c'est tout à fait inacceptable», a dit M. Coiteux jeudi.

Québec ne va pas «tolérer» ces moyens de pression, a prévenu le ministre lors d'une réponse en anglais. Mais il n'a pas été jusqu'à menacer les syndiqués d'adopter une loi spéciale pour leur imposer des conditions de travail.

Et la corruption libérale, c'est acceptable ça, M. Coiteux?

Et la tolérance des paradis fiscaux, c'est acceptable ça, M. Coiteux?

Et la dilapidation des fonds publics pour venir en aide à des entreprises privées, c'est acceptable ça, M. Coiteux?

Et une étrange incapacité du système de justice de déposer des accusations contre le parti au pouvoir et ses tinamis, c'est acceptable ça, M. Coiteux?

Et tiens, pendant qu'on y est, un gouvernement qui considère le peuple qu'il représente trop minable pour être égal aux autres nations du monde, c'est acceptable ça, M. Coiteux?

Et un gouvernement sous lequel l'environnement est systématiquement négligé, souillé et scandaleusement mis en péril, c'est acceptable ça, M. Coiteux?

Une arrogance et un mépris sans limite, que j'vous dis... alors oui, chers lecteurs, je serai de retour sur les lignes de piquetage avec ma pancarte et avec un enthousiasme inégalé.



La disparition de l'homme de Néandertal

Une nouvelle étude révèle que l'homme moderne ne serait pas responsable de l'extinction des Néandertaliens:

Neanderthals went extinct in Europe about 40,000 years ago, giving them millennia to coexist with modern humans culturally and sexually, new findings suggest.

This research also suggests that modern humans did not cause Neanderthals to rapidly go extinct, as some researchers have previously suggested, scientists added.

(...) To help solve the mystery of when Neanderthals went extinct, scientists analyzed bone, charcoal and shell materials from 40 archaeological sites from Russia to Spain. They employed advanced techniques for more precise dating of these specimens that involved ultra-filtering molecules from bone samples for examination and removing organic contaminants that could make specimens seem younger than they actually are.

The new findings suggest that Neanderthals disappeared from Europe between about 41,000 and 39,000 years ago.

"I think that, for the first time, we have a reliable extinction date for Neanderthals," said study author Tom Higham, a radiocarbon scientist at the University of Oxford in England. "This has eluded us for decades."

The Neanderthal extinction occurred across sites ranging from the Black Sea to the Atlantic Coast of Europe. The timing and geography suggest Neanderthals may have overlapped with modern humans for 2,600 to 5,400 years, opening the door for genetic and cultural exchanges between the two groups for millennia.

These findings suggest that modern humans did not rapidly replace Neanderthals in Europe — say, via violent means. Rather, the Neanderthal extinction "might have been more complex and drawn out than previously thought," Higham told Live Science.

There is some genetic evidence that Neanderthals in Western Europe may have experienced declining genetic diversity about the time when the first modern humans began arriving on the continent, Higham said. "This might mean that they were fading out at this time, although, of course, our evidence suggests that there was a long period of overlap during which this occurred," he said.

Neanderthals may not even have truly disappeared, but instead have been assimilated into modern human populations. "We know, of course, that we have a genetic legacy from Neanderthals of about 1 to 2 percent, so there was interbreeding," Higham said.



L'évolution humaine en 90 secondes

L'origine de l'univers expliquée

Et vous serez sans doute étonnés d'apprendre que cette explication ne nécessite pas du tout de dieu créateur surnaturel! Quelle surprise!

Extrait de la fascinante nouvelle:

Scientists have long known that miniscule particles, called virtual particles, come into existence from nothing all the time. But a team led by Prof Mir Faizal, at the Dept of Physics and Astronomy, at the University of Waterloo, in Ontario, Canada, has successfully applied the theory to the very creation of existence itself.

He said: “Virtual particles contain a very small amount of energy and exist for a very small amount of time. However what was difficult to explain was how did such a small amount of energy give rise to a big universe like ours?”

Enter 'inflation' theory.

(...) Under Inflation Theory the tiny energies and lifespan of the virtual particle become infinitely magnified, resulting in our 13.8 Billion-year-old universe.

Just to make things more complicated Dr Mir says we have been looking at the question ‘how did the universe come from nothing?’ all wrong.

According to the extraordinary findings, the question is irrelevant because the universe STILL is nothing.

Dr Mir said: “Something did not come from nothing. The universe still is nothing, it’s just more elegantly ordered nothing.”

He added that the negative gravitational energy of the universe and the positive matter energy of the universe basically balanced out and created a zero sum.

Asked if the remarkable findings and the convincing if complex solution removed the need for a God figure to kick start the universe Dr Mir said: “If by God you mean a supernatural super man who breaks his own laws then yes he’s done for, you just don’t need him.

(...) What Prof. Mir was referring to is known as inflation. According to inflation the total positive energy in the form of matter exactly balances the negative energy in form of gravity, such that the total energy of our universe is still zero.  

Prof. Mir (...) further explained that by "nothing" he only meant absence of energy, and not the absence of laws of physics. 

(...) "This uncertainty which occurs due to quantum mechanics can lead to the creation of small amount of energy from nothing as long as it exists only for a very small amount of time. Such particle created out of nothing are called virtual particles. The consequences of the existence of such virtual particles has been tested experimentally.

“The problem with this explanation is that such virtual particles can only have a small amount of energy for a very small amount of time.

"To get a universe the size of our universe from such small amount of energy, a theory called inflation is used.

"According to inflation the small amount of energy created from nothing underwent a rapid expansion, resulting in the formation of the universe as we see it today. During this time, the positive energy in the  matter of the universe and negative energy in form of gravity was created such that they exactly balanced each other. The total energy of the universe still being zero.

“Even though inflation has been studied before, recently it has been studied using a new theory called doubly special relativity. 




15 novembre 2015

Les réactions de nos bons gouvernements

Jetons un coup d'oeil aux réactions de nos "bons" gouvernements suite aux attaques islamistes à Paris.

Commençons avec le merveilleux premier ministre du Québec:

Couillard souhaite «donner une leçon aux barbares»

Il fallait s'y attendre, les politiciens font toujours des déclarations en apparence "musclées" suite à des événements comme celui-là afin de donner l'image de leaders "forts" et "déterminés". Évidemment, lorsqu'on s'y attarde, ces déclarations sont toujours vides de sens.

Ainsi, Couillard veut "donner une leçon" aux fanatiques de l'État islamique. C'est ça mon Phil, je suis absolument convaincu qu'en Syrie et en Iraq, les islamistes radicaux n'attendent que la réaction d'un petit premier ministre provincial canadien. Si tu veux que tes propos soient entendus sur la scène internationale mon p'tit Phil, sais-tu ce que ça te prendrait? Un pays! Autrement, tes opinions vont n'avoir des échos que de Gaspé à Gatineau, c'est tout.

Il qualifie également les islamistes de "barbares". Est-ce mieux que la fois où il les avait qualifiés de "chevaliers de l'obscurantisme"? Dans les deux cas, il tente de maquiller la réalité. Et au moins, avec ses chevaliers, il faisait preuve de créativité.

Mais, on va lui donner ça, c'est tout de même moins débile que la fois où il avait affirmé que l’intégrisme «fait partie des choix personnels de chacun». Je doute qu'il réussisse un jour à descendre plus bas que ça.

Renoncer à accueillir des migrants syriens après les événements de Paris marquerait la victoire du terrorisme estime Philippe Couillard. «On va donner une leçon à ces barbares!» a-t-il lancé en point de presse, à l'entrée du conseil général que tient son parti en fin de semaine.

Une victoire pour "le terrorisme"? Voilà le parfait exemple d'une phrase qui ne veut strictement RIEN dire. Le bédéiste Joann Sfar l'explique très bien dans ce dessin:


On ne peut pas vaincre "le terrorisme". On ne peut pas combattre "le terrorisme". On ne peut pas être en guerre contre "le terrorisme". Ça ne rime à rien tout ça! Ça ne veut rien dire! Ça sonne bien, mais ce sont des phrases vides de sens.

Aussi bien déclarer la guerre au "Mal" ou à "la méchanceté" tant qu'à y être, c'est aussi cave. Si les politiciens comme Couillard avaient un minimum de courage, ils cesseraient de tourner autour du pot et ils nommeraient les choses par leur nom. Ce n'est pas "le terrorisme" le problème, ce sont des fanatiques religieux musulmans qui ont été endoctrinés au point de croire que le fait de massacrer des infidèles est la volonté d'Allah, leur chef invisible qui vit dans le ciel.

L'ennemi, donc, ce n'est pas "le terrorisme", c'est le fanatisme religieux musulman. C'est ça la RÉALITÉ.

Et tu crois que tu peux donner une leçon aux fanatiques religieux musulmans, mon p'tit Phil? Tu crois qu'ils vont t'écouter? Comment tu vas t'y prendre, exactement? Tu réalises qu'à leurs yeux, tu es un kafir? Un mécréant? Un infidèle? Un incroyant? Tu réalises que tout ce qui les intéresse, c'est soit te convertir ou préférablement te tuer? Tu crois vraiment qu'ils vont s'asseoir en demi-cercle par terre et qu'ils vont écouter ta petite leçon, mon Phil?

Tu crois vraiment qu'en ouvrant nos portes aux réfugiés syriens, tu vas les faire réfléchir et qu'ils vont soudainement réaliser qu'ils font fausse route? Tu crois vraiment que "cette leçon" va leur faire subitement comprendre que descendre des dizaines de personnes avant de se faire sauter, c'est un geste "barbare"? Tu crois vraiment que les politiques d'accueil de réfugiés des pays occidentaux ont une influence sur les convictions religieuses de ces fanatiques?

T'as vraiment rien compris, mon gros...

Ce que tu es en train de faire, c'est de JUSTIFIER ton programme d'accueil de réfugiés syriens en disant que ce sera une bonne leçon pour les terroristes. Plutôt que de répondre aux questions légitimes du public et de réévaluer ton programme, ce qui serait la chose sensée à faire dans les circonstances, tu l'élèves au niveau de MISSION SAINTE qui, par sa seule existence, constituera une belle leçon pour les barbares... et finalement, tu assimiles toute réévaluation et tout questionnement de ce programme à une capitulation.

Bel effort de manipulation de l'opinion publique, mon Phil. Les multiculturalistes comme toi vont adorer. Ils vont boire ça comme du petit lait. Je les entends déjà hurler à la xénophobie et au racisme dès que quiconque aura l'audace de se demander s'il est réaliste et sensé d'accueillir tant de gens en si peu de temps.

«Les dernières heures ont été difficiles à comprendre et surtout impossibles à accepter!», a-t-il lancé dans son discours devant les 400 délégués. «Des criminels souhaitent jeter le chaos et semer la haine dans nos sociétés» dira M. Couillard avant de marteler: «Ces gens ne croient pas à la démocratie. Nous oui! Ils ne croient pas à la liberté. Nous oui! Ils ne croient pas à la justice, à la tolérance et au respect. Nous oui!».

Des barbares! Des criminels! C'est ça, continue à tourner autour du pot, mon Phil.

Et au lieu de nommer ce à quoi ils croient, c'est-à-dire à l'idéologie de l'Islam, parle-nous de ce en quoi ils ne croient PAS! Ils ne croient pas à la démocratie! Ils ne croient pas à la liberté! Ils ne croient pas à la justice! Ils ne croient pas à la tolérance et au respect! C'est ça, mon Phil, mais surtout, ne dis rien de l'idéologie religieuse qui justifie tout ça.

Surtout, évite d'appeler les choses par leur nom, c'est ça. C'est Albert Camus qui écrivait: "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde." Ça s'applique parfaitement à ce que tu fais, mon p'tit Phil.

Le problème avec les petits multiculturalistes comme Phil, c'est que dans leur logique tordue, c'est "mal" de critiquer les croyances d'un groupe minoritaire. C'est pas gentil. C'est raciste. C'est xénophobe. Il ne faut pas faire ça. Il faut respecter les minorités. Même quand ils croient à des conneries.

Ironiquement, en mettant les croyances religieuses débiles à l'abri de toute critique, les multiculturalistes les protègent, leur donnent un air de respectabilité et rendent l'endoctrinement religieux encore plus facile et efficace. Et c'est ce même endoctrinement qui, dans certains cas, mène au fanatisme et à la violence.

Bref, le fait de ne pas nommer la réalité, c'est-à-dire que les auteurs des attaques de Paris ne sont pas des "barbares", des "criminels" ou des "chevaliers de l'obscurantisme", mais bien des FANATIQUES RELIGIEUX MUSULMANS... le fait de ne pas identifier ce lien primordial qui existe entre ces gestes de violence et l'idéologie religieuse de laquelle ils s'inspirent, cela permet non seulement à ce phénomène toxique de perdurer sans être dénoncé, mais encore pire, cela lui facilite la tâche.

Philippe Couillard agit donc comme facilitateur du phénomène qu'il dénonce à mi-mots. Un vrai vaudeville.

Pourtant, n'en déplaise aux multiculturalistes, le fait d'affirmer que les racines du fanatisme proviennent des textes sacrés de l'Islam n'est ni un mensonge, ni une affirmation haineuse. C'est simplement un fait indéniable. Le voir, le nommer et le reconnaître est primordial si on veut le combattre. Les musulmans eux-mêmes doivent absolument voir avec lucidité de quelles sourates et de quels hadiths les fanatiques s'inspirent pour justifier leurs atrocités. Ils doivent être conscients du danger.

Le fait de nommer les choses par leur nom ne signifie pas qu'on déteste les musulmans ou que tous les croyants en l'Islam sont des gens sinistres et dangereux. Cela ne justifie pas non plus qu'on traite les musulmans québécois en citoyens de seconde zone. Ça n'a absolument rien à voir. Il s'agit simplement de décrire la réalité, c'est tout. Et il s'agit d'affirmer clairement qu'une "croyance" n'a pas plus de validité que n'importe quelle autre opinion. Que non seulement on n'a pas l'obligation de la respecter aveuglément, mais qu'il est même sain de la remettre en question.

En dépit des attentats, «personne ne baisse les bras et nous ne le ferons jamais» a-t-il lancé.

Une autre belle phrase qui semble remplie de force et de détermination, mais qui ne veut strictement rien dire.

Nous ne baissons pas les bras?

Tu vois, moi, ce que je considère une capitulation, mon cher Phil, c'est exactement ce que tu es en train de faire. Refuser de nommer les choses par leur nom en utilisant mille euphémismes, c'est une capitulation. Refuser de nommer les gens qui nous tuent, c'est une capitulation. Refuser de critiquer des dogmes religieux, c'est une capitulation. Refuser de qualifier de "haineux" les appels à la violence d'un imam montréalais, c'est une capitulation. Subventionner des écoles religieuses qui endoctrinent des enfants, c'est une capitulation. Pire, augmenter ces subventions, c'est une capitulation encore plus abjecte. Tenter de faire passer une loi qui empêcherait la critique de la religion, c'est une capitulation. Refuser de remettre en question tes politiques en les élevant au statut de sainte mission, c'est une capitulation de la démocratie que tu prétends défendre.

À laquelle de ces capitulations ce cher Phil fait-il allusion?

Aucune? Ah... donc, rien ne change, on n'a rien appris et on continue comme si de rien n'était. Je vois.

Dès la matinée, Philippe Couillard avait été catégorique. Pas question de reculer sur l'opération qui permettra à près de 6000 migrants syriens de s'installer au Québec. «Nous allons maintenir l'accueil envers les réfugiés qu'on va recevoir chez nous. Ces personnes sont aussi des victimes de la terreur.»

Premièrement, non mon p'tit Phil, ils ne sont pas victimes de "la terreur". Ils sont victimes des violences perpétrées par les fanatiques islamistes de l'EI. Nomme les vraies affaires, mon Phil. Je croyais que tu aimais ça, les "vraies affaires".

Deuxièmement, on voit bien le dogmatisme multiculturaliste de Couillard dans cette déclaration. En effet, il est "catégorique". Il n'est absolument "pas question" de réfléchir à l'opération d'accueil de réfugiés en provenance de Syrie.

Je ne dis pas qu'il faut immédiatement fermer nos frontières et refuser l'accès aux réfugiés! Ce que je dis, c'est que dans les circonstances, il faudrait peut-être qu'on prenne le temps de se poser quelques questions importantes.

Par exemple, bien que la plupart des réfugiés sont sans doute des gens très corrects qui seront des citoyens exemplaires, il n'est pas impossible que des gens dangereux profitent de ces circonstances pour entrer au pays. Cela ne relève pas de la paranoïa, comme le démontre cette nouvelle troublante:

Le passeport syrien retrouvé par la police française près du corps d'un des auteurs des attaques de Paris appartenait à un migrant enregistré lors de son arrivée sur une île grecque en octobre, a affirmé samedi le ministre grec de la Protection publique Nikos Toskas. «Le détenteur du passeport syrien est arrivé le 3 octobre par l'île grecque de Leros où il a été enregistré conformément aux règles de l'Union européenne», a assuré M. Toskas dans un communiqué. Les enquêteurs français n'ont pas déterminé à ce stade si ce passeport était bien celui de l'assaillant.

Ce matin, nous apprenons également que: Deux migrants enregistrés en Grèce comme demandeurs d’asile sont activement recherchés par les autorités françaises.

Nous n'avons effectivement pas encore tous les détails, mais cette découverte est suffisamment inquiétante pour qu'on se pose de sérieuses questions sur le processus d'acceptation des réfugiés. Si le premier ministre du Québec avait vraiment à coeur les intérêts de la population qu'il représente, plutôt que d'essayer de jouer aux dés avec leur sécurité, il prendrait le temps de se poser ces questions.

Par exemple, prend-on bien le temps d'identifier ces gens avant de leur ouvrir toutes grandes nos portes? A-t-on le temps et les ressources pour s'assurer qu'ils ne représentent pas une menace? Des milliers de personnes qui entrent en si peu de temps, est-ce réaliste? Les coûts associés à cette opération sont-ils envisageables dans le climat actuel d'austérité? Peut-on justifier de telles dépenses pour prendre en charge ces gens alors qu'on coupe dans les budgets de l'éducation et de la santé? Avons-nous de quoi les loger? Avons-nous les ressources nécessaires pour éduquer et franciser leurs enfants? Avons-nous les ressources nécessaires pour les soigner et traiter les traumatismes que plusieurs d'entre eux ont sans doute subis? Combien cela va-t-il coûter à la société?Comment justifier de tels moyens extraordinaires pour venir en aide à des étrangers quand, dans les rues de Montréal, 3000 Québécois sont sans abris à l'approche de l'hiver? Ils n'ont pas le droit à un logement et à des services en psychiatrie, eux? Comment justifier de telles dépenses quand nos propres enfants sont privés de services dans nos écoles vétustes et parfois carrément malsaines? Comment justifier de telles dépenses quand nos personnes âgées en perte d'autonomie ne reçoivent pas les soins qu'ils mériteraient? On a les moyens ou on ne les a pas? 

Toutes ces questions sont valides et pertinentes. Les inquiétudes qu'elles suscitent sont fondées et compréhensibles. Elles méritent réflexion. Elles méritent que notre premier ministre s'y attarde et qu'il y réponde. Un gouvernement responsable, sensé et préoccupé par le bien-être du peuple qui l'a élu le ferait.

Mais non! Pas question de se pencher là-dessus. Avec Philippe Couillard, le dogmatisme aveugle est roi! Au nom du multiculturalisme, nous devons accueillir 6000 réfugiés le plus rapidement possible. Pas question de réfléchir aux possibles conséquences une seule seconde. Donnons une leçon aux barbares!

Une fois de plus, Couillard faillit à ses responsabilités de premier ministre du Québec. Une fois de plus.

«Toute la société civile doit aujourd'hui rappeler l'importance de la solidarité, ces personnes qui viendront chez nous sont des victimes de la terreur. Ce sont des familles qui ont fui les maisons ont été bombardées dont les parents ont été assassinés cruellement sous leurs yeux». Pour lui on ne peut rien imaginer de pire qu'un réflexe d'isolation, «ce que j'ai vu de pire c'est la bannière à Québec» qui s'opposait à l'arrivée des migrants au Québec. 

La bannière dont parle Couillard, c'est celle-ci:


Oui, pour Couillard, cette bannière est "ce qu'il a vu de PIRE!"

Il n'y a rien de pire que ça!

Vraiment mon p'tit Phil? Vraiment?

Moi, tu vois, j'ai vu pire ces dernières heures. Vraiment pire. Comme par exemple ceci:







Mais toi, mon Phil, ce que tu as vu de PIRE, c'est la petite bannière à Québec?

T'es vraiment un crisse de gros insignifiant.

Comprenons-nous bien, je ne suis pas en train de dire que je suis d'accord avec le message de la bannière. Personnellement, je crois qu'il faut accueillir des réfugiés syriens, bien que j'ignore quel nombre serait raisonnable et que je crois qu'il est essentiel de prendre le temps de bien enquêter sur leur passé et leurs motivations AVANT leur entrée au pays.

Ce que je dis, c'est que les gens qui s'y opposent ou qui le remettent en question ont le droit de s'exprimer sans que leur point de vue soit diabolisé par le premier ministre et sans qu'il vienne nous dire, quelques heures après des centaines de massacres sanguinaires, que leur petite bannière est "la pire chose" qu'il ait vu!

Dans les circonstances, les gens ont raison d'être inquiets. C'est parfaitement légitime. Un leader respectueux et responsable le comprendrait et serait capable de jeter un regard critique sur son propre programme afin d'en identifier les faiblesses et de les corriger.

«Le monde démocratique est en guerre, cela fait des mois que je le dis. Il faut être naïf pour penser qu'on ne fait pas face à un état de guerre, différent de ce qu'on a connu mais tout aussi menaçant», a-t-il soutenu. «Quand on fait face à un ennemi mortel on doit le combattre avec des forces proportionnelles, et c'est ce que fait le conseil, les forces de sécurité». Quand on essaie de tuer les gens, «il faut répondre de façon proportionnelle, et c'est pourquoi que l'engagement concerté des pays de la planète est crucial».

Ouais, l'engagement des PAYS, mon Phil, des PAYS. T'sais, ce que tu ne veux pas que le Québec devienne?

Tu veux être un petit premier ministre provincial soumis, tu veux qu'on se plie à l'autorité d'Ottawa, alors ferme donc ta yeule! Occupe-toi de tes dossiers pis mêle-toi de tes crisse d'affaires. Occupe-toi des dossiers qui sont de ton ressort, comme la santé et l'éducation et laisse les affaires étrangères et la défense aux grandes personnes. Si tu veux avoir un mot à dire dans les stratégies des forces armées canadiennes, ben présente-toi donc aux prochaines élections fédérales et en attendant, ta yeule!

Tiens, parlant de gouvernement fédéral, allons donc voir ce que le merveilleux premier ministre du Canada avait à nous dire, lui:

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau a publié une déclaration condamnant des actes «terribles et insensés».

Terribles? C'est une évidence.

Insensés? Au contraire, lorsqu'on les replace dans la logique d'un fanatique musulman, ces actes sont remplis de sens. Pour eux, tuer des kafirs, des mécréants, des gens qui refusent de croire au seul vrai dieu et d'obéir à ses commandements, c'est parfaitement sensé. C'est ce que leur Prophète leur a commandé de faire! Une fois qu'on accepte cette prémisse, ce qui serait insensé c'est de ne pas descendre des incroyants à coups de centaines!

Mais avec ses oeillères multiculturalistes, Juju est tout simplement incapable de le voir ou même de le concevoir. Pour lui, les croyances des "minorités" doivent "respectées" en tout temps et en tout lieu! Il ne faut jamais porter de jugement! Ainsi, même s'il est bien forcé d'admettre que les actes des islamistes sont "terribles", il se refuse obstinément à toute critique de l'idéologie qui motive ces actes.

Plus tard, dans une brève allocution télévisée, il a réitéré ses pensées pour «nos cousins français», avant d'affirmer que le gouvernement n'avait pour l'instant aucune information sur des Canadiens qui auraient pu être victimes des attaques à Paris. M. Trudeau a ajouté que les «conseillers en affaires de sécurité nationale m'assurent qu'on est en train de tout faire pour assurer la sécurité des Canadiens.»

La tournure de la dernière phrase est intéressante, vous ne trouvez pas? Compte tenu de l'incapacité de Juju de s'exprimer clairement en français, ça ne veut peut-être rien dire, mais je trouve fascinant de voir le premier ministre du Canada nous dire que ses conseillers l'assurent que tout va bien.

T'sais, Juju, tu choisis peut-être de croire aveuglément tout ce que te disent "tes conseillers", mais ça ne veut pas dire qu'on doit le faire aussi. Ce ne sont pas tes conseillers qui viennent d'être élus, c'est toi! Qu'est-ce que tu dirais de nous expliquer ce qui est fait exactement pour assurer la sécurité des Canadiens? Qu'est-ce que tu dirais d'au moins faire semblant que tu n'es pas complètement dépassé par les événements, que tu ne t'en remets pas aveuglément à tes conseillers et que tu connais tes dossiers? Qu'est-ce que tu dirais d'avoir au moins l'apparence d'un leader?

C'est trop te demander, pas vrai?

Le nouveau premier ministre a promis de mettre fin à la campagne de bombardements aériens contre le groupe armé État islamique, mais n'a pas voulu spécifier si cette tragédie pourrait l'inciter à revoir son plan. «C'est très tôt pour tirer des conclusions», a-t-il affirmé. 

Oui, souvenez-vous, élu depuis à peine quelques heures, Trudeau était tout fier de nous annoncer que, avant même d'avoir parlé à ses propres forces armées, il a informé le président Obama de l'arrêt des frappes canadiennes contre les fanatiques de l'État islamique!

Et maintenant, t'as l'air cave en esti, hein mon Juju?



14 novembre 2015

L'Islam est au coeur de l'EI


Ne vous faites pas berner par ceux qui affirmeront le contraire, les fanatiques de l'État islamique sont d'abord et avant tout motivés par des considérations religieuses. Leur idéologie est profondément ancrée dans des passages spécifiques du Coran et dans l'histoire islamique. Leurs motivations sont d'abord et avant tout religieuses. Leurs valeurs et leurs objectifs sont fondamentalement islamiques. D'ailleurs, beaucoup de musulmans sont en désaccord avec les méthodes, mais pas du tout avec l'idéologie de l'EI.

Non, les musulmans ne sont pas tous des terroristes de l'EI. Mais l'EI, lui, est profondément et fondamentalement musulman. Son idéologie est musulmane, ses préceptes sont musulmans, ses valeurs sont musulmanes et même les atrocités qu'il commet trouvent leur justification dans les textes sacrés des musulmans.

C'est ça la vérité.

Extrait de cet article fort pertinent paru dans The Atlantic intitulé "Ce que veut vraiment l'EI":

The Islamic State, also known as the Islamic State of Iraq and al-Sham (ISIS), follows a distinctive variety of Islam whose beliefs about the path to the Day of Judgment matter to its strategy, and can help the West know its enemy and predict its behavior.

(...) We have misunderstood the nature of the Islamic State in at least two ways. First, we tend to see jihadism as monolithic, and to apply the logic of al‑Qaeda to an organization that has decisively eclipsed it. 

(...) We are misled in a second way, by a well-intentioned but dishonest campaign to deny the Islamic State’s medieval religious nature. 

(...) There is a temptation to rehearse this observation—that jihadists are modern secular people, with modern political concerns, wearing medieval religious disguise—and make it fit the Islamic State. In fact, much of what the group does looks nonsensical except in light of a sincere, carefully considered commitment to returning civilization to a seventh-century legal environment, and ultimately to bringing about the apocalypse.

The most-articulate spokesmen for that position are the Islamic State’s officials and supporters themselves. They refer derisively to “moderns.” In conversation, they insist that they will not—cannot—waver from governing precepts that were embedded in Islam by the Prophet Muhammad and his earliest followers. They often speak in codes and allusions that sound odd or old-fashioned to non-Muslims, but refer to specific traditions and texts of early Islam.

To take one example: In September, Sheikh Abu Muhammad al-Adnani, the Islamic State’s chief spokesman, called on Muslims in Western countries such as France and Canada to find an infidel and “smash his head with a rock,” poison him, run him over with a car, or “destroy his crops.” To Western ears, the biblical-sounding punishments—the stoning and crop destruction—juxtaposed strangely with his more modern-sounding call to vehicular homicide. (As if to show that he could terrorize by imagery alone, Adnani also referred to Secretary of State John Kerry as an “uncircumcised geezer.”)

But Adnani was not merely talking trash. His speech was laced with theological and legal discussion, and his exhortation to attack crops directly echoed orders from Muhammad to leave well water and crops alone—unless the armies of Islam were in a defensive position, in which case Muslims in the lands of kuffar, or infidels, should be unmerciful, and poison away.

The reality is that the Islamic State is Islamic. Very Islamic. Yes, it has attracted psychopaths and adventure seekers, drawn largely from the disaffected populations of the Middle East and Europe. But the religion preached by its most ardent followers derives from coherent and even learned interpretations of Islam.

Virtually every major decision and law promulgated by the Islamic State adheres to what it calls, in its press and pronouncements, and on its billboards, license plates, stationery, and coins, “the Prophetic methodology,” which means following the prophecy and example of Muhammad, in punctilious detail. Muslims can reject the Islamic State; nearly all do. But pretending that it isn’t actually a religious, millenarian group, with theology that must be understood to be combatted, has already led the United States to underestimate it and back foolish schemes to counter it. 

(...) Following takfiri doctrine, the Islamic State is committed to purifying the world by killing vast numbers of people. The lack of objective reporting from its territory makes the true extent of the slaughter unknowable, but social-media posts from the region suggest that individual executions happen more or less continually, and mass executions every few weeks. Muslim “apostates” are the most common victims.

(...) Centuries have passed since the wars of religion ceased in Europe, and since men stopped dying in large numbers because of arcane theological disputes. Hence, perhaps, the incredulity and denial with which Westerners have greeted news of the theology and practices of the Islamic State. Many refuse to believe that this group is as devout as it claims to be, or as backward-looking or apocalyptic as its actions and statements suggest.

Their skepticism is comprehensible. In the past, Westerners who accused Muslims of blindly following ancient scriptures came to deserved grief from academics—notably the late Edward Said—who pointed out that calling Muslims “ancient” was usually just another way to denigrate them. Look instead, these scholars urged, to the conditions in which these ideologies arose—the bad governance, the shifting social mores, the humiliation of living in lands valued only for their oil.

Without acknowledgment of these factors, no explanation of the rise of the Islamic State could be complete. But focusing on them to the exclusion of ideology reflects another kind of Western bias: that if religious ideology doesn’t matter much in Washington or Berlin, surely it must be equally irrelevant in Raqqa or Mosul. When a masked executioner says Allahu akbar while beheading an apostate, sometimes he’s doing so for religious reasons.

Many mainstream Muslim organizations have gone so far as to say the Islamic State is, in fact, un-Islamic. It is, of course, reassuring to know that the vast majority of Muslims have zero interest in replacing Hollywood movies with public executions as evening entertainment. But Muslims who call the Islamic State un-Islamic are typically, as the Princeton scholar Bernard Haykel, the leading expert on the group’s theology, told me, “embarrassed and politically correct, with a cotton-candy view of their own religion” that neglects “what their religion has historically and legally required.” Many denials of the Islamic State’s religious nature, he said, are rooted in an “interfaith-Christian-nonsense tradition.”

(...) According to Haykel, the ranks of the Islamic State are deeply infused with religious vigor. Koranic quotations are ubiquitous. “Even the foot soldiers spout this stuff constantly,” Haykel said. “They mug for their cameras and repeat their basic doctrines in formulaic fashion, and they do it all the time.” He regards the claim that the Islamic State has distorted the texts of Islam as preposterous, sustainable only through willful ignorance. “People want to absolve Islam,” he said. “It’s this ‘Islam is a religion of peace’ mantra. As if there is such a thing as ‘Islam’! It’s what Muslims do, and how they interpret their texts.” Those texts are shared by all Sunni Muslims, not just the Islamic State. “And these guys have just as much legitimacy as anyone else.”

All Muslims acknowledge that Muhammad’s earliest conquests were not tidy affairs, and that the laws of war passed down in the Koran and in the narrations of the Prophet’s rule were calibrated to fit a turbulent and violent time. In Haykel’s estimation, the fighters of the Islamic State are authentic throwbacks to early Islam and are faithfully reproducing its norms of war. This behavior includes a number of practices that modern Muslims tend to prefer not to acknowledge as integral to their sacred texts. “Slavery, crucifixion, and beheadings are not something that freakish [jihadists] are cherry-picking from the medieval tradition,” Haykel said. Islamic State fighters “are smack in the middle of the medieval tradition and are bringing it wholesale into the present day.”

(...) The Prophet, whom all Muslims consider exemplary, imposed these rules and owned slaves.

(...) If al-Qaeda wanted to revive slavery, it never said so. And why would it? Silence on slavery probably reflected strategic thinking, with public sympathies in mind: when the Islamic State began enslaving people, even some of its supporters balked. Nonetheless, the caliphate has continued to embrace slavery and crucifixion without apology. “We will conquer your Rome, break your crosses, and enslave your women,” Adnani, the spokesman, promised in one of his periodic valentines to the West. “If we do not reach that time, then our children and grandchildren will reach it, and they will sell your sons as slaves at the slave market.”

C'est ça, l'EI.

Si vous croyez qu'on peut apaiser ces gens-là, détrompez-vous.

Si vous croyez qu'on peut négocier avec ces gens-là, détrompez-vous.

Si vous croyez que la tolérance religieuse mènera à une coexistence pacifique avec ces gens-là, détrompez-vous.

Si vous croyez que ces gens-là ne sont pas des "vrais" musulmans, détrompez-vous.

Si vous croyez qu'on peut vaincre ces gens-là sans déconstruire leur religion, détrompez-vous.

Et finalement, si vous croyez que c'est en endoctrinant des enfants dans une version "soft" de l'Islam qu'on va combattre ces fanatiques, détrompez-vous.

La religion est un pont vers cette idéologie, pas un barrage.