4 décembre 2015

Qu'est-ce que le parti libéral du Québec?

C'est simple, c'est ça:

Même s’il est relié au financement sectoriel dans le rapport de la commission Charbonneau et qu’il est écorché par plusieurs témoins, Marc Bibeau a toujours la confiance de la Corporation Financière Power où il siège au conseil d’administration. (...) «M. Bibeau apporte [...] à notre Conseil une expérience et des compétences précieuses, et nous apprécions sa contribution», nous a écrit, tard mercredi soir, le porte-parole et chef du contentieux de Power, Stéphane Lemay. Marc Bibeau siège au conseil d’administration de la Corporation Financière de Power depuis 2009.

Qui est Marc Bibeau?

(...) Le rapport de la commission Charbonneau mentionne notamment le témoignage de l’ingénieur Georges Dick, qui dit avoir été victime d’une tentative de trafic d’influence de la part de Marc Bibeau, alors qu’il était le grand argentier du Parti libéral. Dans un autre passage du rapport, Robert Benoît, ancien président du Parti libéral, dit avoir été victime de pressions de Bibeau pour recueillir de l’argent, sous peine de ne pas avoir droit à une nomination. (...) Le rapport de la Commission décrit aussi Marc Bibeau comme l’architecte du financement sectoriel qui a mené à des dons d’entreprises par le biais des dons d’employés.

Le parti libéral, c'est l'organe politique de richissimes intérêts privés comme la Power Corporation, une compagnie qui a pour unique objectif d'engranger des profits toujours plus grands.

Marc Bibeau, selon de nombreux témoignages, est une crapule qui a transformé le parti libéral en machine à ramasser de l'argent et qui a mis en place le système de collusion qui promettait des contrats en échange de contributions au parti. L’UPAC croit que c’est le parti qui fixait lui-même le montant des contributions illicites des entreprises!

Pour ses loyaux services, il est récompensé avec un siège au conseil d'administration de Power Corp. Le parti libéral sert de tremplin aux serviteurs de Power Corp. Après leur passage au PLQ, ces derniers empochent une jolie prime de départ, puis sont engagés à gros salaires pour servir de lobbyistes à des compagnies privées.

On le voit sans cesse:

L’ex-députée libérale montréalaise Marguerite Blais a été embauchée comme conseillère spéciale pour les questions liées aux aînés et aux proches aidants chez la firme de relations publiques Octane Stratégies. (...) Marguerite Blais a eu droit à une indemnité de départ de 149 000 $.

Couillard l'a fait lui-même:

En août 2008, l’opposition, à l’époque péquiste, avait reproché à l’ancien ministre d’avoir signé, quelques jours avant son départ, deux décrets en lien avec l’exploitation de cliniques privées. Or, M. Couillard a rapidement été embauché, à l’époque, par Persistance Capital Partners (PCP), entre autres actionnaire principal des cliniques privées Medisys.

En 2008 toujours, le Commissaire au lobbyisme avait fait enquête au sujet des rapports que Stuart et Sheldon Elman, de PCP, avaient eus avec M.Couillard alors qu’il était encore ministre. Le commissaire avait conclu qu’il n’y avait eu aucun lobbyisme illégal ; mais des discussions sur un «projet d’association professionnelle» jusqu’à la conclusion d’une entente de principe, deux mois avant la démission du ministre.

Jean Charest, lui, s'est joint au cabinet McCarthy Tétrault à Montréal. Or, cet article de Denis Lessard nous apprend que:

Une étude attentive de la liste des donateurs aux candidats à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) montre que Philippe Couillard a bénéficié d'un appui étonnant de la part d'un grand cabinet montréalais.

La semaine dernière, la liste des contributeurs de tous les candidats comportait 438 noms. L'ancien ministre de la Santé avait obtenu une contribution financière - maximale - de 500$ de pas moins de 25 avocats du bureau McCarthy Tétrault de Montréal, dont l'ex-bâtonnier Gérald Tremblay.

(...) Harold Fortin, porte-parole de la campagne de Couillard, ne peut expliquer les raisons d'une concentration élevée de donateurs dans un bureau en particulier. «Tout le monde peut donner, ce sont des contributions individuelles (...)», a-t-il soutenu.

Le parti libéral n'est pas là pour défendre les intérêts nationaux de la population du Québec, il est là pour défendre les intérêts de ses contributeurs, de compagnies privées qui ont acheté sa loyauté et principalement de Power Corp.

Le parti libéral, c'est la créature qui permet à des entreprises comme Power Corporation de contrôler, depuis l'ombre, l'agenda politique et légal du Québec afin de maximiser ses profits et sa rentabilité, et ce aux dépends des intérêts de la population. C'est cela qui explique toutes les décisions du parti libéral, comme les politiques d'austérité, les décisions de sabrer dans les budgets de la santé et de l'éducation, la décision de baisser les salaires des fonctionnaires de la fonction publique, les investissements de fonds publics dans des compagnies privées, la privatisation en catimini des services de santé, des projets de privatisation d'Hydro-Québec et de la SAQ, la dilapidation des ressources naturelles à des prix dérisoires, le soutien au pipeline Énergie Est, les discussions à propos de l'exploitation minières tenues à huis clos, l'obstruction au travail des médias, etc.

Ce type de décisions favorise des grosses entreprises comme Power Corp car un état plus faible signifie des impôts plus bas. De plus, le fait de sabrer dans les services publics signifie qu'on favorise le privé, ce qui crée des opportunités d'investissements pour des compagnies comme Power Corp.

Le parti libéral s'oppose à la souveraineté du Québec non pas parce que cette dernière serait préjudiciable aux Québécois, mais plutôt parce qu'elle mettrait en danger l'hégémonie secrète de Power Corp en créant une nouvelle structure gouvernementale qui ne serait potentiellement plus à son service.

Une fois qu'on comprend ça, on est en mesure de comprendre toutes les décisions du parti libéral du Québec.



1 commentaire:

Prof Solitaire a dit…

Un de plus:

http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/12/09/yves-bolduc-se-joint-a-une-firme-de-lobbyistes_n_8758184.html