21 décembre 2015

Qui est Justin Trudeau?

Allons au-delà des articles dithyrambiques de nos pitoyables médias traditionnels et essayons de connaître un peu mieux le premier ministre du Canada en regardant ses décision et ses actions de plus près.

MISANDRIE ET FÉMINISME

Dans deux précédents billets (ici et ici), j'ai abordé la question de la misandrie de Justin Trudeau. Il a lui-même déclaré qu'il est féministe. Il est très inquiétant de savoir que le chef du gouvernement croit aveuglément à une idéologie aussi toxique, mais ça ne s'arrête malheureusement pas là.

ANGLOPHILIE

On savait déjà que Trudeau est un francophone bilinguisé à moitié assimilé qui s'exprime beaucoup mieux en anglais qu'en français. Ses phrases sont des calques de phrases anglaises et on devine facilement qu'il pense en anglais.

Cet état de fait a inévitablement des conséquences sur ses décisions, comme celle de nommer des ministres unilingues anglophones.

Pourtant, Trudeau avait blâmé les conservateurs pour avoir nommé des «anglophones unilingues à des postes importants». On peut donc également déduire que Justin Trudeau est un menteur.

OPULENCE ET MALHONNÊTETÉ 

Si seulement sa malhonnêteté s'était arrêtée là. Ce n'est pas le cas:

En campagne, Justin Trudeau disait que des familles riches comme la sienne n'avaient pas besoin de la prestation universelle pour la garde d'enfants proposée par les conservateurs. N'empêche, une fois élu, le nouveau premier ministre a engagé deux gardiennes aux frais de l'État.

Cette nouvelle est très, très révélatrice.

Tout d'abord, on voit une fois de plus la malhonnêteté éhontée de Justin Trudeau. Il dit une chose et fait le contraire.

On voit également que le premier ministre ne considère pas que ses propres promesses s'appliquent à lui. Il veut priver les familles riches de prestation pour la garde de leurs enfants, mais il fait payer ses nounous par les contribuables. Il se perçoit donc comme étant au-dessus des règles et des conventions, même les siennes.

On constate également que non seulement Trudeau a un train de vie princier et qu'il vit dans l'opulence, mais il est tout de même suffisamment pingre pour trouver le moyen de ne pas payer lui-même les nounous de ses enfants.

ABSENCE D'EMPATHIE

Contrairement à l'image que son entourage, aidé par les médias, s'emploie à projeter sur nos écrans de télé, Justin Trudeau semble dénué de l'empathie la plus élémentaire, comme le révèle ceci:

Le premier ministre Justin Trudeau n'est pas prêt à prendre le téléphone pour réclamer personnellement auprès des autorités saoudiennes la libération du blogueur Raïf Badawi.

«Ce n'est pas dans mes plans immédiats», a laissé tomber le premier ministre libéral dans le cadre d'une entrevue de fin d'année (...) Pourtant, à l'époque où les libéraux étaient dans les banquettes de l'opposition, leurs députés exhortaient l'ancien premier ministre Stephen Harper à appeler Ryad afin de faire pression directement auprès du roi d'Arabie saoudite.

En plus d'être une autre belle démonstration de la profonde malhonnêteté de Justin Trudeau, on voit également son absence totale d'empathie.

Raïf Badawi est un prisonnier politique qui a été injustement emprisonné pour avoir exprimé son opinion, qui est cruellement torturé en Arabie saoudite et dont la survie est en danger. Sa femme et ses enfants sont au Québec, ils sont privés de sa présence et vivent dans l'horreur constante de savoir que Raïf peut être fouetté jusqu'au sang à tout moment. Malgré cela, le premier ministre du Canada nous informe qu'il n'a aucune intention de passer un simple coup de fil à Ryad.

Lorsqu'il y a des caméras présentes et qu'il y voit une opportunité pour se faire du capital politique, Trudeau est toujours là pour distribuer des manteaux d'hiver aux réfugiés syriens ou pour servir de la soupe aux sans-abris. Mais lorsqu'il n'y a pas de caméras, qu'il n'y a pas de possibilité d'un geste d'éclat et qu'il n'en retire pas de capital politique, il n'est tout simplement pas intéressé.

Malgré ses belles prétentions, Trudeau accorde plus de valeurs à ses relations avec le régime fanatique et oppressif de l'Arabie saoudite qu'à la vie d'un homme emprisonné et torturé pour délit d'opinion.

L'adjectif "monstrueux" me vient à l'esprit...

MULTICULTIRALISME FANATIQUE ET MÉPRIS DU QUÉBEC

Le féminisme n'est pas la seule idéologie à laquelle Trudeau souscrit aveuglément. Il est également un fidèle croyant en la doctrine du multiculturalisme qui constitue l'un des principaux lègues empoisonnés de son défunt père. Ajoutez à cela un profond dégoût pour le Québec et vous avez là toute la justification nécessaire à des déclarations aussi malhonnêtes que délirantes.

Comme par exemple celle-ci, où il compare le projet québécois de charte de la laïcité aux politiques de ségrégation raciale aux États-Unis:

«Ces jours-ci, quand on réfléchit au 50e anniversaire de ce discours magnifique du Dr King, qui refusait la ségrégation, qui refusait la discrimination, qui refusait de permettre de croire qu'il y avait des citoyens de seconde classe, on voit malheureusement que même aujourd'hui, quand on parle, par exemple, de cette idée de charte des valeurs québécoises, qu'il y en a encore qui croient qu'il faut choisir entre sa religion et son identité québécoise, qu'il y a des gens qui sont forcés par l'État québécois de faire des choix irresponsables et inconcevables. Nous, les libéraux, allons toujours être là contre cette intolérance et cette division.»

Ou encore celle-ci, où il le compare aux propos de Donald Trump:

Justin Trudeau s'est aventuré à parler du défunt projet de charte des valeurs québécoises lors d'un entretien accordé au magazine canadien-anglais Maclean's, mercredi. Une audace d'autant plus notable que le premier ministre canadien répondait à une question portant sur le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump.

Quand un membre de l'auditoire et une journaliste lui on demandé s'il entendait condamner «la rhétorique raciste» de Donald Trump, qui préconisait la «fermeture totale» des États-Unis aux musulmans souhaitant s'y rendre, M. Trudeau a affirmé qu'il s'opposait fermement aux politiques de division, de peur et d'intolérance.

«Je me suis positionné clairement contre ça dans la charte des valeurs, ces enjeux de division mis de l'avant par la précédente première ministre du Québec», a-t-il dit.

Comme tous les idéologues multiculturalistes dogmatiques, on constate bien que Trudeau est complètement et aveuglément convaincu que quiconque remet en question sa sainte doctrine est un dangereux raciste xénophobe de droite. Trump, le KKK, Hitler, Marois, Drainville, c'est tout du pareil au même pour lui. Plutôt que d'offrir des contre-arguments valides, il préfère diaboliser ses adversaires et créer des liens malhonnêtes et diffamatoires pour les salir.

Et après ça, il a le culot de dire qu'il est contre les politiques "de division"!

Bock-Côté l'exprime mieux que moi dans cet article:

Pour Justin Trudeau, dès qu’on sort de l’univers mental du multiculturalisme canadien, on connait une dérive antidémocratique.  Rejet des musulmans, laïcité ou identité nationale, même combat! En associant le nationalisme québécois au trublion de l’investiture républicaine, Justin Trudeau cherche à disqualifier le premier moralement, à en faire une abjection. C’est la logique de la culpabilité par association.

C’était une chose de critiquer rationnellement la Charte des valeurs. C’en était une autre de la vomir. En associant la Charte successivement à la ségrégation et aux délires de Donald Trump, Trudeau envoie le message suivant: le nationalisme québécois est fondamentalement illégitime. Comment les 60% de Québécois qui soutenaient la Charte recevront-ils ce message? Sont-ils des ségrégationnistes qui s’ignorent, des trumpiens inavoués, des rednecks sans le savoir?

La malhonnêteté est clairement un thème récurrent lorsqu'il est question de Justin Trudeau.

INTRANSIGEANCE

Et finalement, pour notre petit premier ministre provincial, Philippe Couillard, qui aurait tant aimé que le Québec signe la constitution canadienne et qui déclarait il y a quelques mois: «Je ne connais pas de pays qui n'accepte pas de temps en temps de revoir ses fondements.»

Ben, maintenant, t'en connais un mon p'tit Phil. Justin Trudeau:

Justin Trudeau ne voit aucune raison qui justifierait de rouvrir la Constitution canadienne - pas même pour y inclure le Québec. En entrevue à La Presse Canadienne, le premier ministre a fait savoir qu'il était hors de question qu'il ouvre cette boîte de Pandore.

Pour une fois, ça a le mérite d'être clair.

Le Canada est absolument parfait tel qu'il est, point.

Alors les Québécois ont deux choix: le Canada dans sa forme actuelle et immuable... ou la souveraineté.

La caricature provient d'ici.



1 commentaire:

Prof Solitaire a dit…

http://www.journaldemontreal.com/2015/12/21/lideologie-canadienne-de-justin-trudeau

Le Canada apparait à la manière d’un laboratoire idéologique sans précédent où tester l’utopie multiculturaliste. Le Canada est prêt à accueillir toutes les manifestations de la diversité mondiale. Chaque peuple comme chaque religion peuvent s’y trouver à condition de s’y présenter comme une minorité parmi d’autres dans la diversité canadienne. Je le redis: cette diversité mise en scène repose toutefois sur la négation de la différence québécoise, qui est la seule à être inadmissible - elle est en fait disqualifiée moralement. En fait, l’ouverture maximale à la diversité multiculturelle présuppose une fermeture maximale aux revendications historiques du Québec.

(...) Car si le Canada tel qu’il fut refondé en 1982 ne se définit pas comme une nation historique, il fait preuve néanmoins d’un patriotisme exacerbé qui n’est pas sans dimension messianique.

(...) C’est une chose très importante pour le Parti libéral du Canada de croire que le Canada est le meilleur pays au monde et qu’il est en position de faire la leçon à ceux qui ne sont pas aussi avancés que lui dans la longue marche de la civilisation. On se rappellera d’ailleurs que le Parti libéral du Canada accusait le gouvernement Harper de ternir l’image de marque du Canada. Le Canada, à sa manière, veut être une superpuissance morale dans la mondialisation. Il a besoin de sentir qu’il est un phare pour l’humanité sans quoi il ne se sent pas à la hauteur de sa vocation. Le Canada ne se voit pas simplement comme un pays formidable tirant une fierté légitime de ses accomplissements: il se voit comme la prochaine étape dans l’histoire de l’humanité. Et Justin Trudeau se voit manifestement comme un Canadien aussi exemplaire qu’accompli.

Le Canada de Trudeau aurait peut-être besoin d’un peu d’humilité.