18 février 2016

MISOGYNE!

Le présent billet fait suite à celui-ci dans lequel j'ai déconstruit l'article de Marilyse Hamelin qui suggérait d'enseigner aux petits garçons, dès le plus jeune âge, à ne pas agresser les filles. Veuillez le consulter afin de bien saisir le contexte.

Comme je le racontais, c'est une de mes cousines (surnommons-la ACG) qui a publié sur sa page Facebook un lien vers cet article. L'échange qui a suivi est aussi instructif que l'article lui-même.

Vous le savez, je ne parle pas souvent de ma famille et quasiment jamais de ma famille élargie, mais dans ce cas-ci, je trouve ça tellement révélateur du zeitgeist actuel que j'ai décidé de le documenter dans ce billet.

La première personne qui a réagi à la publication de cet article est une personne que je ne connais pas. D'après ce qu'elle a écrit, on comprend qu'elle travaille dans une école primaire. Nous l'appellerons CG.

Elle écrit: C'est tellement vrai!! Jai du faire une intervention sur un petit garçon en 2eme Année qui insistait bcp pour qu'une petite fille soit son amoureuse et quand elle disait non il agissait avec violence!! En plus il disait devoir embrasse sur la bouche et quand elle a dit non il la pousse!!! C'est terrible!! Un enfant de 8 ans!!!

Je ne remets pas la parole de cette femme en doute. L'anecdote qu'elle raconte est probablement arrivé. Mais ce qui me dégoûte, ce n'est pas l'événement lui-même, c'est l'interprétation qu'elle en fait. En établissant un lien entre ce qui s'est passé et l'article de Hamelin, elle semble voir dans les actions de cet enfant une preuve de la culture du viol et de la nature dangereuse des hommes.

Or, c'est absurde. J'enseigne dans des écoles primaires depuis 20 ans et je puis vous affirmer sans hésiter que ce genre de comportement n'est ni répandu, ni exclusif aux petits garçons. En fait, j'ai plus souvent vu des petites filles qui agissaient ainsi avec des petits garçons, qui tentaient de les câliner ou de les embrasser contre leur gré, qui déclaraient qu'il était "leur chum" sans même lui demander son avis et qui piquaient des crises de jalousie.

Selon mon expérience, ce sont plus souvent les petites filles qui initient ces histoires d'amourettes de primaire. Généralement, les petits garçons s'intéressent très peu à ce genre de choses. Il veulent jouer avec leurs potes dans la cour d'école, c'est tout.

Lorsqu'il était en maternelle, mon fils aîné m'a raconté qu'il avait "une blonde". Lorsque je l'ai questionné, j'ai bien vite compris qu'il n'avait aucun intérêt particulier pour cette fillette qu'il ne trouvait ni particulièrement gentille, ni particulièrement sympa. C'est elle qui lui a demandé pour être son amoureux et comme il ne voulait pas lui faire de la peine, il a accepté. Tout ceci avait visiblement bien peu d'importance à ses yeux. Ce qui l'intéressait vraiment, c'était ses potes masculins avec qui il jouait sur la cour d'école.

Tout ça pour dire que l'anecdote que raconte CG est sans doute vrai, mais il n'est pas du tout représentatif du comportement habituel d'un petit garçon de 8 ans. Le lien qu'elle établit entre les actions posées par cet enfant et l'article haineux de Marilyse Hamelin en dit plus long sur ses propres préjugés que sur la réalité. Je ne connais pas cette femme et je ne veux rien présumer à propos d'elle, mais je peux toutefois témoigner que les sentiments d'hostilité envers les petits garçons ne sont pas rares dans les écoles primaires. Je sais malheureusement de quoi je parle.

C'est suite à son commentaire que j'ai réagi, expliquant très succinctement qu'il était inacceptable de traiter tous les garçons comme des violeurs potentiels, de leur enseigner à se diaboliser eux-mêmes et de les rendre responsables des crimes d'une infime minorité d'individus.

CG a été la première à réagir à mon commentaire. Elle écrit: Desole mais je ne comprend pas du tout votre opinion.. Donc si je vais dans le même sens que vous je dois dire à mes filles qu'elles sont des victimes et que si quelque chose leur arrive ce sera de leur faute?!?!? Expliquez moi en quoi la prévention fait avec les garçons sur le respect et quoi faire lorsqu'on se fait dire non est une chose négative??? Donc ce que je comprend cest que la prévention est négative et catégorise les personnes négativement.... Je suis en totale désaccord avec vous et pour moi qui travaille dans les écoles avec des enfants et des adolescents je peux vous dire que la prévention est très très importante et l'objectif est de faire véhiculer le respect comme valeur principale et que tout le monde comprenne ce qui est bien et ce qui l'est pas!!!

Soulignons d'abord que, malgré son opposition, CG demeure tout de même polie et je n'ai pas manqué de la féliciter de sa civilité dans ma subséquente réplique. Il est assez rare de nos jours de voir des gens être capables de rester respectueux lors de désaccords sur les médias sociaux. Cela étant dit, décortiquons son intervention.

Tout d'abord, elle écrit: "je dois dire à mes filles qu'elles sont des victimes et que si quelque chose leur arrive ce sera de leur faute?"

Ce commentaire est assez étonnant et j'ai du mal à comprendre comment CG peut en arriver à une telle conclusion. On dirait que pour elle, il n'existe que DEUX possibilités: soit on enseigne aux garçons à ne pas violer OU BIEN on apprend aux filles qu'elles sont des victimes et que tout est de leur faute! Bizarre. Remarquez que cette fausse dichotomie est typique de la pensée manichéenne féministe. Avec elles, c'est souvent blanc ou noir. Le Bien d'un côté, le Mal de l'autre.

Évidemment, sa conclusion est complètement fausse, je n'ai jamais dit une chose pareille et jamais il ne me viendrait à l'esprit d'enseigner quelque chose d'aussi idiot à des filles.

Ce que je dis, c'est qu'il faut conscientiser les jeunes, TOUS les jeunes, aux dangers qui existent et leur apprendre à avoir des comportements sécuritaires. Il faut faire ceci sans cibler seulement les garçons ou seulement les filles, car n'importe qui peut être victime de harcèlement ou d'agression sexuelle. Il ne faut pas non plus diaboliser les hommes lorsqu'on parle des dangers, tout d'abord parce que des femmes pédophiles ou agresseurs, ça existe, mais aussi parce que la vaste majorité des hommes ne représentent pas un danger. Il faut également dresser un portrait honnête de la situation afin de ne pas créer de la paranoïa et pour ne pas nourrir une haine ou une peur des hommes. Il faut expliquer que la vaste majorité des hommes et des femmes sont des gens bons et respectueux qui ne violeront jamais personne de leur vie.

Une approche calme, raisonnable, réaliste, équilibrée, non-sexiste et donc anti-féministe permettrait de bien sensibiliser TOUS les jeunes aux dangers, sans tomber dans la paranoïa, sans victimiser les filles et sans diaboliser les garçons. Voilà l'approche que je privilégierais.

De plus, j'aimerais vous ramener à l'article original de Marilyse Hamelin. Vous vous souvenez qu'elle avait affirmé, d'un seul souffle, qu'il ne fallait pas dire aux filles d'être prudentes (pour ne pas les culpabiliser) mais qu'il fallait plutôt "enseigner" aux garçons "à ne pas agresser, et ce, dès la tendre enfance"? DANS LA MÊME PHRASE! Cette absence évidente d'empathie à l'égard des petits garçons devrait sauter aux yeux! Mais à travers les lunettes féministes de CG, rien ne sonne faux dans cette phrase.

Culpabiliser les petits garçons pour éviter de culpabiliser les petites filles? Ben oui, pourquoi pas? Génial!

Pas étonnant dans le contexte d'une idéologie qui diabolise et déshumanise sans cesse les hommes et les garçons!

CG continue: "Expliquez moi en quoi la prévention fait avec les garçons sur le respect et quoi faire lorsqu'on se fait dire non est une chose négative???"

La réponse est très simple. TOUS les enfants doivent apprendre certaines règles de base, comme le respect. Les petits garçons n'ont pas à être la cible d'un enseignement féministe spécifique qui viserait à leur apprendre à ne pas agresser les filles, comme le propose Hamelin dans son article. C'est aussi simple que ça. Arrêtez de cibler les garçons, arrêtez d'affirmer qu'ils sont les seuls qui sont capables d'être irrespectueux et violents! Arrêtez de leur enseigner la honte! Enseignez le respect à tout le monde sans diaboliser les garçons et les hommes et alors, je n'aurai rien à redire.

Il me semble qu'il n'y a rien de particulièrement difficile à comprendre là-dedans.

C'est à ce moment qu'un de mes oncles, que j'appellerai simplement DG (il est le père de ma cousine ACG qui a initialement publié l'article de Hamelin sur sa page FB) se joint à la conversation. Un peu de contexte. DG était un de mes oncles préférés quand j'étais plus jeune. J'ai toujours aimé le côté intello et un peu marginal du bonhomme. Il a pas mal de vécu, est très instruit et intéressant. Il ne cadrait pas avec les autres membres de la famille, particulièrement ses deux frères, et je l'aimais beaucoup quand j'étais jeune. J'irais même jusqu'à dire qu'il a été une inspiration, à plusieurs égards.

C'est probablement pour cette raison que ce qui suit est aussi profondément blessant.

DG écrit: Malgré une lecture attentive de ton approche, je ne comprends pas pourquoi cet article te révolte autant. Je me trompe peut-être mais ton point de vue me semble comporter encore plus de subjectivité que ce que tu supposes à ce propos. 

DG entrouvre la porte à la possibilité qu'il se trompe "peut-être", mais il balaie ensuite du revers de la main mon argument sous prétexte qu'il est "subjectif".

Revenons à l'article de Mme Hamelin. Elle écrit, et je cite: "Alors, au lieu de leur répéter ad nauseam d'être prudentes, une stratégie visiblement inefficace - en plus d'être culpabilisante pour les victimes -, il serait grand temps d'agir à la source en enseignant aux garçons à ne pas agresser, et ce, dès la tendre enfance."

Pour éviter de me répéter, je vous réfère à mon précédent billet et je vous laisse juger par vous-même si mon interprétation de cette phrase est "subjective". En ce qui me concerne, il me semble évident que cette affirmation est indissociable du sentiment anti-masculin duquel elle s'inspire.

DG poursuit: À mon sens, il ne s'agit pas d'apprendre aux garçons à ne pas agresser mais bien plutôt à respecter.

Ce n'est pas ce que propose Hamelin, on n'a qu'à relire la citation ci-dessus pour le constater. DG ne voit pas ce qui est écrit, il voit ce qu'il veut bien voir. Et après ça, il a le culot de me dire que c'est mon interprétation qui est "subjective"?

Pourquoi DG considère-t-il qu'il faut enseigner seulement aux garçons à respecter?

La réponse est dans la suite de sa réponse: Ignominie, sexisme, misandrie, dis-tu ? Quand je consulte les statistiques ou, plus encore, quand je me rappelle ce que j'ai moi-même vécu - ou ce dont j'ai été témoin au cours de ma longue vie - je constate que la violence ' physique et psychologique masculine ' existe bel et bien. 

Tout d'abord, si les statistiques de DG sont les mêmes que celle de Marilyse Hamelin, alors j'ai déjà démontré dans mon précédent billet qu'elles sont malhonnêtes et trompeuses.

Oui, DG a vécu plus longtemps que moi. Et à quelle conclusion l'ont mené ses observations et ses souvenirs? Que la violence physique et psychologique masculine EXISTE?

WOW! Quelle révélation! Mais évidemment qu'elle existe! Personne ne le nie et certainement pas moi!

L'objectif de mon intervention n'est pas de nier l'existence de la violence masculine et il faut être doté d'une folle imagination ou d'une mauvaise foi colossale pour trouver un tel déni dans mes propos!

Ironiquement, c'est DG lui-même qui semble nier implicitement la violence physique et psychologique des femmes! Car oui, ne lui en déplaise, elle existe elle aussi!

DG ajoute: Enseigner le respect n'a à mon sens rien de 'diabolisant'. Il ne s'agit aucunement d'inculquer aux garçons qu'ils sont des êtres de nature dangereuse ni de saper leur dignité.

Encore une fois, DG semble ne pas avoir lu l'article de Hamelin que nous sommes en train de discuter. Elle ne parle pas d'enseigner "le respect", elle parle d'enseigner "aux garçons à ne pas agresser, et ce, dès la tendre enfance."

Ce n'est pas la même chose du tout.

DG: Au cours des dernières années, combien de femmes ont été tuées par leur conjoint? Et combien d'hommes?

Ah? Il veut jouer à ce petit jeu-là? Très bien. Répétons le petit exercice de calcul du dernier billet!

La Fondation canadienne des femmes (une source que DG ne saurait accuser de malhonnêteté) nous apprend que: En 2009, 67 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur petit ami, ou leur ex-conjoint ou ex-petit ami. 

Ça, c'est pour la Canada au complet. Mais juste pour le fun, supposons que TOUS ces tueurs étaient des Québécois. En d'autres termes, gonflons le chiffre à bloc, les féministes vont adorer.

Les statistiques officielles nous apprennent que la population du Québec était estimée à 7,87 millions de personnes au 1er janvier 2010. Si la moitié sont des hommes, cela fait environ 3 935 000 hommes. Si 67 de ces hommes se sont rendus coupables du meurtre de leur conjointe ou ex-conjointe en 2009, cela ne représente donc que 0,002% de la population masculine du Québec. 

En d'autres termes, 99,998% des hommes québécois n'ont pas tué leur conjointe ou leur ex-conjointe en 2009.

Ce pourcentage justifie-t-il qu'on décrive LES HOMMES en général comme des êtres dangereux physiquement et psychologiquement? 

Ce pourcentage justifie-t-il qu'on décrive LES HOMMES en général comme des agresseurs violents? 

Ce pourcentage justifie-t-il qu'on cible TOUS les petits garçons, dès la plus tendre enfance, et qu'on leur enseigne à ne pas agresser les filles?

Ah! Mais j'entends d'ici DG déclarer, le coeur sur la main, qu'un seul meurtre est un meurtre de trop!

Vraiment? Alors que pense-t-il d'Armande Côté qui a tué son mari d'une balle à la tête en 2006? Et malgré le fait qu'elle a ADMIS le meurtre, elle a été acquittée par la Cour suprême du Canada! DG connaît-il beaucoup d'hommes qui ont été acquittés après avoir ADMIS le meurtre de leur conjointe? 

Si un seul meurtre est un meurtre de trop, celui-ci justifierait-il que nous enseignions spécifiquement aux petites filles à ne pas agresser les garçons et ce, dès la tendre enfance? Ce meurtre justifierait-il qu'on fasse comprendre aux petites filles qu'elles sont potentiellement dangereuses? Cet assassinat justifierait-il qu'on dépeigne les femmes comme des êtres violents? 

Et si non, à partir de combien de meurtres cela devient-il une mesure raisonnable?

Un seul ne suffit pas? Il en faut plus?

Alors que pense-t-il de Sylvie Minoia, qui convoitait les contrats d'assurance-vie ouverts au nom de son époux et qui avait promis 30 000 euros à ses tueurs à gages? Son mari, préalablement drogué à son insu, a alors reçu quinze coups de couteau à la tête de la part des deux inconnus. L'enquête a révélé que l'homme avait survécu, sans le savoir, à une demi-douzaine d'autres tentatives d'assassinat commanditées par son épouse au cours des dix années précédentes.

Que pense-t-il de Nicole Doucet, une femme qui voulait payer un tueur à gages pour assassiner son mari? Elle a menti à son procès en affirmant que son ex-mari était violent. La police sait qu'elle a menti mais ils n'ont pu rien dire, le juge ne leur a jamais demandé de témoigner. Mme Doucet a été acquittée.

Que pense-t-il de Sherrie Marie Densing qui a aussi essayé d'engager un tueur à gages pour assassiner la maîtresse de son mari qui était enceinte?

Que pense-t-il de Maria De Lourdes Sosa qui a également tenté d'engager un tueur à gages pour faire la peau à son mari?

Que pense-t-il de Tiffany Stevens qui a également engagé un tueur à gages pour tuer son mari? Même si elle a été trouvée coupable de complot de meurtre, elle ne fera pas de prison et ne perdra pas la garde de ses enfants.

Comment expliquerait-il que lorsqu'un homme est coupable du même crime, il est condamné à 40 ans de prison?

Que pense-t-il de Danielle Laborde, une ancienne cantatrice qui a persuadé son jeune amant de tuer son mari... elle a finalement été jugée non responsable de ses actes et a échappé à la prison. L'amant écope de 12 ans de réclusion criminelle pour tentative d'assassinat.

Ah, mais je connais les arguments féministes! DG me dira que dans tous ces cas-là, les femmes ne voulaient pas commettre le meurtre elles-mêmes! Les femmes sont des êtres doux complètement incapables de violence! C'est pour cette raison qu'elles avaient besoin d'un salopard d'homme pour tuer à leur place! Jamais une femme ne serait capable de tuer! Tous les féministes savent ça!

Alors comment expliquez-vous Tamara Samsonova qui a TUÉ ET MANGÉ au moins 11 personnes, dont une vieille amie, des chambreurs et son mari! Devant le juge, elle a déclaré: «Je suis coupable, je mérite d'être punie», avant de souffler un baiser en direction des journalistes présents.

Comment expliquez-vous cette femme qui tué son mari avant de le dépecer et de l'éviscérer? La suspecte a ensuite cuisiné dans une casserole le coeur, le nez et les organes génitaux de son époux. On ignore cependant si la meurtrière présumée est allée jusqu’à les consommer.

Comment expliquez-vous Barvetta Singletary, une employée de la Maison Blanche, qui était violente avec son conjoint et qui a ouvert le feu sur lui?

Comment expliquez-vous Nancy Lane qui a drogué et tué son mari pour son assurance vie en ayant parallèlement une liaison avec un détenu dominicain?

Comment expliquez-vous cette femme qui a utilisé une grosse pierre pour frapper son mari à sept reprises à la tête alors qu'il dormait? Elle souhaitait vivre avec son amant.

Comment expliquez-vous Audrey Hingston qui a poignardé son mari à mort en prétendant qu'il s'agissait de l'oeuvre de cambrioleurs?

Comment expliquez-vous cette femme qui a massacré son mari à coups de hache, car il se moquait de ses convictions religieuses? On est plutôt loin des inoffensifs gros mots, vous ne trouvez pas?

Comment expliquez-vous Sarah Gilpatrick Venable qui a abattu son mari avec une arme semi-automatique?

Comment expliquez-vous cette femme qui a battu son mari à mort?

Comment expliquez-vous cette femme qui reconnait avoir tué et emmuré le corps de son mari dans le grenier?

Comment expliquez-vous Monica Jordan qui a abattu son petit ami?

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari de deux coups de couteau dans la poitrine parce qu'elle avait entendu des voix lui demandant de tuer son mari, son chien et son chat.

Comment expliquez-vous cette femme qui a abattu son mari après une dispute?

Comment expliquez-vous cette femme de 22 ans qui a abattu par balles son conjoint et un autre voisin venu lui porter secours? Apparemment, elle avait demandé à son mari si elle n’avait pas trop grossi ces derniers temps et il a fait l’erreur de lui répondre. Il l'avait donc bien chercher, n'est-ce pas?

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari en le frappant à la tête?

Comment expliquez-vous cette femme qui a porté plusieurs coups de couteau à son mari en pleine nuit? Le couple était connu des services de gendarmerie pour des faits de violences "intraconjugales" sur fond d'alcool.

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari à coups de couteau après une dispute?

Comment expliquez-vous cette femme qui a poignardé son mari malgré la présence de leurs deux enfants, avant de s’en prendre aux policiers arrivés en menaçant de «tous les tuer»?

Comment expliquez-vous cette femme qui a assassiné son mari de 318 coups de couteau? La légitime défense pourrait expliquer les 10 premiers coups, mais qu'en est-il des 308 autres à votre avis?

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari à coups de couteau? La scène du crime a été décrite comme étant «un carnage, du sang plein les murs.»

Comment expliquez-vous cette femme qui, après une dispute, a tué son mari en lui tordant violemment le sexe? J'entends les féministes rigoler jusqu'ici. You go girl!

Comment expliquez-vous cette enseignante qui a tué son mari à coups de couteau?

Comment expliquez-vous cette femme qui a avoué avoir abattu son mari avec un pistolet? «J’ai un scoop pour vous! J’ai tué mon mari, je viens de Genève.»

Comment expliquez-vous Isabel Duthoit qui a assassiné son mari, puis qui a vécu avec le corps dans le congélateur pendant un an? Elle a reconnu avoir drogué son mari avec des somnifères afin de l'étrangler ensuite. Elle se dit victime de violences qui l'ont conduite au meurtre, la défense classique, mais ses connaissances la qualifient d'"instable et pas digne de confiance".

Comment expliquez-vous cette femme qui a tranché la gorge de son mari avec un couteau pendant qu’il dormait dans le salon? 

Comment expliquez-vous Charlene Mess qui a tué son mari et qui a enterré le corps dans le fumier?

Comment expliquez-vous cette femme qui a assassiné son mari pour ne pas s'être lavé les mains après son passage aux toilettes?

Comment expliquez-vous cette jeune femme qui a poignardé son époux parce qu'elle ne supportait plus les arrivées tardives de son mari au domicile familial?

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari à coups de couteau au niveau de sa poitrine, après une longue dispute?

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son époux pour l’avoir privé de sommeil en regardant des matchs de la Coupe du monde durant la nuit? 

Comment expliquez-vous cette femme qui a empoisonné le café de son mari? C'est finalement un des enfants du couple qui a avalé le breuvage et qui est décédé.

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari en le frappant au crâne? Elle avait déjà été condamnée en 2004 et emprisonnée pour avoir tenté d'écraser son mari en voiture. C'est leur fille adolescente qui a fait la macabre découverte.

Comment expliquez-vous Marie Ochine qui a assassiné son ex-mari à coups de couteaux avant de le voler?

Comment expliquez-vous cette femme qui a tué son mari en le frappant à l’aide d’un pilon de mortier à épices?

Comment expliquez-vous cette jeune femme qui, dans un accès de jalousie, n’a pas trouvé mieux que d’ébouillanter son mari, causant dans la foulée la mort de son fils de 9 mois?

Comment expliquez-vous cette femme qui a poignardé son conjoint à l'abdomen après une dispute?

Comment expliquez-vous Michèle Savary qui a tué son mari après une dispute? La retraitée aurait mûri son plan. Après avoir tué son époux, la sexagénaire attendait les policiers avec une valise, se disant prête à aller en prison.

Comment expliquez-vous Katherine Knight qui a poignardé son mari 37 fois avant de l'écorcher, de suspendre son cadavre à un crochet à viande, de le démembrer, de le faire suire et de le servir à manger à ses enfants?

Comment expliquez-vous Stacey Castor qui a empoisonné son deuxième mari avec de l'antigel? On la soupçonne également d'avoir assassiné son premier mari.

Évidemment, je connais bien les féministes et leurs explications tordues. Ils diraient inéluctablement que les femmes qui tuent leur mari sont des héroïnes qui tentent de se libérer d'une relation abusive! Il s'agissait de légitime défense! Et le pire, c'est que plus souvent qu'autrement, les tribunaux les croient!

Pourtant, ce n'est pas toujours vrai. Dans mes recherches pour ce billet, j'ai d'ailleurs immédiatement exclus les tueuses qui semblent avoir vraisemblablement agi par légitime défense contre des conjoints violents.

Malgré tout, certaines meurtrières deviennent immédiatement des héroïnes dans les médias! Comme Çilem Doğan qui affirme avoir tué son mari violent en lui tirant dessus à maintes reprises à l'aide d'un pistolet. Elle a été immédiatement crue, sans enquête et sans preuves. Pas grave! Comme le disent si bien les féministes, les hommes sont des êtres violents de toute façon, alors pourquoi ne pas croire cette tueuse sur parole? Elle agissait sûrement en légitime défense! C'est l'évidence même!

Pourtant, si on applique la merveilleuse logique "Marilyse Hamelin" à tous ces meurtres, cela signifie-t-il qu'il faut enseigner aux petites filles, dès la tendre enfance, à ne pas tuer des garçons?

DG serait-il encore d'accord avec cette proposition? Affirmerait-il n'y voir rien de choquant ou de sexiste?

La triste vérité, c'est que des êtres humains, hommes ET femmes, commettent des gestes monstrueux. Des êtres humains, hommes ET femmes, sont capables des pires violences. Le meurtre n'est pas exclusif à l'un des sexes et il est inacceptable de blâmer TOUS les hommes pour les gestes d'une infime minorité. Tout comme il serait injuste de faire porter la responsabilité des actes de ces meurtrières sur TOUTES les femmes.

Ou, encore pire, de s'en servir pour culpabiliser des petits enfants.

Mais DG poursuit: Pour ce qui est du viol, dans la plupart des pays du monde, plus de 90% des victimes sont des femmes. Est-ce là de la "généralisation"?

Absolument. La vérité, c'est que la vaste majorité des hommes n'ont jamais violé et ne violeront jamais qui que ce soit. DG utilise les statistiques avec la même malhonnêteté que Marilyse Hamelin.

De plus, comme je l'ai expliqué dans mon précédent billet, le fait que plus de femmes que d'hommes portent plainte à la police pour ce genre d'offense ne signifie pas nécessairement qu'ils en sont moins souvent victimes. C'est un fait documenté que les hommes qui sont victimes de viol portent beaucoup moins souvent plainte que les femmes pour de multiples raisons. Dans les faits, les hommes sont aussi souvent victimes de viol que les femmes. Allez lire mon précédent billet pour en savoir plus à ce sujet.

DG poursuit: Je suis un homme et je suis fier de l'être. Je ne porte aucune violence ni dans mes gestes ni dans mes écrits. Franchement, j'observe de la violence plus fréquemment chez mes frères les hommes que parmi mes soeurs les femmes. 

Les observations d'UNE personne ont une valeur très limitée si elles ne s'appuient pas sur des statistiques solides ou si elles ne sont pas corroborées par de nombreux témoignages fiables.

Je recommanderais également à DG de changer de cercle d'amis. Moi, les gens violents, je ne les fréquente pas.

C'est pourquoi je pense qu'il est fondamental que tous les parents (mères et pères), enseignent le respect de l'autre à leurs garçons et à leurs filles, qu'ils les informent sur le droit à l'intégrité de leur corps et de leur droit au respect. 

Encore une fois, DG semble ne pas avoir lu l'article de Hamelin que nous sommes en train de discuter. Elle ne parle pas d'enseigner "le respect", elle parle d'enseigner "aux garçons à ne pas agresser, et ce, dès la tendre enfance."

Ce n'est pas la même chose du tout.

Toutefois, je constate que plus de petites filles (mais pas nécessairement toutes) courent le risque d'être violentées et que plus de petits garçons (mais pas nécessairement tous) doivent être orientés pour ne pas utiliser la violence comme moyen de se tailler une place. 

Marilyse Hamelin ne parle pas d'interventions ciblées envers des petits garçons qui manifestent des comportements violents! Elle parle d'enseigner à TOUS les garçons "à ne pas agresser, et ce, dès la tendre enfance."

Ce n'est pas la même chose du tout.

Elle existe vraiment la meute des hommes violents et manipulateurs qui, bien que n'appartenant pas à pas la majorité des hommes, ne représente pas une infime partie de la population masculine sur notre planète. 

Laissons de côté les pays musulmans et les pays du Tiers Monde.

Au Québec et en Occident, la "meute" des hommes "violents et manipulateurs" représente ABSOLUMENT une infime partie de la population masculine. Je l'ai démontré dans mon précédent billet, et je l'ai démontré à nouveau dans celui-ci.

Je suis particulièrement fier que ma fille, mère de deux garçons, ait publié cet article. Je sais combien elle aime et respecte ses deux fils et est habitée par un profond souci de leur bien-être et de leur équilibre. J'ai la conviction que jamais elle n'a perçu ses enfants comme, pour utiliser tes termes, des violeurs potentiels aux désirs malsains. Elle ne va pas leur enseigner " à ne pas faire " en les culpabilisant mais bien plutôt " à faire " en les informant. 

Je critique l'article de Marilyse Hamelin, pas l'éducation que ma cousine donne à ses fils. Détournement de sujet.

Je trouve que nous faisons un pas en avant grâce à des femmes qui ne font pas qu'accuser les hommes mais se responsabilisent pour bien éduquer leurs fils. Cet article n'est pas une déclaration de guerre de féministes aguerries mais bien une tentative d'améliorer la qualité des humains des deux sexes.

Encore une fois, j'invite mes lecteurs à aller consulter mon précédent billet à propos du texte de Marilyse Hamelin.

Son utilisation malhonnête et trompeuse des statistiques afin de donner l'impression que les femmes sont les victimes des agressions DES HOMMES, ce n'est pas une accusation des hommes, ça?

Son affirmation que les hommes ne se sentent pas concernés lorsque des femmes sont violées, ce n'est pas une tentative de déshumaniser les hommes, ça?

Lorsqu'elle affirme qu'il est inutile d'enseigner aux filles d'être prudentes, ce n'est pas un plaidoyer contre "l'éducation" responsable, ça? Ce n'est pas une affirmation irresponsable et dangereuse qui aurait pour effet de rendre les petites filles encore plus vulnérables?

Pire que tout, lorsqu'elle affirme qu'il faut ENSEIGNER AUX GARÇONS À NE PAS AGRESSER ET CE, DÈS LA TENDRE ENFANCE, ce n'est pas une généralisation haineuse qui ne se satisfait pas de diaboliser les hommes, mais les petits garçons également?

Seule une personne aveuglée par ses lunettes roses féministes peut arriver à ne pas voir la haine qui est juste là, sous son nez!

Ce n'est pas en diabolisant les garçons, en les dépeignant tous comme des agresseurs potentiels, à leur enseigner à avoir honte de ce qu'ils sont, à leur enseigner qu'ils sont dangereux et que, contrairement à eux, les petites filles sont complètement incapables de la moindre forme de violence que nous allons arriver à "améliorer la qualité des humains des deux sexes."

DG termine ainsi: Si jamais tu décides d'avoir un autre enfant, j'espère que ce sera une fille très jolie et habitée par un grand besoin d'amour. Pour ma part, la conscience en paix, je mets de côté cette diatribe et n'y reviendrai plus.

L'implication de ce qu'il écrit ici est tout simplement odieuse. Ce qu'il est en train d'affirmer implicitement, c'est que PARCE QUE je n'ai pas eu de filles, je ne peux pas comprendre. Et donc, mes arguments sont sans valeurs. Apparemment, un homme ne peut pas éprouver de compassion ou d'altruisme à l'égard des filles et des femmes s'il n'est pas le père d'une fille!

Parce que, évidemment, le fait de dénoncer un article qui dépeint tous les petits garçons comme des êtres sinistres à qui il faut apprendre à ne pas agresser signifie nécessairement que JE NE RESSENS PAS DE COMPASSION POUR LES FILLES? 

Quelle affirmation ridicule.

Et voulez-vous savoir ce qui est le plus absurde dans son affirmation? DG est le père de... trois filles. Il n'a pas de fils. Hum.

Alors qui de nous deux est dépourvu d'empathie ici?

Moi, qui m'indigne de voir les petits garçons être la cible d'une campagne qui vise à les diaboliser et à les dépeindre comme des agresseurs potentiels?

Ou DG qui n'y voit rien de mal?

Mais bon, inutile de répondre à DG puisqu'il "met de côté cette diatribe" et qu'il n'y reviendra pas. Ça a le mérite d'être clair. C'est plus prudent ainsi, puisque se lancer dans un débat signifie ouvrir la possibilité de réaliser qu'on se trompe! Il ne faudrait surtout pas que cela se produise! Il est préférable de se prélasser dans ses petites convictions sans jamais les remettre en question!

Mais si la conversation s'arrête ici pour DG, le cirque, lui, continue.

JKG, une cousine (et fille de DG) écrit: Wow! Merci papa. Je tentais de réfléchir à une réponse douce, mesurée et sans jugement, je n'aurais pu si bien dire. Respect!

Oui, comme réponse douce, mesurée et dépourvue de jugement, il se fait difficilement mieux!

Non seulement DG a systématiquement choisi d'ignorer ce que Marilyse Hamelin a écrit dans son article, il a également affirmé que mon point de vue était "subjectif", il a dénoncé la "violence physique et psychologique masculine" sans même mentionner celle des femmes, il a mis de l'avant des statistiques malhonnêtes et trompeuses pour donner l'impression qu'un nombre élevé d'hommes tuent leurs conjointes et violent les femmes, il a affirmé que les hommes sont plus souvent violents que les femmes, que les hommes "violents et manipulateurs" ne constituent pas une infime minorité et termine en affirmant à mi-mot que je suis dépourvu d'empathie envers les femmes et que le fait d'être père d'une fille réglerait le problème.

Il n'y a pas à dire, comme réplique douce, mesurée et dépourvue de jugement, il se fait difficilement mieux!

Et voilà l'autre fille de DG, celle qui a posté l'article de Hamelin sur son mur Facebook, qui saute dans la mêlée.

ACG: Papa, homme de plume fascinant, merci ! Merci d'avoir si bien synthétisé ma pensée ; un peu comme ma soeur JKG, je tentais de réfléchir à une réponse sans aliénation ni manichéisme, et teintée de respect. 

Oui, les hommes sont des êtres agressifs qui violent et tuent des femmes et que l'on doit "éduquer" dès la tendre enfance pour qu'ils apprennent à ne pas agresser les filles. Aucune aliénation là-dedans. Aucun manichéisme là-dedans. On nage dans le respect!

ACG: Je ne ressortirai pas ici l'éventail de mes lectures effectuées durant mes années d'études à l'École de criminologie. Entre autres, sur la traite des femmes/ filles dans le monde, la prévalence des hommes membres de gangs de rue ou organisées (dont l'une des sources de revenu est, rappellons-le le proxénétisme), des hommes tueurs pour ne citer que les tristes évènements de la Polytechnique. Je pourrais même porter cet échange (afin d'élargir le spectre du type de victimes) jusqu'aux porteurs de flambeaux des guerres à travers le monde, du recrutement tentaculaire de l'EI et d'autres groupes terroristes dont les cibles sont majoritairement des hommes, mais les victimes des hommes et des femmes. Pourquoi les assaillants sont-ils plus souvent du genre masculin ? Pourquoi tant de hargne, d'agressivité et de violence (pouvant aussi se matérialiser chez la femme). L'objectif ici n'est pas de faire une compétition des genres, ni d'en rabaisser un par rapport à l'autre, mais bien d'élever le réflexion à un autre niveau, tenter de comprendre et trouver des solutions durables pour maintenir la paix, le respect d'autrui. 

HAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Le but n'est pas de faire une compétition des genres ni d'en rabaisser un par rapport à l'autre?

HAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Récapitulons: Selon ma chère cousine, les hommes sont responsables de la traite des femmes et des filles dans le monde, des gangs de rue, du proxénétisme, ils sont des tueurs (elle mentionne Polytechnique au passage, question de bien enfoncer le clou, la tactique classique), ils sont les "porteurs de flambeaux des guerres" à travers le monde, ils sont responsables du recrutement de l'EI et d'autres groupes terroristes, les hommes sont "des assaillants" remplis de "hargne, d'agressivité et de violence"... les seules fois où elle mentionne les femmes, c'est dans le rôle de perpétuelles victimes des hommes... MAIS ELLE NE VEUT PAS FAIRE UNE COMPÉTITION DES GENRES NI EN RABAISSER UN PAR RAPPORT À L'AUTRE?

HAHAHAHAHAHAHAHAHA!

ACG: Je n'excluerai jamais l'existence des victimes masculines d'abus de tout acabit qui doivent recevoir de l'aide au même titre que les filles, les femmes. Comment pourrais-je les exclure? 

Apparemment, elle n'éprouve absolument aucun scrupule à exclure les femmes de la liste de toutes les horreurs perpétrées sur la surface du globe! Seuls les hommes en sont responsables!

Mais, dans sa grande mansuétude, elle accepte d'inclure quelques hommes dans la liste des victimes. C'est trop aimable, merci, je suis ému!

ACG: Comment pourrais-je favoriser des propos misandres ayant moi même un père monoparental qui a pris soin de mes soeurs et moi, un conjoint, des fils que j'aime profondément et que je veux protéger inconditionnellement? 

Ben voilà, elle aime son père, son conjoint et ses fils, alors comment pourrait-elle possiblement être misandre?

Elle diabolise la quasi-totalité des hommes de la planète, les rend exclusivement responsables de tous les maux de l'humanité et considère raisonnable qu'on enseigne aux petits garçons à ne pas agresser les filles, mais ça, ça ne compte pas!

ACG: Je suis contre toute forme de radicalisme. 

Oui, parce que, apparemment, affirmer que les hommes sont les uniques responsables de tout le mal, de toute la hargne et de toute la violence à la surface du globe, il n'y a rien de radical là-dedans!

Croire que tous les petits garçons (et seulement eux) ont besoin de se faire enseigner qu'il est mal d'agresser des petites filles dès la tendre enfance, il n'y a rien de radical là-dedans!

Tout ça est parfaitement modéré et raisonnable!

Ma cousine s'arrête ici, mais ce n'est que le début de l'avalanche.

La prochaine féministe à me tomber dessus est une femme politique assez bien connue. Je ne la nommerai pas ici, car je ne suis pas une personne revancharde et j'ai horreur des vendettas. Appelons-la simplement "Ève". Voici donc son commentaire:

J'ai lu ce texte avec attention. Depuis la Conférence des Femmes de Beijing, rien n'a changé, où nous avions demandé à Ed Broadbent, alors Président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, de lancer cette phrase en conférence de presse: «Dans la problématique et la violence faite aux femmes où sont les hommes qui s'impliquent pour les soutenir dans leur lutte?» Cette phrase a fait le tour du monde car, à la conférence, des milliers de femmes y assistaient, dénonçaient alors qu'une soixantaine d'hommes y participaient. 

Je vais passer rapidement là-dessus parce que c'est n'importe quoi. Je soupçonne qu'il s'agit simplement d'une politicienne qui se pète les bretelles et qui tente de se donner de l'importance. Peu importe, ceci n'a rien à voir avec le contenu de l'article de Marilyse Hamelin. Mais attendez de voir la suite:

Sans la présence autour de nous d'hommes lucides et amoureux des femmes nous n'avancerons pas. Nous reculerons en présence de misogynes - comme un certain commentaire sur ce mur, à la suite de la publication de ce post. Ce post, il se reconnaîtra : tant de hargne envers les femmes! Tant de colère! Tant de haine! Le genre de haine qui se traduit malheureusement trop souvent par de la violence physique... 

Oui, oui, vous avez deviné, le "misogyne" dont elle parle, c'est moi!

C'est tout simplement inévitable. Quand un homme OSE remettre en question les propos d'une féministe, il est immanquablement qualifié de misogyne.

Je vous rappelle que tout ce que j'ai dit sur Facebook, c'est que le fait de diaboliser les petits garçons comme le propose Hamelin, de les dépeindre comme des êtres dangereux à qui il faut "apprendre à ne pas agresser les filles" et ce "dès la tendre enfance" était une proposition ignoble et sexiste puisque la majorité des hommes n'ont jamais agressé et n'agresseront jamais qui que ce soit.

C'est essentiellement tout ce que j'ai écrit. J'ai OSÉ critiquer un article féministe et parler en bien des petits garçons et des hommes!

Il n'en faut évidemment pas plus pour que je me fasse traiter de misogyne. Je m'oppose à la diabolisation des petits garçons, alors forcément, je dois détester les femmes! Ça tombe sous le sens!

Et elle ne se contente pas de me traiter de misogyne! Elle va jusqu'à affirmer que j'ai de la "hargne" envers les femmes! Que je suis rempli de colère! DE HAINE! Et que c'est ce genre de haine qui se traduit TROP SOUVENT par de la VIOLENCE PHYSIQUE!

Cette femme ne me connaît absolument pas. Tout ce qu'elle sait de moi, c'est ce court commentaire publié sur Facebook. Un commentaire qui dénonce la diabolisation des petits garçons. Mais c'est tout ce dont elle a besoin pour affirmer que je suis un être misogyne, hargneux, colérique, haineux et probablement violent!

Remarquez que cette réaction est digne des fanatiques religieux. En effet, lorsqu'on critique son dogme, l'esprit tordu par le fanatisme religieux associera inévitablement la critique qui est formulée au "diable", à "Satan" et au "Mal".

De la même façon, dès qu'un homme ose critiquer les propos d'une féministe, il est immédiatement diffamé et qualifié de sale misogyne hargneux, colérique et violent.

Dans les deux cas, on a à faire à des gens qui croient si aveuglément à leur idéologie, qui y souscrivent avec une telle ferveur, qu'ils y associent tout ce qu'il y a de "bon". Par conséquent, tout ce qui s'y oppose ou le critique ne peut être le le "mal absolu".

On est dans la pensée binaire manichéenne la plus primaire. On se croirait dans la tête d'un enfant de 8 ans qui croit que le monde se divise entre les "gentils" et les "méchants".

À mon humble avis, dans un débat d'idées, lorsque quelqu'un fait appel à des attaques personnelles mesquines et à la diffamation, c'est qu'il est à court d'arguments. Cela est la preuve la plus déterminante de sa propre faillite intellectuelle.

Mais ce qui me blesse le plus, ce n'est pas les propos de cette féministe fanatique hystérique que je n'ai jamais rencontrée de ma vie! Ce qui m'a fendu le coeur, c'est la réaction de ma famille.

Voyez-vous, si à ce stade-ci de la conversation, une tierce personne était entrée dans la conversation et avait balancé des insultes aussi outrancières à l'égard des membres de ma famille, je n'aurais pas hésité à les défendre.

Par exemple, si quelqu'un les avait qualifiés de "misandres hargneux et colériques" qui battent probablement leurs conjoints, je n'aurais pas hésité à le contredire. J'aurais répondu que je ne suis pas d'accord avec leurs arguments, mais que ce n'est pas une raison pour les diffamer de la sorte. Qu'on est en désaccord sur des idées, c'est tout. Que si on prenait le temps de se parler calmement, on pourrait s'entendre. Et que même dans le cas contraire, ce désaccord ne lui donne pas le droit de les diffamer de la sorte, qu'il ne les connaît pas et que son jugement est hâtif et exagéré.

Croyez-vous que les membres de ma famille ont su me faire preuve de cette courtoisie?

Voyez par vous-mêmes la réaction de mon oncle DG aux propos de cette Ève qui vient de me traiter de sale misogyne hargneux, haineux, colérique, haineux et probablement violent:

DG: Excellent commentaire de la part d'une femme qui lutte pour la libération de l'écrivain et blogueur saoudien Raif Badawi, un 'homme' fait prisonnier pour avoir écrit que les musulmans, les chrétiens, les juifs et les athées sont égaux, que les femmes et les hommes ont les mêmes droits.

Oui, pour cet homme qui est dans ma vie depuis que je suis aux couches, pour cet oncle qui me connaît depuis plus de quatre décennies, le commentaire de cette femme qui me traite de misogyne haineux, hargneux, colérique, haineux et probablement violent est UN EXCELLENT COMMENTAIRE.

Selon lui, cette femme ne peut pas être sexiste puisqu'elle lutte pour la libération "d'un homme".

Selon cette même logique, comment peut-on me qualifier de misogyne, moi qui ai dédié 20 années de ma vie à enseigner aux enfants, à aider les élèves en difficulté et à éduquer des jeunes, dont la moitié était des filles?

Comment cet homme peut-il applaudir en voyant cette femme diffamer de la sorte, dans des termes aussi terribles, son propre neveu qu'il connaît depuis plus de 40 ans et qu'il sait être un enseignant altruiste et dévoué qui n'a jamais fait de mal à une mouche de sa vie?

C'est cette immonde trahison qui me blesse plus que tout.

Voilà le résultat du fanatisme idéologique féministe. Voilà le résultat de cette diabolisation systématique de tous les hommes qui ne se soumettent pas complètement aux diktats de la Sainte Vérité féministe. Dans la logique de cette idéologie abominable, la moindre des objections est suffisante pour qualifier un membre de sa propre famille de monstre.

Jamais je n'aurais cru que DG, cet oncle que j'aimais tant, pouvait être une personne aussi ignoble.

D'autres merveilleux membres de ma famille se sont joints au bombardement. Mentionnons au passage MA, cette cousine qui avait affirmé que "les Patriotes étaient sexistes" (ma réplique à ce mensonge est ici). Voici quelques extraits de son gentil commentaire:

Désolé cousin, mais la phrase de l'auteur est juste. Je sais que tu sautes sur chacune des occasions qui t'est offerte pour chercher des poux aux féministes.... souvent là où il n'y en pas. En fait, c'est le mot féministe qui t'horripile. Il faudra un jour que tu comprennes que de défendre et promouvoir les droits des femmes ne veut pas dire être contre les hommes ...... svp..... ça veut dire de cheminer ensemble vers des buts communs et que..... tout le monde est dans la même équipe quoi. 

Ben oui, je ne suis qu'un débile qui "cherche des poux" aux féministes. C'est tout. Dénoncer leurs affirmations sexistes, c'est "chercher des poux".

Je devrais simplement être raisonnable et fermer ma gueule. Arrêter de chercher des poux. Une féministe affirme qu'il faut apprendre aux petits garçons à ne pas agresser les filles et ce, dès la tendre enfance? Pas grave... il n'y a rien de méchant là-dedans! C'est simplement une noble tentative de "promouvoir les droits des femmes", c'est tout?

Au fait, de quel droit s'agit-il exactement? Le droit de dépeindre tous les mâles comme des êtres dangereux, sinistres et violents et ce, dès leur naissance? C'est vrai que je ne suis pas très respectueux de ce droit-là.

Ou s'agit-il plutôt du droit des féministes de dire absolument N'IMPORTE QUOI, de faire un usage malhonnête et trompeur des statistiques et de blâmer LES HOMMES pour tous les maux de l'univers sans jamais être contredites? C'est vrai que je ne suis pas très respectueux de ce droit-là non plus.

Ou peut-être fait-elle référence à ce droit qu'a une femme de s'exprimer sans qu'un salopard d'homme n'émette d'idée contraire? J'ai tendance à le transgresser celui-là aussi! Il m'arrive encore à croire qu'il est possible d'avoir un débat d'idées sans tomber dans les attaques mesquines et la diffamation. Je suis si naïf...

Si seulement je fermais ma gueule, et que je me soumettais une bonne fois pour toute, on pourrait former une belle équipe et cheminer ensemble vers un but commun!

MA: Pour revenir au texte et à ce qu'il veut dire: En plus de montrer le respect à nos enfants, bien sûr, il faut aussi mentionner que certains commettent des gestes qui ne sont pas acceptables. Il faut le dire et il faut en parler. Et il faut le dire que ce n'est pas acceptable. C'est ce que veut dire l'auteur: de ne pas juste prévenir du danger pour se défendre si l'éventualité se présente, mais aussi d'expliquer que ça pourrait exister mais que ce n'est pas acceptable, que ça ne devrait pas être, ce qui pourrait tuer l'idée dans l'oeuf de tout cerveau et faire ... que ça n'arrivera justement pas. c'est évident que c'est ce que l'auteur veut dire et tu m'énerves à percevoir toujours des démons , ...... en fait des démones, partout. Tu as tort. Point. 

Ben voilà. J'ai tort, point. On n'est pas dans un débat, là! Non, non, on est dans une session de remontrances!

On n'est pas là pour confronter nos idées, on est là pour remettre le sale petit misogyne haineux et possiblement violent à sa place.

Ma cousine, voyez-vous, est capable de déceler quelle est LA RÉELLE INTENTION de l'auteure de cet article! C'est-y pas extraordinaire? Elle ne fait pas que lire les mots que Hamelin a écrits, non! Elle est capable de lire dans ses pensées et de déterminer très précisément quelles étaient ses intentions en écrivant son texte! C'est mirobolant!

Par exemple, lorsque Marilyse Hamelin écrit qu'il faut enseigner "aux garçons à ne pas agresser, et ce, dès la tendre enfance", ce n'est pas du tout ce qu'elle veut dire. Ben non! Elle veut tout simplement dire exactement le CONTRAIRE de ce qu'elle a écrit! Voilà!

Elle écrit qu'il faut cibler les petits garçons pour leur enseigner à ne pas agresser, mais elle veut dire qu'il faut "montrer le respect à nos enfants"! Voilà tout!

Comme j'aimerais être doté de ce pouvoir magique, moi aussi! Malheureusement, j'imagine que seules les féministes le possèdent.

MA: Il faut nommer et dénoncer les choses. A tous nos enfants. Prévenir les filles que malheureusement ça existe la violence, que non ce n'est pas correct, ....et les garçons aussi! Point. 

Ce n'est pas ce que l'article de Marilyse Hamelin affirme.

Toutes les personnes qui sont intervenues dans ce débat ont donné au texte original une signification imaginaire qui est souvent contraire au texte qui est écrit noir sur blanc. C'est ahurissant. N'y a-t-il donc aucune limite à l'aveuglément volontaire?

Ces gens sont-ils capables de lire objectivement ce qui est écrit sans y ajouter leur propre interprétation?

Et après ça, c'est moi qu'on accuse de subjectivité?

Après tout ça, Ève, la grande politicienne, est revenue à la charge avec ce commentaire:

«Perçue comme source de déséquilibre — jupe courte, risque de séisme — elle n’est respectée que lorsque définie dans un rapport de propriété, comme épouse de X ou fille de Y.» Et ceci se passe dans un pays arabe. Il faut croire qu'en chaque homme M. (mon nom) sommeille un misogyne. Réveillons-le ou plutôt anesthésions-le.

Ce commentaire était accompagné d'un lien vers cet article à propos de l'oppression des femmes dans le monde arabe. Ne me demandez pas quel est le rapport.

Le dérapage était désormais total. Il n'était même plus question de l'article d'origine ou de la proposition de son auteure, à qui l'on accolait des intentions contraires à ce qu'elle avait écrit. Il n'était même plus question de ma réaction. Plus personne ne s'intéressait à un sain débat. On nageait dès lors dans le délire le plus complet.

J'ai donc effacé mes commentaires du fil de discussion et banni tous ces gens odieux de mon compte Facebook.

À vous, chères lectrices et chers lecteurs, d'interpréter tout cela à votre guise.

En ce qui me concerne, je suis trop blessé par la cruelle diffamation de membres de ma famille que j'estimais tant pour ajouter quoi que ce soit d'autre. À part, peut-être, cette perle de sagesse:



5 commentaires:

Hénèm a dit…

Belles réunions de famille en perspective !

Au début quand je lisais tes articles sur le féminisme, je trouvais que tu y allais fort sur le crayon, que tu en faisais presque une fixation et que tu exagérais. J'avais tort et maintenant j'aime lire ces longs billets sur le sujet (quoique ça doit être moins évident pour toi, vu que c'est souvent ce que tu vis à cause du courage de tes opinions). Thunderf00t est aussi très intéressant, mais forcément moins axé sur la réalité de la culture québécoise. On est un peuple, on est entre nous pour décider de ce qu'on fait. C'est plus important pour moi de pouvoir argumenter sans tomber dans les attaques personnelles et les procès d'intention. C'est de la censure et ça ne fait avancer aucune idée. De discuter ne tue personne. Je suis Charlie, mais juste contre les balles?

Churchill disait "Some people's idea of free speech is that they are free to say what they like but if anyone says anything back, that is an outrage". Ma citation préférée du moment.

Avoir l'intérêt de me battre, j'aurais plutôt répondu à chacune des personnes par les raisons pour lesquelles leurs arguments sont invalides. Des attaques personnelles, des généralisations abusives, des analogies douteuses, des procès d'intention, l'empoisonnement du puits et surtout l'homme de paille (travestir la position de l'interlocuteur en une autre, plus facile à réfuter ou à ridiculiser.) ce n'est pas ce que j'appelle débattre. C'est de la rhétorique, mais la plupart des gens ignorent ou oublient en quoi ça consiste la rhétorique. Trop de chroniqueurs et de donneurs d'opinions québécois font dans la rhétorique. J'avoue toutefois que ça aurait probablement été une perte de temps de débattre avec des gens qui sont prêts à n'utiliser aucun réel argument ou presque comme ce que tu as vécu.

Comme tu dis, contredire = misogyne. L'insulte suprême, l'étiquette de croque-mitaine patriarcal qui, oh horreur, ose argumenter. S'il prend la parole, c'est parce que c'est forcément un macho qui veut garder ses privilèges. Il faudrait créer des camps d'initiation forcée à la philosophie, là où envoyer ceux qui argumentent mal comme ça. Peut-être un sujet pour ton 2e livre, la rhétorique féministe et l'absence de remise en question? R.S. Capé en vendrait d'la copie :p Surtout si on tente de te censurer, ce qui arriverait probablement.

Je sais que tu ne voudrais pas que ces membres de ta famille connaissent l'existence de ton blogue (ou de ton livre), mais ta réponse est foutrement bien documentée. Ils mériteraient de recevoir une copie modifiée du texte par le courrier (avec copie en annexe de tous les articles que tu cites!). Bon, le ton est parfois ardu, virulent, mais "if you can't stand the heat, get out of the kitchen". Si tu veux argumenter avec quelqu'un, sois prêt à recevoir des coups, à en donner et à jouer la joute pour tenter de trouver un argument massue, qui fait remettre l'autre en question.

Le zeitgeist féministe est entrée dans "la phase du déni", où plusieurs hommes et femmes se lèvent pour dénoncer les abus. Ces impies doivent être trouvés et lapidés sur la place publique, sans aucune forme de procès, sinon en allant au-delà de la propagande, on découvre l'argile des fondations.

Hors sujet : Je te conseille d'acheter le recueil de textes "La colère - Écrits polémiques" de Pierre Bourgault. Je l'ai acheté il y a au moins 12 ans et le premier texte est sur les débats et la hantise de la "chicane" au Québec. Comme si de s'enflammer lorsqu'on discute devait être proscrit. La chicane, c'est (supposément) violent. La chicane, ça éloigne (supposément) les gens. La chicane, ça te permet surtout d'améliorer tes arguments.

Si j'étais cynique, j'y verrais un complot féministe :p

Prof Solitaire a dit…

Merci du long et très intéressant commentaire!

Je comprends ta réaction initiale. Moi-même, il y a quelques années, si j'étais tombé sur des articles comme les miens, j'aurais réagi de la même façon. C'est tout à ton crédit d'avoir continué à lire malgré tes réserves et d'avoir fait preuve d'ouverture d'esprit.

Je suis content que ce genre de billets te plaise. Un ami me disait récemment qu'à l'ère des tweets, mes billets étaient trop longs et que je devrais en réduire la taille. Il n'a pas tort, mais des fois, j'ai juste envie d'analyser quelque chose à mort... alors je me paye la traite.

Pour ce qui est du courage de mes opinions, il est en fait bien limité. Lorsque je n'ai pas mon masque de Prof Solitaire, je préfère généralement fermer ma gueule. Ou si j'exprime des réserves, je le fais en des termes beaucoup plus "doux" que sur ce blogue. Et malgré ça, comme tu le vois, je me fais traiter de misogyne. Mais bon, tout ça pour dire que je ne suis pas très courageux. Je n'aurais pas le guts de me démasquer et de me battre sur la place publique.

C'est drôle que tu me parles d'un livre à propos du féminisme, parce que j'y réfléchis depuis quelques temps... maintenant que le premier livre est une réalité, j'aimerais bien écrire autre chose. J'ai quelques idées qui flottent dans ma tête, dont celle-là. Je pense que l'accueil qui sera fait au premier livre devrait m'aider dans a décision de m'investir dans un second ou pas.

Merci pour le conseil, j'aime beaucoup Bourgault...

efortin a dit…

Très bon texte. Peut-être un peu agressif par moment, mais le discours illogique que l'on nous sert a le don d'amener de la frustration.

J'aimerais relater une expérience qui est directement en ligne avec le propos. Il y a quelques semaines je vais porter ma petit fille à une compétition de patin. Je me dirige avec elle vers les chambres et tout a quelques coup on m'arrête. "Où allez vous monsieur?". " Ben, je vais porter ma fille à sa chambre." elle me regarde d'un drôle d'air. "Vous n'avez pas le droit". Je suis perplexe et ne comprends pas trop. Au même moment une femme et sa fille nous dépasse. La préposée les salut sans rien leur dire. Je fixe cette préposée des yeux. " Pas le droit de quoi? Cette dame qui vient de passer, pourquoi ne lavez vous pas arrêté ". Elle me regarde encore plus bêtement, comme si je venais de dire la pire des imbécilité. " Mais monsieur, c'est une femme. Les hommes sont interdits ici". Inutile de vous dire que j'étais estomaqué. Dans le but supposé de protéger nos petites filles, on présume qu'en chaque homme sommeil un abuseur potentiel. Alors par principe de précaution, on les interdit tous.

C'est cette généralisation qui me dérange, pas que le féminisme tente d'aller chercher des droits et privilèges. C'est un lobby, c'est normal. Mais cest d'associer un groupe entier aux agissements de certains.

Pourquoi alors ne pas permettre à un employeur de refuser d'engager un noir parce que, statistiques à l'appui, ils ont un taux de criminalité plus élevé que les blancs? Ou de refuser l'entrée au pays de tous les musulmans parce que, on le sait, les terroristes sont souvent associé à l'islam. D'habitude on rejette ces associations grossières. Mais pour Léa féministes, celles concernant les hommes sont justes.

Je suis pour l'égalité entre les ethnies, les origines, la religion et le sexe. Et je suis surtout pour la base même de notre démocratie où, jusqu'à preuve irréfutable du contraire, un homme comme une femme est considéré une personne bien.

Prof Solitaire a dit…

@ efortin: Hallucinant. J'aurais tellement aimé connaître cet anecdote il y a quelques semaines, je vous aurais demandé la permission de l'inclure dans mon livre!!!

Auriez-vous objection à ce que j'en fasse un billet sur ce blogue?

efortin a dit…

Non aucune objection. Faites vous plaisir ;)