30 avril 2016

Réaction d'un lecteur II

Courriel reçu d'un lecteur cette semaine:

Je suis présentement à la retraite (prématurément) à 56 ans. Votre livre est celui que j'aurais voulu écrire tant il me rappelle des situations de souffrances vécues lors de diverses réunions. Je suis content d'avoir quitté cette profession que j'adorais, car elle me causait trop de mal. Il n'y a rien de caricatural dans votre livre. Je vous remercie sincèrement d'avoir divulgué la terreur et la souffrance que certaines enseignantes et directrices font subir aux hommes, particulièrement quand ils sont seuls dans l' équipe-école et qu'ils osent exprimer un point de vue différent. Je vous souhaite bon courage. Continuez votre très bon travail; je suis sûr de par vos écrits et vos exemples que vous êtes un excellent enseignant.



29 avril 2016

"Le féminisme aveugle les étudiantes"

Cette étudiante qui fréquente un collège pour femmes aux États-Unis témoigne des effets pervers de l'endoctrinement féministe:

As a student at Barnard, a women’s college in NYC, feminism pervades all aspects of the curriculum. As students, we’re awash in the pervasive narrative that women are always on the losing side of the gender wars.

This is ridiculous. At a school where acknowledging intersectionality is de rigueur, one would expect to encounter dialogue about issues that men face too.  

However, after two years here, I have never witnessed students or professors broach the topic in a positive way.

What’s more alarming is how often female peers display conspiratorial glee when they make fun of and delegitimize men’s issues.

(...) Are women so smothered by the blanket of victimhood that we can’t concede that men face issues too?

(...) When I started taking Women’s Studies classes 4 years ago, I was seduced by feminist ideology. Mentally tabulating my oppression cards became a hobby.  

Unfortunately, being steeped in feminism didn’t just make me blind to the truth about men—it made me actively resist learning about it.

(...) Men are 4 times more likely to die by suicide. As schizophrenia is arguably one of the worst mental illnesses, men are also 2-3x more likely to fall ill to it. Research tends to concur that men are anywhere from 2-15x more likely to have autism. Men also are also twice as likely to develop alcohol addiction, which is a debilitating and destructive disease that has ramifications for everyone, including women and children.

Men, especially men of color, also tend to face prison at higher rates than women. According to the Federal Bureau of Prisons, men constitute 93% of those locked up. Men also receive 63% longer prison sentences for comparable crimes.

Many people also say that “men are at The Top.” While it is true that many of the most powerful people are men, we must also recognize that men predominate at the bottom of the socioeconomic ladder too.  62% of the homeless population is male. Men are also 9x more likely to die homeless. In my experience living in NYC, homeless males outnumber females sleeping on the streets by at least 10:1, sometimes by much more. Unfortunately, neither men’s issues nor homelessness are glamorous activist domains.

Additionally, 85% of black homicide victims are male. The last time I brought this up in a conversation, a white feminist scoffed and said “well that’s their fault,” which implied that victims of gang violence somehow deserved it. That’s similar to the victim-blaming we see with reference to rape. When men lose out, women lose out too. Many of these men are fathers, husbands, and sons. The tear in the social fabric when a community loses a man to gun violence or incarceration has devastating reverberations throughout everyone else’s life.

(...) For me personally, I’ve learned that while being a female puts me at a higher risk of facing rape and domestic violence, it also has served as a shield against street violence, homelessness, poverty,  academic failure, functional illiteracy, gun violence, and involvement in the criminal justice system. Once I took off my feminist blinders, I realized that I was fabulously privileged.

But colleges will never let students know about these issues. To mention anything that conflicts with the feminist narrative of victimhood is heretical.

(...) The failure of schools to engender an awareness of male issues in students is harmful. How can we create a truly equal society when male-specific issues aren’t just ignored, but laughed at?

L'absence d'empathie pour les hommes érigée en dogme idéologique.



28 avril 2016

Le dernier préjugé acceptable

Extrait de l'article:

Une étude récente d’un professeur américain sur le terrorisme islamiste sauce Daesh a fait grand bruit. Figurez-vous que la francophonie serait la cause des attaques terroristes qui accablent depuis un an les pays… francophones !

Dans le genre raisonnement circulaire, on ne fait pas mieux.

En fait, ce que ce genre d’étude révèle, c’est à quel point les médias anglophones sont prompts à publier des inepties quand il s’agit de dénigrer la France, le Québec et tout ce qui touche la francophonie en général. Sur ce plan, ils pèchent rarement par omission.

J’irais plus loin en disant que la francophobie est peut-être le dernier préjugé acceptable du monde anglophone — hors islam. La presse anglophone (aux États-Unis comme au Canada et en Grande-Bretagne) s’autorise fréquemment à écrire des horreurs sur les Frogs qui ne passeraient pas du tout à propos des juifs, des noirs, des Mexicains ou des Indiens.

Cette francophobie ordinaire se manifeste de toutes les manières. Au Canada, sa version la plus courante est le rejet systématique du bilinguisme. Sa version édulcorée est le multiculturalisme à la torontoise. Aux États-Unis, il avait suffi que l’on révèle que John Kerry parle français — il est Français par sa mère — pour plomber sa campagne présidentielle en 2004. La France dit non à George Bush ? C’est reparti, mon kiki. Passez-moi le ketchup, que j’en mette sur mes Freedom Fries ! Qu’un fonctionnaire québécois tatillon se pose des questions sur la langue d’un menu d’un restaurant montréalais, l’affaire fera le tour du monde. Et si d’aventure un Néo-zélandais qui ne parle pas un mot de français devient champion de Scrabble francophone, cela mérite les manchettes.

Le plus intéressant de cette francophobie ordinaire, c’est son aspect paradoxal. Car elle s’accompagne d’une espèce de francophilie débridée qu’on ne retrouve dans aucune autre culture.

Je l’ai constaté de nombreuses fois: dans ma belle-famille, chez mes éditeurs, et même quand on m’invitait à donner une conférence sur la langue française ou sur la France aux États-Unis ou au Canada.

Concernant la France, le Québec, la francophonie et plus largement la langue française, tout groupe d’anglophones se divise en trois sous-groupes distincts. D’abord, celui des xénophobes à tous crins, très minoritaires. L’autre sous-groupe, également très minoritaire: les francophiles-without-borders dont les déclarations d’amour inconditionnel sont à faire rougir. Entre les deux, la majorité rit franchement la blague xénophobe tout en applaudissant la déclaration de francophilie.

J’ai mis plusieurs années à comprendre d’où vient ce rapport d’amour-haine très particulier à la culture anglophone.

La faute à Guillaume

Une partie de la réponse se trouve dans ma chronique de janvier sur le pedigree français de l’anglais, qui expliquait à quel point le français est imbriqué dans l’anglais depuis Guillaume le Conquérant.

Surtout, l’empreinte linguistique s’est aussi traduite par une réaction politique. Depuis huit siècles, en Angleterre, la langue anglaise est la manifestation la plus profonde de la conscience nationale. Ce sont les Anglais qui ont inventé le nationalisme culturel en Europe, par rejet du français.

Ce complexe linguistique et culturel n’aurait concerné qu’une île obscure du nord-ouest de l’Europe… si la Grande-Bretagne n’avait essaimé pour dominer l’Amérique du Nord, fondé un vaste empire et créé des industries entièrement nouvelles notamment en matière de communication.

Au cours des siècles, cette francophobie-francophilie anglo-américaine s’est mâtinée de protestantisme biblique et d’anti-catholicisme assez primaire, auxquels il faut ajouter un populisme à la louche et toutes les manifestations d’une société de classe à fort dosage.

Dix siècles après Guillaume le Conquérant, tout francophone qui ouvre la bouche devant un groupe d’anglophones suscite spontanément des sentiments contraires.

Il n’y a pas de mot pour décrire ce sentiment de francophobie-francophilie paradoxal et quasi universel. Mais il est si profondément imbriqué dans la culture des Américains, des Britanniques et des Canadiens anglais qu’il est quasi inconscient.

Inconscient, mais pas moins réel, puisqu’on en trouve la manifestation constante dans la production artistique et culturelle, de même que dans le discours public.

Comme le français fait partie du subconscient linguistique de millions d’anglophones de nos jours, il en résulte souvent un amalgame confus entre la langue, les Français, la France et les francophones.

J’ai souvent évoqué les avantages que les Québécois pourraient tirer de leur langue s’ils comprenaient mieux ce sentiment dans ses manifestations positives. Mais nous avons le devoir de répondre systématiquement contre les manifestations les plus évidentes de l’intolérance.



Les francophones d'Amérique sont-ils invisibles?

Extrait de ce fascinant article de David Vermette:

Our long history throughout North America is connected with various narratives of U.S. history: the “French-And Indian War,” the War of 1812, Westward expansion, Industrialization, Nativism, the story of the Roman Catholic Church in the USA, etc. Any one of these narratives should include either Franco-Americans or our Canadien and Acadien forbears. With the exception of the “French-And Indian War” narrative, where they figure as bitter enemies, they’re almost completely missing.

For example, one-third of the participants in the Lewis & Clark expedition were Francophones but one never hears of this. Sometimes they’re mentioned as a faceless, nameless herd: “the French voyageurs.” The fact is, Lewis & Clark couldn’t have managed without them.

The invisibility extends, in fact, to a history wider than the Franco-Americans in the Northeast USA. The cloak of invisibility falls over all of the descendants of the former Nouvelle-France. 

(...) If one totals up these descendants of Nouvelle-France on both sides of the border they number some 20 million people. It’s hard to hide a population of 20 million under one's hat but so far the writers of history, beyond specialists in certain areas or topics, have performed the disappearing act.

(...) In her book Moving Beyond Duality, psychologist Dorothy Riddle posits that making people invisible is a form of depersonalization. I’ve been told in no uncertain terms that my family’s and my entire people’s experience is insignificant and beneath notice and that I should forget all about identifying as a Franco-American. The message here is, “People don’t know about you because you don’t count.” 

Addressed to any other ethnic group this notion would be insulting at the very least. It’s the invisibility, whether it’s our own doing or someone else’s or some combination of the two, that makes statements like this socially acceptable. In fact, the converse is true: we haven't counted in the eyes of the wider culture because the story has remained untold.

Je suis ben tanné. I’m tired of being called a “quiet presence.” I’m tired of blending into a pale, beige background labeled “non-Hispanic White.” It's un-Franco-American to do so, but perhaps it’s high time we raised what one of us called “a Franco ruckus.” Let the ruckus commence!



Le bilinguisme au Québec, c'est ça...

Extrait de cette excellente chronique de Bock-Côté:

Dans le secteur privé, le pourcentage de travailleurs œuvrant principalement en français est passé de 70,8% en 1989 à 59,7% en 2010.

À Montréal même, les chiffres sont absolument catastrophiques: nous sommes passés de 45% à 32,1%.

Derrière les chiffres, une réalité brutale s’impose: dans leur pays, trop souvent, les Québécois francophones ne peuvent plus travailler dans leur langue. Ils sont en exil linguistique chez eux.

Le français est de plus en plus réservé à ceux qu’on appelle plus ou moins adéquatement les «Québécois de souche»: dès qu’on quitte la grande famille canadienne-française, il perd ses droits.

Un vieux comportement colonisé est de retour: quand 11 francophones et un anglophone se retrouvent autour d’une table, on passe de plus en plus souvent à l’anglais.

Spontanément, les francophones croient leur langue de trop. Et ils ne veulent pas avoir l’air fermés. Donc ils capitulent.

(...) Il faut se braquer urgemment contre le Québec bilingue qui est le symbole d’une province pour de bon vaincue, abandonnant son identité culturelle.

Il représente moins la modernité du Québec que la régression des Québécois francophones.

En fait, même si le nom demeurait le même, un Québec bilingue ne serait plus le Québec.

Quoi qu’en pensent les petits branchés qui prennent leur identité mutilée pour une identité stylisée.



Jean Chénier (Kebeca1690)

Garderies religieuses

Au nom de la liberté religieuse, les garderies qui appartiennent aux églises américaines ne sont pas supervisées par les autorités gouvernementales.

Les résultats sont aussi désastreux que vous pouvez l'imaginer.

À lire absolument.



Power Corp et les paradis fiscaux

Voici un extrait de DERRIÈRE L'ÉTAT DESMARAIS: POWER de Robin Philpot. Déjà en 1993, Power cherchait des paradis fiscaux, cette fois avec l'argent de ... Hydro-Québec et Hydro-Ontario:

(...) le 6 octobre, à Beijing, Paul Desmarais et Maurice Strong ont annoncé la création du consortium Asia Power Group inc., réunissant un fonds de départ de 100 millions de dollars partagé également par Hydro-Québec, Ontario Hydro et Power Asia Assets Corp, filiale de Power Corporation. Donc, une contribution de 66 millions de dollars des deux sociétés d’État canadiennes grâce à leurs filiales respectives, Hydro-Québec International et Ontario Hydro International. À ce moment-là, l’objectif déclaré de Power Corporation était de trouver des occasions d’investissement stable – le Québec était exclu, disaient les porte-parole de Power, à cause de ses terribles débats constitutionnels – où le rendement sur l’investissement serait de l’ordre de 15 % ou plus par année. Hydro-Québec possédait une expertise inégalée en centrales hydroélectriques, Ontario Hydro connaissait bien la production d’électricité à partir du nucléaire et des hydrocarbures et Maurice Strong avait des contacts politiques en haut lieu en Chine, comme ailleurs dans le monde. Selon Maurice Strong, le consortium pouvait sûrement compter sur un rendement de l’ordre de 20 %, « beaucoup plus que ce à quoi on peut s’attendre chez nous ». Grâce à l’aide financière et à la crédibilité de deux sociétés d’État canadiennes, Power Corporation s’est donc mise en position pour profiter au maximum de la croissance vertigineuse de la demande d’électricité dans une Chine dont l’industrie se développait plus rapidement que partout au monde.

Non satisfait de simplement récolter les profits, le nouveau consortium a tenu à éviter de payer les taxes et les impôts au Canada. Dans l’année qui a suivi sa création, le Asia Power Group a déménagé ses pénates sous des cieux plus cléments... DES BERMUDES, à des fins fiscales, selon un document interne cité par le National Post. Mais les filiales internationales d’Ontario Hydro et d’Hydro-Québec ne pouvaient profiter de la manne de cet abri fiscal offert par les Bermudes, car elles étaient des sociétés d’État. En revanche, la filiale de Power Corporation pouvait en profiter ! Convaincant, Paul Desmarais a dû l’être doublement. Deux des plus importantes sociétés d’État au Canada se joignent à lui pour lui ouvrir des portes en Chine et s’installent ensuite aux Bermudes, où lui seul pouvait profiter des avantages fiscaux. Les profits déclarés aux Bermudes ne sont imposables que s’ils sont rapatriés au Canada." 

(pp 123-124)

Trouvé ici.



Entrevue avec Oliver Stone

Je vous invite à lire cette excellente entrevue avec Oliver Stone dont voici quelques extraits:

"I'm not in between. I definitely love history. I'm not formally trained or educated in history, but you could say I did go back to college in 2008 to do Untold History of the United States. That took five years. Co-author Peter Kuznick has been teaching history for something like 35 years, at American University and other places. His group of researchers brought me into contact with a lot of books. Very few people know that there is a whole school of historians that have existed in the United States from the 1940s and the early '50s that were revisionists. They were attacking the whole basis of the history of the Cold War. People like D.F. Fleming, William Appleman Williams in '59 ... (...) This is a whole school, an academic branch that exists in this country at the top universities who are teaching graduate students progressive history. You can't get that in any high school. (...) But what I found is this whole strain of history, this whole school has been denied by the media. It's not like I'm nuts. You might think I have a crackpot history. No. What Peter and I did is very much accepted by progressive historians. But you don't get any mention of it in the establishment media—which, to me, is the right-wing media. It is a bizarre blindness, because we are such an intelligent country. It's bizarre that we can't get our own history straight."

"On the Republican side, they only talk about how much stronger we have to get. And we're the strongest empire ever, with the largest military. We spend ten times what the Russians do. (...) Clinton has been for every war we fought. She was for the bombing of Belgrade and the Iraq War, she was all for it, during all the lives lost. It cost her the 2008 nomination. She was happy when Libya fell, which was a mess. You know, these were secular regimes in Syria and in Libya, where the excesses were nothing compared to what's happened to that region since her policies were implemented. She was happy when Gaddafi was buggered and killed. She was happy and joking about it. It's brought us disaster, including, for her, the Benghazi shit. Kagan [...] said the neocons couldn't get a better president than Hillary Clinton, who would enforce the neocon foreign policy. No one's questioned it."

"It is huge. I mean, cyber-warfare is obviously the future. It's a real concern, but we lie so much about what we do that it's hard to know what's going on unless you really follow it. You know the Pentagon formed a new division? A new branch of the armed forces—Army, Navy, Air Force (...) Cyber Command. And, of course, the next war will be electronic."

"I think Kennedy was the last great hope. And that's why I dwell on that subject. He was someone who could stand up to the militarist element in our society."

"I think I was always controversial, provocative. But I can't help it. I have to go there. It's my nature. It's my father's nature, too, to probe, to want to know the truth of a situation. And that's not to say I'm right, but I have to ask some questions. I mean, I never made a movie for the money."

"It just goes to show you that movies are addicting. People see a form of behavior, and they go for it. It's dangerous. (...) And after JFK, the CIA got more interested in coming out to Hollywood. There is a book about their involvement here by James DiEugenio. It's called Reclaiming Parkland, a wonderful book. There's a section about how, after the movie came out, the CIA opened an office here. And the military did, too. They really influenced the television and film business. Homeland and 24? Those are CIA propaganda shows where they do such a great job to stop terrorism. And the military got very involved in promoting its services, providing aircraft carriers and this and that. They wanted to do that with Platoon, but I said no, because they wanted to change the script."



Les régressistes

L'étiquette de "gauche régressiste" est de plus en plus populaire pour décrire ces gens de gauche dont les convictions idéologiques fanatiques les aveuglent complètement et les poussent à nier la réalité et à proposer des "solutions" antidémocratiques, liberticides, mensongères, malhonnêtes, sexistes, racistes et... ben... carrément régressistes.

En voici quelques exemples, trouvés ici:









Cliquez ici et ici pour en savoir plus.


Différencier la science de la pseudoscience

Comment faire?

Pour Richard Feynman, c'est simple:

It turns out, all you need to do when you read or hear something that sounds smart, is try to translate it back into ordinary language - or better yet, have the person explain it for you - without using any scientific jargon or terms, and see if it still makes sense.

"I finally figured out a way to test whether you have taught an idea or you have only taught a definition. Test it this way: You say, 'Without using the new word which you have just learned, try to rephrase what you have just learned in your own language. Without using the word 'energy', tell me what you know now about the dog's motion.' You cannot. So you learned nothing about science."

"If someone cannot explain something in plain English, then we should question whether they really do themselves understand what they profess. If the person in question is communicating ostensibly to a non-specialist audience using specialist terms out of context, the first question on our lips should be: 'Why?' In the words of Feynman, 'It is possible to follow form and call it science, but that is pseudoscience.'"





Le tombeau des rebelles?


Ces squelettes sont-ils les restes des rebelles qui tentèrent de renverser le gouvernement athénien?

Extrait de l'article:

A trove of shackled skeletons unearthed in a mass grave near Athens may have once belonged to the followers of a tyrant who sought to overthrow the leader of ancient Greece.

"These might be the remains of people who were part of this coup in Athens in 632 [B.C.], the Coup of Cylon," said Kristina Killgrove, a bioarchaeologist at the University of West Florida, in Pensacola, who was not involved in the current study.

(...) "For the most part they are anomalous burials — the shackled people and people buried facedown, but also a lot of kids and a lot of nonelite individuals," Killgrove said.
Some of the graves at Phaleron, including those of shackled individuals, have been known for about a century, but in the last four years, newer excavations have uncovered a huge trove of additional bodies. All told, the burial site is about 1 acre (4,046 square meters) in area and holds at least 1,500 skeletons.

"This is just a massive number of burials, which is absolutely fantastic," Killgrove told Live Science.

Among the skeletons found were a group of about 80 people who were lined up in the mass grave, with 36 whose hands were bound with iron shackles, according to the Greek Ministry of Culture.

A few pieces of pottery found near the skeletons suggest that these ancient prisoners died between 650 B.C. and 625 B.C., the Greek Ministry of Culture said in a statement.

That date could tie the prisoners to an ancient coup. In 632 B.C., the former Olympic champion Cylon tried to take over the Acropolis in Athens. His revolt was put down, and though Cylon may have escaped, his followers were put to death, after an initial promise to let them live was broken, according to "The Date of Cylon: A Study in Early Athenian History" (Harvard University Press, 1982).

However, it's not certain these ancient prisoners are in any way connected to Cylon, Killgrove said.


La côte est de l'Amérique s'enfonce...

Fascinante découverte:

Geological changes along the East Coast are causing land to sink along the seaboard. That's exacerbating the flood-inducing effects of sea level rise, which has been occurring faster in the western Atlantic Ocean than elsewhere in recent years.

New research using GPS and prehistoric data has shown that nearly the entire coast is affected, from Massachusetts to Florida and parts of Maine.

(...) Engelhart drew on data from prehistoric studies and worked with two University of South Florida, Tampa scientists to combine it with more modern GPS data to pinpoint the rates at which parts of the Eastern seaboard have been sinking.

Their study revealed that Hyde County — a sprawling but sparsely populated farming and wilderness municipality north of the Pamlico River — is among the region's fastest-sinking areas, subsiding at a little more than an inch per decade.

Taken together, that suggests the sea has been rising along the county's shorelines recently at a pace greater than 4.5 inches per decade — a globally extraordinary rate. Similar effects are playing out in places that include Sandy Hook in New Jersey and Norfolk in Virginia, the analysis shows.

(...) The main cause of East Coast subsidence is natural — the providential loss of an ice sheet. Some 15,000 years ago, toward the end of an ice age, the Laurentide Ice Sheet stretched over most of Canada and down to modern-day New England and the Midwest. Its heavy ice compressed the earth beneath it, causing surrounding land to curl upward.

Since the ice sheet melted, the land beneath it has been springing back up. Like a see-saw, that's causing areas south of the former ice sheet to sink back down, including Maryland, Virginia and North Carolina.

The data suggests that some land in coastal Maine, New Hampshire and Massachusetts, on the other hand, is rising slightly, although not quickly enough to keep up with the global rate of sea level rise.

The study shows that subsidence is occurring twice as fast now than in centuries past in a hot spot from Fredericksburg, Va. south to Charleston, which the scientists mostly blame on groundwater pumping.



Le pôle Nord s'éloigne de Montréal

Les conséquences du réchauffement climatique sont encore plus massives que ce qui avait été envisagé:

L'Angleterre est en train de nous voler le pôle Nord. Le coupable:  le réchauffement de la planète.

Avant 2000, le pôle Nord se dirigeait, lentement mais sûrement, vers Montréal. Depuis, il va plutôt vers Greenwich, en Angleterre. La fonte des calottes polaires arctique et antarctique explique ce changement de direction, selon Surendra Adhikari, de la NASA, auteur principal d'une étude publiée hier dans la revue Science Advances.

(...) Les deux pôles sont les endroits où l'axe de rotation de la Terre - rotation qui nous donne le jour et la nuit - croise sa surface. Cet axe de rotation change avec la distribution de la masse de la planète.

À partir de données sur le pôle magnétique datant de 1899, M. Adhikari et un collègue ont calculé que le déplacement du pôle Nord a fait un virage de 75 degrés il y a une quinzaine d'années. Il est aussi deux fois plus rapide qu'auparavant. Ce déplacement connaît des variations annuelles importantes, mais sur une base de 10 ans, la direction et la vitesse étaient relativement constantes au cours du XXe siècle, selon le géologue américain. Les mesures de la position du pôle Nord sont précises à trois centimètres près.

Le réchauffement de la planète fait fondre les deux calottes polaires, affectant la distribution de la masse de la planète, explique M. Adhikari. Les précipitations ont aussi été affectées par les changements climatiques, ce qui change la quantité d'eau stockée par les continents. 

«La fonte des calottes polaires explique environ la moitié du changement de direction du pôle, et les modifications concernant la quantité d'eau stockée par les continents, l'autre moitié.» 

- Surendra Adhikari, chercheur à la NASA

Les changements dans les régimes des vents et des courants marins ont aussi une petite influence sur le déplacement du pôle Nord.

Auparavant, le déplacement du pôle Nord était surtout affecté par un autre changement climatique, survenu il y a plusieurs dizaines de milliers d'années : la disparition du glacier Laurentien, qui a recouvert une bonne partie de l'Amérique du Nord il y a 20 000 à 95 000 ans. « Après la disparition du glacier Laurentien, le sol a rebondi, un mouvement qui continue jusqu'à ce jour », explique M. Adhikari.

Ce modèle théorique permettra de mieux comprendre et prédire les précipitations et les sécheresses, affirme le géologue californien. «Le mouvement du pôle Nord permettra de mieux comprendre l'intensité, la durée et l'amplitude géographique des anomalies de précipitations.»



La galaxie qui surgit de nulle part


Qui aurait cru qu'une galaxie entière apparaîtrait dans notre champ de vision, subitement, comme ça?

Extrait de la nouvelle:

Researchers scanning the skies just got a big surprise. They spotted a humongous galaxy orbiting our own, where none had been seen before. It appeared, seemingly, out of nowhere.

So, just how did the newly-discovered Crater 2 manage to pull off this feat, like a deer leaping from the interstellar bushes to stare us down through our collective headlights? Although the appearance may seem sudden, the fact is that Crater 2 has been there all along. We just missed it.

Now that we know it’s there, though, there are a few other humiliating details that astronomers discovered. First of all, we can’t blame the galaxy’s size for its relative obscurity. Crater 2 is so enormous that researchers have already pegged it as the fourth largest galaxy orbiting our own. We can’t blame its distance, either. Crater 2's orbit around the Milky Way puts it right in our neighborhood.

That said, how did we still not know it was there? A new paper out in Monthly Notices of the Royal Astronomical Society from researchers at the University of Cambridge has an answer for us. It turns out that, despite being large and close, Crater 2 is also a pretty dark galaxy. In fact, it’s one of the dimmest galaxies ever spotted in the universe. That, along with some much brighter neighbors, let the galaxy that researchers have nicknamed “the feeble giant” escape detection until now.

Now that we have seen Crater 2, however, the discovery raises questions about what else is out there. Researchers are already talking about mounting a search for similarly large, dark galaxies around us. It’s a good reminder that there’s still so much about space that we don’t know.



Une neuvième planète?


Y a-t-il une neuvième planète?

The hypothesized planet may be too far out for our current telescopes to see, but is proposed to have an elongated orbit that would at times bring it close enough to the Sun to disturb any comets and dwarf planets it encountered. Brown argued that patterns in the orbits of some of the outer Solar System inhabitants indicate they have all been herded into place by something with a mass similar to that of Neptune.

The latest addition to Brown's case is the announcement at a SETI colloquium of a Kuiper Belt Object (KBO), something orbiting between 30 and 50 AUs (astronomical units), one AU being Earth's distance from the Sun. The object, Brown tweeted, “Is exactly where Planet Nine says it should be.”

(...) Brown and Batygin previously claimed that six KBOs with eccentric orbits all make their closest approach to the Sun on the same side, in the same orbital plane and at similar distances, despite quite different orbital lengths. This, they argued, was either a staggeringly unlikely coincidence, or the sign of a larger object doing some gravitational shepherding.

Pour une autre théorie intéressante à propos de cette hypothétique planète et ces impacts pour la nôtre, cliquez ici. Ou ici.



"Hot Lava World" (NASA)





Incompatibilités ancestrales

Certains de nos ancêtres se sont accouplés avec les Néandertaliens, cela ne fait aucun doute, mais les deux espèces n'étaient pas suffisamment compatibles génétiquement pour que de très nombreux descendants en résultent:

After years of sequencing the genomes of female Neandertals, researchers have finally got their first good look at the Y chromosome of a male Neandertal—and found that it is unlike that of any other Y in modern humans living today. 

Even though Neandertals and modern humans interbred several times in the past 100,000 years, the DNA on the Y chromosome from a male Neandertal who lived at El Sidrón, Spain, 49,000 years ago has not been passed onto modern humans, researchers report today in The American Journal of Human Genetics. 

The finding fits with earlier studies that have found that although living Asians and Europeans have inherited 1% to 3% of their DNA from their ancestors’ interbreeding with Neandertals, they are missing chunks of Neandertal DNA on their Y chromosomes. This has suggested that female modern humans and male Neandertals were not fully compatible and that male Neandertals may have had problems with sperm production. 

The new study finds a clue to why: The El Sidrón Neandertal had mutations in three immune genes, including one that produces antigens that can elicit an immune response in pregnant women, causing them to reject and miscarry male fetuses with those genes. So even though male Neandertals and female modern humans probably hooked up more than once over the ages, they may have been unable to produce many healthy male babies (such as the reconstruction of this Neandertal boy from fossils from Gibraltar)—and, thus, hastened the extinction of Neandertals. 



La route musicale

L'entrevue de Trump

"BUSHES OF LOVE" (Bad Lip Reading)





Le bateau des libéraux





JWBeyond

KirlianCamera

Scott Lowrey

Bernhard Siegl

mihepu

Marcus J. Ranum III







D'autres oeuvres ici et ici.

Trouvé ici.


Willyam Bradberry VIII: Fantasy

Willyam Bradberry VII: Plage