29 septembre 2016

Au royaume de la superficialité et de la vertu...

Deux grandes icônes superficiellement féministes se rencontrent:

L’actrice et ambassadrice des Nations Unies Emma Watson était de passage dans la capitale fédérale pour un entretien avec le premier ministre Justin Trudeau. Arborant une broche à l’effigie de la campagne de #HeForShe, la campagne féministe qui encourage les hommes à s’impliquer dans les enjeux que vivent les femmes, l’actrice britannique est enjouée de voir le premier ministre rejoindre l’initiative féministe.

Personne ne décrit mieux cette belle initiative féministe, ni ne met davantage au jour son vide abyssal et ses profondes contradictions, que Sargon of Akkad:



Ma citation féministe misandre préférée tirée de ce vidéo: "Is it safe for you to go to men's houses on your own?"

À lire également:

Le féminisme selon Emma Watson

Non merci, Mme Watson

Statistiques féministes

Trudeau croit que la pauvreté est sexiste



L'équité selon Trudeau



28 septembre 2016

Les Québécois et Trump

Il y a quelques temps, l'indigeste Josh Barro a affirmé que les nationalistes québécois aimeraient beaucoup avoir Donald Trump comme chef.

Il a ajouté que Trump devrait apprendre le français et devenir chef du parti québécois.

Parce que dans le petit monde des Anglos chauvins comme Josh, les Québécois ne sont qu'une petite tribu de minables idiots racistes, évidemment...

Voici maintenant la réalité:

Si les Québécois pouvaient voter aux élections américaines, Donald Trump n'y trouverait pas beaucoup d'appuis: seulement 10 % des Québécois voteraient pour lui, contre 72% pour Hillary Clinton, selon un sondage CROP-La Presse. 

Alors permettez-moi tout simplement de conclure en disant, dans la magnifique langue de Shakespeare qui confère à Josh un tel sentiment de supériorité morale:

FUCK YOU JOSH! FUCK YOU VERY MUCH!

Merci et bonne journée!



26 septembre 2016

Débat à la chefferie du PQ - Prise 2



J'ai parlé du premier débat ici, voici le second.

Je partage ici mes réactions en direct, à mesure que le débat progresse, sans savoir à l'avance ce qui sera dit. J'espère que le résultat sera lisible et compréhensible.

(16:00) Cloutier parle d'ouverture. Perte de temps. Le problème n'a jamais été le manque d'ouverture des souverainistes, mais bien le manque d'ouverture des minorités à l'égard du PQ. À moins qu'il ait un plan concret pour remédier à cette situation, ce ne sont que de bons sentiments lancés an l'air inutilement.

(17:40) Ouellet est toujours aussi robotique, mais son message est dans le mille lorsqu'elle dit que le PQ ne prendra pas le pouvoir s'il met l'indépendance sur la glace. Je suis persuadé qu'elle a raison et que c'est ce qui a coulé le PQ les dernières fois...

(19:30) Lisée a un message très rassembleur ici. Il est vraiment un très solide orateur. Ça fait patriarche et ça lui donne un bonne allure de chef.

(22:00) Lisée promet de réinstituer le cours d'histoire au secondaire et au cégep, c'est excellent. Il veut remplacer le cours d'éthique et culture religieuse par un cours de citoyenneté. Je serais fou de joie de voir ce maudit cours disparaître, mais je ne sais pas si un cours de citoyenneté serait mieux. Peut-être, faudrait voir... Rabaisser le nombre d'immigrants, il a absolument raison là-dessus. De nombreuses analyses démontrent que c'est dans notre meilleur intérêt.

(31:40) Plamondon dit que l'apprentissage du français est un devoir, pas un droit. C'est joli comme tout, mais dans les faits, malheureusement, tant que nous ne serons qu'une province canadienne, ça ne sera rien d'autre. On ne peut pas blâmer les nouveaux arrivants pour ça... je pense que Cloutier déboulonne assez bien Plamondon ici.

(35:40) L'affichage en français. Ouellet promet d'utiliser la clause dérogatoire. Elle pousse Cloutier dans les câbles, elle est vraiment bonne ici. Redoutable, même. Il lui répond que c'est impossible dans le contexte actuel, il est hué. Sa réponse me déplaît aussi, mais probablement pas pour les même raisons que celles des chahuteurs. Moi, les lois linguistiques, je trouve ça insultant et dégradant. Je veux que le Québec devienne souverain justement afin que de telles lois ne soient plus nécessaires, que notre langue ne survive plus sur un respirateur artificiel, mais qu'elle s'épanouisse normalement. Alors l'idée de lois linguistiques plus strictes après la souveraineté m'horripile...

(40:30) Mode de scrutin. Lisée a raison. Oui, c'est archaïque. C'est vrai que la proportionnelle est une idée intéressante, mais ça amène d'autres problèmes. Ils ont adopté ce système en Nouvelle-Zélande et ils n'ont que des gouvernements de coalition depuis. Cela signifie que les partis qui constituent le gouvernement doivent faire des compromis à propos de certaines promesses électorales. Ça peut être très, très frustrant. Ce n'est pas un système magique qui élimine tous les problèmes. Il faut bien regarder ce qui se fait ailleurs avant de se lancer là-dedans tête baissée.

(45:40) Lisée est très intéressant et pertinent ici. Plamondon aussi a d'excellents arguments et je suis d'accord avec lui. Le Québec doit avoir une présence internationale et son nom devrait évoquer une image dans la conscience et l'imaginaire des autres peuples. C'est une des grandes raisons pour lesquelles je souhaite que le Québec devienne indépendant.

Et renouer avec la France, oui, absolument! Lisée dénonce le fait que le ministère des affaires étrangères du Canada travaille pour l'Ontario et les pétrolières de l'ouest. Plamondon dénonce la décision de liquider l'identification "Produit du Québec". Entièrement d'accord sur toute la ligne.

(51:30) On aborde la laïcité avec Lisée et Cloutier. La salle s'anime. J'adore l'atmosphère qu'il semble y avoir sur place. Difficile de ne pas sourire en entendant le scénario de Lisée, tout à fait plausible, qui créerait un choc majeur entre Couillard et Trudeau.

Je ne m'y attendais pas, mais j'aime la remarque de Cloutier ici. Oui, il faut cesser de se fractionner sur des questions comme la laïcité. Ce qu'il faut, c'est s'unir pour l'indépendance. Oui, absolument et entièrement d'accord! Alors arrêtez de perdre votre temps avec des promesses controversées et mettez le focus sur la souveraineté du Québec.

(58:20) La nation. Pas un thème qui soulève beaucoup de débat ou de controverse au PQ, et pourtant... Plamondon revient à cette idée de tendre la main aux minorités... je le répète, ce n'est pas le problème. À mon avis, la porte est plus que grande ouverte. Pour ce qui est de la constitution, je ne sais pas s'il serait souhaitable d'en pondre une avant un référendum ou après. D'une part, je me dis que ce serait intéressant de donner une alternative claire et concrète au système canadien. Mais d'un autre côté, je crains que cela sème la division...

(1:06:30) Ouellet propose des bureaux d'information de Télé-Québec dans toutes les régions du Québec? Pourquoi? Pas sûr de comprendre l'intérêt... à moins que ce soit pour damer le pion de la très propagandiste Radio-Can, mais encore là, il me semble que TVA est généralement moins biaisé à cet égard... je ne suis pas certain que l'état a besoin de subventionner sa propre chaîne d'infos... j'ai peut-être tort, mais ma première réaction n'est pas très enthousiaste, disons.

(1:08:50) Cloutier parle d'une réforme de la justice. Très nécessaire, c'est clair, mais comment s'y prendre? Pas un mot là-dessus. Après, il parle de mettre en place une heure d'activité physique par jour des CPE jusqu'aux CHSLD... là, moi, j'ai un problème. Encourager les jeunes à bouger et leur donner plus d'opportunités de le faire, d'accord. Mais les adultes sont ultimement responsables du mode de vie qu'ils choisissent. Ils peuvent bien choisir ou pas d'être actifs ou de manger ce qu'ils veulent en toute connaissance de cause. Ce n'est pas à l'état de venir se foutre le nez là-dedans.

(1:12:20) J'aime bien Lisée ici. Les inégalités, les salaires exorbitants, les salaires astronomiques des médecins... j'aime ce que j'entends.

(1:16:20) Dysfonctionnement de la justice. Plamondon parle de distinguer entre justice pour les entreprises (qui devraient payer des frais) et justice pour les particuliers (pour qui l'aide juridique sera rehaussée)... j'adore cette proposition. En fait, Plamondon semble bien connaître ce domaine et ses propositions sont fort intéressantes. Face à lui, Ouellet fait pitié...

(1:21:45) Conciliation travail-famille. Dès le départ, Plamondon affirme que cette situation affecte davantage les femmes que les hommes. Pourquoi? Parce que, explique-t-il, le congé offert aux mères est plus long que celui offert aux pères. Ne vient-il pas de complètement invalider son propre argument? Cette situation de désavantage-t-elle pas clairement les hommes? Et après ça, il a le culot de nous parler de DISCRIMINATION SYSTÉMIQUE CONTRE LES FEMMES! Il me jette à terre, là. Du pur délire. Complètement ridicule. Moi qui commençais à l'aimer, ceci constitue un gigantesque hara kiri en ce qui me concerne. Quel ramassis d'âneries!

QUOI? Les hommes n'ont pas appris à prendre leurs responsabilités à la maison? Va donc chier, crisse! Viens donc faire un tour chez nous, mon esti, viens donc voir le temps que je consacre à ma famille! Probablement crissement plus que ce que tu consacres à la tienne! Tu n'as pas de leçons à me donner et je n'ai rien à foutre de tes maudites généralisations minables! Hey, à l'écouter, on croirait qu'on est en 1950! Il déconne complètement!

Et même si c'était vrai (ÇA NE L'EST PAS!), ce n'est pas le rôle de l'état d'aller se crisser le nez dans la division de travail entre les conjoints! Le concept de vie privée, ça te dit quelque chose?

Je suis en beau tabarnak, là...

(1:25:15) Et maintenant, Plamondon dit qu'il veut 40% de femmes à l'Assemblée nationale et la parité au conseil des ministres. Je capote. Ce gars-là est un esti de Justin Trudeau souverainiste, calvaire!

Alors comme ça, mon p'tit Paul, ce n'est pas au peuple de choisir ses représentants de manière démocratique, c'est toi qui va le faire en respectant des quotas? Et les postes de ministres ne seront pas confiés selon des critères de compétence, mais d'abord et avant tout des critères d'organes génitaux? Tu veux faire passer le sexe d'un candidat avant sa compétence et son expérience?

Ben tu sais quoi mon p'tit Paul? Cela fait de toi un sale sexiste. Point final. Ce n'est pas moi qui le dit, mon coco, c'est l'encyclopédie Larousse:


Le sexisme est une attitude DISCRIMINATOIRE fondée SUR LE SEXE.

Le sexisme est un principe qui accorde UNE PLACE PRIVILÉGIÉE à la différenciation sexuelle dans la compréhension du monde.

Ça te décrit parfaitement, mon p'tit Paul.

Les hommes se lancent plus souvent en politique que les femmes, mais ils faudrait les en empêcher pour faire passer les femmes, moins nombreuses, devant eux? Il faut faire passer la nature des organes génitaux avant toutes les autres considérations? L'effet serait de donner un accès plus facile aux candidates qu'aux candidats, c'est de la discrimination fondée sur le sexe. C'est sexiste.

La parité au conseil des ministres malgré le fait qu'il y a plus de députés que de députées? C'est donner un accès plus facile aux postes de ministres aux candidates qu'aux candidats, c'est de la discrimination fondée sur le sexe. C'est sexiste.

Ce que tu proposes, ce n'est pas l'égalité des chances. Ce que tu proposes, c'est un système qui privilégie et avantage les femmes. C'est donc sexiste par définition.

Le contraire de la discrimination envers les femmes, CE N'EST PAS LA DISCRIMINATION ENVERS LES HOMMES! Le contraire du sexisme, c'est l'égalité des chances! C'est un système qui fait fi de la sexualité des gens, pas un système sexiste qui en fait un critère prioritaire! Il me semble que ce n'est pas si difficile à comprendre!

Et je ne ressens plus que le plus profond des mépris pour ce type-là... tout simplement répugnant.

(1:28:25) Cloutier affirme qu'il veut qu'on ait le meilleur réseau d'éducation au monde et que, selon lui, cela passe par l'intégration des CPE au système. Je ne suis pas d'accord. Moi, je pense que les enfants en bas âge ont besoin de grandir dans leur famille. Et je pense qu'on devrait aider les parents qui font le choix courageux et les sacrifices considérables pour passer les premières années de vie de leurs enfants avec eux, à la maison. Je l'écris sur ce blogue depuis des années.

(1:29:30) Trop d'enfants en difficulté dans les écoles publiques? Lisée propose d'obliger les écoles privées à en accepter leur juste part. J'ai du mal à concevoir que les écoles privées puissent faire partie d'une solution. Elles me semblent plutôt être un problème. Mais bon... outre cela, supposons que nous le fassions, le problème demeure entier. Que faire pour aider les élèves en difficulté dans nos écoles? Le temps n'est-il pas venu de se questionner sur notre façon de classer les enfants selon l'âge plutôt que selon d'autres critères comme par exemple les aptitudes? Il semblerait que M. Lisée n'ait pas poussé plus loin sa réflexion là-dessus...

On parle ensuite de la modulation des tarifs, c'est à dire de faire payer davantage la classe privilégiée pour des services comme les CPE. J'en parle sur ce blogue depuis des années, c'est tellement évident! Malheureusement, Lisée parle plutôt de gratuité pour tous, ce qui ne règle pas le problème, au contraire, ça l'amplifie.

(1:31:28) Cloutier parle de la situation dans les communautés inuits. Je suis content qu'il le fasse, on se soucie trop peu du sort de nos premières nations. C'est tout à son honneur.

(1:32:12) Paradis fiscaux. Il n'y a pas grand-chose à dire là-dessus quand on n'est qu'une province. Toutefois, Cloutier a un argumentaire très intéressant à ce propos, ce sont de beaux arguments à mettre de l'avant pour promouvoir la souveraineté:

"Savez-vous c'est quoi les investissements du Canada (...) aux Bermudes? C'est 63 milliards de dollars! C'est 12 fois plus que les investissements en France, pis y'a moins de population qu'en Estrie!"

J'adore.

La proposition de Ouellet de faire en sorte que la Caisse de dépôt n'investisse pas dans des entreprises qui cachent de l'argent dans les paradis fiscaux me semble excellente.

(1:37:40) L'éducation. On dénonce les coupures libérales, L'abolition des postes et les taux de décrochage. Les libéraux sont des pyromanes, c'est clair. Mais que propose le PQ?

Cloutier dit vouloir en faire une priorité nationale. Mais qu'est-ce que cela veut dire?

Ti-Paul creuse sa tombe encore plus creux en disant qu'il veut un ordre professionnel pour les enseignants. Crisse, je commence vraiment à l'haïr passionnément ce type-là. Ce n'est pas suffisant de me payer un salaire de minable pour un travail qui ne m'offre aucune protection, mais en plus il faudrait que je perde une fraction supplémentaire de ce maigre salaire pour financer un ordre professionnel?

En plus d'être soumis à la vigilance des élèves, des parents, des collègues, de la direction, des bureaucrates de la commission scolaire et des journalistes en manque de sensationnalisme, il faudrait EN PLUS que je sois soumis à un ordre professionnel?

Il n'en est pas question!

Un ordre professionnel ne permettrait aucunement de favoriser le respect envers les enseignants, contrairement à ce que prétend Ti-Paul et je le mets au défi de me trouver une seule preuve de ce qu'il avance!

Tu veux avoir des candidats de meilleure qualité pour l'enseignement? Ce n'est pas en jouant avec la cote R que tu vas y arriver! DONNE-NOUS DONC UN SALAIRE QUI A DE L'ALLURE ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL TOLÉRABLES!

Et regardez-lui la face quand il a fini de déblatérer ses conneries. Regardez son petit crisse de sourire satisfait. Regardez-le rebondir sur ses talons. Regardez-le dans son beau petit complet que l'enseignant moyen que je suis n'aurait jamais les moyens de se payer. Et c'est lui qui va venir me dire que j'ai besoin d'un ordre professionnel et qu'il faut restreindre l'accès aux facultés d'éducation?

Je commence à le détester sérieusement ce gars-là... même Couillard et Trudeau n'ont pas réussi à m'enrager autant depuis longtemps...

(1:42:45) La santé. Ouellet dénonce les libéraux, et avec raison. Elle parle de cliniques d'infirmières, ça me semble être une bonne idée. Lisée dénonce Legault, encore une fois avec raison. À mon avis, il démontre qu'il serait redoutable en débat contre Legault et Couillard.

Ouellet affirme que les médecins devraient réduire "de façon importante" les quantités de médicaments qu'ils prescrivent. Pas d'accord. Un médecin est un professionnel, laissez-le faire sa maudite job. Je ne veux pas que des patients soient privés d'un médicament pour satisfaire à des quotas gouvernementaux! Franchement... si vous voulez vous attaquer au lobbyisme des compagnies pharmaceutiques, d'accord. Mais laissez les médecins faire leur job! Ce n'est pas à une politicienne de décider ce qui est "bon pour la santé" ou pas!

(1:48:00) Remarques finales...

Ouellet parle d'indépendance. Ses propos me plaisent énormément. "On ne peut pas convaincre si on n'est pas nous-mêmes convaincus." Je crois qu'elle est dans le mille ici. Directement dans le mille. Malheureusement, ses propos inspirants sont, encore une fois, livrés façon robot. Elle lit sa feuille! Elle est vraiment une oratrice médiocre...

Lisée a beaucoup de charisme et d'enthousiasme. Mais je ne suis pas d'accord avec son analyse. Je ne crois pas que le PQ a perdu les dernières élections parce qu'il a promis un référendum. Il a perdu parce que Marois a dit qu'il n'y en aurait pas! En faisant cela, elle s'est tirée dans le pied. Les fédéralistes ne voteront jamais pour le PQ, quoi qu'il dise. Et sans souveraineté, les souverainistes ne voteront pas pour eux non plus! C'est pour ça, à mon humble avis, que le PQ a perdu.

Vient ensuite Plamondon... l'antipathie que je viens de développer envers ce type me donne la nausée. Oui, je veux du changement, mais pas le tien! J'y pense, au nom du sexisme misandre que tu as décidé d'incarner, laisse donc ta place à Martine Ouellet! Donne l'exemple! Pauvre type...

Et finalement, Cloutier. Il semble désespéré. Je ne comprends pas trop où il va avec son message. Ça semble vague. Pas très clair.

Qu'est-ce que les gens scandent à la fin?

Cloutier, Cloutier, Cloutier?

Lisée, Lisée, Lisée?

Qu'en pensez-vous?

Moi, je ne scande rien... je réfléchis...



25 septembre 2016

Mes nouvelles idoles



Extraits de la nouvelle:

Les souverainistes ont de surprenants nouveaux amis très affirmés : les Anglophones pour un Québec indépendant.

Cette nouvelle organisation a été annoncée ce matin par la professeure et auteure, Jennifer Drouin, qui habite au Québec depuis 2001 et qui est membre du Parti québécois depuis 1998.

(...) Mme Drouin souhaite « contrecarrer la présomption erronée voulant que tous les anglophones soient par défaut fédéralistes ».

« Nous croyons que nous, les Québécois, formons un peuple distinct, résilient et dynamique, a aussi dit Mme Drouin.  Nous aimons et respectons la langue française et nous nous engageons à la protéger et à l'aider à fleurir ».



Des raccords "problématiques"

Comme c'est rassurant:

Des documents de TransCanada révèlent la présence dans ses pipelines de plus d'un millier de raccords comportant possiblement des matériaux de qualité inférieure. Certains de ces raccords se trouvent sur un tronçon que la compagnie souhaite convertir pour transporter du pétrole, dans le cadre du projet Énergie Est.

L'Office national de l'énergie (ONE) sait depuis 2008 que des coudes et des raccords en acier installés dans des pipelines au Canada ont une plus faible résistance à la rupture. Mais c'est seulement l'hiver dernier, huit ans plus tard, que l'organisme de réglementation a publié un avis de sécurité à ce sujet.

(...) Dans le seul pipeline Keystone de TransCanada, on compte plus de 1200 raccords dont la fabrication ne respecte pas les exigences.

Deux cent vingt-cinq autres raccords problématiques ont aussi été répertoriés dans son réseau de gaz naturel, dont une trentaine situés dans le tronçon qui termine sa course aux Cèdres, près de Montréal. 

(...) Les raccords visés par l'ordonnance de l'Office national de l'énergie sont plus minces que prévu, un détail qui a échappé à TransCanada au moment de l'installation. C'est le même problème qui a mené il y a trois ans à la rupture d'un pipeline à Buffalo Creek, en Alberta.

L'ingénieur Evan Vokes avait prédit cet accident. Il a été congédié après avoir dénoncé publiquement d'importantes lacunes dans les pratiques de TransCanada en 2012. «Il s'agit des mêmes pièces qu'à l'époque», précise l'ingénieur, qui dit avoir été témoin à plusieurs reprises de l'installation de pièces de qualité inférieure lorsqu'il travaillait pour l'entreprise.

(...) Quelques raccords ont été recouverts, par mesure de précaution.

L'ingénieur Evan Vokes craint que ce ne soit pas suffisant. «Cela ne restaure pas les propriétés du métal et n'empêchera pas une éventuelle fissure de s'étendre.»



Tu peux t'opposer aux pipelines, sauf si...

Le peuplement de l'Amérique

L'arrivée des ancêtres des Premières Nations ne s'est pas tout à fait passé comme nous le pensions initialement. En effet, le modèle de l'immigration à travers la Béringie semble de plus en plus inadéquat à mesure que de nouvelles découvertes sont faites.

Extrait de la nouvelle:

A popular theory about how the first North Americans moved from Alaska and Yukon into the U.S. and Central and South America can't be right, suggests evidence from lakes in B.C. and Alberta.

For decades, anthropologists had suggested that people entered North America from Siberia via the Bering land bridge, then spread south into the U.S. and Mexico via a corridor that opened up between the melting ice sheets in what is now Alberta and B.C. about 13,000 years ago.

But a new study by Danish, Canadian and American scientists shows that would have been impossible, as there wasn't enough food and vegetation growing in the corridor to support humans until long after people were living south of the ice sheets.

(...) Human archeological sites as old as 14,600 years old have been found south of the ice sheet, in Oregon, Florida, Texas and even as far south as Chile.

Meanwhile, no Clovis sites have been found in Alaska or Yukon, although one dating to around 13,000 years ago has been found in Charlie Lake, B.C.. That raised the possibility that it could have belonged to people who came through the ice-free corridor.

But Schweger noted that researchers had no idea what the environment was like in the corridor when it first opened up, and whether it could even have supported humans when the ice was rapidly melting and pooling into proglacial lakes that had nowhere to drain to at that time.

(...) "It must have been miserable," he suggested. "You had two major ice sheets on either side of you, you had proglacial lakes that blocked you at every turn. How did plants and animals get in there?"

Years ago, one of his graduate students tried to answer that question by analyzing ancient plant pollen from the time that the corridor opened up. That pollen is now trapped in layers of sediment at the bottom of lakes in the corridor. The analysis found that plant life was very sparse at the time when the corridor opened up.

(...) The Canadians analyzed plant material and pollen in the samples, while the Danish team focused on the DNA. The results showed that even though the corridor may have opened up 13,000 years ago, there wasn't much vegetation until 12,600 years ago, when grasses and grazing animals such as bison and woolly mammoths started to appear, along with smaller animals like jackrabbits and voles.

(...) Eventually, around 10,000 years ago, the corridor was gradually taken over by a boreal forest dominated by spruce and pine trees.

But this all happens later than the first Clovis remains in B.C. south of the ice sheet, suggesting that the Clovis people likely came from the south, not the north, perhaps following wild animals such as bison — recent evidence has shown that some bison did move north through the ice-free corridor.

Meanwhile, Schweger said, "People that used the corridor may never have come from the north."

The researchers suggest the new findings add to evidence that the first North Americans moved south along the Pacific Coast rather than inland through the ice-free corridor.



Nuremberg

Si vous n'avez jamais vu ce télé-film, voici votre chance. Très bon. Il y a un paquet d'excellents acteurs là-dedans: Brian Cox, Christopher Plummer, Max von Sydow, Michael Ironside, Alec Baldwin, etc. Réalisé par un Québécois en plus: Yves Simoneau. D'ailleurs, vous reconnaîtrez plusieurs acteurs québécois dans des rôles secondaires: Raymond Cloutier, Benoît Girard, Roc LaFortune, Julien Poulin, René Gagnon, Paul Hébert, David La Haye et d'autres. Le film a été tourné à Montréal et au vieux pen de Saint-Vincent-de-Paul, à Laval.



Si vous préférez les documentaires, celui-ci à propos du procès de Göring est très détaillé.



Michael Silverstone Madsen

Mike Corriero III





D'autres oeuvres ici et ici.

Trouvé ici.


Maxim Verehin

Chris Sanders II






Une autre magnifique oeuvre ici.

Trouvé ici.


24 septembre 2016

Seaport


Avez-vous un jeu qui vous captive et vous ignorez totalement pourquoi?

Dans mon cas, c'est un petit jeu sur Facebook qui s'appelle Seaport. Ne me demandez pas ce qu'il a de si intéressant, je l'ignore. Il ne se passe à peu près rien, tout ce qu'on fait c'est pêcher des poissons, upgrader nos édifices et envoyer nos bateaux chercher des ressources dans d'autres ports.

Il se passe fuck-all! C'est répétitif comme le tabarnak! Mais d'mandez-moé pas pourquoi, crisse, je suis accro. Il faut que j'aille cliquer mes p'tits esti de bateaux au moins une fois par jour. C'est la première chose que je fais quand j'allume l'ordi.

Et je n'ai aucune idée pourquoi. Ce n'est ni excitant, ni stimulant, ni intelligent, ni rien... mais j'y retourne à chaque jour comme un crisse de zombie.

Une chance que je n'ai pas de téléphone portable et que je n'ai pas accès à FB à l'école parce que je pense que je passerais ma journée là-dessus, calvaire...

Rassurez-moi, là! Dites-moi que, vous aussi, vous passez du temps à jouer à un p'tit jeu épais et que vous n'avez aucune idée pourquoi! ;-)



Le Pouvoir de l'Amour

Comme j'avais beaucoup aimé la précédente BD écrite par Yves Pelletier, j'ai eu envie d'essayer celle-ci.

Cette BD n'est pas une histoire continue, mais bien une suite de récits relativement courts qui ont pour thème principal l'amour... ou du moins la romance humaine, disons.

La première histoire nous raconte l'idylle entre la jeune mère célibataire d'un petit garçon turbulent et un beau photographe étranger. Après leur brève rencontre, ils sont séparés au grand désarroi de la jeune femme. Mais leur éventuelle réunion ne se déroulera malheureusement pas comme elle l'avait espéré.

La deuxième histoire est celle de deux jeunes gens qui font une rencontre fortuite dans un parc pendant un orage. Malheureusement, dans leur cas, le coup de foudre ne sera pas qu'une expression imagée.

Dans la troisième histoire, une femme tente par tous les moyens de convaincre son conjoint de se débarrasser d'un orgue qui lui a été légué en héritage par sa tante préférée. Quelques pages plus tard, le revirement de situation sera total.

Je ne vous décrirai pas chacun de ces courts récits, ceci devrait suffire à vous en donner une assez bonne idée.

En toute sincérité, je dois dire que je n'ai pas beaucoup apprécié ma lecture. Certaines histoires sont correctes, mais d'autres m'ont beaucoup déplu.

La meilleure, à mon humble avis, est celle qui se moque d'un type qui tente de devenir candidat dans une émission de télé-réalité pour faire chier son ex. Je l'ai beaucoup aimée celle-là parce qu'elle m'a rappelé quelques zigotos que j'ai jadis connus.

Mais la plupart des autres récits m'ont semblé manquer de direction. Je crois que, dans certains cas, l'intention de l'auteur est de nous dépeindre des moments tout à fait plausibles de la vie quotidienne, mais le résultat est totalement banal.

D'autres fois, il nous plonge dans des situations loufoques, mais elles ont toutes en commun le fait qu'elles tournent en dérision ou ridiculisent carrément le personnage masculin. Ça devient répétitif et j'en ai un peu marre de ce type de gag où la femme est angélique et l'homme un sombre crétin répugnant.

Je suis peut-être trop empathique, j'sais pas, mais plutôt que d'avoir envie de rire et de me moquer, je me sens tout croche quand je lis des histoires dans lesquelles le personnage est humilié de la sorte. Et ce n'est pas ce que j'ai envie de ressentir quand je lis une BD qui se veut humoristique...

Bref, tout ça pour dire que cette BD est, à mon humble avis, vraiment moins bonne que la précédente. Il y a bien des moments amusants et attendrissants ici et là, mais en général, je n'ai pas aimé.

J'ai bien aimé les dessins d'Iris, mais ils n'arrivent malheureusement pas à sauver les meubles.



Judge Dredd: CRUSADE


Ce recueil contient deux histoires qui ont été originalement publiées en 1994 et 1995.

La première, intitulée CRUSADE, raconte une mission de Dredd en Antarctique. Un vaisseau spatial qui avait été envoyé pour explorer le cosmos et avec lequel on avait perdu contact depuis 15 ans vient de s'écraser au Pôle Sud. Chaque méga-cité de la Terre envoie un de ses meilleurs juges pour s'emparer des secrets de ce vaisseau. On fait donc la connaissance d'un juge irlandais, d'une Japonaise, d'une Britannique, d'une Soviétique, d'un Indien, d'un Égyptien, d'un Australien et d'un Africain. Puis, entre en scène le juge le plus redouté et le plus sinistre de tous, celui qui est envoyé par le Vatican. Tout ce beau monde pénètre dans l'épave du vaisseau et une course folle s'engage. En plus des juges qui s'attaquent et se massacrent entre eux, une mystérieuse menace à bord du vaisseau supprime les survivants. Dredd est vraiment assailli de toutes parts.

Cette BD semblait vraiment avoir tout pour elle. Elle est écrite par Mark Millar et Grant Morrison, deux scénaristes très talentueux. Malheureusement, l'histoire qu'ils nous livrent est puérile et dépourvue d'originalité. Les juges internationaux sont tous de ridicules stéréotypes ambulants: l'Irlandais boit constamment de la bière, la Japonaise est obsédée par l'honneur, l'Indien est contre la violence, etc. Je comprends que Dredd lui-même est l'archétype du héros américain à la Rambo poussé à l'extrême et qu'on essaie de faire la même chose avec les autres nationalités, mais tout de même... ce n'est même pas un peu subtil. Ni particulièrement drôle. C'est juste épais.

Les dessins de Mick Austin ne font absolument rien pour aider. L'action est souvent confuse et saccadée, c'est-à-dire qu'il manque parfois de fluidité entre les cases, si bien qu'on a du mal à comprendre comment une case peut mener à la suivante. À plusieurs reprises, j'ai dû reculer et relire les cases précédentes pour essayer de comprendre. Pas génial.

La deuxième histoire est intitulée FRANKENSTEIN DIVISION et voit Dredd affronter un monstre constitué de morceaux de cadavres de ses victimes. Pour l'originalité, on repassera. Encore une fois, le scénario de Millar est simpliste, presque enfantin et prévisible. Les dessins de Carlos Ezquerra, eux, ne me plaisent pas du tout. On dirait parfois des cases dessinées par un étudiant qui n'a pas tout à fait peaufiner son art... ce n'est pas très professionnel. Les couleurs criardes enlaidissent encore plus ces planches, si bien que j'en avais presque mal aux yeux.

Un autre truc qui devient énervant avec ces histoires, c'est qu'elles ont été originalement publiées dans un comic-book mensuel et chaque épisode devait se terminer par un gros cliffhanger remplie de suspense. Le problème, c'est que lorsqu'elles sont réunies en un seul récit continu, ces moments "forts" perdent tout ce qu'ils avaient de dramatique. Ils deviennent plutôt des anti-climax qui ponctuent l'histoire à toutes les 3 ou 4 pages et qui viennent sérieusement briser le rythme du récit.

Ce n'est pas compliqué, le seul élément de cette BD qui mérite une mention, c'est la magnifique couverture de l'extraordinaire Brian Bolland. Tout le reste est très peu mémorable.

Je suis très déçu parce que les deux dernières BD de Dredd que j'ai lues (ici et ici) étaient très bonnes, mais celle-ci est une véritable douche glacée qui vient vraiment refroidir mes ardeurs. Ça enlève carrément le goût d'en essayer d'autres...




Needful Things

Je viens de terminer le roman Needful Things de Stephen King... je sais, je sais, ça fait environ 200 ans qu'il est sur les tablettes mais que voulez-vous, je suis un tantinet en retard. Vaut mieux tard que jamais.

En gros, ça raconte l'histoire des habitants d'une petite ville du Maine (Castle Rock, évidemment) dans laquelle un inconnu ouvre une nouvelle boutique: Needful Things. Dans celle-ci, chacun trouve l'item de ses rêves à un prix ridiculement bas... toutefois, le prix en dollars n'est qu'une partie du paiement. Pour conserver son trésor, l'acheteur doit également accepter de "jouer un tour" à un autre habitant de la ville, ce qui a pour effet d'exacerber les tensions et de plonger toute la communauté dans le chaos.

J'ai beaucoup aimé la première partie, mais la fin m'a un peu déçu. Il faut dire qu'avec King, la fin est souvent un profond anti-climax. Toutefois, les premiers chapitres sont vraiment bons. Ses personnages sont vibrants de réalisme. Leurs contradictions, leurs peurs, leurs espoirs et leurs cicatrices les rendent profondément humains et attachants. D'autres personnages sont si affreux et grotesques qu'on ne ressent que le plus grand des mépris pour eux, et c'est bien évidemment ce que souhaite l'auteur. King prend son temps et fait augmenter la tension cran par cran, tout doucement, jusqu'à ce qu'elle atteigne un niveau à peine supportable. Je suis sérieux, je ressentais physiquement cette tension en lisant. J'ai initialement été complètement absorbé par ma lecture.

Mais, malheureusement, la dernière partie du roman est beaucoup moins réussie. Il y a beaucoup de personnages, trop à mon avis, et plusieurs d'entre eux sont assez mal développés, ce qui fait qu'on se fiche pas mal de ce qu'ils vivent. Trop d'événements se passent simultanément. Et la toute fin est franchement ridicule. Les conclusions de King sont encore généralement décevantes de nos jours, mais elles ont le mérite d'être un peu plus sophistiquées que celle-ci.

Bref, une lecture initialement emballante qui s'est malheureusement gâtée par la suite.

Il me semble avoir vu un téléfilm basé sur ce livre il y a une éternité de cela... vous vous en souvenez? Il me semble que c'était bon... mais peut-être que je me mélange avec une autre adaptation de King... Storm of the Century peut-être?



Drette dans l'mur





sandara II



D'autres oeuvres ici.

Trouvé ici.


Paul Kwon

Nivanh Chanthara II




D'autres oeuvres ici.

Trouvé ici.


DarinK

22 septembre 2016

Les hommes sont des gros cons immatures

Et maintenant, un peu de propagande féministe misandre:

A study into the differences in maturity between genders revealed both men and women agree men remain 'immature' well into their late 30s and early 40s.

Vous voyez ça? Une "étude" à propos d'opinions que les gens ont à propos d'un sujet.

Je n'appelle pas ça une étude, j'appelle ça un sondage. Ah! Mais le mot "étude" sonne tellement plus sérieux!

(...) Alarmingly, eight out of ten women believe that men 'never stop being childish' - with breaking wind, burping, eating fast food in the early hours and playing videogames their biggest bug-bears. Staying silent during arguments, not being able to cook simple meals and re-telling the same old jokes and stories when with the lads were also hailed as signs of immaturity.

Wow, très révélateur, n'est-ce pas?

Ce sondage nous révèle que 80% des femmes britanniques ont une opinion défavorable des hommes! Un pourcentage colossal! En passant, le type de commentaires que j'entends de la bouche de mes collègues féminines est suffisant pour me convaincre qu'on obtiendrait des résultats très similaires au Québec.

Ainsi, pour 80% des femmes, les hommes sont des éternels enfants.

Pourquoi?

Premièrement, ils pètent. Désolé Mesdames, mais j'ai deux mauvaises nouvelles pour vous. Tout d'abord, vous pétez autant que les hommes. En fait, certaines sources affirment même que vous pétez davantage. Et par dessus le marché, vos flatulences puent davantage que celles des hommes. On dirait bien que vos préjugés ne se vérifient pas scientifiquement. Oups. Mais ne vous en faites pas trop, péter est un signe de bonne santé, n'en déplaise à vos sensibilités féminines.

Deuxièmement, ils rotent. Je ne me sens pas concerné puisque je ne rote jamais. Mais cela étant dit, je n'ai trouvé aucun lien sérieux qui affirme que les hommes rotent plus souvent que les femmes. Le seul lien pertinent que j'ai trouvé affirme plutôt que les femmes rotent plus souvent lorsqu'elles ont leurs règles.Encore une fois, vos préjugés ne se vérifient pas scientifiquement.

Troisièmement, ils mangent de la malbouffe pendant la nuit. Aucune câlisse d'idée où elles vont la chercher celle-là. Je suis un homme et la nuit, je dors. Pour ce qui est de la malbouffe, ce sondage révèle que 53% des hommes affirment en manger au moins une fois par semaine contre 42% des femmes. Il y a donc bien une différence, mais elle n'est pas astronomique. De plus, je soupçonne que plusieurs répondantes ont probablement menti au sondage pour bien paraître. Ouais, les femmes mentent plus que les hommes. Ce n'est pas moi qui l'affirme, c'est une féministe.

Quatrièmement, ils jouent à des jeux vidéo. Pourtant, plusieurs sources révèlent que les femmes y jouent autant que les hommes. C'est d'ailleurs un des arguments préférés des féministes qui veulent voir plus de femmes dans l'industrie des jeux vidéo! Faudrait vous faire une idée, Mesdames!

Cinquièmement, ils se taisent pendant les chicanes. Ça, je peux facilement le croire. Mais à la place de blâmer la supposée immaturité de votre conjoint, peut-être devriez-vous y réfléchir un peu! Peut-être que le problème, ce n'est pas lui, mais bien vous! Peut-être qu'il sait qu'essayer d'argumenter avec vous est une perte de temps? Peut-être qu'il sait qu'il a tout à perdre et rien à gagner en ouvrant sa gueule? Peut-être qu'il sait que vous êtes vindicative et rancunière et que s'il a le malheur de parler, le conflit va s'éterniser? Peut-être même qu'il sait que, comme le démontre cette étude, vous êtes plus agressive et contrôlante et que vous lui ferez payer son insubordination? Peut-être que vous devriez réfléchir à ça un petit peu avant de traiter votre conjoint de gros crétin immature! Mais non, dans notre société féministe, c'est tellement plus simple de vomir des propos misandres que de faire preuve d'un peu d'introspection!

Sixièmement, ils sont incapables de cuisiner. Plusieurs sources fiables semblent indiquer que le contraire est faux: Why so many men are cooking (Washington Post), The rise of the male cook - and why the kitchen is the new shed (Telegraph), Are Men the Future of Cooking? (Esquire), Generation X Report: Men Spend More Time in the Kitchen (Time), Half of women admit their man is a better cook than them (Mail Online). Alors, cessez de vous comporter comme si la cuisine est votre propriété exclusive, arrêtez de critiquer tout ce qu'il fait et vous serez peut-être étonnée par ses habiletés culinaires!

Septièmement, raconter les même vieilles jokes plates à ses potes? Je suppose que vos esti d'histoires à vous sont infiniment plus passionnantes? Je travaille presque exclusivement avec des femmes depuis 20 ans et je peux vous confirmer que vos sujets de conversation sont très rarement plus brillants et sophistiqués que les jokes de vos chums!

Bref, un beau gros ramassis de préjugés stupides...

Mais le plus tragique, c'est que les hommes acceptent ces insultes et ces quolibets et finissent par les croire:

Both men and women agreed women reach proper maturity much earlier than guys, at the typical age of 32. Men were nearly twice as likely to describe themselves as immature than were women with one in four men believing they are actively immature.

Une bonne dose de dégoût de soi, comme c'est sain!

Parallèlement, les femmes ont clairement une vision exagérément positive d'elles-mêmes:

Women were also twice as likely as men to feel that they were the 'grown up' one in their current relationship. One quarter of women felt they were the ones made all the important decisions in the relationship with the same percentage wishing their partner would talk about themselves and what they're feeling more often. (...) Three in ten women have ended a relationship because they lost patience with the guy being too immature. A whopping 46 per cent of women have had a relationship in which they felt they had to mother their partner a bit too much.
In fact the average British woman has to tell her cheeky partner to 'act his age' more than once a month - an average of 14 times a year.

Ah! oui, les femmes sont si merveilleuses... que ferait-on sans elles?

Ce qu'elles appellent immaturité, j'appelle ça la simple joie de vivre. La capacité d'avoir du fun sans être perpétuellement obsédé par le jugement des autres. Sans se compliquer la vie sans cesse avec des esti de niaiseries. Rigoler, c'est le nectar de la vie. Je connais beaucoup de femmes qui gagneraient beaucoup à descendre de leurs grands chevaux et à se calmer le pompon un p'tit peu...



La violence contre les hommes explose

Oui, explose... ou pour être plus précis, elle a TRIPLÉ.

Mais ne vous inquiétez pas, vous n'en entendrez pas parler dans les médias féministes.

Extraits de l'article:

The issue has become a taboo because victims are often too ashamed to talk about their experiences. But an MP is now calling for action after evidence emerged the problem is growing at an alarming rate.

Stats released by the Attorney General show 177 women are convicted of domestic abuse EVERY WEEK.

They show 1,850 women were convicted of domestic violence in 2007 but last year the total dealt with by the courts had risen to 5,640.

(...) Tory MP Philip Davies, who uncovered the stats, said: “When people think of domestic violence, they automatically think of men abusing women.

“But the vast increase in the number of women convicted of domestic violence over the past decade must not be overlooked.

“We must not forget the male victims.

“Both male and female perpetrators of domestic violence should be dealt with equally harshly by the courts and more should be done to help victims of domestic violence whether they are men or women.”

More than 52,000 women have been prosecuted for assaulting their partners since 2006, the figures show.

But organisations that offer help to male victims are sparse.

There are fewer than 100 beds in 20 refuges or safe houses for male victims in the UK, compared with 7,500 for women.

One male victim of domestic abuse told The Sun on Sunday that when he was attacked by his girlfriend it was assumed that he was the abuser.

Speaking on the condition of anonymity, he said: “Fairly early on in our relationship I realised my girlfriend had anger management problems and could get violent. (...) “She would often punch or slap me if we had simple disagreements and then would apologise and get very upset.

“It all came to a head one night in a bar when we had both had too much to drink. “We got into an argument as we were leaving and she punched me in the face several times and broke my nose. “She began kicking me and I was telling her to clam down and was trying to hold her away from me. “She was screaming and out of control.

“Two guys came out of the pub and began attacking me.

“I was on the floor telling them that I was the victim but they didn’t stop kicking until she told them that she had hit me.

“After that I told her to get help but she refused so I went to the police.

“The police were unwilling to help and I eventually dropped charges and ended our relationship.”

John Mays, the chairman of the Parity, which campaigns for equal rights for men and women, said: “In 30 to 40 percent of domestic violence cases men are the victims and in many cases the injuries sustained are very severe.

(...) “This is a problem which needs to be urgently addressed.”

À lire également:

La violence des femmes
Justifier l'injustifiable

Hulk, Spidey, Daredevil et Superman au Québec...

J'en ai déjà parlé ici et ici, mais le blogue de Steve Requin ne cesse de me renverser.

Par exemple, dans ce billet, on apprend que Hulk a visité un camp de bûcherons québécois en 1973 (Incredible Hulk 161):


Et que, la même année, Peter Parker est venu se balader à Montréal (Amazing Spider-Man 119 et 120):


On y découvre que dans l'univers Marvel, la Biosphère n'existe plus car Hulk l'a démolie:


Mais ce n'est pas tout! On y apprend également dans ce billet que Daredevil est venu faire son tour à Montréal en 1967 (Daredevil 34):


Mais le plus renversant, c'est le 200e numéro de la série Superman de 1967. Il s'agit d'une uchronie dans laquelle le frère de Kal El devient le Superman de Metropolis. Alors que fait Kal? Ben, il devient le héros de Montréal et se fait appeler "Hyperman".


Si vous n'avez pas encore visité ce blogue, vous ne savez pas ce que vous manquez.

Comme par exemple, un affrontement entre Superman et Obélix dans les pages de Action Comics!



Concours d'art ILM