13 décembre 2016

Le Conseil du statut de la femme et vos garçons

Mario Dumont attire l'attention de ses lecteurs sur le sort des garçons à l'école et sur l'attitude choquante, scandaleuse et sexiste du Conseil du statut de la femme.

Extraits de sa chronique:

(...) Les garçons décrochent presque deux fois plus que les filles. Si on juge un arbre à ses fruits, force est d’admettre que notre système d’éducation comporte des failles par rapport aux gars.

Pourtant, le Conseil du statut de la femme a publié cette semaine un rapport sur l’égalité entre les sexes en milieu scolaire qui n’en fait pas véritablement mention. Je gage que si la situation avait été inversée, soit un décrochage supérieur chez les filles, une part importante du même rapport aurait sonné l’alarme.

Au contraire, le rapport du Conseil détaille les travaux d’un groupe de femmes qui se sont efforcées dans les dernières années à trouver dans les écoles et les cahiers scolaires des exemples de stéréotypes négatifs pour les femmes qui seraient encore véhiculés. Comme des chercheurs de bijoux avec leur détecteur de métaux sur une plage, elles ont fouillé et trouvé peu d’exemples convaincants.

Sauf que leur exercice crée une gigantesque diversion par rapport à la vraie inégalité flagrante: l’écart de décrochage. Le choix de ne pas en parler n’est pas insignifiant, surtout dans un rapport dont le titre parle d’égalité entre les sexes.

Doit-on comprendre que le Conseil du statut de la femme utilise le mot égalité pour bien paraître pendant que ses travaux font un tri parmi les inégalités? J’ai d’ailleurs sursauté en entendant leur porte-parole tenter de justifier que le décrochage chez les garçons serait moins grave que chez les filles.

Avec des mots polis, l’étude du Conseil semble même ouvrir la porte à une réduction des chances des garçons dans le milieu scolaire. On y voit une remise en cause des programmes particuliers comme les concentrations sport-études s’adressant à des groupes de garçons. Pourtant, ces activités apparaissent comme un moyen d’accrocher certains sportifs à l’école.

Que dire de ce concept «d’interventions pédagogiques visant la socialisation égalitaire [...] hors classe»? Fini les jeux de gars à la récréation?

(...) la négation du problème a peu de chance de nous mener à bon port.

Puisque cela semble n’être qu’une affaire de femmes, j’espère que le Conseil va recevoir l’avis des mamans inquiètes de la réussite de leurs fils.

Cette dernière remarque de Dumont est justifiée. En effet, cette organisation sexiste n'a sans doute rien à foutre de l'opinion des pères. Celle des femmes pourrait ne pas être rejetée du revers de la main.

Et le CSF n'est pas le premier groupe féministe à se déshonorer de la sorte.

Souvenez-vous de cette déclaration monstrueuse de la FAE...

Et ce sont ces gens-là, habités d'une aussi méprisable misandrie, qui contrôlent tout le système d'éducation. Alors ça vous étonne de voir les garçons et les hommes le fuir et l'éviter?



2 commentaires:

Anonyme a dit…

"Le Conseil du statut de la femme est un organisme de consultation et d’étude qui veille, depuis 1973, à promouvoir et à défendre les droits et les intérêts des Québécoises. Il conseille la ministre et le gouvernement sur tout sujet lié
à l’égalité et au respect des droits et du statut des femmes. L’assemblée des membres du Conseil est composée de la présidente et de dix femmes venant des associations féminines, des milieux universitaires, des groupes socio-économiques et des syndicats." https://www.csf.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/avis_egalite_entre_sexes_milieu-scolaire.pdf
Elles le disent elles-mêmes. Il n'y a pas plus sexiste que le CSF.

Prof Solitaire a dit…

Bien dit.