27 décembre 2016

Une librairie féministe à Montréal!

Montréal a jadis eu des librairies catholiques. Il en reste quelques-unes d'ailleurs, artefacts d'un autre temps. Il s'agit d'endroits où le fidèle peut se procurer des ouvrages de propagande qui ont été approuvés par les autorités religieuses tout en étant à l'abri des livres qui sont placés à l'index. Il ne faudrait tout de même pas que les brebis se mettent à développer une pensée critique!

De nos jours, la nouvelle religion, c'est le féminisme. Ce dernier a ses papesses, ses textes sacrés, ses commandements, ses péchés et ses démons. 

Et, maintenant, il a même sa librairie.

Extraits de l'hilarante nouvelle:

Depuis près d’un an, cinq vingtenaires caressaient le projet de fonder une librairie féministe à Montréal. Après une campagne de sociofinancement, la recherche d’un local et toute la préparation administrative, ils ont ouvert officieusement, la semaine dernière, leur commerce littéraire unique.

Ok... alors, c'est quoi ça une librairie féministe? Qu'est-ce qui la différencie d'une librairie tout court?

(...) La librairie se veut féministe, mais elle ne contiendra pas seulement des livres qui traitent des enjeux touchant l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. 

Il y aura des livres féministes, mais pas seulement ça? Et alors? On retrouve tout cela dans les librairies ordinaires aussi! Alors, quelle est la différence?

«Dans les féminismes, il y a beaucoup de débats, de discussions, de théories et de réflexions qui dépassent strictement l’association de féminisme et femme, mentionne Stéphanie Dufresne. Les collections antiracistes ou sur le capacitisme qu’on veut développer, ça a du sens pour nous d’avoir cela dans une librairie féministe. On y voit un lien avec la littérature sur les féminismes.»

On y trouvera donc des livres qui poussent l'agenda politique de la gauche: féminisme, antiracisme (lire multiculturalisme), capacitisme (droits des handicapés). Bref, toutes les catégories de citoyens qui sont jugés "opprimés" par les guerriers de la justice sociale gauchiste. Opprimés par qui? Mais, par les hommes blancs, pardi!

Mais passons outre l'idiotie de cette idéologie manichéenne, puérile et conspirationniste pour revenir à la question de base. Des livres féministes, antiracistes et capacitistes sont déjà disponibles dans les librairies généralistes, alors qu'est-ce que cette librairie féministe a de spécial? Des publications exclusives y seront-elles disponibles ou quoi? 

Des livres traitant des enjeux de la communauté LGBT ou des mouvements sociaux s’y trouveront aussi, de même que des auteures féminines. Les essais, les romans et la poésie côtoieront ainsi les livres jeunesse, les livres d’histoire et même les zines, ces minilivres faits à la main que des auteurs éditent eux-mêmes.

À part pour les zines, toutes ces catégories de livres sont également disponibles dans les librairies ordinaires. Alors quelle est la différence?

Un début de réponse se pointe le bout du nez à la fin de la première phrase.

On y trouvera des auteures "féministes". Est-ce à dire que seules les auteures ayant fait leur profession de foi féministe seront vendues dans cette librairie? 

La réponse à cette question se trouve dans le paragraphe suivant:

Les livres antiféministes auront-ils une place dans la librairie? «On préfère ne pas en tenir, a dit Nicolas Longtin-Martel. Si les gens veulent en avoir pour la recherche, on va les commander. Il y a des livres qui sont considérés comme féministes par certains, mais qui peuvent être considérés comme antiféministes ou hautement problématiques par d’autres. Les classiques, on va les garder, mais on va avertir les gens.»

Aaaaaaaaah! La voilà la différence!

Cette librairie féministe ne se différencie pas des autres parce qu'elle offre des ouvrages exclusifs ou des livres qui ne sont pas disponibles ailleurs! Non, non, non! C'est exactement le contraire! Elle se différencie des autres parce qu'elle offre MOINS de livres! Les livres jugés "antiféministes" sont mis à l'index! Ne les cherchez pas, ils ne sont pas là! On ne veut pas de gens qui critiquent notre idéologie icitte. Seule la parole sacrée des croyants est admise! Les auteurs antiféministes blasphémateurs, impies, païens, sacrilèges et apostats ne sont pas disponibles icitte! On ne veut pas de ces gens-là! La tentation doit être tenue à l'écart des croyants!

C'est ça une librairie féministe. C'est une librairie qui censure la critique et les opinions divergentes. Bref, c'est un lieu de propagande.

Oh! si des clients veulent acheter un livre "antiféministe", nos braves libraires féministes vont prendre leur courage à deux mains, refouler un frisson d'horreur et le commander! Mais ce doit être à des fins de "recherches". Et ces livres vont être livrés avec un AVERTISSEMENT! Attention chers coreligionnaires: lire ce livre peut être dangereux pour votre foi! Le doute pourrait s'installer dans votre esprit! Nous en déconseillons fortement la lecture! Vade retro satana!

«L’important, c’est que, malgré les positions qu’on peut avoir individuellement, ce soit un espace où on peut dialoguer, a ajouté Marie-Eve Blais. C’est un espace d’archives, de savoir et d’histoire du féminisme. Donc, pour nous, ça a du sens d’avoir des ouvrages qui ne sont pas d’accord l’un avec l’autre.»

Un espace où on peut DIALOGUER? Un espace où il y a des ouvrages QUI NE SONT PAS D'ACCORD LES UNS AVEC LES AUTRES?

HAHAHAHAHAHAHAHA!

Voilà précisément ce que votre librairie N'EST PAS, Madame! 

Vous bannissez les ouvrages que vous jugez "antiféministes" et "problématiques", vous censurez les arguments des auteurs qui critiquent ou remettent en question vos dogmes idéologiques! C'est le contraire du dialogue, ça, Madame! C'est le contraire de la diversité d'opinion! C'est l'antithèse de la liberté d'expression!

«On a vraiment une mission antioppressive, a dit Sandrine Bourget-Lapointe. C’est un grand défi. C’est presque utopique.»

Une mission ANTIOPPRESSIVE! Oui parce que, pour ces valeureuses féministes, les opinions contraires les OPPRIMENT! 

Présentement, ici même, en critiquant les inepties des féministes et en remettant en question leurs déclarations malhonnêtes et leur statistiques frauduleuses, JE LES OPPRIME!!!

Il n'y a qu'un mot pour décrire ces gens-là.

FANATIQUES.



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