31 décembre 2017

Changements climatiques : «l'hypocrisie de Justin Trudeau est claire»

Trudeau est une façade sans substance, une création médiatique vide et superficielle qui n'a pas le courage d'agir dans le dossier le plus urgent et le plus vital qui soit.

Extraits de cette entrevue avec Bill McKibben, l'environnementaliste le plus influent des États-Unis:

Q1. Vous commentez beaucoup la politique canadienne sur les réseaux sociaux, et notamment les sorties de Justin Trudeau sur l'environnement. Pourquoi?

(...) si on retrouve l'objectif très ambitieux de contenir le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius dans le texte de l'Accord de Paris, c'est en bonne partie grâce au Canada! Trudeau a soutenu les petits États insulaires dans leur démarche.

C'est la raison pour laquelle j'ai trouvé très déprimant le fait qu'après Paris, Trudeau n'ait pas posé de geste pour contenir l'industrie des énergies fossiles au Canada. On a bien vu qu'il n'avait pas le courage de ses opinions face aux pétrolières de l'Alberta.

Q2. Vous vous attendiez à ce qu'il agisse à l'encontre des pétrolières?

Avec la position qu'il avait défendue à Paris, oui. Mais quand il est allé à Houston pour prononcer un discours devant des représentants de l'industrie du pétrole et du gaz en mars dernier, il a dit : « Aucun pays qui possède dans son sol 173 milliards de barils de pétrole ne les laisserait là sans y toucher ».

À mon sens, c'est l'une des choses les plus irresponsables qu'un dirigeant politique puisse dire. Parce que si on a un quelconque espoir de venir à bout de la crise climatique, c'est en laissant dans le sol presque tout le pétrole des sables bitumineux disponible.

Il y a 30 ans, on demandait aux Brésiliens de ne pas couper les arbres de l'Amazonie pour le bien-être de la planète. C'est la même chose aujourd'hui! Pour l'Amérique du Nord, l'équivalent, c'est de laisser le charbon et les sables bitumineux dans le sol. Le Brésil l'a fait en partie, même si c'est un pays plus pauvre!

C'est une honte de voir le Canada aller ''à fond la caisse'' dans les sables bitumineux. C'est inacceptable que Justin Trudeau appuie la construction du pipeline Keystone XL aux États-Unis, alors que la majorité des experts du climat nous disent qu'il faut faire exactement le contraire! C'est choquant et c'est triste.

Q3. Vous êtes donc déçu du fils de Trudeau?

Pour moi, c'est une grande tristesse de l'avoir vu se dégonfler de la sorte. Dites ce que vous voulez de Donald Trump, au moins ce n'est pas un hypocrite! Trump ne croit pas au réchauffement climatique. Il pense que c'est une conspiration organisée par les Chinois. Si c'est ce que vous croyez, pourquoi, après tout, ne pas développer des mines de charbon, ou que sais-je!

De son côté, Trudeau a défendu avec une éloquence exceptionnelle la lutte contre les changements climatiques. Il a aidé la planète à écrire noir sur blanc dans un texte la cible dont nous avons besoin.

Mais malgré tout ça, il n'a pas eu le courage politique de faire ce qu'il devait faire.

Q4. Vous pensez qu'il est hypocrite?

Je pense que, sur cette question, son hypocrisie est claire.



Trump et les changements climatiques

Les incessantes attaques médiatiques contre Trump sont souvent abusives... mais parfois, elles sont vraiment méritées.

En ce qui me concerne, ce qui m'horripile le plus, c'est son entêtement borné à rejeter la réalité des changements climatiques.

En voici le plus récent exemple:


Pas surprenant quand ta principale conseillère est une tarte pareille:




Et maintenant... Justin Trudeau

Vous savez combien j'aime diffuser les paroles des grands esprits de l'histoire. Le temps est donc venu d'entendre le plus grand de tous, l'extraordinaire Justin Trudeau:


Trouvé ici.


Le racisme et le sexisme des soi-disant "progressistes"

Sophie Durocher attire notre attention sur un événement tout simplement renversant:

Le 19 octobre, lors du festival de musique Pop Explosion à Halifax, la chanteuse canadienne d’origine afro-colombienne Lido Pimienta (gagnante du prix Polaris 2017) a demandé­­­ à son public de se séparer: les hommes à l’arrière­­­, les femmes à l’avant. Et les femmes « de couleur » devant les femmes blanches.

Son public, comme un mouton politiquement correct, élevé au biberon de la justice sociale, a acquiescé.

Sauf qu’une bénévole à la peau blanche, qui était là pour prendre des photos pour le Festival, a refusé de quitter sa place près de la scène. Ô scandale !

La chanteuse était furieuse, la photographe qui a réagi violemment a été évincée !

Au lieu de dénoncer cette ségrégation stupide, cette distinction idiote entre personnes de couleur et personnes à la peau blanche, la direction du Festival a écrit à Pimienta pour s’excuser pour le «racisme évident»... dont la bénévole aurait fait preuve ! Le RACISME d’avoir refusé de se faire discriminer selon la couleur de sa peau? Faut le faire.

On a l’impression d’être en plein milieu d’un roman de George Orwell. Dans 1984, il disait : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Au Festival Pop Explosion de Halifax, on dit : « Le raciste, c’est celui qui s’oppose à un comportement raciste­­­ ».

Mais attendez, ce n’est pas tout !

Le Festival Pop Explosion s’est aussi engagé à offrir à ses employés « des formations d’éducation d’antiracisme et d’anti-oppression ».

Est-ce que c’est assez fort à votre goût ?



Le féminisme ne s'intéresse pas à l'égalité

Woody le Pic réanimé

70 animateurs brésiliens ont insufflé une seconde vie à un épisode bien connu de Woody le Pic et le résultats est à la fois divertissant, captivant, bizarre et totalement déjanté.



La version originale, sans le son et dépourvue de couleurs, est ici.

Trouvé ici.



29 décembre 2017

Et les vrais voleurs sont...

Dans mon dernier billet, je racontais comment beaucoup de gens de l'Ouest, y compris des politiciens, se plaisent à dépeindre les Québécois comme une bande de parasites qui leur volent les profits de l'exploitation du pétrole.

Vous voulez savoir qui sont les vrais voleurs? Ceux qui ne paient pas leur juste part et qui chipent en toute impunité des milliards aux contribuables avec l'accord complice des politiciens? Les v'là:


Canada taxes its oil and gas companies at a fraction of the rate they are taxed abroad, including by countries ranked among the world’s most corrupt, according to an analysis of public data by the Guardian. 

The low rate that oil companies pay in Canada represents billions of dollars in potential revenue lost, which an industry expert who looked at the data says is a worrying sign that the country may be “a kind of tax haven for our own companies.”

The countries where oil companies paid higher rates of taxes, royalties and fees per barrel in 2016 include Nigeria, Indonesia, Ivory Coast and the UK.

“I think it will come as a surprise to most Canadians, including a lot of politicians, that Canada is giving oil companies a cut-rate deal relative to other countries,” said Keith Stewart, an energy analyst with Greenpeace.

Companies like Chevron Canada paid almost three times as much to Nigeria and almost seven times as much to Indonesia as it did to Canadian, provincial and municipal governments.

Chevron used to run its Nigeria and Indonesia projects out of the U.S., but after allegations that they evaded billions in taxes, their operations were moved to Canada.

According to data collected by the Guardian, Suncor also paid six times more taxes to the UK, and Canadian Natural Resources Limited (CNRL) paid almost four times more to Ivory Coast.


(...) Even with the low rates, the Canadian Association of Petroleum Producers has been lobbying the federal government for more tax breaks to improve their “competitiveness.”

(...) “Companies in Canada will point to the jobs they are creating rather than acknowledge they could be sharing more of their profits, which mostly goes to shareholders who are not even in the country,” he said. “In key jurisdictions like Alberta, this has come about after decades of rule by Conservatives who are very cozy with oil interests. The numbers reveal a poor tradeoff: high emissions for not much revenue. It’s long-past time for Canada to follow a model like Norway’s, which captures far more revenue from oil production.”

While royalty rates in Newfoundland are the highest in Canada, in Alberta they have fallen from a 40 per cent high during the 1970s to less than four per cent, and a complex system of exemptions ensures companies often pay even less. The NDP government in Alberta backed away from a pledge to hike them.

(...) Suncor, which reported profits of $1.9 billion in 2016, did not return a request for comment. All three companies pay massive dividends to shareholders every year.

Natural Resources Canada referred questions to the Finance Ministry, which did not respond to questions.

Justin Trudeau’s Liberal government and the provinces also continue to give $3.3 billion in yearly subsidies to fossil fuel producers in the country, despite having pledged to phase them out.

Et il aura fallu qu'un journal britannique s'y intéresse pour que cette nouvelle sorte... non mais quel pays de merde...



28 décembre 2017

Recrudescence du Québec-bashing

Le Québec-bashing connaît une nouvelle recrudescence dans l'Ouest du plusse beau pays du monde ces derniers temps et ce sentiment de colère et de xénophobie à peine voilée est nourri par les politiciens.

Prenez par exemple cette image qui a abondamment circulé sur les médias sociaux ces derniers temps et qui a été diffusée par Brad Wall, le premier ministre de la Saskatechwaaaaaaaaaaan (tu m'as pris ma feeeeeeeeemme):


L'image est accompagnée de ce message:

Quebec is cutting income taxes, sending cheques to parents, and will balance their budget. Wondering where they got the money? This year, Quebec is receiving $11.7 BILLION in equalization, which makes up 11% of their total revenue. That's $650 MILLION more than last year.

Saskatchewan taxpayers are contributing $580 million to equalization just this year and again receive ZERO dollars in equalization as our finances struggle with the challenge of stubbornly low commodity prices. Something isn't right.

Yup, something's not right mon p'tit Brad, et ce qui ne va pas c'est ta logique tordue et ta malhonnêteté intellectuelle. Tu racontes une histoire bien incomplète. Alexandre Lavallée l'explique ainsi:

La péréquation n’est PAS un B.S. que les provinces les plus riches paient aux plus pauvres. C'est un rééquilibre fiscal suite à d'autres types d'investissements et de transferts d'argent.

Par exemple, puisque l’impôt des Québécois(e)s finance le programme nucléaire canadien, mais que le Québec compte seulement 2 des 22 réacteurs nucléaires au pays, il est normal que la province reçoive une compensation quelque part. Pareillement, quand les transferts fédéraux du ministère de l'Agriculture aux provinces représente environ 1175 M$ au total, mais que le Québec reçoit seulement 125 M$, il reçoit une part de 7 % alors qu'il contribue au budget fédéral à la hauteur d’environ 20 %. Encore une fois, la province doit être compensée quelque part. Les exemples du genre sont nombreux (projets militaires, transferts de programmes, subventions d'industries, etc.) et c'est en grande partie ce qui explique pourquoi le Québec reçoit beaucoup en péréquation. C'est une structure fiscale.

En résumé, la péréquation donne l’illusion d’avantager le Québec lorsqu'elle est isolée. Mais c’est ridicule d’isoler la péréquation des autres moyens de redistribution de la cagnotte canadienne. C’est pratiquement comme si on essayait de déterminer à quel point les individus tirent profit du gouvernement en tenant uniquement compte de leur retour d’impôt en montant absolu.

Si le sujet de la péréquation vous intéresse, jetez un coup d'oeil là-dessus:

DEHORS le mythe de la péréquation!!!


Mais la réalité intéresse bien peu des types comme Wall. La stratégie est limpide: le meilleur moyen d'unir un électorat, c'est de se trouver un ennemi, une menace extérieure, réelle ou imaginaire. Les Québécois sont le choix tout indiqué puisqu'ils forment un groupe détesté depuis des générations.

On l'haït déjà par simple sentiment de supériorité colonialiste britannique, on l'haïra désormais aussi parce qu'il "vole notre argent".

Brad n'en est pas à ses premières armes dans le domaine florissant du Québec-bashing, en passant. Il s'y consacre à temps partiel depuis au moins 2014.

Ce bon vieux Preston Manning confirme cette recrudescence (ses propos sont évidemment traduits puisqu'il est parfaitement incapable de parler français):

L’impression ici est que le Québec est au mieux, indifférent, et, au pire, hostile envers les intérêts nationaux canadiens depuis quelques années. Les Albertains sont de plus en plus piqués par cette impression. Avant, on parlait d’une frustration, mais maintenant on ressent vraiment une colère.

Je trouve ces propos extrêmement révélateurs. 

Voyez-vous comment, pour les types comme Manning, les intérêts de l'Ouest sont les "intérêts nationaux canadiens"? On comprend que les intérêts du Québec, eux, ne le sont pas, qu'ils sont égoïstes, voire sinistres et destructeurs.Le Québec représente une force "hostile", un ennemi qui veut détruire le Canada.

Notons au passage que le p'tit Preston a largement contribué à cette haine anti-québécoise depuis des années:




Jim Farney, professeur à l’Université de Regina, croit naïvement que la hargne anti-Québec se résume essentiellement au dossier du pipeline Énergie Est:

Avec la taxe sur le carbone, la chute du prix du baril de pétrole dans les dernières années et la disparition graduelle de l’industrie du charbon, les Albertains et Saskatchewanais voient leurs emplois disparaître et leurs industries fermer. Donc, se faire refuser un pipeline qui pourrait relancer leurs économies les touche profondément.

Ça fait très joli. On ne vous déteste pas pour des raisons xénophobes, on vous déteste seulement pour des raisons économiques. Ne le prenez pas personnel.

Or, le pipeline Énergie Est était clairement un projet débile pour de nombreuses raisons que j'énumère ici. Par chance, il ne se réalisera pas, mais ce n'est certainement pas grâce à ce parfait idiot de Philippe Couillard.

De plus, il ne peut pas expliquer à lui seul une telle haine envers les Québécois. Pourquoi? Parce qu'il ne s'agit pas du seul projet de pipeline qui aurait permis d'acheminer le pétrole de l'Ouest vers les côtes. Un projet qui devait traverser la Colombie-Britannique a également été refusé, pourtant on ne voit pas d'explosion de haine envers les Britanno-Colombiens!

Un autre projet de pipeline devait traverser les États-Unis, mais le président Obama y a opposé son veto. Où est la haine envers les Américains?

Ben non, dans l'Ouest canadien, c'est seulement le Québec qu'il est bien vu de détester, de haïr, de diffamer et de déshumaniser. 

Et l'opération est, bien évidemment, un immense succès, comme le démontrent de nombreux commentaires qui fusent sur les médias sociaux. En voici quelques-uns (traduits de l'anglais, évidemment):

«Pourquoi est-ce que le Québec traite le Canada comme un pays étranger ? C’est à notre tour de traiter le Québec comme un pays étranger. Ne pars pas fâché, Québec. Fais juste partir. Mon Canada n’inclut pas le Québec.» - Marc Braun

Ben oui mon Marco, on traite le Canada comme un pays étranger parce que c'est ce qu'il est. Nous n'avons pas la même langue, ni la même culture, ni les mêmes valeurs, ni les mêmes aspirations et comme l'illustre si bien tout ce fiasco, nos intérêts économiques divergent.

Pour ce qui est de partir sans être fâchés, on a bien essayé, mais vous nous avez gardés de force en trichant et en mentant!

Pire, vous vous acharnez même à nous priver du DROIT de quitter!

«Je ne comprends pas pourquoi nous devons payer de la péréquation au Québec pour qu’ils puissent avoir des garderies moins chères, des frais de scolarité moins chers pour l’université, etc., que nous [...] La seule conclusion que je vois, c’est qu’ils veulent détruire le Canada et surtout l’Ouest.» - Caroline Kesslering

Voyez-vous l'extraordinaire saut de haute voltige? Les Québécois nous volent pour avoir des garderies moins chères, donc la seule explication possible, c'est qu'ils veulent détruire le Canada! Complètement délirant. C'est la théorie du complot la plus stupide que j'ai vue depuis celle des lizard-people! ;-)

«Le Québec va continuer à recevoir ses paiements d’aide sociale, peu importe. Ils (les Québécois) n’ont aucun respect pour le reste du Canada. Ils n’en ont jamais eu.» - Scott William

J'aimerais que tu aies raison mon p'tit Scott, mais malheureusement, plusieurs de mes compatriotes sont attachés au Canada. Leurs raisons sont stupides, mais c'est comme ça. Prends André Pratte par exemple.

En passant, je trouve fascinante ta capacité de lire dans les pensées de millions de personnes que tu n'as jamais rencontrées de ta vie. Quel bel exemple de diabolissation de tout un peuple...

«Il est temps de quitter cette fédération brisée, où les bums de l’aide sociale de Toronto et les idiots des provinces de l’Est élisent un gouvernement libéral voleur et menteur qui viole l’Ouest pour ensuite donner les fruits de son pillage aux multimillionnaires mafiosi libéraux du Québec.» - Jon McIver

Ah! Enfin un commentateur qui ne dirige pas toute a hargne uniquement envers le Québec, c'est déjà ça. Et qui est assez lucide pour ne pas généraliser le corruption du parti libéral à toute la société! Meilleurs voeux et bonne chance dans ton projet de souveraineté pour l'Ouest mon Jon!

«On devrait affamer le Québec [...] qui s’est opposé à ce projet [de pipeline]. Ne supportez pas Rona ou toute autre entreprise basée au Québec. C’est le temps de se séparer.» - Gordon Colliar

Pour le p'tit Gordie, il faut affamer et boycotter le Québec, rien de moins. On n'achète plus dans les compagnies québécoises! Plus le Québec va être pauvre, démuni et affamé, plus Grodie va être content! Elle est belle la légendaire "gentillesse" canadienne!

«Québec peut aller se faire foutre.» - Joshua Mason

Merci Josh! Moi, je veux bien, mais ça dépend par qui. Et si je te laisse regarder, vas-tu me donner un peu plus de péréquation? Allez, sois bon joueur Josh! J'suis peut-être une pute, mais tu sauras que je suis une pute de luxe!

«J’étais contre la division du Canada, mais maintenant, j’aimerais voir le Québec se séparer et j’aimerais que la république d’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba soit établie aussitôt que nous pouvons élire Jason Kenney premier ministre de l’Alberta. Il est grand temps que l’Ouest soit respecté à sa juste valeur. L’est du Canada et surtout le Québec nous utilisent et abusent de nous depuis toujours et il est temps que ça change.» - Ellen Murphy

Bonne chance avec ton projet ma p'tite Ellen, sincèrement. Vive la souveraineté de l'Ouest!

Pour ce qui est de ton commentaire à l'effet que le Québec ABUSE de vous depuis TOUJOURS, une seule réaction s'impose: HAHAHAHAHAHAHAHAHA!

«Le Québec est comme un intimidateur que tout le monde connaît bien. Ils volent notre argent pour le lunch (via les paiements de péréquation), ils nous battent (ils font fermer nos pipelines), et ils nous traitent de tous les noms. La plupart des gens dans l’Ouest ne sont pas des fans (c’est-à-dire haïssent) le Québec.» - Karen Marks Keylor

Merci de confirmer ce que je dis depuis des années sur ce blogue ma p'tite Karen: le Canada anglais déteste le Québec. Vous pouvez déguiser ça en simples frustrations économiques, mais en réalité, c'est la dernière forme de xénophobie socialement acceptée au Canada anglais.

Cette haine des francophones est inscrite dans l'ADN de ce pays et je me réjouirais de voir ce cancer avoir finalement raison du patient en le faisant éclater de l'intérieur.

Poetic justice.



Le niqab comme symbole de liberté!

Extraits de l'excellent papier de Mathieu Bock-Côté:

(...) la loi 62 ne représente pas grand-chose politiquement. En fait, c’est une loi qui vise à donner l’illusion que le gouvernement Couillard a finalement entendu l’inquiétude identitaire de la populaire pour la traduire dans un geste politique qui prétend encadrer d’une manière ou d’une autre les signes religieux ostentatoires. Mais le mot important, ici, c’est illusion. 

Il faut vivre sur une autre planète pour croire un instant qu’on trouve dans cette loi la réponse à la querelle initiée il y a dix ans par la crise des accommodements raisonnables. Nous sommes devant l’équivalent historique du bill 63 lorsque s’est imposée la question linguistique à la fin des années 1960. La question de la laïcité demeure ouverte au Québec.

Et pourtant, la loi 62 nous rappelle (ou révèle, pour ceux qui ne le savaient pas encore) la vraie nature de la relation Canada-Québec: c’est un rapport de subordination politique, et ce dernier est ancré dans l’histoire. Le Québec, ici, même modestement, même illusoirement, entend mettre de l’avant un autre modèle d’intégration que le multiculturalisme canadien. Du moins, le gouvernement cherche à le faire croire aux citoyens québécois, et plus exactement, aux électeurs québécois. Mais le Canada s’en scandalise et il entend faire comprendre aux Québécois qu’ils ne sont pas maîtres chez eux. Prenons les choses du bon côté: voyons-y un exercice pédagogique pour ceux qui croient que la question nationale est dépassée.

On le sait, Justin Trudeau laisse comprendre qu’il combattra la loi. Les élus ontariens la condamnent énergiquement. Dans les médias, on se laisse aller: on ne va quand même pas laisser passer une aussi belle occasion de faire du Quebec bashing. Parlons concrètement: ils sont nombreux à vouloir faire du niqab le symbole ultime du multiculturalisme canadien et l’expression achevée et admirable de la tolérance diversitaire qui caractériserait fier de n’avoir aucun noyau identitaire. Cela n’est pas sans rappeler la controverse du serment de citoyenneté en niqab, qui a traversé les élections fédérales de 2015. Contre l’intolérance québécoise, le niqab devient le symbole de la supériorité morale canadienne.

L’argument est tordu mais se comprend ainsi: c’est justement parce que le niqab est globalement et massivement dénoncé par la population, qui y voit une déclaration explicite de non-appartenance à la société d’accueil, qu’il faut le célébrer. Car les «droits des minorités» ne doivent jamais être soumis à la «tyrannie de la majorité». Dans cet esprit, une société est démocratique dans la mesure où elle ne cesse de rétrécir le domaine d’application de la souveraineté populaire et de la culture nationale pour se plier au gouvernement des juges. On voit à quel point, ici, le multiculturalisme est aisément récupérable par l’islamisme et d’autres communautarismes radicalisés.

Le Canada est admirable parce que sa citoyenneté ne prescrit aucune norme identitaire substantielle. C’est un pays hors de l’histoire et dégagé de toute civilisation particulière. C’est le premier pays vraiment mondialisé. C’est un pays qui transcende toute idée d’appartenance historique particulière, toute idée de culture substantielle. C’est un grand vide identitaire qui peut conséquemment accueillir toutes les identités du monde pour peu qu’aucune ne devienne hégémonique. Au Canada, nous sommes tous des immigrants. Mais ce qu’on appellera l’idéologie canadienne bute sur une réalité: l’existence du peuple québécois qui ne veut pas se laisser dissoudre politiquement et culturellement dans ce modèle.

Tout cela nous rappelle une chose: il y a au Canada anglais une conviction fondamentale, qui remonte toujours à la surface d’une manière ou d’une autre: le Québec, fondamentalement, serait intolérant. Ce serait le fait d’une nation repliée sur elle-même, presque tribale, qui se livrerait à la persécution des minorités si elle était délivrée de la tutelle sévère mais bienveillante du Canada-anglais. Nous aurions besoin du Canada pour nous préserver de nos pires travers. Le fédéralisme nous est présenté comme un cadre civilisateur. Le Canada anglais, ou du moins, la plus grande partie de ses élites, semble incapable de comprendre la différence québécoise autrement qu’à la manière d’un résidu historique appelé tôt ou tard à se décomposer. Le Québec sera vraiment délivré de ses démons lorsqu’il se soumettre à une pleine normalisation idéologique à la canadienne.

Cette conviction était aussi celle de Pierre Elliott Trudeau, et c’est sur elle que repose l’ordre constitutionnel de 1982, qui s’impose toujours à nous, et qui continue de conditionner les esprits, comme on le voit avec ces quelques individus idéologiquement intoxiqués qui veulent défier la loi 62 et la ridiculiser en se présentant masqués au moment de recevoir des services publics. Sur le fond des choses, la constitution de 1982 a essentiellement pour mission de contenir la supposée tendance autoritaire des Québécois. Mais on l’a oublié et on nous invite à le vénérer. On oublie que cet ordre constitutionnel demeure fondamentalement illégitime chez nous.

Le terme n’est plus de mode, mais le Canada anglais entretient un rapport néocolonial avec le Québec, et de temps en temps, l’envie lui prend de mater celle qu’il s’imagine encore comme une province rebelle et qui l’est pourtant si peu, hélas. On veut alors casser le peuple tenté par la sécession – et même par cette petite sécession interne à la fédération qui consiste à se comporter comme une société distincte tout en évitant de rompre le lien fédéral. On se porte à la défense des droits des Canadiens menacés par la tribu québécoise. Cela avait déjà été le cas avec la Charte de la langue française. Le Canada instrumentalise la rhétorique des droits individuels pour nier l’autonomie québécoise.

Il s’agit alors de rappeler aux Québécois qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent et qu’ils doivent se déployer dans les limites bien balisées par la Charte des droits et le multiculturalisme canadien. L’autonomie québécoise, contenue et définie par le cadre canadien, est condamnée à rétrécir dans le Canada de 1982, qui cherche à effacer la différence politique et historique du Québec. Les Québécois, pour être considérés comme des bons Canadiens, doivent devenir des Canadiens comme les autres. Ils doivent cesser d’être Québécois. Dans le Canada, les Québécois ne peuvent pas être considérés comme un peuple. D’ailleurs, l’ordre constitutionnel de 1982 entre de plus en plus dans leur tête: de temps en temps, surtout chez les plus jeunes, ils viennent à douter de leur existence comme peuple et de la légitimité de leurs aspirations collectives.

Le multiculturalisme outrancier et fanatisé, qui caractérise la culture politique canadienne est contradictoire avec notre aspiration toute simple et pourtant essentielle à définir par nous-mêmes les paramètres de notre vie collective. Il vient concasser l’identité québécoise et transforme la majorité historique francophone en communauté parmi d’autres. Il neutralise l’autonomie politique du Québec et programme la dissolution de sa culture nationale. Le nationalisme québécois est aujourd’hui indissociable d’une critique du multiculturalisme canadien.

À lire également:

Le minimum, c’est encore trop




Appel d’urgence au 911: «It’s Ontario, things are done in English!»

Envoyez ça aux zigotos qui pensent encore que le Canadâ est leur pays:

Être dans une situation d’urgence ou en panique et être incapable de se faire comprendre par le répartiteur du 911 unilingue anglophone. Une Franco-Torontoise dit avoir vécu cette situation récemment. À aucun moment, elle ne se serait fait offrir l’aide d’un traducteur, malgré la procédure en place.

«J’étais au centre-ville et j’ai vu une personne âgée au sol en détresse. J’ai tout de suite été l’aider et j’ai appelé le 911. On m’a alors demandé d’expliquer la situation, mais les mots me venaient seulement en français. J’étais en panique. J’ai alors demandé s’il y avait de la traduction possible. Le répartiteur du 911 m’a répondu: It’s Ontario, things are done in english», explique Anissa Benmessabih.

(...) Au cours des derniers mois, d’autres francophones se sont emparés des réseaux sociaux pour dénoncer différentes situations où les services d’urgence n’ont pas été en mesure de répondre à leurs demandes en français.






Un médicament contre l'Alzheimer qui répare les dents?

Moi qui ai le dentiste en horreur, ceci m'emplit d'espoir. Extrait de la fascinante nouvelle:

Dental fillings may soon be left in the ash heap of history, thanks to a recent discovery about a drug called Tideglusib.

Developed for and trialled to treat Alzheimer's disease, the drug also happens to promote the natural tooth regrowth mechanism in mice, allowing the tooth to repair cavities.

Tideglusib works by stimulating stem cells in the pulp of teeth, the source of new dentine. Dentine is the mineralised substance beneath tooth enamel that gets eaten away by tooth decay.

(...) Thus far, the procedure has only been used in mouse teeth.

Yet as King's College London Dental Institute Professor and lead author Paul Sharpe told The Telegraph, "Using a drug that has already been tested in clinical trials for Alzheimer's disease provides a real opportunity to get this dental treatment quickly into clinics."

He added, "The simplicity of our approach makes it ideal as a clinical dental product for the natural treatment of large cavities, by providing both pulp protection and restoring dentine."



Charles Vess

26 décembre 2017

Enseigner aux jeunes femmes qu'elles sont des victimes exacerbe leur anxiété

Le féminisme est devenu une source de souffrance psychologique pour les femmes.

Extraits de la nouvelle:

The “victimhood narrative” that is being taught at schools and universities is fuelling anxiety in young women, an academic has argued in her new book.

Doctrines of “everyday sexism” are “rape culture” are having a “debilitating” effect on girls’ confidence, according to Dr Joanna Williams, a lecturer in higher education at Kent University.

Institutions which should be promoting women’s rights - such as schools, universities and feminist campaigners - are now doing more harm than good, she argues. 

In a new book, titled Women vs Feminism: Why We All Need Liberating from the Gender Wars, Dr Williams say that the breed of feminism which is considered “fashionable” nowadays involves telling young women that casual misogyny and sexual harassment are rife.

(...) “But it is increasingly out of touch with reality. Girls are doing so much better at school than boys, and yet we are having people like The Everyday Sexism Project are coming into schools sends out a message of: ‘just you wait, there are real difficulties ahead’.”

She said that if girls are instilled with a mindset of victimhood at a young age, it can set them back later in life. “When women go out into the world of work and experience obstacles, rather than persevering they think ‘oh these are the insurmountable barriers I was told about'."

(...) Dr Williams said that the narrative continues at university where students are told that there is a "rape culture" or some kind of "epidemic" of sexual assault on campus.

“It is very difficult for women to present themselves as powerful, strong and capable if they think they need to be wary and anxious," she said.

"So if someone pays you a compliment [you are told] that is outrageous. You are told it is not a joke, it is a sexual attack, it is “everyday sexism” or  a micro-aggression.”

She went on: "It can also be tragic. I gave a talk at my university and a young woman came up to me at the end and says she doesn’t leave her room after dark.

"When you teach girls they are victims they believe it. But this is not in keeping with reality and it can become quite debilitating."



Le dessin de Nick Galifianakis provient d'ici.



Sexisme à l'embauche?

Si les femmes sont moins souvent engagées que les hommes pour des jobs techniques, ce doit être la faute du maudit patriarcat misogyne, pas vrai?

Dans cette expérience, on a modifié les voix des gens pendant les entrevues. Les résultats sont fascinants et surprenants:

In short, we made men sound like women and women sound like men and looked at how that affected their interview performance. We also looked at what happened when women did poorly in interviews, how drastically that differed from men’s behavior, and why that difference matters for the thorny issue of the gender gap in tech.

(...) One of the big motivators to think about voice masking was the increasingly uncomfortable disparity in interview performance on the platform between men and women1. At that time, we had amassed over a thousand interviews with enough data to do some comparisons and were surprised to discover that women really were doing worse. Specifically, men were getting advanced to the next round 1.4 times more often than women. Interviewee technical score wasn’t faring that well either — men on the platform had an average technical score of 3 out of 4, as compared to a 2.5 out of 4 for women.

(...) After running the experiment, we ended up with some rather surprising results. Contrary to what we expected (and probably contrary to what you expected as well!), masking gender had no effect on interview performance with respect to any of the scoring criteria (would advance to next round, technical ability, problem solving ability). If anything, we started to notice some trends in the opposite direction of what we expected: for technical ability, it appeared that men who were modulated to sound like women did a bit better than unmodulated men and that women who were modulated to sound like men did a bit worse than unmodulated women. 

(...) After the experiment was over, I was left scratching my head. If the issue wasn’t interviewer bias, what could it be? 

(...) What I learned was pretty shocking. As it happens, women leave interviewing.io roughly 7 times as often as men after they do badly in an interview. And the numbers for two bad interviews aren’t much better. 

(...)  I mentioned earlier that men are doing a lot better on the platform than women, but here’s the startling thing. Once you factor out interview data from both men and women who quit after one or two bad interviews, the disparity goes away entirely. So while the attrition numbers aren’t great, I’m massively encouraged by the fact that at least in these findings, it’s not about systemic bias against women or women being bad at computers or whatever. Rather, it’s about women being bad at dusting themselves off after failing (...)



La victimisation sexuelle par les femmes est plus fréquente que vous le croyez

Extraits de l'article du Scientific American:

Take a moment and picture an image of a rapist. Without a doubt, you are thinking about a man. Given our pervasive cultural understanding that perpetrators of sexual violence are nearly always men, this makes sense. But this assumption belies the reality, revealed in our study of large-scale federal agency surveys, that women are also often perpetrators of sexual victimization.

In 2014, we published a study on the sexual victimization of men, finding that men were much more likely to be victims of sexual abuse than was thought. To understand who was committing the abuse, we next analyzed four surveys conducted by the Bureau of Justice Statistics (BJS) and the Centers for Disease Control and Prevention (CDC) to glean an overall picture of how frequently women were committing sexual victimization.

The results were surprising. For example, the CDC’s nationally representative data revealed that over one year, men and women were equally likely to experience nonconsensual sex, and most male victims reported female perpetrators. Over their lifetime, 79 percent of men who were “made to penetrate” someone else (a form of rape, in the view of most researchers) reported female perpetrators. Likewise, most men who experienced sexual coercion and unwanted sexual contact had female perpetrators.

We also pooled four years of the National Crime Victimization Survey (NCVS) data and found that 35 percent of male victims who experienced rape or sexual assault reported at least one female perpetrator. Among those who were raped or sexually assaulted by a woman, 58 percent of male victims and 41 percent of female victims reported that the incident involved a violent attack, meaning the female perpetrator hit, knocked down or otherwise attacked the victim, many of whom reported injuries.

And, because we had previously shown that nearly one million incidents of sexual victimization happen in our nation’s prisons and jails each year, we knew that no analysis of sexual victimization in the U.S. would be complete without a look at sexual abuse happening behind bars. We found that, contrary to assumptions, the biggest threat to women serving time does not come from male corrections staff. Instead, female victims are more than three times as likely to experience sexual abuse by other women inmates than by male staff.

Also surprisingly, women inmates are more likely to be abused by other inmates than are male inmates, disrupting the long held view that sexual violence in prison is mainly about men assaulting men. In juvenile corrections facilities, female staff are also a much more significant threat than male staff; more than nine in ten juveniles who reported staff sexual victimization were abused by a woman.

(...) To thoroughly dismantle sexual victimization, we must grapple with its many complexities, which requires attention to all victims and perpetrators, regardless of their sex. This inclusive framing need not and should not come at the expense of gender-sensitive approaches, which take into account the ways in which gender norms influence women and men in different or disproportionate ways.

Male-perpetrated sexual victimization finally came to public attention after centuries of denial and indifference, thanks to women’s rights advocates and the anti-rape movement. Attention to sexual victimization perpetrated by women should be understood as a necessary next step in continuing and expanding upon this important legacy.



La violence qu'on refuse de voir

Celle qui est perpétrée par des femmes.





Smack Talk: The Last Jedi Review




Professor Tosspot est d'accord avec moi... c'est de la merde.



Réécrire des chansons "sexistes"?

On est rendus là, apparemment... j'ai bien dit "apparemment"... une belle leçon à propos du biais de confirmation.




D'autres vidéos de Counter Arguments:






25 décembre 2017

Chansons de No-Elle féministes

Proposées le plus sérieusement du monde par des féministes, interprétées par l'hilarante Shoe0nHead et son chum. Rires assurés:



D'autres vidéos de Shoe:

La pilule masculine?

Féministes et sexbots



Joyeux Noël!



24 décembre 2017

JoyeuSE No-ELLE féministe!

Parce que des fois, vaut mieux en rire pour essayer de préserver ce qui nous reste de santé mentale...

























Le temps d'être offusquée!

Juste à temps pour Noël, le youtubeur australien Independant Man partage avec nous deux nouvelles délirantes.



La première est à propos d'un pseudo-scandale autour d'une pub pour une boutique de thé. Et pour une fois, la compagnie a refusé de s'excuser et, encore mieux, a récidivé. Absolument hilarant. Je ne bois pas de thé, mais ceci me donne envie de m'y mettre! ;-D

La deuxième nouvelle tourne autour d'un étudiant de Harvard qui a confessé sur la place publique quelque chose de vraiment abominable... quelque chose de monstrueux... quelque chose de si honteux que ça dépasse l'entendement. Figurez-vous donc qu'il était dans un pub avec des amis et qu'il a OSÉ commenter l'apparence physique des jeunes femmes dans ses classes. Le monstre! Le salopard!

S'ensuit une entrevue télé dans laquelle Cathy Areu, membre honorifique des forces bien-pensantes féministes, vient nous expliquer que des hommes qui parlent de l'apparence physique des femmes est une abomination qui encourage le viol... mais que lorsque les femmes font la même chose, alors là, rien de grave là-dedans.

Vous savez pourquoi?

"Parce que les femmes ne violent pas et ne font de mal à personne!"

Ah, vraiment?

De telles déclarations me rappellent pourquoi je consacre du temps à dresser ces listes:

CriminELLES (2016)

CriminELLES II (2017)


Pour ce qui est des femmes qui n'agressent jamais les hommes, allez jeter un coup d'oeil à ça:

La vérité sur la violence conjugale

La violence conjugale contre les hommes est en hausse

La violence contre les hommes explose

"Les hommes sont tout aussi nombreux à être victimes"



Elles se vantent d'avoir agressé leur conjoint

La violence des femmes

La violence des filles

Le silence des victimes masculines

"He's Not My Luke Skywalker"

Extraits de l'article:

The actor Mark Hamill just lasered in on why he disliked how director Rian Johnson had him play Luke Skywalker in “Star Wars: The Last Jedi.”

He’s not my Luke Skywalker,” Hamill, who originated the part in the iconic space opera four decades ago, proclaimed of his role in the new movie.

MILD SPOILER ALERT:

“The Last Jedi” shows the character in hiding, and Hamill appeared to take issue with that.

I said to Rian, I said ‘Jedis don’t give up.’ I mean, even if he had a problem, he would maybe take a year to try and regroup, but if he made a mistake he would try and right that wrong, so right there, we had a fundamental difference, but, it’s not my story anymore,” Hamill, 66, said in an interview posted to YouTube on Wednesday. “It’s somebody else’s story, and Rian needed me to be a certain way to make the ending effective.”

Hamill added: “I almost had to think of Luke as another character. Maybe he’s Jake Skywalker, he’s not my Luke Skywalker.

(...) “I still haven’t accepted it completely, but it’s only a movie,” Hamill said. “I hope people like it. I hope they don’t get upset.”




Star Wars 8: ce qui a mal tourné pendant le meeting

Il est en plein dans le mille sur toute la ligne.





22 décembre 2017

Médias féministes misandres

Je n'ai pas envie de répondre point par point à ces articles haineux, mais je ne peux pas les passer sous silence non plus.

Le fait que de tels articles puissent être largement publiés par les grands médias des deux côtés de l'Atlantique en dit très, très long sur le climat de virulente misandrie qui règne actuellement en Occident.

Tout d'abord, en France, il y a cet article frauduleux qui a fait le tour des médias (tel que le Nouvel Observateur):

« Les femmes sont plus petites que les hommes car elles ont été privées de viande depuis la nuit des temps », titrait L’Obs il y a quelques jours. Une part croissante des médias français se fait l’écho d’une théorie excitante élaborée par une anthropologue sans formation en biologie, Priscille Touraille, selon laquelle la différence de taille et de volume musculaire entre hommes et femmes viendrait d’une privation alimentaire orchestrée par les hommes depuis la nuit des temps sur l’ensemble du globe terrestre. 

En douze ans d’existence, cette théorie n’a été appuyée par aucun spécialiste en biologie évolutive. Si cette fake news prospère, c’est grâce à l’inculture du grand public -journalistes inclus- en matière de biologie évolutive et parce qu’elle flatte nos pulsions complotistes. Serions-nous, femmes, si fragiles, si irrationnelles, qu’il faille nous épargner les rigueurs d’un discours authentiquement scientifique en nous offrant à la place le doux cocon d’une science de niveau infantile ? Et si nous assistions à l’avènement d’un féminisme obscurantiste ?

(...) Pourtant, la théorie de Touraille est reprise sans remise en question par Nora Bouazzouni dans son récent ouvrage Faiminisme, quand le sexisme passe à table, qui jouit en ce moment de relais médiatiques aussi nombreux que complaisants. Malgré son évidente faiblesse scientifique, d’importants médias français publics ou subventionnés (Le Monde, France Inter, La Croix, RFI, Arte, Les Inrocks, Le Parisien et L’Obs) la relayent à toutes les sauces sans y apporter la moindre contradiction, sans interroger d’autres spécialistes, quand ils ne la présentent pas carrément sous l’aspect d’un fait établi, comme dans Libération ou dans cette récente vidéo de Franceinfo qui comptabilise 403 000 vues en quatre jours. On peut discuter de la part de naïveté, de paresse intellectuelle ou d’inculture scientifique qui explique cette unanimité médiatique, mais ce qui est certain, ce que nous avons affaire à une fake news, une vraie.

La version française de Slate nous offrait cette autre extraordinaire vomissure de la journaliste Ruth Graham intitulée "Les hommes n'auraient jamais dû avoir le droit de travailler" dans laquelle toutes les failles de quelques hommes sont généralisées sans la moindre hésitation à la totalité de la population masculine de la planète:

(...) Au regard des révélations récentes et de la multiplication des cas de harcèlement entre collègues, de menaces sur des subordonnés et de grands producteurs se masturbant dans des plantes vertes, une seule conclusion s'impose: l'expérience du travail masculin a échoué.

Commençons par une question d'importance: est-il seulement naturel que les hommes travaillent? On sait, par exemple, que les hommes ne savent pas gérer leur argent. Les entreprises dirigées par des femmes s'en sortent mieux sur les marchés et les femmes sont aussi meilleures en investissements et en économies.

(...) Mais avec leurs salaires bien plus élevés et leur surreprésentation dans les écoles de commerce et les conseils d'administration, les hommes ont joui de toutes les opportunités possibles pour réussir dans le monde des affaires. En d'autres termes, les hommes profitent depuis des dizaines d'années de programmes de discrimination positive spécialement conçus pour eux.

Reste que malgré tous ces avantages, non seulement les hommes ont failli à ces attentes, mais ils ont aussi été responsables de la crise des subprimes, avec arnaque d'investisseurs, liquidation de fonds de retraite durement acquis et déclenchement de krachs dans le monde entier.

Et au lieu d'apprendre de leurs erreurs et de leurs méfaits, ils se sont eux-mêmes accordés moult bonus, avant de faire pression sur le législateur pour qu'il n'empêche pas la redite d'une telle catastrophe. Nous devons nous poser cette question: les hommes possèdent-ils des capacités intellectuelles suffisantes pour que nous leur confions nos ressources les plus précieuses?

(...) Mais qu'on accorde aux hommes un généreux bénéfice du doute –tout cela pourrait être bien davantage dû à leur incompétence qu'à leur malfaisance. Et si on limitait simplement leur pouvoir managérial au lieu de les exclure purement et simplement du marché du travail?

Malheureusement, la réalité est cruelle: les hommes ne se contentent pas d'être débiles, ils sont dangereux. Une récente enquête fait état de 30% de femmes ayant eu à subir des avances non désirées sur leur lieu de travail, des faits qualifiables de harcèlement sexuel pour la majorité d'entre elles.

(...) Au travail, les hommes sont trop émotifs. Ils sont esclaves de leur colère, de leur jalousie et de leur fierté. Leur attention est volatile et ils sont prompts aux coups de sang. Et ai-je déjà mentionné le problème du «harcèlement sexuel constant»?

(...) Accorder de véritables pouvoirs aux hommes est simplement trop risqué.

Il faut le reconnaître, certains hommes ont fait de leur mieux pour s'adapter au monde professionnel, en s'interdisant par exemple de se retrouver en tête-à-tête avec une femme. Et pourtant, encore et toujours, ils n'arrivent pas à se contrôler: ils agressent, chopent, harcèlent, matent, tripotent, menacent, «plaisantent» et ainsi de suite.

Une faillite qui aura engouffré des dizaines de millions de dollars en frais de justice et fait des dizaines de millions de victimes. Réfléchissez aux coûts financiers et émotionnels que nous aurions pu nous épargner si les hommes étaient restés à leur place, c'est-à-dire à la maison.

Pendant ce temps, aux USA, le New York Times publie un article vitriolique et abominablement haineux qui affirme que la libido masculine est fondamentalement violente et que, s'ils n'en tenaient qu'à eux, les hommes tueraient tous leur père et violeraient leur mère:


The New York Times has come under fire by the public for publishing and featuring a meandering and kooky article that argues that the male libido is inherently violent and masculinity is inherently “monstrous.”

The article has a heady title: "The Unexamined Brutality of the Male Libido." But the tweet the NYT chose to announce the piece gets more to the heart of the matter: "Opinion: If you let boys be boys, they will murder their fathers and sleep with their mothers."

This is pretty much the thesis statement of a rambling 1,500 word column that reads like some modestly popular Tumblr post evolved into a Huffington Post article that was caught by an editor and buried deep in the website. In the NYT, however, the article by Canadian writer Stephen Marche (a man, it bears mentioning) is a featured column, prominently placed on the front page of the Times' opinion section.

Et ce n'est que le début. Attendez-vous à des atrocités encore plus monstrueuses en 2018!

Vive le féminisme!



17 décembre 2017

Star Wars Épisode VIII: c'est comment?


Écrire quelques mots à propos de ce film m'aidera peut-être à digérer mon abyssale déception... pour ne pas dire mon dégoût. Si vous ne l'avez pas vu et que vous ne voulez pas que je gâche les soi-disant surprises, alors ne lisez pas la suite.

C'est vraiment le pire film de Star Wars qui a été fait. Même les épisodes 1, 2 et 3, pourtant loin d'être très bons, sont des chefs-d'oeuvres à côté de ça.

En fait, c'est un des pires films que j'ai vus de ma vie, point. J'ai connu des élèves de 6e année qui sont capables d'écrire une histoire plus captivante, amusante et cohérente que ça.

Ça devrait s'appeler "Star Wars: The Last Anti-Climax". On dirait que l'objectif du scénariste est carrément de mettre une intrigue en place pour ensuite la dégonfler comme une vieille balloune qui fait des bruits de pets en se vidant. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Ça fait deux ans qu'on se questionne à propos des parents de Rey. Même dans le film, ils y font allusion à maintes reprises. Dans une des nombreuses séquences inutiles, ineptes et absurdes du film, elle pénètre dans un trou du côté sombre et se retrouve derrière un miroir qui lui révèle presque le visage de ses parents... mais non. Finalement, elle ne voit que son propre visage. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Et finalement elle l'apprend de la bouche de Kylo Ren! Et ses parents sont... tenez-vous bien... deux ramasseurs de débris anonymes qui l'ont vendue contre de l'eau. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Depuis deux ans que les théories fusent à propos du leader suprême Snoke. Qui est-il? D'où sort-il? Pourquoi est-il dévisagé? S'agit-il d'un clone de Palpatine? Un Mace Windu torturé par le côté obscur? On le rencontre finalement en personne! Et croyez-le ou non... ce qui aurait pu être un adversaire puissant et redoutable crève de manière complètement pathétique, avec un stupide regard hébété dans la face, sans qu'aucune réponse ne soit apportée quant à ses origines. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Rey tend son sabre laser à Luke, offrant enfin une conclusion à la scène finale de l'épisode précédent. Il le prend délicatement dans ses mains... la regarde dans les yeux... et le balance par dessus son épaule comme un déchet. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Même l'épisode 1 avait su se racheter de sa médiocrité en nous offrant un combat de sabres laser épique à la fin. Ici? Non. Le duel entre Rey et Kylo? Rien de plus qu'un combat de tir à la corde pour savoir qui obtiendra le sabre laser de Skywalker. Et ce sabre, comment a-t-il été récupéré? Pourquoi Rey a-t-elle eu des visions en le touchant? Aucune réponse. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Le duel entre Luke et Kylo? Il consiste essentiellement à voir les deux se regarder, se jeter des regards méchants et s'échanger des propos inintéressants et pas mémorables pour 5 cents. Ils se foncent dessus mais ne se battent même pas. Leurs sabres ne se touchent jamais. En fait, à la fin, on découvre que Luke n'est même pas vraiment là. C'est une projection de la Force. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

D'ailleurs, Luke crève à la fin. Pourtant, il vient de retrouver sa connexion avec la Force, il est puissant, il est en pleine forme, il n'est pas du tout blessé. Mais à la fin, il s'assoit sur une roche, regarde le soleil et... disparaît. Comme ça. Sans raisons apparente. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Le tiers du film est dédié à une mission de Finn et d'une femme asiatique complètement dénuée d'intérêt (vive la diversité!) et après tout ce temps, leur mission s'avère complètement vaine et inutile. Si rien de tout cela ne s'était produit, le film aurait progressé très exactement de la même façon. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Le fantôme de Yoda fait une apparition! Enfin! Mais oubliez les performances extraordinaires de Frank Oz dans les années 80 et les répliques profondes et fascinantes qui me hantent toujours des décennies plus tard. Ici, Yoda n'a carrément rien d'intéressant à dire, rien à apporter, rien à faire là. Pas une seule de ses paroles n'a le moindre intérêt. Il déblatère quelques évidences, éructe quelques paroles insensées, fait rigoler les gens dans l'audience (preuve ultime de l'échec de cette scène qui se voulait signifiante), puis c'est tout. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

On a finalement droit à une séquence d'action mettant en scène le Faucon millénaire, mais c'est un calque de scènes déjà vues avant, comme celle dans le champ d'astéroïdes ou encore celle au coeur de la seconde Étoile noire. Sauf que cette fois-ci... ben... heu... c'est dans une caverne de cristaux rouges. Du reste, c'est du copié-collé. Pffffffffffrrrrrrrrrrrrrt!

Je pourrais continuer comme ça pendant des heures, mais vous comprenez le principe.

De la merde, je vous dis. De la pure merde du début à la fin. Ajoutez à ça des porgs, des petites créatures insupportables qui ne sont là que pour vendre des jouets, et le fiasco est complet.

On m'aurait engagé pour anéantir Star Wars que je ne n'aurais pas su faire mieux. Non seulement il n'apporte rien d'intéressant à la mythologie de la galaxie far, far away, mais en fait, il dévalorise tout ce qui est arrivé avant et donne l'impression que toutes les grandes victoires du passé n'ont servi strictement à rien. Quelle abjecte horreur...

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ROGUE ONE: C'est comment?