31 janvier 2017

"C'est la faute de _______"

L'abominable tuerie de Québec est encore toute récente, mais déjà, le cirque est commencé.

Je parle du cirque des idéologues qui essaient de récupérer l'événement pour étayer leur habituel narratif et leur biais idéologique. La patience, c'est pour les gens raisonnables. Les idéologues, eux, sautent sur l'occasion à pieds joints pour déclarer la justesse de leur dogme! Ils jubilent!

C'est déjà commencé, mais ce n'est que le début. La pluie de conneries va durer encore longtemps.

Les anti-Trump enragés diront: "Vous voyez? Ceci est la preuve que les politiques de Trump inspirent la haine!" Amir Khadir a déjà parti le bal.

Les multiculturalistes libéraux diront: "Vous voyez? C'est la preuve que le débat de la charte des valeurs du PQ a semé la haine dans notre société!" Lisée a même déjà eu à s'en défendre.

Les internationalistes ou anti-nationalistes diront: "Vous voyez? C'est la faute des groupes nationalistes d'extrême-droite qui s'opposent à l'immigration!" Comme si le simple fait de remettre en question le bien-fondé des politiques d'immigration du gouvernement était suffisant pour apposer l'étiquette "extrême-droite" à n'importe qui.

Les militants de la victimisation raciale diront: "Vous voyez? C'est la preuve de l'islamophobie généralisée de la société!" C'est déjà commencé (voir ici et ici). Comme si, dans les neuf derniers mois "14 incidents haineux, dont six touchant l'islamophobie" pour toute la grande région de Montréal (plus de 4,1 millions d'habitants) étaient suffisants pour tirer de telles conclusions.

Les militants racistes et les honteux remplis de haine de soi diront: "Vous voyez? C'est la démonstration de la déchéance morale de l'occident blanc qui opprime les Noirs et les minorités!"

Les féministes misandres diront: "Vous voyez? Une autre preuve de la violence des hommes!"

Les anglos fédéralistes anti-Québec diront: "Vous voyez? C'est la preuve que cette minable petite tribu québécoise est raciste, xénophobe et que leur nationalisme est dangereux!"

Les véritables racistes anti-immigration de droite diront: "Vous voyez? La présence d'immigrants chez nous menace la paix sociale!"

Les islamistes fanatiques diront: "Vous voyez? C'est la preuve de la haine des kâfirs à notre égard! Nous devons nous venger!"

Et le cirque va se poursuivre inlassablement pendant des semaines, des mois, voire des années.

Ultimement, la victime de ce cirque sera la vérité qui se retrouvera ensevelie sous une montagne d'immondices idéologiques.



30 janvier 2017

Attentats de Québec: soyons patients

Une tuerie épouvantable vient d'avoir lieu dans une mosquée de Québec. Il est question de six morts, une abomination.

Toutefois, soyons patients avant de sauter aux conclusions hâtives.

J'entends plusieurs commentaires dans les médias à l'effet que ceci serait un geste de haine perpétré par des Québécois de souche islamophobes contre des citoyens musulmans.

Les assassins étaient-ils des anti-musulmans racistes? C'est possible. Mais ce n'est pas la seule possibilité.

Il pourrait également s'agir de violence entre Sunnites et Chiites, par exemple. Nous ne le savons tout simplement pas.

Voici ce que nous apprend cet article à propos des tueurs:

Selon des témoignage diffusés à la télé, l'accent québécois d'un des deux assaillants ne laissait pas de doute sur son origine. 

L'accent ne veut absolument rien dire. J'ai enseigné à de nombreux enfants dont les parents avaient immigré ici et plusieurs s'exprimaient avec un accent québécois tout à fait indissociable de celui des autres petits Québécois. Cette observation ne nous donne donc aucun indice quant à l'origine ethnique ou aux motivations des tueurs.

L'un d'eux a crié «Allah akbar» (Dieu est grand), l'incantation souvent lancée par les terroristes islamiques.

Si ceci est vrai, alors on est en droit de remettre en question la thèse des tireurs islamophobes. En effet, pourquoi un anti-musulman aurait-il crié une chose pareille?

Bref, soyons prudents avant de dire n'importe quoi. Attendons que les détails de l'enquête soient révélés avant de faire des pronostics et évitons les déclarations à l'emporte-pièce.

Moi, j'attends et j'écoute. Je publierai un billet lorsqu'il y aura assez de données pour permettre une analyse.

Pour l'instant, peu importe les motivations des tueurs, il est suffisant de s'en tenir à la tristesse.




29 janvier 2017

Pitoyables médias...

La quantité de conneries qui sont publiées dans les médias est tellement ahurissante que je pourrais passer toutes mes journées à les démanteler si je n'avais rien d'autre à faire. Malheureusement, comme ce n'est pas le cas, je vais devoir demeurer bref quand j'en parle et muet la vaste majorité du temps. Autrement, je ne ferai plus que ça.

Prenons la récente décision de Trump d'interdire l'entrée en sol américain aux Iraniens, Irakiens, Libyens, Somaliens, Soudanais, Syriens et Yéménites.

Des médias sérieux pourraient débattre de la pertinence de telles mesures. Après tout, il est tout à fait possible d'avoir une conversation constructive sur une telle initiative, avec des arguments logiques, réfléchis et ancrés dans les faits.

On pourrait, d'une part, affirmer que de nombreux fanatiques religieux très violents et dangereux sont effectivement présents dans ces pays et qu'ils représentent un risque potentiel pour la sécurité des États-Unis, ce qui est vrai. On pourrait également affirmer que les musulmans pratiquants et croyants ont des valeurs qui sont incompatibles avec celles d'un pays démocratique et libre d'Occident, ce qui est également vrai. On pourrait parler de la difficulté pour les autorités de déterminer quelles sont les véritables intentions d'une personne qui veut entrer au pays, ce qui est indéniable. On pourrait même se demander pourquoi avoir ciblé seulement ces sept pays et pas l'Afghanistan et l'Arabie saoudite, par exemple, qui sont ne sont pas à court de timbrés fanatiques.

On pourrait également, d'autre part, argumenter que la plupart des personnes qui quittent ces pays sont des gens qui veulent échapper à l'horreur de ces théocraties et qu'ils ne représentent pas un danger, ce qui est vrai. On pourrait également constater que les auteurs des pires attentats commis en sol américain n'étaient pas des citoyens de ces sept pays, ce qui est un fait. On pourrait parler de l'aspect moral d'offrir ou non de l'aide humanitaire aux réfugiés d'un conflit armé, surtout lorsque le pays en question a joué un rôle important dans ledit conflit, ce qui est également vrai.

Mais rien de tout ceci n'est mentionné ou discuté dans les médias. Pas moyen de trouver de débats éclairés et intelligents, juste un flot incessant de conneries.

La Presse multiculturaliste déchire sa chemise, évidemment. Aucun effort n'est déployé pour analyser la pertinence de la décision de Trump, on préfère nous servir cet article intitulé "New York: l'aéroport Kennedy transformé en lieu de désespoir."

L'article ne parle pourtant que de trois cas spécifiques. 

Celui d'une Yéménite, détenue et replacée dans un autre avion en direction de l'Arabie saoudite. L'article ne fait aucun effort pour expliquer les raisons des autorités et donne seulement la parole à des membres de sa famille qui sont crus sans hésiter. On n'a droit qu'à un seul côté de la médaille.

Celui de Hameed Khalid Darweesh, un interprète auprès de l'armée américaine lors de l'invasion d'Irak, qui a finalement été libéré au milieu de l'après-midi. Les autorités ont donc probablement juste pris le temps de confirmer son identité, ce qui est clairement la bonne chose à faire. Où est le drame?

À propos du troisième cas, l'article affirme: "Son compatriote de 33 ans, Haider Sameer Abdulkhaleq Alshawi, 33, qui venait rejoindre sa femme au Texas ayant fui son pays parce qu'elle craignait pour sa vie après avoir travaillé pour une entreprise de sécurité américaine, ignorait encore son sort en fin d'après-midi." Et devinez quoi? Il a finalement été admis. Encore une fois, aucun drame.

Mais, évidemment, l'objectif de l'article n'est pas de donner une vision juste de la réalité. L'objectif est de provoquer l'indignation du lecteur pour les décision de Donald Trump qui ne causeraient apparemment que du "désespoir". 

Dans cet autre article, La Presse nous parle de l'indignation de l'Iran! Comme si la réaction d'une théocratie fanatique, oppressive, régressiste, misogyne, belliqueuse, antisémite et ouvertement génocidaire avait la moindre valeur! 

Et, comble de ridicule, l'article est coiffé de la photo à droite sur laquelle on voit deux protestataires américains qui portent un drapeau inversé sur lequel est inscrit "No Borders" avec un signe de paix dans le O. Vous croyez vraiment que le fait d'ouvrir les frontières à n'importe qui apportera LA PAIX? Il faut être sérieusement taré pour affirmer une stupidité pareille, parlez-en à l'Allemagne:


Mais voilà, pour les médias multiculturalistes, cette position extrémiste est tout à fait raisonnable, vertueuse et admirable. Et le Canada a son tapon en chef, le grand Juju Ier, pour affirmer: «À ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre, sachez que le Canada vous accueillera indépendamment de votre foi.» 

Alors, voyons voir. D'un côté de la frontière, on a un leader qui fait fi des nuances et qui généralise la menace islamiste. De l'autre côté de la frontière, on a un leader qui fait fi des nuances et qui agit comme si la menace islamiste n'existait pas. 

Et plutôt que d'informer le public à propos de ces importantes nuances qui semblent échapper à nos dirigeants, on a des médias qui poussent un agenda idéologique multiculturaliste et qui ne ratent pas une occasion de diaboliser Trump.

En fait, on ne diabolise plus seulement Trump, mais également les gens qui le soutiennent. Car dans le présent climat d'hystérie collective, Trump est comme une maladie contagieuse pour les médias de gauche. Il faut non seulement l'anéantir lui, mais aussi tous ceux qui sont d'accord avec lui sur quoi que ce soit ou, pire, qui ont commis le péché capital de voter pour lui.

C'est exactement ce que fait Mario Girard de La Presse lorsqu'il accorde une importance démesurée à un groupuscule de femmes déjantées qui, selon lui, auraient "contribué à faire élire celui qu'elles voient comme un véritable sauveur." Il va même jusqu'à affirmer, sans la moindre preuve, que "Leurs idées seront entendues, peut-être même appliquées (par Trump). Et quand on les entend, cela fait craindre le pire." Du grand n'importe quoi sans le moindre travail d'enquête pour étayer sa thèse. Non. M. Girard n'a fait que... regarder un reportage télévisé de TF1!

Or, n'en déplaise à M. Girard, ces femmes bizarroïdes ne sont pas représentatives de tous les gens qui ont voté pour Trump. Les statistiques affirment que 53% des femmes blanches ont voté pour Donald Trump. Sont-elles toutes des "trumpettes", M. Girard? Sont-elles toutes "Ultra-riches, ultra-conservatrices, ultra-adoratrices de Trump" et ont-elles toutes des idées qui "donnent froid dans le dos"

En passant, des idées qui émanent de la gauche et qui donnent froid dans le dos, j'en ai toute une liste pour vous, M. Girard. Et des gens sensés qui ont voté Trump pour des raisons parfaitement valides, il y en a plein.

Et au même moment, pendant que les médias dérapent et déblatèrent n'importe quoi, pendant qu'ils s'insurgent contre des niaiseries et qu'ils diabolisent tout ce qui touche de près ou de loin à Trump, combien d'entre eux ont parlé de cette nouvelle véritablement scandaleuse:


Pres. Donald Trump’s administration moved quickly this week to shore up its control over communications with the public and the press, as officials at the Environmental Protection Agency and the U.S. Department of Agriculture e-mailed staff to inform them that they may no longer discuss agency research or departmental restrictions with anyone outside of the agency—including news media. Both agencies also told their scientists and other staff that press releases and external communications about taxpayer-funded work would stop until further notice. It remains unclear if these will be temporary or long-term policies.

Comme l'a déjà fait Harper (cliquez ici, ici et ici), Trump muselle les scientifiques afin de les empêcher d'informer la population à propos de la crise climatique, de ses effets et des résultats d'études qui sont pourtant financées par les fonds publics!

Vous en voulez un scandale? Vous en voulez un exemple de politique qui va clairement à l'encontre de l'intérêt du public? Vous en voulez un exemple qui mérite enfin votre indignation et vos dénonciations? Le voilà!

Mais qui en parle? À peu près personne!

Désespérant...



28 janvier 2017

Bannir des mots

J'ai déjà parlé (ici, ici et ici) de la croisade du professeur Jordan Peterson qui s'oppose à l'imposition de l'usage de pronoms transgenres en Ontario. Voilà le même problème qui apparaît chez nous:

La Société de l’assurance automobile du Québec a interdit à ses employés de Saint-Hyacinthe de dire «Monsieur» ou «Madame» aux clients à la suite d’une plainte déposée par une personne transgenre.

Il me semble que les deux questions fondamentales qu'il faut se poser à propos de cette situation sont les suivantes:

1- Le fait d'utiliser un pronom ou un titre de civilité qu'une personne transgenre ne souhaite pas entendre constitue-t-il un geste haineux?

À cela, ma réponse est catégorique: NON. Même le fait d'utiliser sciemment le mauvais titre de civilité, en appelant un homme "Madame" par exemple, pourrait être considéré insultant ou impoli, mais ce n'est pas de la haine. En aucun cas imaginable cela peut-il être considéré l'équivalent d'un épithète racial, par exemple, ou d'une incitation à la haine ou à la violence.

De plus, lorsqu'il est question d'une personne transgenre, il est tout à fait probable que le mauvais pronom ou titre de civilité soit utilisé par inadvertance ou de façon maladroite. En effet, certains d'entre eux sont parfois difficiles à identifier comme homme ou femme au premier coup d'oeil. Lorsque cela se produit, la personne transgenre n'a qu'à expliquer qu'il ou elle préfère le masculin ou le féminin et la très vaste majorité des gens vont s'empresser d'obtempérer. Ce n'est pas plus compliqué que ça.

2- L'idée de bannir l'usage de pronoms ou de titres de civilité est-il raisonnable?

Encore une fois, je réponds avec un NON catégorique. Mes raisons sont les suivantes:

1- On n'a pas à changer la langue pour éviter de vexer une poignée d'individus qui souffrent d'un complexe de persécution!

2- La façon dont les humains entrent en relation entre eux et les mots qu'ils utilisent lorsqu'ils le font leur appartient entièrement. Le gouvernement n'a pas à venir dicter à des citoyens quels mots ils peuvent ou pas utiliser.

3- Les titres de civilité Monsieur et Madame sont des marques de respect et de politesse. Il faut avoir l'esprit particulièrement tordu pour y voir une marque de haine. Au pire, on peut affirmer que la personne a été incorrectement polie... et ce n'est là rien de bien abominable.

4- Je déteste l'autoritarisme de la gauche. Je me suis moqué des féministes qui voulaient faire disparaître le mot BOSSY et je pense la même chose de cette initiative de certains militants transgenres. Arrêtez de vous comporter comme des fascistes, arrêtez d'essayer d'imposer vos valeurs et vos convictions aux autres, arrêtez de vous placer sur un piédestal de vertu et de penser que vous pouvez dicter leur conduite aux autres! Vivre et laisser vivre, crisse!

5- Certaines personnes ont sérieusement besoin de réaliser que les mots sont juste cela: des mots. Des sons. Plutôt que d'essayer de contrôler ce que les autres disent, ces individus hyper-sensibles devraient peut-être apprendre à contrôler leurs émotions et leurs réactions aux mots qui leur déplaisent ou qui les offusquent.

En terminant, je vous offre ce vidée de la Youtubeuse transgenre Blaire White qui répond brillamment à l'affirmation selon laquelle le fait d'utiliser le terme incorrect en s'adressant à une personne transgenre constitue un acte "violent":






ASCENT de Jed Mercurio







Il y a quelques années de cela, à l'occasion d'une escale à Portsmouth, j'ai visité une librairie. J'y ai découvert un « graphic novel » : « Ascent » qui racontait l'histoire d'un pilote Soviétique durant la guerre de Corée. Je n'achetais pas l'unique exemplaire restant car il était abîmé mais, rentré chez moi, je fis quelques recherches sur Internet et je découvris qu'il s'agissait de l'adaptation d'un roman que je commandais aussitôt.

Lorsque j'étais enfant, je reçus comme cadeau un livre portant sur les conquérants du ciel et de l'espace. L'un de ceux-ci était Youri Gagarine, le premier homme à y être allé (je découvris bien plus tard que son record n'aurait pas du être homologué car il avait reçu pour instruction de sauter en parachute avant l'atterrissage de sa capsule, pour des raisons de sécurité). Mais peu importe, ce fut une révélation pour moi. Youri Gagarine était le premier homme à être allé là où nul avant lui n'était allé, un pionnier et un héros dans les plus purs sens des termes.

Par la suite, je me documentais avec avidité sur l'aventure spatiale Soviétique. L'histoire est écrite par les vainqueurs et ce que nous connaissons de la conquête spatiale le fut essentiellement par les Etats-Uniens. L'ample documentation fournie par la presse occidentale et de nombreux auteurs de l'Ouest y est sans doute pour beaucoup. En comparaison, la course à l'espace du point de vue Soviétique représente le côté face de la pièce. Sous le contrôle strict de l'armée russe, celle-ci demeure en grande partie un mystère propice au développement des hypothèses les plus extraordinaires.

Jed Mercurio, l'auteur de « Ascent » est un ancien pilote de la RAF et un médecin. Au début des années 90, il répond à une annonce du British Medical Journal et se lance dans une fructueuse carrière de scénariste pour la télévision et de romancier. « Ascent » est son second roman, recommandé comme l'un des 1000 romans que chacun devrait lire.

Le héros de celui-ci se nomme Yefgenii Mikhailovitch Yeremin. Son ascension, semée de nombreuses embûches, commence à Stalingrad en 1946. La « Grande Guerre Patriotique » a fait 20 millions de morts dans la fédération, parmi eux, l'ensemble de sa famille. Alors qu'il est emmené à l'orphelinat, il assiste impuissant à l'incendie de la ferme de ses parents et la pluie efface rapidement ses traces de pas dans la boue de sa terre natale.

L'orphelinat n'a rien d'un refuge pour Yefgenii. Dès la première nuit, il est sérieusement battu par trois de ses condisciples. Doué d'une intelligence remarquable, il analyse rapidement les règles de son nouveau foyer – en particulier celles établies par les petits caïds qui y règnent en maîtres - : ne pas se plaindre – jamais - , travailler dur à la reconstruction de la mère patrie. Mais l'orphelinat apporte aussi l'enseignement scolaire et Yefgenii se révèle rapidement extrêmement doué en arithmétique, trigonométrie, algèbre, au grand dam de Babak, le meilleur élève et caïd numéro 1 qui le lui fera chèrement payer.

Un jour, convoqué dans le bureau du Directeur, il entrevoit un moyen de quitter cet enfer. Chaque année un élève – le meilleur – est sélectionné pour l'école d'aviation de Chkalov. Babak est son principal concurrent. Babak le sait et est prêt à tout, même à tuer, pour éliminer la compétition. Yefgenii devra employer les mêmes méthodes que son ennemi pour en triompher. Ce sera la première étape de son ascension.

Six ans plus tard, Yefgenii est devenu pilote de chasse. Il fait partie du corps expéditionnaire soviétique en Corée durant la guerre. La présence de pilotes soviétiques en soutien du régime communiste de Pyongyang est secrète et doit le rester. Leurs uniformes sont nus, dépourvus de toute insigne qui permettrait de les identifier. Les ordres sont stricts : pas d'engagement au-dessus de la mer. Si les Américains venaient à récupérer l'un de leurs pilotes, la famille de celui-ci en subirait les conséquences. Mais Yefgenii est ambitieux, et orphelin. Cette guerre représente une opportunité pour lui de se distinguer. Il bénéfice d'une excellente vue qui lui permet de voir ce que lui seul peut voir.

Peu à peu, puis à une cadence qui impressionne et effraie les as officiels de son escadrille, il accumule les victoires.

Un jour, il commet le défi suprême : d'un coup de peinture rouge, il efface les insignes de l'aviation Nord-Coréenne et les remplace par l'étoile rouge, le marteau et la faucille. Désormais, il sera identifié par les pilotes états-uniens sous le surnom de « Ivan le Terrible ». Autour de lui, les hommes meurent les uns après les autres, mais Yefgenii semble immortel. Il est « l'as des as » de la guerre de Corée. Mais son triomphe n'est qu'officieux.

Et puis, un jour, le défi de trop, l'erreur fatale dictée par l'hubris. Yefgenii doit s'éjecter au-dessus de la mer, gravement blessé. Il est déshonoré, cassé, défait de ses titres et décorations. « Ivan le Terrible » n'a jamais existé. Il est exilé dans une base secrète du cercle polaire, dans l'archipel de François Joseph. Il s'y installe avec son épouse, une veuve qu'il a connu en Corée, qui lui est toute dévouée mais dont il ne partage pas vraiment l'amour. Sa carrière semble achevée, à moins d'une nouvelle guerre.

Et c'est alors, qu'en 1957, survient Spoutnik. Des équipes sont envoyées aux quatre coins de l'Union Soviétique à la recherche de candidats cosmonautes. Aucune ne s'approche de la base de Graham Bell. Il semble qu'une fin heureuse doive être refusée à Yefgenii à jamais, jusqu'à ce qu'un jour, un ultime exploit signe le retour de « Ivan le Terrible » et du respect qui accompagne le titre. Cet exploit ne restera pas ignoré, et un jour, un homme, enfin, se présente : l'ingénieur en chef de la station spatiale de Baïkonour.

Là-bas, Yefgenii côtoiera les Gagarine, Leonov, Komarov... et Korolev. Yefgenii fait maintenant partie de l'équipe qui doit battre les Américains. Puis la mort frappe à nouveau : Korolev, puis Gagarine. Le successeur de Korolev, Mishin ne partage pas les opinions de son prédécesseur. Sa préférence va aux ingénieurs, et quelques soient les efforts de Yefgenii, il se retrouve à nouveau repoussé à la périphérie du programme lunaire : « Zond ».

Malgré tout, Yefgenii est sélectionné mais, du fait de la pusillanimité de Mishin, le programme prend de plus en plus de retard. Les missions non-habitées se succèdent. Et en décembre 1968, arrive Appolo 8, puis Appolo 9.

Les Russes ne sont pas prêt. Ils n'ont pas les ordinateurs nécessaires pour atteindre la lune. Les tests de la fusée N-1 ont échoué. Le problème a été identifié mais son règlement nécessite l'économie de 70 kilos. Mais à tout cela, Yefgenii a une solution. Lui, l'homme qui n'existe pas, partira seul et réalisera, de tête, les calculs nécessaires.

1969 : Voskhodyeniye : Yefgenii Mikhailovitch Yeremin embarque pour son ultime ascension, celle qui lui permettra peut-être, enfin, de laisser son empreinte dans l'Histoire.

J'ignore si on peut classer ce roman dans la catégorie des uchronies, car la plupart des événements qui y sont relatés sont historiques, si ce n'est l'histoire du personnage principal et son destin final. Officiellement, le test raté de la fusée N-1 mit fin aux espoirs Soviétiques de conquête de la Lune.

Que dire de plus, vous devinerez facilement que j'ai adoré ce roman, que je classe parmi les meilleurs que j'ai pu lire. Et je vous en recommande fortement la lecture.




Les libraires

27 janvier 2017

Pour une police du sexe!

Extrait de la délirante nouvelle:

Pour lutter contre les violences sexuelles sur les campus, une fédération étudiante veut bannir les relations sexuelles entre professeurs et étudiants qui ont un lien d’autorité.

C’est l’une des recommandations contenues dans le mémoire de l’Union étudiante du Québec (UEQ), qui représente 72 000 étudiants universitaires, transmis à la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, dans le cadre des consultations sur les violences sexuelles.

L’UEQ recommande que les relations sexuelles entre professeurs et étudiants «soient explicitement proscrites et punies en cas de lien d’autorité direct», en excluant toutefois les relations qui se sont développées avant l’existence de ce lien d’autorité.

Ce n'est pas la première fois que cette proposition ridicule est mise sur la table et j'ai déjà pondu un billet à ce propos. Je ne veux pas me répéter inutilement, mais voici tout de même quelques arguments spécifiques à cette nouvelle.

Premièrement, prenez un peu de recul et réfléchissez à cette proposition une petite seconde.

Ces étudiants féministes souhaitent que les relations sexuelles entre adultes CONSENTANTS soient INTERDITES! Et ils souhaitent que les contrevenants soient PUNIS! Systématiquement! Sans même que l'un des deux partenaires ne porte plainte! C'est complètement délirant.

Deuxièmement, il est toujours fascinant de voir les pulsions autoritaires de la gauche. Jadis, ce sont les curés qui venaient se foutre le nez dans tous les aspects de la vie privée des gens. C'était l'Église qui venait faire la morale aux gens et qui jetait un regard sévère sur tous les comportements qu'elle jugeait être de vilains péchés.

Aujourd'hui, les fanas de la gauche sont les nouveaux curés moralisateurs. Ce sont eux qui souhaitent régir les aspects les plus intimes de la vie des gens et qui veulent punir les comportements qu'ils jugent immoraux. Ce sont eux qui souhaitent imposer de force leur propre moralité à toute la population. Qu'attendons-nous pour leur botter le cul comme nous l'avons jadis fait avec l'église catho?

Troisièmement, cette proposition émane d'un concept délirant que les militants féministes ont appelé "la culture du viol". Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir davantage sur cette vaste fumisterie:

Enseignons aux petits garçons à ne pas violer!
MISOGYNE!
Un vent de raison et d'espoir

Quatrièmement, on devine que ce qui vient à l'esprit de ces militants féministes lorsqu'il est question de relations sexuelles impliquant prof et étudiant, c'est invariablement l'exemple de la pauvre petite étudiante naïve, innocente et ingénue qui tombe dans les griffes d'un homme âgé, manipulateur, profiteur et prédateur. Or, les relations entre humains sont infiniment plus complexes que cela et de nombreux autres scénarios sont possibles. Par exemple, il pourrait s'agir d'une étudiante manipulatrice et d'un prof vulnérable. Et il pourrait également s'agir d'une relation parfaitement saine et consensuelle pour les deux partenaires. Qui sommes-nous pour juger?

Cinquièmement, on voit bien une tendance prude et misandre se dessiner dans cette proposition. Le sexe est diabolisé et les hommes le sont encore plus. Typiquement féministe. Et on perçoit également le message foncièrement misogyne qui est sous-jacent: les femmes sont des grands enfants naïfs et niais qui ont besoin d'être protégées et qui sont incapables de prendre leurs propres décisions.

En conclusion, les profs manipulateurs (trices) qui profitent de leur position d'autorité pour baiser des étudiant(e)s existent-ils (elles)? Évidemment! Faut-il les dénoncer? Bien sûr! Et s'il (elle) est trouvé(e) coupable d'avoir menacé ou fait chanter un(e) étudiant(e) ou encore d'avoir augmenter les notes en échange de faveurs sexuelles, alors qu'il (elle) soit immédiatement crissé(e) dehors!

Mais faut-il pour autant légiférer pour interdire toutes les relations sexuelles entre adultes consentants? Absolument pas.

Ultimement, lorsqu'on est un adulte, on est responsable de ses choix et de ses gestes. Nous avons probablement tous choisi à un moment donné de notre vie de nous investir dans une relation qui s'est avérée toxique. Nous avons tous fait des choix que nous avons regrettés par la suite. Mais c'est de cette façon que nous avons grandi, que nous avons acquis de la sagesse et de l'expérience. Nous avons mieux choisi par la suite. Cela fait partie de la vie normale d'un adulte.

L'état n'a pas à interdire à des adultes consentants et mentalement aptes d'avoir des relations sexuelles. Ce n'est pas de ses câlisse d'affaires. La police du sexe, très peu pour moi.

À lire également:

Crise à l'UQÀM



Hommes honnis, femmes soutenues

Une Québécoise a récemment été arrêtée aux Bahamas pour avoir eu des relations sexuelles avec un mineur. La réaction des gens est sans commune mesure avec celle qu'ils auraient eu si l'accusé avait été un homme.

Olivier Kaestlé en a fait un excellent billet:

Imaginez un Québécois arrêté aux Bahamas pour avoir eu des rapports sexuels avec une gamine de 15 ans, avec pour seule défense l’excuse, fondée ou non, d’avoir cru que sa partenaire sexuelle était majeure.  Croyez-vous un seul instant qu’une partie importante du public serait prêt à le croire, voire à l’absoudre en disant : « Ben, l’erreur est humaine.  Tout le monde peut se tromper. » ?  Ou que ses collègues de travail organiseraient une levée de fonds pour payer son avocat ?

Ne pensez-vous pas plutôt que nos réseaux sociaux s’enflammeraient devant la nouvelle d’un homme, majeur et vacciné, abusant de son pouvoir d’autorité, ou d’achat, afin de s’offrir une séance de tourisme sexuel ?  Ne le présenterait-on pas comme un abuseur qui tire profit de la pauvreté ou de l’innocence d’une jeunesse laissée à elle-même.

Le billet mérite d'être lu en entier!

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Corneille violé par une femme
CriminELLES



La stratégie de Lisée dérape

Renier (temporairement) la souveraineté pour remporter les prochaines élections?

Je l'ai dit et je le répète, je crois que c'est une erreur.

Lisée se réjouira peut-être que, selon ce sondage, beaucoup de souverainistes semblent approuver:

Pas moins de 71 % des électeurs du Parti québécois sont favorables à l’idée de repousser l’échéancier après 2022, révèle un sondage Léger/Le Journal-Le Devoir réalisé entre le 17 et le 19 janvier.

Mais malheureusement, cette stratégie n'engendre pas un hausse d'appuis pour le PQ:

Éloigner l’épouvantail référendaire n’a toutefois pas d’impact pour le moment, ni sur l’appui à la souveraineté, ni sur les intentions de vote du PQ, qui demeurent stables à 29 %.

Le dérapage se poursuit.

J'aurais vraiment aimé avoir tort à propos de ceci...

À lire également:

Jean-François Lisée à la tête du PQ
Les souverainistes quittent le PQ?
Les leviers de Lisée
Lisée fait la sourde oreille



La valse des civilisations selon Hegel

Pour Hegel, la marche des civilisations n'est pas un processus linéaire, mais plutôt un mouvement de balancier entre thèse et antithèse, jusqu'à ce que soit atteint un juste équilibre: la synthèse.

C'est ce que résume ce fascinant vidéo de la chaîne School of Life:



N'est-ce pas là ce qui se passe aux USA et au Royaume-Uni avec Trump et le Brexit? Après être allée trop loin à gauche, la machine vire à droite?

Les obsessions gauchistes de mouvements multiculturalistes racistes, féministes et sexistes mènent à l'élection d'un candidat de droite qui balaie ces idées du revers de la main?

Les lubies de mondialisation outrancière, de chute des frontières, de dilution des identités nationales et d'immigration massive mènent à un vote protectionniste et identitaire au référendum sur le Brexit?

Thèse, antithèse.

Je dois dire que, à mon humble avis, ceci résume très bien la dynamique qui existe non pas seulement à l'échelle des civilisations, mais également beaucoup plus près de nous.

C'est ce que j'ai vu dans le domaine de l'éducation primaire, par exemple, dans ses tiraillements entre l'autoritarisme conservateur et des tendances plus libertaires et progressistes. Le balancier oscille de l'un à l'autre.

Je dirais même que, à un niveau encore plus intime, c'est un peu le modèle qu'ont suivi plusieurs de mes propres raisonnements, que ce soit à propos de la religion, du féminisme ou de mes idées politique.

Il y a quelque chose d'encourageant et de rassurant lorsqu'on pense que le résultat de ce processus est la découverte d'un éventuel équilibre, un consensus raisonnable qui permet de continuer à aller de l'avant tout en assurant un équilibre entre les extrémismes.



Steve Hughes

Tu es offensé? On s'en fiche!





Le prix élevé des croisements de nos ancêtres

Il semble de plus en plus certain que nos ancêtres ont eu des descendants avec des Néandertaliens. Il semblerait toutefois que le prix à payer pour ces escapades préhistoriques soit plutôt élevé.

Extraits de la nouvelle:

The legacy of interbreeding is very real and seems to explain quite a few modern ailments, and some rather nasty diseases as well.

Neanderthal DNA is associated with an increased risk of developing skin corns and callosities, mood disorders and depression, overweight and obesity, upper respiratory and urinary tract infections, incontinence, hardening of the arteries and even smoking.

Then there’s those immediate risks that come with casual sex with your own, or in this case, another species.

Like catching a parasite such as body lice, or worse still, contracting a sexually transmitted infection.

Body lice are parasites that evolve in tandem with their hosts. Other mammals have them, but human lice species are unique to us, and spread through close contact such a sex.

A person can be infested with thousands of these blood suckers, each insect biting five times a day.

But worse, they also carry deadly bacteria. Diseases like endemic typhus are carried and spread by body lice and are said to have caused more deaths than all the wars in history put together.

Genetic studies of body lice suggest that one of the two species that infects us today evolved more than a million years ago, in association with another human-like species.

What’s the implication here? Yet again, we probably got body lice because our ancestors engaged in the pants-off dance off with an evolutionary cousin.

Now a new study has found that a particular human papillomavirus (HPV16), one of the most common sexually transmitted infections with 14 million new cases each year in the US alone, was also inherited from the Neanderthals.

The amazing diversity of HPV16 variants across Asia and Europe - compared with low diversity in Africa - has long puzzled researchers.

You’d expect the opposite situation because we evolved in Africa and presumably carried HPV16 out with us when we left there 100,000 years ago or more.

This new study solves the mystery by showing that modern humans brought only a small subset of HPV16 variants out of Africa, picking up most of the other strains after they (ah, we) bonked the Neanderthals.

Technically, this is known as a host-shift, where sexual contact with archaic populations led to the transmission of new variants of HPV16 to us.

With time, even more diversity was generated as modern humans spread across the rest of the Old and New Worlds.

High risk human papillomaviruses are a serious global health issue. They’re associated with around 5 percent of all cancers worldwide.

The choice our ancestors made to interbreed with the Neanderthals, Deniosvans and probably numerous other archaic cousins have left us with profound legacies that we’re only beginning to learn about.

What else might they have done that had profound consequences for us today?

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Nouvelle preuve de croisement entre humains et Néandertaliens

Les Néandertaliens ne sont pas nos ancêtres









Cannibales, les Néandertaliens?




Les transitions majeures de l'évolution





Tell me about Conan



Je n'ai pas vu ce film, mais cet extrait me donne vraiment envie de le voir.



Rodrigo Vega III


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Trouvé ici.


Riyahd Cassiem III




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Joshua Cairós

Kachakacha

Olivier Vatine

Crash-Wraith

Guillem H. Pongiluppi

26 janvier 2017

Héroïne féministe

Les vaillantes féministes qui ont pris la rue s'indignent des jokes plates de Trump. Ses farces sont-elles plus graves que la torture et le meurtre? Cette activiste féministe a été trouvée coupable de ces crimes et elle a tout de même été invitée à prendre la parole à la marche des femmes sur Washington:


Cliquez ici et ici pour plus de détails sur cette pauvre victime éplorée du patriarcat misogyne.



25 janvier 2017

Bienvenue au monastère!

Avant-hier, nous sommes assis autour de la table pour souper et, comme à mon habitude, je questionne mes fils à propos de leur journée.

Voici la conversation que j'ai eue avec mon fils cadet qui est en 2e année:

Moi: Et toi, chaton, comment a été ta journée?

Chaton: Mme Stéphanie a baissé mon épingle.

Moi: Comment ça?

Chaton: J'ai chuchoté à mon ami.

Moi: À quel moment ça s'est passé? Pendant un test? Est-ce que Mme Stéphanie était en train d'expliquer quelque chose en avant de la classe?

Chaton: Non, c'était pendant la détente.

Moi: Pendant la détente? Tu n'as pas le droit de parler pendant la détente?

Chaton: Non.

Moi: Qu'est-ce que tu as le droit de faire pendant la détente?

Chaton: On peut lire, dessiner ou jouer à un jeu tout seul.

Moi: Personne ne dit un mot?

Chaton: Non.

Moi: Est-ce que tu travailles en équipe parfois?

Chaton: Non.

* * * * * * *

J'ai souvent écrit à propos des dérives autoritaires de l'école primaire québécoise sur ce blogue et on en a ici un autre magnifique exemple. Mon fils se fait avertir parce qu'il a CHUCHOTÉ à son ami pendant la période de DÉTENTE! Et il ne travaille à peu près JAMAIS en équipe. En d'autres termes, mon fils de 7 ans ne fréquente pas une école primaire, il fréquente un monastère, tabarnak!

On en est encore là, en 2017. Et ceci décrit parfaitement ce que j'ai vu dans les classes de la vaste majorité de mes collègues au cour des années.

C'est contre cet autoritarisme, cette intolérance et cette discipline outrancière que je me bats depuis des années. Et maintenant que je vois mes fils la subir, cela m'enrage encore plus.

Et après ça, on viendra s'étonner qu'un si grand nombre d'enfants, particulièrement des petits garçons, sont incapables de fonctionner dans un système pareil et qu'il faille les gaver de médicaments pour qu'ils y parviennent. Et on viendra s'étonner que des enfants, surtout des petits garçons, se rebellent dans un système aussi étouffant et oppressif et qu'ils se comportent mal.

À lire également:

SIIIIIIILEEEEENCE!


24 janvier 2017

COMME CONVENU de Laurel







Bonjour à tous,

Cela fait un moment que je suis les aventures du Prof Solitaire sur le blogue de celui-ci, y allant de mes petits commentaires de temps en temps.

Récemment, le Prof a eu la générosité de me proposer une participation plus active et de profiter de son blogue pour publier mes propres textes. En voici donc le premier.

Depuis environ deux ans, je suis avec passion les aventures de Laurel et Adrien (sans oublier la fille de Laurel, Cerise et leur chat Brume). Donc voilà, je commence par saboter le blogue du Prof pour vanter les mérites d'un autre : « Comme convenu ».

Laurel, alias Laureline Duermael est une illustratrice et dessinatrice de bande dessinée. Elle a créé son premier blogue en 2003 et a travaillé pour le journal de Spirou ainsi que pour le magazine Psikopat. Elle a publié plusieurs albums, tels que sa série « Cerise ». Avec son compagnon, Adrien, elle a également créé le jeu vidéo «Doodle Grub ». Ce jeu a attiré sur eux l'attention de deux entrepreneurs : Arthur Madrid et Sébastien Borget, qui leur ont commandé un jeu. A la suite de quoi, ils décident tous les quatre de monter une boite : Pixowl. Athur Madrid en sera le CEO et travaillera au Brésil où il vit et lèvera des fonds grâce à ses contacts ; Sébastien Borget restera en France d'où il gèrera le marketing et Laurel et Adrien déménageront en Californie, à Burlingame où ils développeront des jeux pour mobile à partir du concept de « Doodle Grub ».

Malheureusement, très vite, des tensions vont apparaître à l'intérieur du groupe, du fait notamment de nombreuses promesses non tenues et du caractère irrationnel de leurs deux partenaires.

En 2014, un an après leur installation, complètement à bout et découragée, Laurel crée un nouveau blogue « Comme convenu » qui racontera de façon fictive leurs déboires professionnels. Arthur Madrid devient Joffrey, Sébastien Borget, Luc, et la société Pixowl devient Boulax.

Il faut dire que Laurel et Adrien vont faire preuve d'une grande naïveté en accordant une totale confiance à leurs partenaires. Ainsi, Laurel n'a droit à aucune part dans Pixowl/Boulax sous prétexte qu'elle travaillera cinq jours PAR MOIS à ses albums. Par ailleurs, ils avanceront eux-mêmes les frais de déménagement sur la promesse d'un remboursement qui ne viendra jamais et ils devront vivre en colocation avec deux stagiaires pour une durée maximale de six mois (plus d'un an après, les stagiaires seront toujours là). Cerise sur le sundae, Arthur/Joffrey les fera venir sur un visa E2 qui les liera irrémédiablement à Boulax, en attendant la carte verte (je vous laisse deviner ce qu'il en sera). Enfin, Joffrey fait la promesse à Laurel d'engager une attachée de presse pour assurer la promotion de ses albums. Encore une fois, comme la plupart de ses autres engagements, celui-ci ne sera jamais tenu. Tout cela, Laurel et Adrien le trouvent normal. Ils ont confiance en Joffrey, ils croient en sa parole.

Mais la vie en Californie coûte cher. Laurel et Adrien travaillent dur, sans arriver à joindre les deux bouts. À cela (et à bien d'autres problèmes), Joffrey aura toujours la même réponse toute faite : « La Californie, c'est VOTRE rêve ».

D'ailleurs, Joffrey se révèle très vite envahissant, capricieux et colérique. De plus, chaque fois qu'une décision importante doit être prise, celui-ci bénéficie systématiquement de l'appui de Luc, bloquant ainsi effectivement toutes les initiatives et propositions d'Adrien.

Laurel et Adrien s'aperçoivent aussi rapidement que pendant qu'ils en arrachent complètement, leurs deux associés semblent se payer la traite. Joffrey (qui s'est accordé un super salaire) vit dans l'un des meilleurs quartiers de Rio, a pris une gouvernante, engage à tour de bras des collaborateurs aux salaires médiocres et organise régulièrement des activités payées par Boulax. Luc, de son côté, vivant en France, bénéficie d'avantages largement supérieurs à ceux d'un travailleur Etats-Unien. Par ailleurs, il arrondit ses fins de mois en revendant à son profit les cadeaux que reçoit Boulax en Californie et n'hésite pas à s'approprier le travail des autres tout en brassant surtout de l'air.

Et ce n'est pas fini ! Les deux compères s'avèrent être des gestionnaires désastreux, à un tel point que cela ressemble à du sabotage : salaires non payés, gestion du personnel (et des investisseurs) catastrophique, lancement de jeu rempli de bugs. De plus, ils obligent systématiquement Laurel et Adrien à avancer leurs frais, ce qui met la pression sur eux.

Face à autant de mauvaise foi, Laurel et Adrien finiront par décider de se prendre en main en imposant aux deux autres la création de leur propre jeu et en lançant (secrètement) leur demande de cartes vertes.

En 2014, afin de se soulager de la tension qui règne à Boulax, Laurel décide donc de lancer l'adaptation de ses aventures Californiennes sur son blogue « Comme convenu », au grand dam des deux c......ds qui n'apprécieront guère de se voir présentés sous un jour aussi peu flatteur. Au bout d'environ 250 pages, elle décide d'auto-éditer le premier volume (de deux) de « Comme convenu » au travers d'une campagne de financement participatif sur « Ulule » en visant un budget de 9500 euros. 271 678 euros seront finalement récoltés. 8000 personnes l'achèteront, uniquement par correspondance (l'album est indisponible en librairie).

Récemment, son blogue et ses (més)aventures ont bénéficié d'une belle publicité par l'intermédiaire de Chris O'brien de « Venturebeat » (ce qui a du faire très plaisir à Joffrey et Luc).

Également, Laurel a annoncé la fin proche du deuxième (et dernier) volume. Comme pour le premier, il sera publié en auto-édition par financement participatif. A cette occasion, il sera possible d'acheter également le premier tome (ce que je vous invite ardemment à faire).


22 janvier 2017

Vous souvenez-vous de la vie avant l'Internet?


Les gens qui sont nés avant 1985, dont je suis,  sont la dernière génération qui a connu la vie avant l'Internet. Ils sont les seuls à comprendre à quel point l'impact de cette nouvelle technologie a été colossal.

En ce qui me concerne, j'avoue entretenir une relation amour-haine avec le net.

Dans la colonne des effets positifs, il y a évidemment ce blogue que j'adore nourrir et qui m'a redonné le goût de l'écriture. Il y a l'accès rapide et facile aux nouvelles qui m'intéressent vraiment: science, philosophie, arts, politique, etc. Ceci me permet de rester informé sans jamais regarder les insipides nouvelles à la télé (pour mon plus grand plaisir, je ne serais même pas capable de vous nommer un seul joueur du club de hockey Canadiens). J'ai également accès à des points de vue variés sur toutes sortes de sujets, ce qui me permet d'échapper à l'insidieux biais idéologique des médias. J'aime aussi cette possibilité de garder contact avec mes anciens élèves et de savoir ce qu'ils deviennent.

Dans la colonne des effets négatifs, je regarde avec méfiance les gens plus jeunes que moi qui semblent désespérément accros à cette technologie qui ne les quitte plus. Ils ont les yeux constamment rivés sur leurs appareils et ne semblent même plus voir le monde qui les entoure. L'autre jour au resto, j'ai vu un adorable jeune couple qui ne s'est pas adressé la parole du souper. Ils ont passé toute la soirée les yeux rivés sur leur téléphone respectif. Troublant et terrifiant. C'est pour cela que je n'ai pas de téléphone cellulaire et pas de compte Twitter... je veux être complètement déconnecté la vaste majorité du temps.

Le sujet est fascinant et il a inspiré un livre dont il est question dans cet article, en voici quelques extraits:

(...) Instead of a broad investigation into the effects of constant connectivity on human behaviour, Harris looks at a very specific demographic: people born before 1985, or the very opposite of the “millennial” demographic coveted by advertisers and targeted by new media outlets.

These people, says Harris, are the last of a dying breed. “If you were born before 1985, then you know what life is like both with the internet and without. You are making the pilgrimage from Before to After,” he writes. 

(...) Being in this situation puts us in a privileged position.”If we’re the last people in history to know life before the internet, we are also the only ones who will ever speak, as it were, both languages. We are the only fluent translators of Before and After.

(...) “So it’s like if a tweet gets retweeted a couple of hundred times, that must mean that my thoughts are worthy. If my Facebook photo is ‘liked,’ that must mean I am good looking. One of the things that concerns me about a media diet that is overly online, is that we lose the ability to decide for ourselves what we think about who we are.”

(...) “When you wake up, you have this gift of a blank brain. You could fill it with anything. But for most of us, we have this kind of panic. Instead of wondering what should I do, we wonder what did I miss. It’s almost like our unconsciousness is a kind of failure and we can’t believe we’ve been offline for eight hours,” he says. It is habits like this that are insidious, not the internet itself. It is a personal thing.



Qu'est-ce qui caractérise les génies?

150 ans

Extraits de cet excellent article de MBC:

Nous y sommes. Ottawa célébrera toute l’année les 150 ans du Canada. Nous aurons droit à une orgie de propagande à même les fonds publics pour nous vanter les merveilles du «meilleur pays au monde».

Justin Trudeau fera des phrases en bilingue pour chanter la fierté canadienne. Mélanie Joly se mettra de la partie aussi. Comme à l’habitude, elle torturera la langue française avec des discours incompréhensibles.

On voudra nous faire gober ce bobard exceptionnel: que le Canada illuminerait la planète. Il représenterait la prochaine étape dans l’histoire de l’humanité, avec son multiculturalisme joyeux et ses accommodements pseudo-raisonnables.

Qu’on me comprenne bien: il est normal qu’un pays commémore ses grands anniversaires. Mais le problème, c’est qu’on vend aux Québécois un pays qui n’est pas le leur.

Un peu d’histoire: notre histoire comme nation ne commence pas en 1867 mais en 1608, avec la fondation de Québec. Nos vraies origines sont en Nouvelle-France.

Notre histoire bascule en 1763, avec le traité de Paris. Nous sommes alors arrachés à la France, notre mère-patrie, pour être soumis à la Grande-Bretagne.

Dès lors, notre destin sera lié à notre conquérant, qui finira par voler notre nom. Car à l’origine, les Canadiens, c’était nous. Au fil du temps, Ottawa nous volera aussi nos symboles et notre hymne national.

Le Canada a cherché à nous assimiler. Nous avons défendu nos droits linguistiques, culturels et politiques.

(...) Que représente 1867 dans tout cela? Pour le Canada anglais, c’est effectivement une naissance.
Pour le Québec, au mieux, c’est le moment où, après l’Acte d’Union de 1840, nous retrouvons un semblant de gouvernement, même si les vrais pouvoirs sont concentrés à Ottawa. Dans les frontières de la province, nous serons une majorité.

(...) Faut-il rappeler que le multiculturalisme canadien fait de nous non pas un peuple fondateur, mais une communauté parmi toutes les autres issues de l’immigration?

Faut-il rappeler que le Canada fragilise le français au Québec et favorise l’anglicisation des immigrants?

En 2017, les Québécois ne devraient pas avoir le cœur à la fête. Ce n’est pas la leur.



Citations de Sam Harris

Sur l'importance des intentions:


Sur la gauche régressiste:


À propos de l'Islam:


À propos de Charlie Hebdo:


Sur les Présidents qui parlent à Dieu:


Sur l'importance de l'expérience personnelle:


Sur l'ignorance des leaders religieux:



Trouvé ici.


Citations d'Ayaan

Origines ethniques des Nord-Américains