29 avril 2017

Une "explosion" de cas de pédophilie?

Marie-Claude Malboeuf signe un article sur les tentatives de leurre d'enfants par des pédophiles.

Après ce papier abominable qu'elle avait écrit à propos du harcèlement sexuel au travail, permettez-moi de m'attendre au pire.



Explosion?

Fait avéré ou sensationnalisme féministe misandre? C'est ce que nous allons voir...

L'exploitation sexuelle par ordinateur mobilise de plus en plus les policiers québécois. De 2011 à 2015, le nombre de cas de leurre d'enfant a triplé comparativement aux cinq années précédentes.

Les corps policiers ont alors rapporté 1312 cas au ministère de la Sécurité publique, contre 401 de 2006 à 2010. Les données de 2015, qui viennent d'être rendues publiques par le Ministère, font état de 372 cas.

Trois remarques en réaction à ceci:

1- Si j'ai bien compris, Mme Malboeuf nous apprend qu'un plus grand nombre de policiers est mobilisé pour enquêter sur des cas de prédateurs pédophiles. J'en suis ravi! Plus ces salopards seront étroitement surveillés, plus nos enfants seront en sécurité et moins la société aura peur de son ombre. Tout le monde gagne. Bref, excellente nouvelle.

2- Lorsque Mme Malboeuf parle de "cas", parle-t-elle d'allégations? De plaintes? D'enquêtes en cour? De cas confirmés? D'arrestations? Pas clair. Pourtant, la distinction est très importante. Malheureusement, tout au long de cet article, Mme Malboeuf demeurera plutôt vague. Pourquoi vous pensez?

3- Il est intéressant de remarquer une certaine manipulation des chiffres de la part de Mme Malboeuf. En effet, pour arriver à parler "d'explosion" et de nombre de cas "triplés", elle regroupe les résultats par tranches de 5 ans. Il faut bien avouer que si elle se contentait de parler seulement des chiffres les plus récents qui ont été rendus publics, la nouvelle est beaucoup moins sensationnelle. 372 cas sur une population de 8,2 millions de personnes, c'est assez peu, surtout s'il ne s'agit que d'allégations. 

(...) Certains des accusés les plus récents étaient enseignants, éducateurs en garderie, animateurs de camp de jour, ou encore entraîneurs de basketball ou de hockey mineur. Avant leur arrestation, ils n'avaient en général jamais été soupçonnés ou accusés d'avoir commis un crime.

Combien d'enseignants?

Combien d'éducateurs en garderie?

Combien d'animateurs de camp de jour?

Combien d'entraîneurs de baseball ou de hockey?

Pourquoi Mme Malboeuf choisit-elle de ne pas chiffrer? Se pourrait-il qu'elle tente, encore une fois, de donner l'impression que la situation est plus désastreuse?

Ce faisant, elle renforce la méfiance et les préjugés négatifs dévastateurs que subissent les hommes qui travaillent auprès des enfants. Elle contribue à faire planer un monstrueux doute sur des gens innocents qui se dévouent pour le bien-être des jeunes en les associant à une infime minorité de détraqués déviants.

C'est complètement inacceptable.

(...) L'infraction de leurre d'enfant a été créée en 2002. En 2012, on l'a assortie de peines minimales. Et en 2015, on a augmenté les peines. Les coupables sont désormais passibles de 1 à 14 ans de prison.

J'en suis ravi.

(...) Plus de 98 % des internautes qui leurrent des enfants sont des hommes. « Lorsqu'une femme est impliquée, c'est souvent comme complice. Ou certaines ont pu séduire un garçon en ligne en lui demandant de se dévêtir pour filmer la scène et faire de l'extorsion », précise le professeur de criminologie Francis Fortin.

Je ne peux pas m'empêcher de me questionner à propos de ce pourcentage. En effet, comme je l'ai mentionné à maintes reprises sur ce blogue, les femmes pédophiles existent et elles sont plus nombreuses que ce que l'on croit:








Alors, à la lumière de tout cela, que faut-il penser de ce pourcentage qui frôle le 100%?

Serait-ce que les prédatrices préfèrent approcher leurs victimes en personne plutôt que via l'Internet?

Serait-ce que les victimes masculines portent moins souvent plainte? Et lorsqu'ils le font, sont-ils moins pris au sérieux?

Le tabou entourant les victimes masculines est-il plus grand? 

Que se passe-t-il exactement?

De toute évidence, Mme Malboeuf s'en balance. Diaboliser les hommes, une fois de plus, lui convient parfaitement.


Loin de moi l'intention de banaliser des crimes aussi abominables que l'agression sexuelle d'enfants. En fait, j'ai du mal à imaginer un crime qui me révolte et m'enrage plus que celui-là. 

Cela étant dit, regardez ces chiffres. 

Seulement 52 cas dans toute la région de Montréal? C'est-à-dire sur une population de plus de 4,1 millions d'habitants? 

C'est ça l'explosion?

C'est pour des chiffres aussi bas qu'on se permet de diaboliser tous les hommes du Québec et de nous traiter tous comme des prédateurs potentiels?


Quand on regarde les deux dernières années, on constate que la "hausse" est une "baisse"! 

Vous appelleriez ça une "explosion", vous?

Comprenons-nous bien: un seul cas est un cas de trop et je me réjouis que les effectifs policiers soient augmentés pour piéger ces dangereuses crapules. J'applaudis les peines plus sévères. Je suis entièrement d'accord pour qu'on fasse de la prévention et qu'on sensibilise les jeunes. Je le fais moi-même auprès de mes élèves et de mes fils.

Mais ces chiffres ne justifient ABSOLUMENT PAS le climat de paranoïa généralisé qui existe à l'égard des hommes, particulièrement envers ceux qui travaillent auprès des enfants.

Cette paranoïa est une abomination qui détruit des vies. Et en publiant un article aussi biaisé, Mme Malboeuf s'en rend complice.

La paranoïa misandre qui pèse sur les hommes existe et la souffrance qu'elle cause est bien réelle. J'en parle dans mon livre et j'en ai amplement parlé sur ce blogue:















Comment combattre l'Islam politique?

L'une des personnes les plus qualifiées pour répondre à cette question est sans contredit l'extraordinaire Ayaan Hirsi Ali.

Jeffrey Tayler lui consacre un long papier dont voici quelques extraits:


(...) Former President Obama’s repeated declarations that the faith in question had nothing to do with all the bombing, beheading, and machete-slashing carried out to the cry of “Allahu Akbar!” looked, at best, cowardly – and at worst, complicit. Hillary Clinton followed Obama’s lead on the matter – all the way to a historic loss at the polls.

(...) Obama nevertheless saw fit to muse that, “Americans are more in danger from their own bathtubs than from Islamist terrorists.” The blatantly phony equivalency drawn here belies the obvious, and not just that slipping in the tub is an accident, not an act of coldblooded murder; a bathtub death cannot terrify, or influence public opinion or public policy, whereas terrorism obviously does.

(...) Hirsi Ali ('s) thesis: the American government’s “narrow focus on Islamist violence had the effect of restricting our options only to tools such as military intervention, electronic surveillance, and the criminal justice system. . . . In focusing only on acts of violence, we have ignored the ideology that justifies, promotes, celebrates, and encourages those acts.”

(...) “Islam implies a constitutional order fundamentally incompatible with the US Constitution and with the ‘constitution of liberty’ that is the foundation of the American way of life. . . . The ultimate goal of dawa is to destroy the political institutions of a free society and replace them with the rule of sharia law.”

(...) “Islam,” after all, means “submission” – by mankind, to the will of God, here on Earth. The very name of the faith manifests its essence, implying confrontation between a deity who commands and mortals who must obey – or else. (...) Islam’s foundational texts do not preach separation between mosque and state. Everything belongs to God.

(...) Make no mistake about it: a future in which an unreformed Islam prevailed would be grim indeed, inimical to every Enlightenment value and every liberal principle, and thus to our Constitutional order and the protections it affords minority rights (women’s rights, LBGT rights, and so on) of all sorts. That such a future is improbable is irrelevant; the threat comes from those willing to kill to bring it about.

(...) As practiced by Islamists, dawa, she says, aims both to convert non-Muslims to Islam and to “instil Islamist views in existing Muslims.” Dawa is the “subversive, indoctrinating precursor to jihad.” It, thus, constitutes a threat, but since it is “an ostensibly religious missionary activity, proponents of dawa enjoy a much greater protection by the law in free societies than Marxists or Fascists did in the past.” Government agencies have been “duped into regarding” Islamist groups “as representatives of moderate Muslims simply because they do not engage in violence.”

(...) The real problem, Hirsi Ali notes, in her paper, is that any Islamist organizations that “aren’t Al Qaeda” end up looking moderate. Before engaging with such groups, the FBI should scrutinize their ideological background to “ensure that they are not committed to the Islamist agenda;” and the IRS should revoke their tax-exempt status if they turn out to be Islamist. (...) Likewise, the Department of Homeland Security “should subject immigrants and refugees to ideological scrutiny.” She also wants the government to “prioritize” the entry of those “who have shown loyalty to the United States,” as well as screen chaplains employed by the government. That such suggestions will sound extreme to many only shows how far off track our public discourse about Islam has wandered. She also advocates placing mosques and Islamic centers “credibly suspected of engaging in subversive activities” under “reasonable surveillance.”

(...) Hirsi Ali has recommendations for changes to American diplomacy – chiefly, that foreign governments cease supporting Islamist activities in the United States “as a condition of US friendship,” and that the United States “punish” transgressors with “trade sanctions or cuts in aid payments.” (...) Allies should not strive to subvert one another, and this is just what Saudi Arabia (for example) is doing by funding Wahhabi enterprises in the United States.

(...) Yet non-Muslims voicing fears about such matters generally suffer vilification as “Islamophobes” and racists. The problem, again, is ideological, and not just a matter of demographics and certainly not of skin color; about one in four American Muslims are converts.

(...) Just “decapitating” terrorist networks abroad “cannot be regarded as a sufficient response to the threat we face.” Islamist political dogma masquerading as religion, and dawa, its means of propagation, demands attention.

(...) “By being honest, we can ask Muslims the question: what needs to be reformed, and how can Muslims go about reforming problematic tenets? If we deny that there is a need for reform in mainstream Islamic religious law (Shariah), we are only empowering the Islamists.” I would add that we should remember the stakes and overcome our fear of causing offense, and recall the ultimately salutary effect of free speech.




Les clowns libéraux et la réforme scolaire

Le fond du baril n'est jamais atteint avec le gouvernement libéral.

Voici leur dernière idée géniale:

Le ministre de l’Éducation était fier d’annoncer enfin les nouvelles mesures qui auront, une fois pour toutes, les effets espérés sur la réussite scolaire de nos jeunes Québécois.

Des mesures exceptionnelles et révolutionnaires puisées en dehors de la structure habituelle des penseurs en éducation. Bref, laissons de côté les chercheurs et intervenants spécialisés en matière de motivation et de réussite scolaire et demandons à Ricardo, Pierre Lavoie et autres vedettes du petit écran de s’occuper de la question.

En effet, le gouvernement dégagera donc plusieurs millions de dollars pour appliquer des changements alimentaires, sportifs et architecturaux dans les écoles. Il est probablement vrai qu’une meilleure alimentation, de meilleures habitudes physiques et un environnement propre et agréable favorisent la motivation et l’apprentissage, mais ces facteurs sont loin d’être les plus importants lorsque l’on connaît « minimalement » les prédicats significatifs de la réussite scolaire des enfants.

En fait, miser sur des prédicats qui influencent si peu la réussite scolaire est comme se dire que repeindre le pont Champlain permettra d’en améliorer la fluidité.

Une connaissance des études prédictives (analyses de régression et discriminantes) aurait été favorable à la compréhension du ministre qui aurait réalisé que les facteurs prédictifs les plus déterminants de la réussite scolaire sont liés aux caractéristiques propres à l’enfant (par ex. ses troubles d’apprentissage et du langage, le quotient intellectuel), aux caractéristiques de l’enseignant (par ex. pédagogie, habiletés relationnelles, sensibilité aux besoins de l’enfant) et à l’environnement d’apprentissage (la tâche à effectuer, la classe, etc.).

LES RÉELS DÉTERMINANTS DE LA RÉUSSITE

Or, c’est en investissant prioritairement dans ces réels déterminants de la réussite que nous verrons de réels changements pour le bien des enfants. Mieux former nos enseignants sur le plan des habiletés relationnelles, des aptitudes à l’établissement d’un lien d’attachement significatif et réconfortant ; s’assurer qu’ils développent une approche éducative affectivo-motivationnelle de qualité après des plus jeunes.

Investir massivement dans la formation et l’embauche des intervenants spécialisés en mesures d’appui (psychoéducateurs, orthopédagogues, orthophonistes, psychologues en apprentissage, etc.) et surtout préserver les mesures d’appui déjà existantes, outils indispensables à la réussite d’un nombre croissant d'élèves d’écoles primaires, secondaires et postsecondaires (notons ici que le gouvernement projette d’enlever les mesures d’appui aux élèves de 5e secondaire, l’an prochain). Une fois ces paramètres bien investis, nous pourrons alors songer à investir dans les beignets au tofu et les angles feng-shui des corridors scolaires.

En conclusion, la présentation de ce groupe de « joyeux lurons » qui allie bonne nourriture, bon sport et décorations au goût du jour témoigne davantage d’une approche populiste (voire électoraliste) que d’une approche documentée et sérieuse de la question de l’éducation. L’éducation est une des principales causes de la richesse, du sentiment de liberté et du bien-être psychologique de nos enfants devenus adultes. Ne laissons pas l’avenir de nos enfants aux soins de l’inspiration de nos vedettes, si sympathiques soient-elles.



Notre histoire à travers les yeux du Canadâ

Des universitaires québécois ont écrit un excellent article à propos de la plus récente tentative canadienne de ré-imaginer l'histoire du pays... à nos dépends.


Extrait de l'article:

The CBC’s new series, Canada: The Story of Us, demonstrates that telling the story of a country divided as Canada is a challenge. The many groups and interests that are at its core make it nearly impossible to impose a single storyline of the country’s history. These competing narratives are bound to clash with each other when they are condensed in a single TV show.

The creators of this new televised national narrative have overlooked key events and have been neglectful in weaving this new version of Canadian history. We, as a group of scholars, wish to remind the CBC of some of the people they have forgotten by adopting a strictly Anglo-Canadian perspective.

We can see the positive intention behind the inclusion of First Nations in the story of the first episode in the series. However, 12,000 years of aboriginal history are condensed into a few minutes. Then, 150 years of New France follows, the two compacted into a single episode, the first out of 10. (...) Furthermore, the series’ attempts at inclusivity through self-representation demonstrates clear mistakes when Joseph Boyden, whose Indigenous ancestry has been questioned by many in the past few months, intervenes as a key commentator of the First Nations’ fate.

Such minimal precautions, clumsy as they are, were not even taken when it comes to representing francophones. Every specialist interviewed on camera is an anglophone, and of the celebrities that discuss history during the show, only two are francophones themselves: Louise Lecavalier, a dance star, and mixed martial artist Georges St-Pierre, who comments on the battle of the Plains of Abraham.

This francophone invisibility would be problematic enough on its own, but it is furthermore combined with carelessness. Many of the actors involved in the depiction of French individuals can’t even speak the language properly, despite Canada’s considerable pool of francophone actors to draw from. In addition, the representation of historical figures such as Champlain and Radisson could be clearly labelled as offensive, especially if put into contrast with the way English figures are presented.

In one scene, Champlain – who was a colonial administrator – meets a Wendat diplomatic mission. He has already been depicted as a dark and intriguing figure but, in this segment, his clothes are filthy. Even considering the different standards of hygiene in the 17th century, an official meeting would have warranted more decorum. Similarly, Radisson and Des Groseilliers cross the Atlantic as traitors to convince London to help them establish the Hudson’s Bay Company. When they meet the noble Englishmen, who are dressed formally, the French are wearing furs.

These representations of the French further contrast with the depiction of General Wolfe, shown as being cunning, intelligent, and…clean, even after having climbed Cap Diamant. It is as if the civilizing power of the English came from their reason and superior morals, while the French are depicted as vicious, treacherous, and persistently dirty.

It is appalling that the Prime Minister of Canada gave his support to this series by pleading for national unity in the opening. It is also a serious concern that the producers insist on using this one-sided and biased narrative as a teaching tool in schools across the country. As scholars, we are strongly opposed to this program being used as such, as it would only serve to perpetuate existing prejudices and would not be promoting unity.

À lire également:

150 ans
Nous aurons droit à une orgie de propagande à même les fonds publics pour nous vanter les merveilles du «meilleur pays au monde».

Mélanie Joly, propagandiste en chef
L'art de réécrire l'histoire selon la recette libérale!

Le drapeau de la propagande
Ces dernières semaines, le gouvernement canadien a souligné le 50e anniversaire du drapeau, ce qui a donné lieu aux affirmations les plus extraordinaires

Réinventer l'histoire canadienne, un chapitre à la fois...
Les efforts déployés ces dernières années pour réinterpréter et réinventer l'histoire du Canada sont carrément choquants.

Quand tu passes ton histoire à l'eau de javel...
Je l'ai déjà écrit ici à maintes reprises, la version édulcorée de l'histoire qu'apprennent les Canadiens anglais a pour seul et unique but de mousser le patriotisme et le mythe du Canada-plusse-meilleur-pays-du-monde-où-tout-le-monde-s'aime.

Oui, il y a eu une conquête!
Les efforts de révisionnisme historique à propos de l'histoire du Québec existent depuis très longtemps.

Un récent sondage a révélé (Ô surprise) que les Québécois et les Canadiens anglais ont des visions totalement opposées des origines de leur pays! Ben oui!



1er Avril 1918: l'armée canadienne nettoie les rues de Québec dans le sang





Zach et la reine

"Je serai toujours cajun de Louisiane, mais j’aime le Québec. Et il y avait des raisons qui étaient d’un intérêt pas tout à fait personnel, mais plutôt financier de le faire, mais pour devenir Québécois, il fallait devenir Canadien. J’ai eu beaucoup de difficultés à faire le pas vers la citoyenneté canadienne, qui m’aurait permis de devenir Québécois, parce qu’il faut prêter serment d’allégeance à la reine d’Angleterre, qui posait pour moi un problème de conscience."

-Zachary Richard

Trouvé ici.


La Norvège imaginaire de La Presse

Voici quelques extraits de cet excellent papier de Bruno Fortin à propos de la "Norvège inventée" du journal La Presse:


Depuis que j’habite à Trondheim, au milieu de la Norvège, chaque fois qu’on me donne à lire un éditorial de La Presse où il est question de mon pays d’accueil, je désespère un peu. La dernière fois, c’était une chronique d’Alain Dubuc, qui parlait des ressources hydro-électriques au Québec et en Norvège (...)

C’est suite à cette annonce de la Norvège : les véhicules électriques ou hybrides avaient représenté la moitié des nouvelles immatriculations au pays depuis le début de l’année 2017. À Juste titre, plusieurs médias ont détaillé la stratégie qui a mené à ce succès : de lourdes taxes imposées à l’achat de véhicules diesel et à essence, versus de nombreux avantages consentis aux propriétaires de véhicules « propres » ; exemptions de taxes, de péages routiers, de frais de stationnement et de tarifs sur les traversiers.

Dans sa chronique, Alain Dubuc se saisit de cette nouvelle pour plaider en faveur de l’ajustement des tarifs d’électricité au prix du marché, comme en Norvège. « Au Québec on aime le modèle norvégien quand ça nous arrange », écrit-il. Et lui-même s’arrange plutôt bien du fait que « les Norvégiens paient le kilowattheure plus du double (que les Québécois)». Pour lui, ça fait partie des « compromis et des contraintes derrière les réalisations du modèle norvégien ».

Or, le collaborateur spécial fait de grands bonds au-dessus de la réalité du contexte norvégien : d’abord, tout est deux fois plus cher en Norvège. L’électricité, mais aussi les patins à roulettes, les moules à gaufres et les casseaux de fraises. Non plus, il ne précisera que les salaires sont également plus de deux fois plus élevés en Norvège, et que par conséquent, l’impact du coût de l’électricité sur le consommateur est le même, prix du marché ou pas.

Alain Dubuc oublie un autre morceau: l’insatisfaction générale des Norvégiens à l’égard des compagnies privées de distribution d’électricité (et ce, malgré des pannes moins fréquentes qu’au Québec, merci au réseau souterrain). Comme au Québec, on se fâche de l’augmentation des tarifs, mais ici, on se plaint en plus de leurs fluctuations.

Il y a d’autres griefs, on en parle souvent dans les médias: on se plaint de la prolifération de ces compagnies qui ne font qu’acheter et revendre le service ; on se plaint des sollicitations par voie de porte-à-porte et de télémarketing ; on se plaint d’une surenchère tarabiscotée d’offres et de rabais mêlés à la fluctuation des tarifs ; on se plaint de pratiques frauduleuses, surfacturation, non-respect des ententes. Enfin, d’après les chiffres du forbrukerrådet, l’équivalent norvégien de l’office de protection du consommateur, les plaintes se rapportant aux marchands d’électricité arrivaient en 3e position au palmarès de 2016.

Mais le chroniqueur laisse entendre que c’est ainsi que le «modèle norvégien» se réalise. Il transforme en outil du «modèle norvégien» ce qui apparaît plutôt, en Norvège, comme un boulet.

À un moment, le plaidoyer introduit un autre sujet : « Derrière ses politiques (de la Norvège) qui nous font envie, il y a des choix. Pour financer la gratuité scolaire par exemple, ce qui coûterait ici 700 millions, il faudrait trouver l’argent quelque part ».

Autre débat, auquel Sa Majesté le roi Harald V et ses trésoriers répondraient que la Norvège ne se demande pas combien lui coûte la gratuité scolaire, elle se demande combien ça lui rapporte.

La gratuité scolaire, qui a été instaurée en Norvège en 1947, bien avant le pétrole, a certainement été l’une des mesures les plus efficaces pour sortir le pays du marasme économique et social laissé par la guerre.

Alain Dubuc conclut son papier entre moralisme et anthropologie : « Cela nous rappelle le caractère hybride de la société québécoise, résolument scandinave dans ses attentes envers l’État, mais pas mal plus nord-américaine quand il s’agit de contribuer ». Un peu comme si cette mentalité présumée était quelque chose d’inné, et non pas contextuel. Mais il n’existe pas de facteurs génétiques qui font du Québécois un contribuable grincheux, et du Norvégien un contribuable enthousiaste.

D’ailleurs, on voit souvent des commentateurs bien en vue faire du surf sur ce cliché. On évoque le « modèle norvégien » en s’empressant d’ajouter que des mesures progressistes si « généreuses » seraient impossibles sans le concours du pétrole et d’impôts que d’aucuns imaginent titanesques (et maintenant de l’électricité au prix du marché).

Un mot sur le pétrole pour dire que 4 % de ses revenus sont réinjectés annuellement dans l’économie nationale, et que tout le reste va au fond des générations futures. C’est dire qu’avec le pétrole, le pays s’achète surtout une confiance en l’avenir. L’or noir n’explique pas non plus pourquoi d’autres pays nordiques, sans pétrole, comme la Suède ou la Finlande, présentent des modèles de société et des indices de niveau de vie fort semblables.

(...) En Norvège, le caractère public des données du fisc est sans doute un puissant incitatif pour les citoyens et les entreprises à contribuer selon leur juste part. Mais on a aussi l’impression d’une plus grande confiance au sérieux des administrateurs du trésor public, d’une meilleure cohésion démocratique et d’une vraie transparence. Il faut voir à cet égard l’éthique de sobriété quasiment spartiate des politiciens dans leur usage personnel des fonds publics.

Un détail dont on parle peu a peut-être une importance insoupçonnée : la numérisation des transactions monétaires. En Norvège, la monnaie a pratiquement disparu (et les membres de la génération x n’ont jamais vu de chèque de leur vie). Une circulation d’argent numérisée qui laisse donc des traces : cela pourrait-il avoir pour effet de rendre la tricherie plus difficile ? Il m’arrive de me demander si ces archaïsmes (argent comptant, chèques) ne sont pas maintenus en usage au Québec dans le but délibéré de faciliter l’évitement fiscal et d’accommoder la corruption. 

Mais Alain Dubuc ne cherche pas à comprendre les raisons de ces présumées différences d’attitudes vis-à-vis des « compromis et contraintes » que les contribuables sont prêts à accepter. Pour lui, c’est une réalité culturelle dont il faut tenir compte, et qui justifie l’application de politiques néolibérales, ici et là-bas. Une réalité qui l’arrange.

(...) Dans les débats québécois sur le financement des CPE, fidèles à leur crédo, les idéologues du néolibéralisme défendent le principe de l’utilisateur-payeur et celui de la modulation des tarifs en fonction des revenus. Une politique déjà tentée dans plusieurs communes de Norvège, dans les années 90, puis abandonnée : en plus d’être moins équitable qu’elle n’y parait, il semble que cette mesure apportait son lot de lourdeurs administratives, pour les garderies comme pour les parents.

Ça n’empêchera pas André Pratte, dans une chronique qu’il intitule « Les faits » (...), de prendre une enjambée au-dessus de la réalité en glissant la Norvège dans une liste de pays « réputés pour leurs politiques familiales » qui « ajustent le tarif de garde en fonction des revenus des parents ».

À y regarder de plus près, on est loin de la vérité : le tarif des garderies norvégiennes est unique ; mêmes standards de qualité et même tarif pour tout le monde. Tout le monde ou presque, d’accord : des exemptions mensuelles ou la gratuité totale s’appliquent dans certains cas (famille monoparentale ou à faibles revenus, étudiant). Une politique d’exemptions de tarifs, donc, bien plus que d’« ajustements », telle qu’on la propose au Québec. C’est bien obligé : les enfants norvégiens ayant tous droit à une place dès l’âge de douze mois, nul ne saurait en être privé faute de ressources familiales. Mais l’auteur du Syndrome de Pinocchio ne s’encombre pas de ces vétilles.

Enfin, je parlais tantôt de petits bonds au-dessus du réel, mais dans une chronique d’un certain printemps, « Notes sur un boycott » (...), Lysiane Gagnon y va d’une performance de saut à la perche:

« Ah ! Mais il y a aussi la Scandinavie, direz-vous, où les universités n’ont pas à rivaliser avec les Grandes Écoles. Oui ! Il y a par exemple la Norvège, où l’université est gratuite… mais en échange, les étudiants doivent effectuer un an de service militaire non rémunéré. C’est ainsi que la société se rembourse. »

D’abord, personne ne fait de lien en Norvège entre l’université gratuite et le service militaire. Service dont l’obligation est surtout symbolique tant les motifs d’exemptions sont multiples (la poursuite d’études universitaires en est un). En 2016, 8000 appelés, ou volontaires, sur une cohorte de 71 000. Par ailleurs, étant donné que l’enrôlement des jeunes dans l’armée représente un coût pour l’État, ça ne saurait être une économie avec laquelle « la société se rembourse ».

Mais la gratuité scolaire est une autre idée que les tenants du néolibéralisme tiennent en horreur (...) Une idée qui doit être ridiculisée s’il le faut (...)

C’est drôle comme au Québec, quand des promoteurs sollicitent les deniers publics en faisant l’apologie de fameuses « retombées économiques » pour des courses de voitures ou des festivals de blagues, on les écoute de très bonne grâce dans certains milieux. Mais investir pour faciliter la recherche, les échanges internationaux entre facultés, la circulation des idées ? Ciel ! Vous devez être un radical, un rêveur, un farfelu.

(...) On le voit, s’agit-il de quelques réussites liées à ce « modèle scandinave » et voilà qu’arrivent les troupes éditoriales sonnant clairon, l’air d’apporter une nuance que d’autres n’auraient pas vue. Des nuances qui ne tiennent pas la route.

Vouloir informer, ou éclairer son lectorat d’exemples de solutions norvégiennes à des problématiques discutées au Québec, l’intention paraît louable et utile. Or, tout se passe comme si l’on voulait plutôt tirer le tapis sous les pieds de prétendus naïfs, qui, apparemment, cultiveraient une image idyllique de la Norvège ou de la Scandinavie.

Quand cette tâche est menée de manière tendancieuse, à grand renfort de « faits alternatifs » dénués de contextes, ce n’est plus simplement une affaire de mauvais journalisme, c’est une entreprise de désinformation. C’est la mise en avant d’un programme politique au détriment d’une honnêteté intellectuelle attendue de la part des grands médias d’information.



Leah Remini parle de la scientologie

Elle a échappé à ce culte et elle est donc bien placée pour en parler:





Le Pompeii britannique





Sommes-nous les derniers Néandertaliens?

John Hawks:




L'impact de l'ADN néandertalien sur nous




Robert McGinnis III

Le Vanity Fair a publié un article très intéressant à propos de Robert McGinnis, le légendaire artiste qui a signé de nombreuses affiches hollywoodiennes au cour des années.





D'autres oeuvres ici et ici.

Maciej Kuciara IV





D'autres oeuvres ici, ici et ici.

Trouvé ici.


Ralf Maeder

Michał Karcz

Michal Lisowski II



Une autre oeuvre ici.

Trouvé ici.


pascal blanché V





D'autres oeuvres ici, ici, ici, ici et ici.

Trouvé ici.



Anthony Jones II




D'autres oeuvres ici.

Trouvé ici.


Billy Nuñez II







D'autres oeuvres ici.

Trouvé ici.


27 avril 2017

Un peu de politique française...

Comme j'ai bien humblement avoué ma grande ignorance dans ce billet, ce cher Fylouz a gentiment accepté de partager avec nous ses impressions à propos des principaux candidats à l'élection présidentielle française.


Les dernières semaines ont été un cauchemar.

Comme en 2002, on a vu pléthore de candidats. Bilan : 6 d'entre eux n'ont pas fait le minimum requis de 5% pour se voir rembourser leurs frais de campagne. quatre de ceux là ont fait moins de 1% et le cinquième, moins de 2%. J'ai entendu dire que le sixième - Dupont-Aignan - voulait lancer une souscription pour rembourser ses frais. Sarkozy a fait le même coup en 2012 lorsqu'il a été condamné pour avoir dépassé le montant légal du budget de campagne. Les dons étant déductibles, ce sont donc tous les français (payant des impôts) qui ont mis la main à la poche.

Voyons les autres.

Benoit Hamon, candidat du Parti Socialiste. Sa campagne a été à la fois noyée par les affaires liées à deux autres candidats (j'en parlerais plus loin) et phagocytée par celle de Jean-Luc Mélanchon. C'est la première fois depuis quarante ou cinquante ans qu'un socialiste fait un score aussi médiocre. Ce qui m'a le plus dégoûte, c'est qu'il a été choisi par les membres du parti au cours d'une primaire. Par la suite, de nombreux "éléphants" (des membres influents du parti) dont Manuel Valls, ex-premier ministre de Hollande ont rallié Macron... tout en conservant leur carte du parti. Moi j'appelle ça des traîtres, mais peut-être suis-je un fanatique de gauche.



Jean-luc Mélanchon : le leader de "La France insoumise" a fait une bonne campagne. C'est un tribun fascinant. Ce que je n'aime pas chez lui, c'est qu'il est pro-frexit, anti Europe et franchement, ses diatribes contre les journalistes me rendent malades. Songe qu'il a accusé sans la moindre preuve deux journalistes d'être des "agents de la CIA" Y'a vraiment quelque-chose qui ne tourne pas rond chez ce type. A l'heure actuelle, il refuse à appeler à voter Macron, ou du moins contre Le Pen. Si elle est élue, il en portera la lourde responsabilité. Je t'avouerais avoir voté pour lui - la mort dans l'âme -. Je me suis décidé la veille du scrutin. J'espérais voir Le Pen éliminée au premier tour.


François Fillon : candidat du parti "Les Républicains". Il est devenu en quelques jours le symbole des élites corrompues : révélations sur les emplois fictifs de son épouse et de ses enfants, mensonges continuels (la presse découvrait régulièrement qu'il "employait" sa femme depuis plus longtemps qu'il ne le prétendait et lui repoussait la date. On en est arrivé, je crois, comme ça jusqu'à 1982. L'homme qui avait dit lors des primaires de la droite "Imagine t-on le Général de Gaulle mis en examen ?" (visant ainsi Sarkozy), s'est lui-même retrouvé mis en examen. L'homme qui avait dit qu'il se retirerait s'il était mis en examen est revenu sur sa promesse et s'est accroché, évoquant un "cabinet noir" à l'Elysée qui alimenterait la presse de fausses informations et en se raccrochant comme à une bouée de sauvetage à la frange la plus extrémiste de la droite, notamment "la manif pour tous" composée de cathos extrémistes.

Marine Le Pen : Je veux bien croire que vu du Canada, on ne la connaisse pas trop, mais quand même. Mme Le Pen est députée européenne, en tant que telle elle reçoit des émoluments pour payer des assistant(e)s parlementaires. Or, elle a été mise en examen pour avoir employé ces assistants dans le cadre de son parti, ce qui est interdit par les règles du parlement européen. Jusqu'à présent, protégée par son immunité parlementaire (ça déteste l'UE, mais ça s'en sert comme d'un bouclier), elle a refusé de se rendre aux convocations des juges.

Il y a aussi l'affaire "Jeanne", le trésorier Wallerand de Saint-Just et le vice-président Jean-François Jalkh - ont été renvoyés en octobre 2016 en correctionnelle, tout comme le FN en tant que personne morale, pour complicité d'escroquerie au préjudice de l'Etat lors des élections législatives de 2012 et recel d'abus de bien sociaux. Ce qu'a fait le FN, c'est imposer pour la quasi-totalité des candidats une seule agence de communication, Riwal, dirigée par l'ami de 25 ans de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon. Avec ses "kits de campagne", Riwal a fait des marges extrêmement élevées. Une partie de ces marges est revenu dans les caisses du Front national via différents mécanismes.

Autre élément choquant: le micro-parti Jeanne, émanation du FN, a récupéré pour les législatives de 2012 316 000 euros d'intérêts sur les prêts sans risque qu'il faisait aux candidats pour l'achat des kits Riwal et qui étaient remboursés avec de l'argent public. Or, les enquêteurs soupçonnent qu'il s'agisse de faux prêts, antidatés. Au vu des investigations, seuls les candidats ayant fait 5%, et donc éligibles au remboursement public, ont acheté des kits à 16 650 euros [la formule la plus chère]. Les autres ont pris le kit à 9650 euros qui n'a pas été facturé mais transformé en une sorte de don de Jeanne aux candidats. D'ailleurs, l'affaire Jeanne est partie d'un candidat FN dans le Puy-de-Dôme qui s'est étonné de se voir rembourser par l'Etat 17 409 euros alors que sa campagne ne lui avait coûté que 450 euros. A la préfecture, il s'est rendu compte qu'un compte avait été ouvert à son nom et qu'une demande de prêt à Jeanne avait été effectuée à son insu. Il y a encore l'affaire Loustau. Un média de gauche en parle ici :

Axel Loustau, un proche de Marine Le Pen mis en cause pour un salut nazi traite David Pujadas "d'ordure"

Et puis quelques petits cas de négationnisme pour terminer :

Prompte à virer un élu négationniste, Le Pen se dédouane en ciblant (à tort) C8

Jean-François Jalkh, remplaçant de Marine Le Pen, accusé de négationnisme

Et pour finir, un exemple du traitement des "journalistes gauchistes (forcément gauchistes) dans une municipalité FN:

"La Voix du Nord" harcelé par le FN : "La situation est devenue sidérante"

Emmanuel Macron : Franchement, je n'ai pas grand chose à dire sur ce monsieur. C'est un ancien banquier. Il a été ministre de l'économie de François Hollande, mais jamais membre du parti. Les entrepreneurs l'aiment bien et à droite, plusieurs appellent à voter pour lui. Pour moi, on retombe dans le fantasme de "l'homme providentiel", le bonapartiste avec les dents qui rayent le parquet. Un nouveau Sarkozy, peut-être. De plus, certains de ses propos dans le passé m'ont choqué :

Emmanuel Macron traite les ouvriers de l’usine Gad d'”illettrés”

«Tabagisme» et «alcoolisme» dans le Nord : Emmanuel Macron dit plutôt vrai

Emmanuel Macron: «Le meilleur moyen de se payer un costard, c'est de travailler»

Voilà, c'est à peu près tout. Si de nombreuses personnalités appellent à voter Macron au second tour, d'autres (France Insoumise) appellent à s'abstenir, voire (Manif pour tous) à voter Le Pen. Il faut ajouter que le 8 mai sera un jour férié et qu'il y aura un pont de trois jours, ce qui pourrait décourager de nombreux électeurs qui ne se retrouvent dans aucun des candidats.

De toute façon, parfois, je me dis que Le Pen est virtuellement déjà au pouvoir : loi renseignement, état d'urgence, déchéance de nationalité des terroristes, y compris s'ils n'ont pas d'autre nationalité que française (abandonnée), réforme de la légitime défense - tout cela sous Hollande.

Affaire d’Aulnay : la qualification de « viol » au centre de l’enquête

Un an après la mort de Rémi Fraisse, des témoignages contredisent la version officielle

Le photographe interpellé dimanche à Hénin-Beaumont a livré sa version des faits

Un journaliste de Quotidien agressé lors d'un déplacement de Marine Le Pen

LE REPORTER ALEXIS KRALAND HARCELÉ PAR LA POLICE

Dimanche 8 mai, je vote Macron. Comme disais un certain blogueur "Tout sauf Hillary Clinton". Ben moi, ça sera "Tout sauf Marine Le Pen". Je me permet de préciser que je ne compare nullement les deux. Malgré tous les défauts qu'on peut lui imputer, Hillary Clinton est une démocrate, Marine Le Pen c'est le loup de l'histoire du petit chaperon rouge.

Le Petit Chaperon rouge





26 avril 2017

Pourquoi Le Pen va gagner...

Je ne connais pas grand-chose à la politique française, mais elle m'intéresse. Le 20 mars dernier, j'ai regardé le débat des candidats à la présidence avec beaucoup d'intérêt. Et maintenant, après le premier tour, seuls deux de ces candidats restent en lice.

Que penser de Macron? Le peu que j'en sais ne m'emballe pas trop. Je n'ai pas suivi sa carrière, mais le bonhomme me donne l'impression d'être tout en image et rien en substance. Une espèce de Justin Trudeau français. Il dit tout et son contraire. Ses réponses sont souvent vagues et sonnent le pré-enregistré. N'est-il qu'une coquille vide? Je ne sais pas.

Que penser de Le Pen? Je dois bien avouer que je ne lui ai jamais accordé beaucoup d'attention avant maintenant. Est-elle aussi terrible qu'on le dit ou est-elle victime d'une campagne de diabolisation des médias de gauche? Est-elle une raciste intolérante ou une patriote? Je l'ignore.

J'avoue mon ignorance sans la moindre honte. J'ai horreur des gens qui prétendent tout savoir sur tout, alors je ne joue pas à ce petit jeu-là. Je déteste les imposteurs. Comme c'est le cas pour tous les sujets que je suis trop conscient de ne pas bien maîtriser, je préfère me taire, écouter et observer.

Voici l'un des points de vue les plus intrigants que j'ai entendus récemment.

Le Youtubeur Sargon of Akkad avait anticipé les victoires du Brexit et de Trump. Il a eu raison, contre toute attente. Cette fois-ci, il prédit la victoire de Marine Le Pen.

Voici pourquoi:





23 avril 2017

"Les hommes devraient rester loin de l'enseignement."

C'est ce que dit Kato Harris, un enseignant faussement accusé de viol.

Extraits de la nouvelle:

A geography teacher cleared of raping a pupil has warned that men should steer clear of the profession, after a false allegation shattered his dream career.

Kato Harris, a former head of department at an all-girls school in London, was accused of attacking a 14-year-old three times in a classroom during lunch breaks in autumn 2013, but was found not guilty after a trial last year.

The 38-year-old said before his ordeal began, "life was like a wonderful dream", and with a successful career and a child also on the way he was "looking forward to a great future".

In an interview with the Mail on Sunday, he has disclosed that "one of the biggest challenges" he now faces is forgiving his accuser, something he said he will do, "just not now".

He told the newspaper: "I would certainly advocate that no man qualify as a teacher. It is just not worth it. What is the lesson here? There is nothing to protect the male teacher."

A jury found Mr Harris, from Richmond, not guilty of all charges following his trial at Isleworth Crown Court.

"I had to give up my dream job because of a crime I didn't commit," he said.

"I am unemployed, living in a bedsit and will soon be on housing benefit. I am toxic."

Mr Harris, who saidhe is now considering a job in a crematorium, added: "If I knew on the day I qualified what I know now, I would never have become a teacher.

"I will never work with children again. I will never put myself in that position of vulnerability."

The accusations emerged in December 2014, and Mr Harris said he was in "total shock" when police arrested him.

He told the newspaper he had made the decision to kill himself if he was charged, but that with the arrival of a baby daughter he wanted to carry on and prove his innocence.

Mr Harris added: "I've looked into the abyss. But every day I wake up and I'm a daddy and not in prison, and that's the best thing that I could have hoped for."

À lire également:



La sagesse féministe de Rebecca Sullivan

Le contexte de ce vidéo est la sortie du documentaire de Cassie Jaye intitulé "The Red Pill". C'est un film qui se voulait initialement féministe et qui s'intéresse au mouvement de protection des droits des hommes. J'en ai déjà parlé ici, ici et ici.

L'abominable harpie dans le vidéo est Rebecca Sullivan, une professeure de "Women's studies" à l'université de Calgary. Selon elle, tout ce que souhaitent les militants de la cause des hommes, c'est "baiser tout ce qu'ils veulent, quand ils veulent."

Go féminisme!

Enjoy:



Et voici la réplique de la merveilleuse Karen Straughan:





La Solution Finale de Jenny McDermott


La youtubeuse féministe a trouvé la solution à tous les problèmes de l'humanité.

C'est tout simple.

Il faut tuer tous les hommes et tous les bébés garçons!

Cliquez ici pour voir l'édifiant vidéo.

Go féminisme!




WOMAN INTERRUPTED!

Voici la plus récente technologie féministe: WOMAN INTERRUPTED!

Go féminisme!





21 avril 2017

Le cercle vicieux du fanatisme et de l'aveuglement

Quelques semaines seulement après la plus récente attaque de Londres, voici que Paris est à nouveau la cible d'un attentat.

Extrait de la nouvelle:

Un homme a ouvert le feu sur des agents, jeudi vers 21h, heure de Paris, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. L'assaillant a tué un policier et en a blessé deux autres, dont l'un grièvement. Une touriste étrangère a aussi été touchée par des éclats de balle. Les autorités n'ont pas dévoilé son origine.

(...) Quelques minutes plus tard, le groupe État islamique revendiquait l'attaque par l'intermédiaire de son organe de propagande Amaq. 

Il faut se rendre à l'évidence, nous sommes bien coincés dans un tourbillon de violence et il n'y a aucun dénouement positif à l'horizon.

Pourquoi?

Parce qu'à chaque fois, nous réagissons de la même manière et nous n'apprenons strictement rien.

Comme je commence à en avoir assez de me répéter inlassablement, j'ai décidé de créer un petit graphique pour illustrer la situation. Voici donc ce qui se passe après chaque attaque terroriste:


C'est exactement ce qui est en train de se passer encore une fois. L'assassin est un fou, nous dit-on, et l'Islam n'est pas en cause:

Karim Cheurfi, 39 ans, était un récidiviste, manifestement obsédé par l'idée de s'en prendre aux forces de l'ordre, mais il n'était pas connu comme islamiste radicalisé.

«Ici, tout le monde le connaît, c'est quelqu'un qui a perdu la raison, de psychologiquement vraiment atteint», confie à l'AFP sous anonymat un habitant de son quartier calme et pavillonnaire de Chelles, une ville de la banlieue nord-est de Paris, qui dit le connaître depuis plus de 20 ans.

(...) Selon une source proche de l'enquête, il n'avait pas présenté de signes de radicalisation en détention. «Il était marqué par la prison mais pas marqué par la religion ou autre», estime Mohammed, 21 ans, qui vit dans un immeuble proche du pavillon où Karim Cheurfi vivait chez sa mère. 

(...) À Chelles, l'homme n'était cependant pas connu comme ayant une quelconque pratique musulmane communautaire. «Je vais souvent à la mosquée, je ne l'y ai jamais vu», dit Salim. Même constat chez un autre riverain, qui décrit un homme «absolument pas religieux».

Pas religieux? Vraiment? Alors comment expliquer ceci:

Un papier portant un message manuscrit prenant la défense de Daech a pourtant été retrouvé près du corps de l'assaillant, a appris l'AFP vendredi de source proche de l'enquête. Et un Coran a également été retrouvé dans son véhicule, selon des sources proches de l'enquête.

Tiens donc, quelle surprise...

C'est le même cirque à chaque fois. Après chaque attentat, les médias se mobilisent pour nous convaincre que l'assassin est un fou solitaire et que l'Islam n'a rien à voir là-dedans. C'est une religion de PAIX après tout!

Ceci se vérifie encore et encore et j'y ai consacré plusieurs billets déjà. Voyez par vous-même quelle est la sempiternelle réaction des multiculturalistes après chaque attentat:

Aveuglement volontaire (22 décembre 2014)

Santé mentale et colonialisme (18 janvier 2015)

L'angélisme de Louis T (12 décembre 2015)

Attaques à Ouagadougou (18 janvier 2016)
Le déni de la gauche (15 juin 2016)



Violence et propagande (20 décembre 2016)

Viennent ensuite les habituelles accusations d'islamophobie, de racisme et de xénophobie envers quiconque est assez lucide pour dénoncer le subterfuge:

Dawkins est-il un fondamentaliste? (30 juin 2013)

Le droit de critiquer la religion (22 décembre 2014)

Les délires d'Al Jazeera (11 janvier 2015)

Élisabeth Badinter (19 janvier 2015)

«On ne va pas accepter d'être les esclaves, ni les négros des Québécois.» (22 mars 2015)

Sacs de patates et multiculturalisme (28 octobre 2015)

Je ne suis pas raciste! Décapite-moi! (21 mai 2016)

Or, l'accusation est bidon. Car "l'islamophobie" n'existe pas:

ISLAMOPHOBIE??? (10 janvier 2015)

Entrevue avec Salman Rushdie (5 août 2015)

Salman Rushdie et la gauche (21 août 2016)

"Islamophobie imaginaire" (16 novembre 2016)

Le mythe de l'islamophobie (9 décembre 2016)

L'islamophobie: un racisme imaginaire (14 mars 2017)

Le sauf-conduit islamique (21 mars 2017)

L'islamophobie n'existe pas (13 avril 2017)

Et dans la réalité, le lien entre l'Islam et ces attentats sanglants est central, indubitable et primordial:

Wafa Sultan versus l'Islam (21 mars 2010)

La réplique de Sam Harris (26 octobre 2014)

La vérité sort de la bouche des enfants (11 janvier 2015)

Si Allah le dit! (28 février 2015)

L'histoire des frères musulmans (6 mars 2015)

La vraie motivation d'un terroriste (31 mai 2015)

Tout ceci a des conséquences terribles principalement pour trois raisons. Premièrement, cette interdiction de formuler des critiques à propos de l'Islam empêche toute réforme de cette religion:

Arrêtons de marcher sur des oeufs lorsqu'il faut critiquer l'Islam (2 novembre 2014)

Maajid Nawaz et la gauche "régressiste" (12 décembre 2015)

À la défense de Ayaan Hirsi Ali (3 juillet 2016)

La gauche est l'ennemie de la réforme de l'Islam (17 novembre 2016)
Deuxièmement, cela représente une grande menace pour la liberté d'expression:

L'Islam est l'ennemi de la liberté! (8 janvier 2015)

Justifier la couardise canadienne (9 janvier 2015)

Cachez ces caricatures offensantes! (10 janvier 2015)

«Les représentations satiriques de chefs religieux devraient être illégales» (12 janvier 2015)

Les "fondamentalistes" de la liberté d'expression? (15 janvier 2015)

Kathleen Weil est contre la liberté de la presse (29 janvier 2015)

Sam Harris à propos de Charlie Hebdo et de la censure (29 janvier 2015)

La victoire des islamistes (30 janvier 2015)

L'histoire de Soufiane Zitouni (6 mars 2015)

Le problème avec la tolérance religieuse... (14 novembre 2015)

Une loi LIBERTICIDE! (13 décembre 2015)

La liberté d'expression menacée (23 mai 2016)

Et troisièmement, cela crée un climat dans lequel la justice et la police sont incapables de secourir des victimes par crainte d'être taxées de racistes et d'islamophobes:

La terreur d'être traité de raciste (31 août 2014)

La toxicité du multiculturalisme (9 janvier 2016)

Les pires excès du multiculturalisme (30 décembre 2016)

Sachant tout cela, voici l'illustration de ce qui doit être LA BONNE FAÇON de réagir suite à un attentat djihadiste:


Le début de solution, il est là...