4 juillet 2017

Le plan d'action féministe du PLQ

Les féministes aiment bien répéter que nous vivons dans un patriarcat misogyne dans lequel les femmes constituent une sous-classe opprimée et privée de pouvoir:

Le "DÉNI" des femmes?

L'affirmation est saugrenue. La preuve, voici que le gouvernement du Québec déverse des dizaines de millions de dollars dans son plan d'action "féministe":

Le gouvernement du Québec a dévoilé jeudi sa stratégie «féministe» qui comprendra notamment un «indice québécois» de l'égalité hommes-femmes.

Cette idée d'indice québécois de l'égalité est une sombre farce. Le rôle des autorités devrait être de s'assurer que les hommes et les femmes ont les mêmes droits, les mêmes devoirs et les mêmes opportunités dans notre société. Elles devraient également s'assurer que chacun est traité également et sévir en cas de discrimination. Point final.

Une fois que tu as ça, tu laisses les gens faire ce qu'ils veulent de leur vie. Et tu acceptes le fait que certaines professions vont attirer plus de femmes et d'autres plus d'hommes. Tant que cette disparité n'est pas le résultat d'une quelconque discrimination, alors il n'y a pas de problème.

Cette idée fixe de l'égalité des résultats à tout prix est une véritable obsession qui refuse de voir que les hommes et les femmes ont généralement des intérêts différents et qu'ils ne sont pas attirés par les mêmes métiers.

L'indice d'égalité permettra, selon le document détaillant l'approche, de suivre les tendances en la matière et de soutenir la prise de décision au sein du gouvernement du Québec. Il se basera sur des indicateurs clés comme le revenu et le nombre d'élues.

Voici la preuve que leur indice d'égalité sera une patente sans valeur. Voyez quels seront les indicateurs qui serviront à le calculer!

Tout d'abord, le revenu! Pour que cette donnée soit pertinente, il faudrait d'abord faire la démonstration que les différences entre le revenu moyen des hommes et celui des femmes est le fruit du sexisme. Or, il n'en est rien. Les hommes et les femmes qui occupent les mêmes emplois ont le même salaire, on a déjà une loi pour ça. Il n'y a pas d'iniquité salariale au Québec.

Dans le cas du revenu global des hommes et des femmes, les différences qui sont observables à ce niveau s'expliquent par des choix de carrière différents, un nombre d'heures travaillées différent, etc. Ce n'est pas une question de discrimination et de sexisme. J'ai blogué à plusieurs reprises là-dessus:

L'iniquité salariale est un mythe

Il n'y a pas d'inégalités salariales entre hommes et femmes
Entrevue avec Christina Hoff Sommers

Iniquités

Warren Farrell explique la soi-disant "iniquité salariale"


Sargon et le féminisme

Pour ce qui est du deuxième critère qui servira au calcul de cet indice, le nombre d'élues, encore une fois, on nage en plein vaudeville.

Oui, il y a moins de politiciennes que de politiciens, mais personne ne peut démontrer clairement que cela est le résultat du sexisme et de la discrimination. Tout semble plutôt indiquer que c'est une question d'intérêts différents.

Et de plus, j'ai déjà démontré que la réelle discrimination sexuelle chez les politiciens est aux dépends des hommes. En effet, ceux-ci ont bien moins de chance d'accéder à des postes prestigieux que leurs collègues féminines:



Le "DÉNI" des femmes?

La faiblesse des femmes?

Je ne comprends pas que les femmes acceptent de se faire dicter leur conduite de la sorte. Mesdames, vous n'êtes pas écoeurées de vous faire dire par votre gouvernement que vous devriez consacrer votre vie à tel ou tel métier non-traditionnel et que si vous choisissez plutôt un métier plus traditionnellement féminin, vous n'êtres qu'une esclave exploitée et une tarée?

Vous n'êtes pas écoeurées de vous faire dire que vous êtes des êtres qui sont essentiellement incapables de réussir par vous-mêmes? Que vous ne pouvez pas parvenir à accomplir ce que font les hommes par vous-mêmes? Que vous avez besoin d'aide du gouvernement, d'une stratégie féministe et d'un indice d'égalité? Que vous êtes comme des handicapés, vous avez besoin d'une rampe?

Moi, j'en aurais plein l'cul à votre place!

(...) Pour atteindre ses objectifs, Québec compte sur la participation et la mobilisation des hommes à titre d'alliés dans l'atteinte de l'égalité.

Commencez donc par me démontrer que votre inégalité existe et après, on verra...

Une somme de 80 millions $ sur cinq ans a été mise de côté pour concrétiser cette stratégie. De ce montant, environ 32 millions $ avaient été annoncés dans le dernier budget.

Hallucinant.

80 000 000 DE DOLLARS pour combattre un "problème" dont on n'arrive pas à prouver clairement l'existence.

Pendant ce temps-là, on a désespérément besoin d'argent en éducation, en santé et en environnement, on nous égorge à coups de politiques d'austérité, mais on trouve 80 millions de dollars pour combattre un dragon imaginaire!

Merci féminisme! Que ferions-nous sans toi? Nous serions peut-être obligés de dépenser les fonds publics de façon efficace et intelligente!

C'est pas compliqué, le seul élément intelligent dans toute cette sombre farce, c'est cette déclaration de la ministre Thériault:

«Moi j'ai beaucoup de difficultés avec les quotas. Moi je pense qu'il n'y a pas une femme qui mérite de se faire dire qu'elle est là parce qu'elle est un quota. Des femmes compétentes, il y en a partout», a-t-elle martelé.

Elle a parfaitement raison là-dessus:

PKP et la parité obligatoire

Des quotas de femmes?

(...) En vue des prochaines élections municipales de novembre 2017, Québec a mis en place des activités pour avoir un maximum de femmes candidates, a précisé la vice-première ministre Thériault. Une campagne médiatique appelée «Opération élection municipale au féminin» sera lancée et des formations seront offertes aux candidates potentielles.

Vous en voulez de la discrimination? En v'là!

Des formations seront offertes aux candidates? Fort bien. Et les candidats, eux? Rien? Ils n'auront pas le droit de bénéficier de ces formations parce qu'ils ont un pénis? C'est ÇA de la discrimination!

Les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits, les mêmes obligations et les mêmes opportunités. C'est ça l'égalité. C'est ça que je veux.

Les féministes, elles, veulent instaurer la discrimination contre les hommes. L'égalité ne les intéresse absolument pas. On en a une preuve supplémentaire.

Québec entend aussi prôner une éducation plus égalitaire des enfants, sans stéréotypes sexuels. 

L'art de mener des expériences idéologiques féministes sur des enfants. Dans leur obsession "d'égalité", les féministes se sont convaincues que la seule raison pour laquelle les garçons et les filles ont des intérêts différents, c'est parce qu'ils sont élevés différemment. Balivernes!

Les petits garçons et les petites filles ne sont pas pareils. À la place de combattre cette réalité biologique et psychologique maintes fois démontrées, respectez-les et appréciez-les donc pour ce qu'ils sont! J'ai récemment blogué à propos de ça:

Mon syndicat s'attaque aux VRAIS problèmes!

La coporte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a assisté à l'annonce jeudi. «Enfin, on l'a!», s'est-elle exclamée au sujet de la très attendue stratégie. «Mais je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus audacieux», fait-elle remarquer, soulignant qu'il n'y a pas d'approche globale. «Du saucissonnage», a déploré la députée.

GAROCHER 80 MILLIONS DE DOLLARS SUR UN PROBLÈME IMAGINAIRE, CE N'EST PAS ASSEZ AUDACIEUX!

Si le gouvernement juge bon de répéter à toutes les sauces que l'égalité est importante, il faut aussi qu'il fournisse des moyens pour y arriver, souligne Mme Massé, qui rappelle que les mesures d'austérité budgétaire des libéraux ont plus particulièrement affecté les femmes.

(...) La CSN (...) se garde bien de crier victoire. Elle ne perd pas de vue «qu'il y a à peine trois ans, ce même gouvernement faisait subir aux femmes du Québec les pires reculs avec ses politiques d'austérité», est-il écrit.

Mensonge éhonté:

L'austérité est-elle sexiste?

Et qui a suffisamment de courage et d'intégrité pour se lever et dire que cette obsession maladive a assez duré? Qui va enfin décider que la réalité a plus d'importance que les délires idéologiques d'une bande de harpies sexistes et misandres qui souffrent d'un perpétuel complexe de persécution?

Qui?




4 commentaires:

Admirateur depuis 2015 a dit…

Bonjour, Prof Solitaire!

Tout d'abord, sache que je suis celui qui t'a parlé de l'épisode «D'égales à Égales» des Supers Nanas. Dorénavant, je m'exprimerai sous le nom «Admirateur depuis 2015» (j'ai rien trouvé de plus original et je ne voulais pas utiliser mon pseudonyme que j'utilise dans d'autres sites, pour ne pas être identifié)

Bon, je vais entrer dans le vif du sujet!

Honnêtement, l'inégalité salariale est une farce! Si en moyenne, les hommes gagnent plus, c'est probablement parce qu'ils ont des intérêts différents à ceux des femmes et qu'ils visent des emplois avec un salaire plus élevé.

Pour les élections municipales, je trouve ça dangereux d'imposer des quotas. Si les partis veulent absolument avoir 50% de femmes, on risque d'avoir des députés, des ministres moins compétents. C'est logique, puisqu'en agissant ainsi, on n'a pas le choix d'augmenter la demande de femmes politiciennes alors qu'il pourrait en manquer dans certaines régions.

Et effectivement, je pense aussi que les 80 millions dégagés pourraient être investis dans des causes beaucoup plus importantes et urgentes.

Prof Solitaire a dit…

Salut admirateur! J'aime bien ton pseudo, même si ça me fait paraître vraiment pédant et arrogant quand je te réponds ;-)

Ouais, on est pas mal sur la même page on dirait... j'aimerais tellement qu'on aie quelqu'un au Québec qui dénonce ces conneries-là, quelqu'un qui n'est pas paralysé de terreur à l'idée d'affronter les féministes. Et je m'inclue dans le lot des pissous, caché comme je le suis derrière mon anonymat...

Ça nous prend un Philip Davies:

http://www.telegraph.co.uk/men/thinking-man/philip-daviess-mens-rights-victory-turned-me-into-a-blubbering-w/

Anonyme a dit…

"Honnêtement, l'inégalité salariale est une farce! Si en moyenne, les hommes gagnent plus, c'est probablement parce qu'ils ont des intérêts différents à ceux des femmes et qu'ils visent des emplois avec un salaire plus élevé."

Comme c'est pratique ... Les femmes gagnent moins parce qu'elles le veulent bien ... Et pourquoi visent-elles des emplois à salaire moins élevé? Ce ne serait pas pour pouvoir s'occuper des enfants, une tâche qui leur est encore traditionnellement dévolue? L'égalité des sexes doit se gagner dans la vie privée aussi, et honnêtement, que le gouvernement encourage la prise de conscience me paraît une bonne chose. Vous vivez sans doute dans un univers culturel où ce type d'égalité est acquis, mais c'est encore très loin d'être le cas partout, même au Québec.

Plus généralement, je trouve consternant qu'intellectuellement, vous considériez des raisonnements, des suppositions comme des preuves: si les pauvres sont pauvres, c'est PROBABLEMENT parce qu'ils choisissent des jobs moins bien payés? Les différences d'éducation, de classe sociale (donc le formatage culturel), tout ça c'est du vent? Si les Syriens vivent dans la guerre, c'est PROBABLEMENT parce que leur karma le voulait?

Vous fonctionnez intellectuellement comme les personnes qui achètent de la crème anti-rides: on a tellement envie d'y croire qu'on y croit (au raisonnement) et donc on achète (ça devient une preuve).

Grandissez!

Prof Solitaire a dit…

Salut anonyme, merci de ton commentaire. Permets-moi de te citer:

"Comme c'est pratique ... Les femmes gagnent moins parce qu'elles le veulent bien..."

Je n'ai jamais dit ça. Je dis qu'elles choisissent généralement des professions où les salaires sont moins élevés. Elles ne les choisissent pas PARCE QUE les salaires sont moins élevés. Bien évidemment, les infirmières et les enseignantes aimeraient bien avoir de meilleurs salaires et elles ont bien raison.

"Et pourquoi visent-elles des emplois à salaire moins élevé? Ce ne serait pas pour pouvoir s'occuper des enfants, une tâche qui leur est encore traditionnellement dévolue?"

Ceci serait un excellent argument si nous n'avions pas instauré un réseau de garderies.

"L'égalité des sexes doit se gagner dans la vie privée aussi, et honnêtement, que le gouvernement encourage la prise de conscience me paraît une bonne chose."

Je ne suis pas d'accord. Cela ne me paraît pas être le rôle du gouvernement. Comme je l'écrivais, le rôle de ce dernier devrait être de s'assurer que les hommes et les femmes ont les mêmes droits, les mêmes obligations et les mêmes opportunités. C'est tout. Il n'a pas à dicter aux femmes ou aux hommes quelles professions "non-traditionnelles" ils devraient choisir au nom de "l'égalité". Les citoyens ne sont pas des pièces sur un jeu d'échec que l'on déploie dans un combat idéologique. Ce sont des gens libres qui peuvent bien faire ce qu'ils veulent de leur vie.

L'égalité des sexes dans la vie privée se négocie entre conjoints. La distribution des tâches et des responsabilités chez nous est établie par ma femme et moi, le gouvernement n'a pas à venir se foutre le nez là-dedans. Ma femme n'est pas une invalide, elle n'est pas ma subordonnée et elle n'a pas besoin du gouvernement ou du mouvement féministe pour faire valoir ses opinions et pour exprimer ses désaccords.

"si les pauvres sont pauvres, c'est PROBABLEMENT parce qu'ils choisissent des jobs moins bien payés?"

Je n'ai jamais dit ça. Je t'encourage à répondre à ce que j'écris, pas à des arguments factices. Comme je le fais pour toi.

Est-ce que je voudrais que les femmes qui travaillent dans des professions traditionnellement féminines soient mieux payées? Bien sûr! Je crois que le rôle des infirmières, des enseignantes et des éducatrices est sous-estimé, non pas parce qu'elles sont des femmes, mais parce qu'elles donnent un service qui ne génère pas de profits immédiats.

Mais je ne parle pas de ça dans ce billet. Je parle de la société telle qu'elle est. Et dans la réalité, rien n'empêche une femme d'étudier et de travailler dans le domaine qu'elle souhaite. Absolument rien. C'est ça que je dis.

On n'a pas besoin de garocher des millions de dollars pour régler un problème inexistant.