12 juillet 2017

Stéphanie Boulay et le «boys club»

La vomissure féministe de la semaine nous est offerte gracieusement par une certaine Stéphanie Boulay qui est, si je comprends bien, une chanteuse:

«Membres du boysclub, vous m'avez menti. Quand je l'ai appris, vous m'avez menti à nouveau. Vous m'avez responsabilisée pour vos mensonges. Vous m'avez manipulée. Vous m'avez pénétrée sans condom sans mon consentement, vous avez dit que c'était aussi de ma faute. Vous ne m'avez pas crue quand je vous ai confié que je pensais avoir été agressée. Vous m'avez pénétrée sans condom en me disant que j'étais la seule, finalement, il y en avait des dizaines d'autres. J'ai eu peur pour ma santé, pour ma vie», écrit Stéphanie Boulay.

Calvaire...

Le problème avec ce texte, ce n'est pas que Mme Boulay dénonce les mauvais traitements dont elle a été victime. Elle peut bien le faire si elle le souhaite. Ça lui fera peut-être du bien, j'sais pas, je ne suis pas psy.

Le problème, c'est qu'elle associe ses bourreaux à ce qu'elle appelle un "boys club". Ce faisant, elle généralise les mauvais comportements qu'elle décrit à tous les hommes.

C'est sexiste, misandre et inacceptable.

Les comportements qui sont décrits dans ce texte ne sont pas exclusivement masculins. Les femmes mentent aussi. Les femmes manipulent aussi. Les femmes blâment aussi. Les femmes aussi ont des comportements irresponsables. Les femmes trahissent aussi. Les femmes agressent et violent aussi.

Croyez-moi, un très grand nombre de femmes que j'ai connues et fréquentées dans ma vie m'ont fait beaucoup de mal. Si j'avais envie d'en dresser la liste, je le ferais. Ça me ferait peut-être du bien, même si je doute des bénéfices de l'auto-thérapie publique. Mais jamais je n'associerais ces femmes à un "girls club". Jamais je ne généraliserais leur cruauté, leur mesquinerie et leur trahison à toutes les femmes du monde.

Je ne suis pas un sexiste, moi.

«Autour de moi, on parle d'untel et untel qui ont trompé, menti, brisé, dénigré. On parle d'eux avec un sourire en coin. "C'est un tombeur". On rit même. "Il ne changera pas!". On les excuse. "Il n'est pas le seul!". Ce n'est pas grave, paraît-il. C'est comme ça. Les amis du boysclub, entre eux, ne se froissent pas de ça, et aucun de leurs déboires n'entache l'opinion qu'ils ont les uns des autres. Comme s'ils faisaient partie d'un monde clos, et nous d'un autre, hermétique, séparé, non-équivalent», écrit la co-interprète de Mappemonde.

Les femmes aussi trompent, brisent et dénigrent. Et des femmes libertines, ça existe. J'ai connu des femmes qui avaient eu des dizaines d'amants. Certaines s'en vantaient. On parlait d'elles avec un sourire en coin. "C'est une séductrice, on ne la changera pas." Ce n'était pas grave, c'était comme ça.

Avec les années et l'expérience, Mme Boulay, on apprend à chercher des gens qui partagent nos valeurs. On apprend à être moins superficiel et à chercher autre chose qu'une beauté plastique. On passe tous par là. C'est ce que vous devriez faire, vous aussi.

Arrêtez de faire porter le blâme de votre poignée d'imbéciles à toute la population masculine de la planète, apprenez de vos erreurs naïves et tournez votre regard vers les bons gars, peut-être un peu moins pétards, peut-être un peu moins charmants, peut-être un peu plus timides, mais qui ont la même conception de l'amour que vous.

Stéphanie Boulay termine son billet en confiant qu'elle rêve d'un monde où le «boysclub» serait chose du passé: «Je rêve d'un monde où on ne dirait pas à une fille "tu choisis mal tes amoureux, il faudrait que tu consultes" au lieu de condamner l'imbécile qui l'a menée en bateau, qui l'a traitée comme une moins que rien. Où on ferait des efforts des deux côtés, où on prendrait des mesures concrètes pour aller mieux à l'intérieur, pour agir sainement, au lieu de toujours balayer de la main avec un sourire en coin parce que "ce n'est pas grave, c'est comme ça pour les hommes, ce n'est pas de leur faute"».

Les hommes aussi fréquentent des femmes toxiques qui leur arrachent le coeur, qui les trahissent et qui les mènent en bateau. On est presque tous passé par là. Je me suis fait passer le coeur au broyeur plus souvent qu'à mon tour.

Les seules qui généralisent et qui disent que "c'est comme ça pour les hommes, ce n'est pas de leur faute", ce sont les féministes misandres comme vous, Mme Boulay.

Dans la réalité, les hommes ne constituent pas un bloc monolithique homogène. J'irai même jusqu'à dire que certains d'entre nous ne sommes pas des horribles trous d'cul! Je sais, c'est renversant, mais c'est pourtant vrai.

Ce texte illustre, une fois de plus, une réalité indéniable.

Un homme qui écrit un texte haineux contre les femmes sera dénoncé, avec raison.

Une femme qui écrit un texte haineux contre les hommes sera célébrée et publiée.

C'est dégueulasse.



6 commentaires:

Olivier Kaestlé a dit…

Les pleurnicheries de cette pauvre fille perturbée, infantile et en manque d'attention sont partout : à la Presse, à TVA, au Journal de Montréal. Quelle aberration ! Comment peut-on accorder autant d'attention à un être aussi immature émotionnellement et incapable de s'assumer ? Une adulescente à la croissance affective hypothéquée qui s'en prend aux hommes qui ont eu le malheur de croiser son chemin et qui semble incapable d'apprendre de ses erreurs, puisqu'elle les reproduit à l'infini. J'ai amplement commenté son délire paru dans le Journal de Montréal, ai croisé le fer avec les victimaires qui l'ont défendue et ai eu le plaisir de voir que nombreux étaient ceux qui allaient dans le même sens de responsabilisation que moi. Je place ici un lien vers cet article. Plusieurs de mes commentaires et de ceux qui m'appuyaient ont été supprimés (Je devine quelles pressions ont dû être faites auprès des modérateurs.), mais l'essentiel reste.
http://www.journaldemontreal.com/2017/07/11/stephanie-boulay-se-vide-le-cur-dans-un-message-percutant-intitule-le-boysclub

Anonyme a dit…

Si elle pense que tous les hommes sont pareils, elle n'avait qu'à pas tous les essayer.

Admirateur depuis 2015 a dit…

Déjà que je n'apprécie pas le genre de musique des sœurs Boulay, cet article me donne carrément envie de les boycotter.

Permets-moi de commenter quelques-uns de tes passages!

"Arrêtez de faire porter le blâme de votre poignée d'imbéciles à toute la population masculine de la planète, apprenez de vos erreurs naïves et tournez votre regard vers les bons gars, peut-être un peu moins pétards, peut-être un peu moins charmants, peut-être un peu plus timides, mais qui ont la même conception de l'amour que vous."

Je suis 100% d'accord, et pas seulement pour les raisons que tu évoques.

Notre société est superficielle; tout tourne autour de l'apparence. Pour certaines filles, seuls les muscles sont attirants pour elles, c'est décourageant! Tout comme j'admets que certains gars ne sont intéressés aux filles que par leurs "attributs féminins". Dans quel monde on vit?

"Les hommes aussi fréquentent des femmes toxiques qui leur arrachent le coeur, qui les trahissent et qui les mènent en bateau. On est presque tous passé par là. Je me suis fait passer le coeur au broyeur plus souvent qu'à mon tour."

Malheureusement, je suis aussi passé par là! Je ne te dirai pas tout, ça prendrait 10 ans à lire, mais en gros, au secondaire, j'étais très souvent seul, les premières années! Plus tard, je m'étais fait une seule amie proche qui n'était pas vraiment belle, mais très drôle et intelligente. Je ne me tenais plus qu'avec elle, à un tel point qu'elle était devenue ma blonde. Cependant, j'ai découvert au fil des mois qu'elle me manipulait pour avoir ce qu'elle voulait. Et presque personne ne me défendait! Heureusement, j'ai cassé, mais elle ne l'a jamais vraiment digéré. La preuve, elle agissait encore comme si j'étais son chum, quand ce n'était pas le cas! Elle a commencé à me traiter de tous les noms et à me dénigrer (j'ai le syndrome d'Asperger, ce qui n'aide pas dans ce genre de situation). Le pire, c'est que la majorité des autres élèves prenaient son parti, et même la plupart des profs, sous prétexte qu'elle était malheureuse dans sa vie! Ce n'est pas faux, mais devait-elle absolument se défouler sur moi? Même mon T.E.S a mis du temps avant de remarquer que quelque chose n'allait pas!

Et c'est ton blog qui m'a donné une planche de salut pour définitivement couper le cordon! Maintenant, on ne se parle plus.

"Ce texte illustre, une fois de plus, une réalité indéniable.
Un homme qui écrit un texte haineux contre les femmes sera dénoncé, avec raison.
Une femme qui écrit un texte haineux contre les hommes sera célébrée et publiée.
C'est dégueulasse."

Mouais... on est loin de l'égalité des sexes!





Guillaume a dit…

Trois observations ici:

1)La mention des hommes moins beaux, plus timides, etc. C'est non sequitur, pour être honnête. Quelqu'un, homme, femme, hétéro ou gai peut être exploiteur, infidèle, abuseur, en bref de très mauvaises relations.

2)Si quelqu'un, homme, femme, hétéro ou gai ou bisexuelle ou whatever enfile les relations toxiques, consulter est une excellente idée. Ca n'exonère en rien les personnes qui lui ont fait mal et ça ne fait pas de la personne blessée une malade mentale. J'ajouterais que Stéphanie Boulay fait un sous-entendu irresponsable: chercher de l'aide c'est sain, parfois l'aide une thérapie n'est pas seulement utile, mais nécessaire. Sans être mélodramatique, ça peut même sauver des vies. Et oui c'est extrêmement frustrant de voir quelqu'un qu'on aime se faire briser dans une relation toxique ou d'en être la victime.

3)Elle est vague sur ce qui constitue un boys club mais oui ça existe... comme un girls club dans certains milieux. Et les cliques c'est jamais bon.

Anonyme a dit…

Mais mais mais c'est épouvantâââble! C'est nous autres qui mènent icitte pis là, y'en a une qui vient se plaindre! Ben qu'à l'aille en Inde, là bas il savent ça traiter les femmes, esti!

https://www.youtube.com/watch?v=JoGtGv2KS48

Prof Solitaire a dit…

@ Anonyme: Je vous invite à répliquer à ce que j'écris, pas à des arguments farfelus que vous inventez de toutes pièces.

Aucun de mes propos n'indique que "les hommes mènent". Aucun de mes propos affirme que Mme Boulay n'a pas le droit de se plaindre, en fait je dis très précisément le contraire.

Et si vous croyez vraiment que le fait de s'indigner qu'on généralise des comportements répréhensibles à tous les hommes fait de moi quelqu'un qui est favorable au viol, alors vous êtes complètement hystérique.

Ce serait bien d'avoir une conversation posée et intelligente et c'est bien dommage que vous choisissiez plutôt de dire n'importe quoi.